Réforme du lycée : « peut mieux faire ! »

Paris, 19 novembre  2009

 

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Le Ministre de l’Education Nationale, Luc Chatel, vient de rendre les derniers arbitrages lors du salon de l’éducation ce matin. Ni bonne ni mauvaise, cette réforme ne règle que peu de problèmes

 

 

Une réforme qui n’approfondie pas tous les sujets

 

L’UNL se félicite de la mise en place des deux heures d’accompagnement hebdomadaire pour les lycéens. Malheureusement, les priorités budgétaires et humaines ne sont pas concentrées pour les élèves en difficultés ou en cours de réorientation.

 

De plus, le Service Public d’Orientation que l’UNL réclame depuis des années n’apparaît pas dans le projet de réforme. Il est pourtant essentiel pour s’assurer d’un cadrage national du système d’orientation. L’UNL rappelle au Ministre qu’il est aussi nécessaire d’augmenter le nombre de COPSY et de revoir leur formation afin d’assurer un suivi individualisé plus important des élèves.

 

 

L’arbre qui cache la forêt

 

Cette réforme n’apporte aucune réponse au coût global de la scolarité (transports, matériel scolaire, culture…) qui pèse de plus en plus sur les élèves et leur famille. 

 

Ces mesures n’annulent ni les effets dévastateurs des 40 000 postes supprimés depuis 2007, ni du démantèlement de la carte scolaire.

 

Ainsi, l’UNL invite le Ministre à initier un débat national pour une nouvelle vague de démocratisation de l’école républicaine notamment en ouvrant un chantier de négociation sur l’offre de formation et la sectorisation mixité sociale et scolaire.

 

Ainsi, dans le cadre de la journée d’action du 24 novembre l’UNL, premier syndicat lycéen, appelle tous les lycéens à organiser des réunions d’information et des débats pour se saisir des enjeux de cette réforme.

 

 

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

 

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Réforme du lycée : encore du travail à faire !

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L’Union Nationale Lycéenne a été reçue ce matin au Ministère de l’Education Nationale dans le cadre de la réforme du lycée. Elle en tire des conclusions mitigées.

 

Loin de réformer le lycée en profondeur, les principes avancés sont intéressants

 

L’UNL se félicite de la mise en place des deux heures d’accompagnement hebdomadaires par élèves, mais tient à souligner que la priorité est à mettre sur les élèves en difficulté ou en cours de réorientation grâce à un Système d’Aide Scolaire (SAS) généralisé.

 

De plus, malgré de bonnes volontés sur l’orientation notamment par l’enseignement d’exploration en seconde, la plateforme internet… la question du Service Public d’Orientation (SPO) n’a pas été abordée. L’UNL tient aussi à rappeler qu’il est primordial d’augmenter le nombre de COPSY afin d’assurer un suivi régulier du lycéen, essentiel dans la construction de son orientation.

 

La question des méthodes pédagogiques est peu développée. Un chantier de discussions doit être ouvert au plus vite afin de mener une réflexion sur les méthodes d’apprentissage et de transmission des connaissances et des compétences. L’UNL propose ainsi la mise en place des TPE en terminale, permettant un apprentissage de l’autonomie et préparant aux études supérieures.

 

Enfin, la volonté de revoir les textes juridiques sur les droits lycéens, de former les délégués de classe et de redéfinir le rôle et la place des instances lycéennes sont des propositions intéressantes. Pour aller plus loin, l’UNL demande que soient généralisées les Maisons Des Lycéens (MDL). Il faut donc revoir les textes juridiques concernant le statut des jeunes de 16 à 18 ans dans les responsabilités associatives.

 

Aucune réponse au malaise social des jeunes !

 

Alors que la crise économique et sociale que nous subissons touche prioritairement les jeunes de 16 à 25 ans, il est impératif d’apporter, via la réforme du lycée, des réponses au malaise social des jeunes.

 

Ainsi l’UNL pose 3 priorités à prendre en compte pour ne pas déconnecter la réforme du lycée du malaise des jeunes :

 

  • Tout d’abord, la hausse du montant des bourses et la diminution du seuil d’attribution de celles-ci permettant aux familles d’assurer la scolarité de leur(s) enfant(s); mais aussi la revalorisation de la Carte Nationale Lycéenne pour favoriser l’accès à la culture pour tous.

 

  • D’autre part, l’Etat doit prendre ses responsabilités en scolarisant tous les jeunes de 16 à 18 ans. Le diplôme est un véritable bouclier face à la crise il est donc temps de ‘former plus pour protéger plus’.

 

 

  • Enfin, afin de favoriser la mixité sociale au sein des établissements, il est primordial d’ouvrir un chantier de négociation sur la restructuration de la Carte Scolaire.

 

L’UNL rappelle que la politique menée actuellement par le Gouvernement met en péril la réussite de la réforme. Il est donc nécessaire d’inverser la tendance en mettant en place un plan pluriannuel de recrutement de personnel.

 

Dans ce cadre, l’UNL appelle tous les lycéens à organiser des réunions d’informations et de débats pour se saisir des enjeux de cette réforme.

 

De plus, L’UNL appelle les lycéens à participer à la journée d’action du 24 novembre afin de continuer à lutter contre la casse du Service Public d’Education.

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 



L’UNL pose des principes fondamentaux pour la réforme du lycée

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L’Union Nationale Lycéenne sera reçue demain au Ministère de l’Education Nationale dans le cadre de la réforme du lycée. L’UNL demandera des réponses précises sur les priorités suivantes.

 

Des priorités éducatives pour une nouvelle vague de démocratisation du secondaire

 

L’UNL, premier syndicat lycéen, tient à poser des principes fondamentaux pour cette réforme. En effet afin d’assurer sa bonne tenue et sa réussite, il est impossible d’en exclure les trois revendications suivantes :

 

  • La mise en place d’une Service Public d’Orientation scolaire, géré par le Ministère de l’Education Nationale et doté de moyens financiers et humains accrus et rénovés pour assurer son fonctionnement, afin de permettre à tous les lycéens de ne plus subir une orientation qui ne leur conviendrait pas.

 

  • Pour aller plus loin que les deux heures par semaine «d’accompagnement» proposées par le Ministère et pour ne pas mener les lycéens à faire des stages de rattrapage au cours de leurs vacances, l’UNL demande la création d’un Système d’Aide Scolaire quotidien, avec de véritables garanties au niveau national quant à sa mise en place et à son fonctionnement pour permettre à tous les lycéens de réussir.

 

  • Enfin, les instances de la démocratie lycéenne doivent devenir décisionnelles sur les sujets qui les concernent. De plus, les Maisons Des Lycéens (MDL) doivent être généralisées à l’ensemble des lycées.

 

L’Ecole ne peut plus être vectrice d’inégalités !

 

La politique menée actuellement par le Gouvernement met à mal l’ensemble des Services Publics et particulièrement celui de l’Education. Ainsi, la diminution de moyens alloués à l’Education Nationale met en péril la réussite de la réforme. Il est donc nécessaire d’inverser la tendance et d’investir massivement dans l’Ecole de la République.

 

De plus, il est nécessaire dans cette réforme de favoriser la mixité sociale. Le démantèlement de la carte scolaire est une grave erreur comme le souligne un rapport de la Cours des Comptes. Le Gouvernement doit ouvrir un chantier de négociation sur la restructuration de la carte scolaire.

 

Enfin, la crise économique et sociale actuelle impose la diminution du seuil d’attribution des bourses afin de faire face au coût global de la scolarité. De plus, il est essentiel de revaloriser la Carte Nationale Lycéenne, afin de faciliter l’accès à la culture pour tous. Il est nécessaire de diminuer les inégalités sociales et culturelles majoritairement conditionnées par le capital économique de chaque famille.

 

L’UNL appelle tous les lycéens à organiser des réunions d’informations et de débats pour se saisir des enjeux de cette réforme.

 

L’UNL appelle aussi les lycéens à participer à la journée d’action du 24 novembre afin de continuer à lutter contre la casse du Service Public d’Education.

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 



LA LOI CARLE : Pourquoi Nanterre paierait-elle pour Neuilly ?

Logo UNLLe Lundi 28 Septembre, les députés ont adopté une loi, à l’initiative de Jean-Claude Carle sénateur UMP. Le Conseil Constitutionnel vient de décider que cette loi était conforme à la constitution.

Cette loi préconise la parité de financement entre établissements élémentaires publics et établissements élémentaires privés sous contrat lorsqu’ils ceux-ci accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence.

Favoriser les écoles privées au détriment de l’école républicaine

Tout d‘abord, elle constitue une menace prévisible pour l’existence des écoles des communes rurales et une fuite discriminatoire des écoles publiques de la banlieue vers les écoles privées du centre-ville.

Ensuite, nous pouvons constater que depuis un certain nombre d’années, notamment dans des villes dites « populaires », il existe une massification des établissements privés au détriment des établissements publics. Cela conduit à accentuer le phénomène de stigmatisation et de ghettoïsation de certains établissements.

Equilibrer le financement de l’école publique et de l’école privée n’est pas la solution : il faut investir massivement dans l’école publique pour lui redonner tout son rôle.

Une loi qui accentuera les inégalités

Cette proposition de loi serait vectrice et amplificatrice des inégalités déjà présentes entre le public et le privé. Elle creuserait une fois de plus le fossé entre les classes populaires et les classes les plus favorisées.

La crise économique et sociale que nous subissons aujourd’hui et dans laquelle les classes populaires sont prioritairement atteintes, demande des réponses économiques et sociales favorisant l’égalité ente tous les citoyens.

L’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen, n’accepte pas ce glissement vers un libre marché scolaire et demande l’abrogation de la loi Carle. Aussi, nous demandons que l’Etat investisse massivement dans l’école Républicaine et que le financement public des écoles privées soit interdit.

Utilisons les fonds qui sont aujourd’hui alloués par l’Etat aux écoles privées pour redonner un nouveau souffle à l’école de la République.

Antoine EVENNOU
Président de l’Union Nationale Lycéenne



Annonces Sarkozy sur la réforme du lycée : Les lycéens ne veulent plus des doubles discours de M. Bricolage !

Logo UNLSi les grandes lignes de la réforme du lycée annoncées par Nicolas Sarkozy semblent éviter les mesures rejetées par les lycéens à l’hiver 2008, l’UNL craint une réforme inefficace par manque de moyens et veillera à ce que dans les concertations à venir le Gouvernement ne se dérobe pas face aux sujets éludés par le Président de la République.

En effet, les intentions du Président de la République restent largement à préciser :

-      Il est nécessaire de mettre en place un véritable Service Public d’Orientation scolaire doté de moyens humains et financiers pour permettre à tous les jeunes de s’orienter selon leur choix

-      L’Aide Scolaire généralisée à l’ensemble des lycées doit être accompagnée de garanties nationales pour les équipes pédagogiques et les élèves les plus en difficulté et non se contenter d’annonces qui rejetteront sa mise en œuvre au cas par cas selon les pénuries

-      Enfin, l’UNL se félicite que certaines de ses revendications sur la Vie lycéenne aient été remises au goût du jour, mais il faut réellement donner la possibilité aux lycéens de peser sur la vie de leurs établissements, et donc rendre les Conseils de Vie Lycéenne et le Conseil Supérieur de l’Education décisionnels

L’allocution présidentielle reste néanmoins en totale contradiction avec la politique dogmatique et irresponsable qui est menée dans l’Education Nationale et ne donne aucune réponse à l’accroissement de la reproduction sociale à l’école. La baisse des moyens humains dans les établissements a notamment des conséquences particulièrement dramatiques au vu des carences engendrées.

Surtout, le Président ne répond  pas au malaise des jeunes, c’est pourquoi l’UNL demande :

-      D’une part, un Statut lycéen doit prendre en charge le coût global de la scolarité, faciliter l’accès aux ressources culturelles et donner un véritable poids décisionnel aux lycéens

-      D’autre part, l’Etat doit assumer la responsabilité de scolariser les jeunes jusqu’à 18 ans afin de les protéger dans l’entrée dans la vie active grâce à une formation initiale

-      Enfin, afin de favoriser la mixité sociale au sein de nos établissements il est important de revenir sur la suppression de la carte scolaire et annuler la loi Carle en interdisant le financement public des lycées privés.

L’UNL tient à rappeler au Président de la République et au Ministre de l’Éducation Nationale que les concertations sur les mesures pour 2010 ne doivent pas masquer le fait que l’école de la République étouffe, et qu’il faut lancer une nouvelle vague de massification et de démocratisation de l’enseignement secondaire.

L’Union Nationale Lycéenne



L’UNL s’inquiète de l’état de l’école de la république

Réunie en Conseil National ce weekend, l’Union Nationale Lycéenne a renouvelé son équipe dirigeante, notamment en élisant Antoine Evennou à l’intérim de la présidence pour un mandat courant jusqu’au congrès 2010 qui marquera les 15 ans de l’organisation.

L’Union Nationale Lycéenne a réaffirmé la nécessité de détenir de grands services publics pour la cohésion de notre modèle de société.

On socialise les pertes et on privatise les bénéfices !

Le dogmatisme politique du gouvernement atteint ses limites. Le démantèlement croissant de l’ensemble des services publics particulièrement en ces temps de crise est une attitude irresponsable. Alors que les services publics sont le patrimoine de ceux qui n’ont rien le gouvernement les démantèle les uns en même temps que les autres.

L’impératif d’investir dans le service public d’éducation

Cette logique est d’autant plus appliquée au service public d’éducation. Pilier de société démocratique et laïque, l’Ecole Républicaine doit  pouvoir continuer à assurer ses devoirs.

Notre service public d’éducation ne répond plus aux attentes qui lui sont fixés : il faut changer la politique de cap en le réformant ambitieusement et en investissant massivement dans notre école ! La mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement est indispensable à toute réforme ambitieuse de notre système scolaire.

Pour une nouvelle vague de démocratisation du lycée afin protéger tous les jeunes

Il est impératif de rallonger le calendrier de réforme à 2011 afin de prendre le temps de la concertation et du travail sur de multiples chantiers. De plus, l’Union Nationale Lycéenne, première organisation syndicale lycéenne, met en évidence trois revendications pour le lycée de demain sans lesquelles aucune réforme ne sera viable :

1.    La mise en place d’un véritable service public d’orientation scolaire géré nationalement et dotés de moyens budgétaires et humains supplémentaires ainsi que la création d’un système d’aide scolaire ambitieux généralisé à l’ensemble des lycées afin de permettre à tous les lycéens de réussir en fonction de leur choix.

2.    La mise en place d’un Statut Lycéen d’envergure prenant en compte le coût global de la scolarité (transports, cantine, achat de matériel…), permettant à tous les lycéens d’accéder aux ressources culturelles et plaçant le lycéen comme un « jeune travailleur intellectuel » pouvant porter ses choix et ses idées dans les débats publics.

3.    Enfin, l’Etat doit prendre ses responsabilités et faire en sorte que tous les jeunes de 16 à 18 ans soient scolarisés afin de leur apporter une formation initiale indispensable à leur intégration sociale et professionnelle future. La nécessité de massifier et de démocratiser l’enseignement secondaire apparaît comme un besoin évident.

L’Etat doit ainsi fixer des objectifs ambitieux à L’École de la République : 80% d’une classe d’âge doit avoir le baccalauréat, 100% des jeunes doivent réussir et être qualifiés !

L’Union Nationale Lycéenne sera intransigeante quant à la prise en compte effective des revendications des lycéens et de l’ensemble de la communauté éducative dans cette réforme.

L’UNL appelle solennellement le président de la république à faire une réforme ambitieuse et réellement construite avec tous les acteurs de l’éducation. Réformer le lycée c’est faire de véritables choix de société, il devra donc porter la responsabilité de ses échecs s’il continue sa politique délibérément aveugle !

Antoine EVENNOU
Président de l’Union Nationale Lycéenne



Votation citoyenne sur la poste : il reste 2 jours !

Logo UNLDepuis le 27 septembre une votation citoyenne a débuté afin de demander à chaque citoyen son avis sur la privatisation de la poste.  

 

Cette privatisation va remettre en cause l’accès à un service de proximité qui sert l’intérêt général. La diminution des moyens déjà engagée a eu pour conséquence la fermeture de plusieurs centaines de bureaux de poste, particulièrement dans les zones rurales ou les quartiers populaires, ce qui remet en cause l’égalité d’accès au service public. C’est donc la qualité et l’égalité d’accès de tous au service public postal qui est en jeu.

 

 

·      Une politique de casse des Services Publics

.

Cette volonté s’inscrit dans une politique globale de casse des Services Publics. En effet, depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy l’ensemble des services publics ont été mis à mal. La logique comptable appliquée à la gestion des services publics les vides de tous leurs moyens : suppressions de postes, diminution des budgets… Les jeunes sont d’autant plus préoccupés par l’avenir des services publics qu’ils seront leur seul patrimoine.

La période de crise économique et sociale doit nous pousser à maintenir et protéger nos services publics. En effet, elle devrait nous pousser à investir dans les véritables boucliers face à la crise, mais le gouvernement fait chemin inverse !

 

·      Investir dans les services publics pour l’avenir

Il est maintenant nécessaire de changer réellement la politique de cap. Il faut ouvrir les yeux et regarder la réalité en face ! Les besoins d’une société qui subit une crise sans précédent se font de plus en plus forts. Il faut investir massivement dans l’ensemble des services publics. La votation citoyenne est donc le moment pour chacun d’entre nous de pouvoir s’exprimer sur l’avenir de la poste.

C’est pourquoi l’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen, appelle l’ensemble des lycéens à se rendre au point de vote le plus proche (Mairies, Universités, Postes…) afin de donner leur avis et de rejoindre les cortèges syndicaux le 7 octobre pour continuer à lutter face une politique dogmatique et irresponsable.

 

 

Lucie Bousser
Présidente de l’Union Nationale Lycéenne



Mesures Sarkozy pour les jeunes : M. Bricolage fait encore des siennes !

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Après le consensus sans ambition du livre vert de Martin Hirsch, le président de la République annonce enfin son « plan d’urgence » pour la jeunesse. Une fois de plus, le gouvernement bricole des mesures déjà existantes afin d’éviter le sujet des moyens budgétaires accordés aux politiques pour la jeunesse.

« Réformer l’orientation de fond en comble »

Si la mise en place d’un véritable « Service Public d’Orientation » est un premier pas vers une orientation choisie et non subie les mesures annoncées restent insuffisantes. Les lycéens ne pourront se satisfaire de slogans et attendent un réel suivi individualisé au sein de leur parcours scolaire.

Aussi, les suppressions de postes dans l’Education Nationale ne font qu’accroitre le manque de conseillers d’orientation, aujourd’hui déjà en incapacité de répondre aux attentes des jeunes en formation et en insertion.

Pour les jeunes de 16 à 18 ans, « on va contractualiser devoirs et droits»

Si l’UNL salue la possibilité donnée aux lycéens de créer et  de gérer des associations, elle regrette qu’une fois de plus, le gouvernement préfère les effets d’annonce aux vrais choix de société. Ce n’est pas en « donnant une nouvelle dynamique » à des structures préexistantes ou en « renforçant la représentativité des jeunes » dans des instances déjà sclérosées que le gouvernement satisfera l’envie des jeunes de peser sur les choix politiques.

L’UNL déplore le fait que ce gouvernement laisse de côté la question de la formation citoyenne des jeunes de 16 à 18 ans et de leurs droits civiques et sociaux.

«Aucun jeune ne devra rester, entre 16 et 18 ans, en dehors de tout système de formation »

L’UNL félicite le Président de la République d’avoir repris à son compte les recommandations de l’OCDE sur la prise en charge collective de la formation des jeunes jusqu’à 18 ans !

Mais l’UNL refuse que les jeunes « décrocheurs » soient stigmatisés en étant poussés vers des formations précarisantes, et rappelle que c’est le système scolaire qui porte la responsabilité de ces exclusions, et non les jeunes !

L’UNL invite donc Nicolas Sarkozy à rehausser l’obligation de scolarité jusqu’à 18 ans.
Elle doit s’accompagner d’une réforme du lycée ambitieuse qui permette à chacun de trouver sa place et de réussir dans l’enseignement secondaire.

L’UNL tient enfin à rappeler que la réforme du lycée en cours de discussion avec le Ministre de l’Education Nationale ne pourra pas se dispenser d’apporter davantage de réponses au malaise des jeunes et à leur aspiration à l’autonomie.

Lucie Bousser

Présidente de l’Union Nationale Lycéenne



Lettre de l’UNL91 au proviseur du lycée d’Estampes

Monsieur le Proviseur,

Nous constatons certains points problématiques dans votre lycée, en effet, d’une part, les retours sur place, nous informent que certaines classes sont à au moins 36 élèves par classe, bien qu’il ne fasse aucun doute que vous êtes conscient que cette situation dramatique a des répercussions sur l’apprentissage en classe, et que les élèves les plus faibles auront encore plus de mal à s’accrocher pour tenter de s’assurer un avenir choisi, et non subit après la seconde, je vous demande  d’intervenir auprès de l’inspection académique afin que vous ouvriez des classes supplémentaires.

D’autre part, notre fédération, à reçu de la part d’un certain nombre de lycéens, des réclamations inquiétantes concernant le règlement intérieur, en effet, certains lycéens se sont vus sanctionnés pour le port d’une tenue, jugée « non réglementaire » ; or je tiens à vous signaler, qu’à ce jour, aucune circulaire, ou même loi, n’encadre le port d’une tenue dite «réglementaire ».

Au contraire, la Constitution française garantit la liberté, notamment de s’habiller librement, l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est précis, « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui », or, porter un short, jupe, pantalon troué, etc. ne nuisent pas à autrui, vous en conviendrez naturellement. Même si votre règlement intérieur, précise que le port d’une tenue correct est exigé, aucune définition dans votre règlement intérieur, ne définit ce qui est correct ou ne l’est pas.

Par conséquent, les sanctions prononcées à l’encontre de certains lycéens sont légalement nulles, et sans valeur juridique, un tribunal administratif en conviendrait aisément ; ainsi, je vous prie de lever toutes les sanctions prononcées de ce type sur ces lycéens.

Je regrette d’en arriver là, mais, l’instance de dialogue, de débat, et de création de projets, qu’est le Conseil de Vie Lycéenne, a été créer à ces fins, il s’agit d’une « soupape » avec votre communauté éducative, je vous conseille de la réactiver rapidement pour le bien de votre lycée, pour prévenir ce genre de soucis.

Contact presse : Tristan Ustyanowski : 06 25 64 63 49

Giovanni Scalisi : 06 82 47 98 28



Les lycéens de l’UNL sont à l’offensive en cette rentrée

Logo UNLL’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen, lance aujourd’hui sa campagne de rentrée. Celle-ci vise à ne pas déconnecter les enjeux de la réforme du lycée du malaise grandissant dans la jeunesse.

En cette rentrée 2009, la hausse du chômage et de la précarité qui touche les jeunes de plein fouet, le désengagement de l’état vis-à-vis des services publics et l’accroissement des inégalités mettent en évidence une véritable crise politique qui vient s’ajouter à la crise économique et sociale.

Dans l’Education Nationale, le processus de réforme du lycée débute dans un contexte qui ne lui est pas favorable. Les suppressions de postes continuent (16 000 à la rentrée 2010) et le calendrier fixé pour la réforme est trop court.

L’UNL demande au Ministre de l’Education Nationale l’arrêt des suppressions de postes et la mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement, ainsi que le rallongement du calendrier de réforme à 2011, accompagné de l’ouverture de 4 chantiers pour le lycée sur :

l’accès et la réussite d’un plus grand nombre de jeunes au Lycée et l’orientation scolaire.
Des contenus et des pratiques pour une nouvelle vague de démocratisation du lycée.
Un lycée qui ne soit pas seulement un lieu d’étude mais qui soit aussi un véritable un lieu de vie, d’apprentissage de la citoyenneté et d’intégration.
Une réforme qui permette à un maximum de jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur et d’y réussir.
C’est pourquoi, dans le cadre de sa campagne intitulée « Pour mon avenir, je n’ai pas d’actions, j’ai mon éducation ! » et composée pour l’instant d’une pétition, d’un tract et d’une vidéo, l’UNL demande :

La mise en place d’un véritable Service Public d’Orientation ainsi que la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans pour favoriser la réussite de tous et une meilleure insertion des jeunes dans la vie professionnelle,
la création d’un ambitieux Système d’Aide Scolaire pour permettre aux élèves en difficulté d’avoir le même droit à la réussite que les autres lycéens,
La mise en place du droit de vote à 16 ans nous permettant de participer aux prises de décisions politiques et de nous faire entendre par une société qui n’a pas l’air de vouloir de nous

La politique dogmatique et irresponsable menée par le gouvernement dans l’éducation nationale ne peut plus durer : il faut un changement de cap !

http://www.dailymotion.com/unl

http://dl.free.fr/rbcTe7Uwh

http://dl.free.fr/v5JupuVP6

Cordialement


Antoine Evennou
Secrétaire Général de l’Union Nationale Lycéenne
13 Boulevard Rochechouart – 75009 Paris
Tèl : 06 08 91 72 54 – Mail : sg@unl-fr.org



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