Des étudiants à la place des profs ? Non monsieur Chatel…

Des crayons de couleur (PharCyder/Flickr)

Mardi 9 mars, Luc Chatel, ministre de l’Education, a annoncé que les établissements scolaires pourraient puiser dans un contingent de retraités et d’étudiants pour palier les absences de profs. Une idée déjà avancée par son précédesseur, Xavier Darcos. Nouveau tollé chez les enseignants et les candidats au professorat. Un internaute recalé à seize places près a écrit une lettre ouverte à Luc Chatel dans la foulée de cette annonce.

Monsieur le Ministre,

Je rentre de l’école (à défaut d’être instit, je suis auxiliaire de vie scolaire, tu dois connaître) et quelle n’est pas ma joie de vous entendre à la télévision ! Dans votre joli costume, avec votre jolie cravate rayée, vous me susurrez ces quelques mots, en gros : « On fera désormais appel à des étudiants ainsi qu’à des retraités pour remplacer les profs absents ». Parce que les profs, on le sait, sont assez fainéants et souvent absents.

Ça tombe bien, je connais un type, les enfants, il aime ça. Il a même déjà vu quatorze fois « Les Goonies », « Jumanji » et connaît les Walt Disney sur le bout des doigts. Il s’occupe toujours bien de ses p’tits neveux quand ils viennent le voir dans sa p’tite maison. Son rêve, c’est de faire de longues études et de gagner plein de sous. En attendant, aller faire un tour dans une classe et se faire appeler « maître », ça peut le faire kiffer. Il sera intéressé, François. En plus, il a lu tout Piaget. Et puis il se retrousse souvent les manches le matin devant sa glace, comme Bégaudeau dans « Entre les Murs ».

François, Berthe ou Martine, au choix

Y’a aussi cette dame que j’entendais l’autre jour chez le coiffeur. Une petite centaine d’année, plus beaucoup de cheveux, sinon blancs, et la larme à l’œil lorsqu’elle se plaint au coiffeur efféminé de sa retraite exagérément petite. Elle, les classes, ça la connaît. Elle s’est toujours inspirée du maître de « La Guerre des boutons », foutant sans scrupule des coups de règle à ses ouailles.

Evidemment, lorsqu’elle va venir remplacer l’instituteur de CM2 de la ZEP chaude de Créteil, elle risque d’avoir recours à un dictionnaire de la banlieue, au début. « Kiffer », ça lui parle pas. Mais les coups de règle, c’est intemporel. Et puis, c’est pas parce qu’on est vieux qu’on tape moins fort. Non, Berthe, elle s’en sortira, c’est sûr. Bien vu ! D’ailleurs, la FCPE te suit.

Ah, sinon, t’as aussi Martine. Elle, c’est plus dangereux, déjà. Tu vois, les enfants, elle aime ça, mais de façon légèrement plus malsaine si tu vois c’que je veux dire. T’as vu « Little Children », avec Kate Winslet ? Ouais ? Ben elle serait un peu du genre du type de la piscine, là. Elle, c’est « Lolita », son roman culte. Enfin, niveau étude, ça le fait. Elle est maline, Martine, en plus ça rime. Elle a des licences, des masters et plein de trucs dans la psychologie. Elle a le profil. Oh, et puis de premier abord, elle est gentille, quoi. Juste, si elle te propose un bonbon et une place dans sa voiture, tu cours. Sinon… Bon, elle aura quand même des gamins dans sa classe. Tu me diras, c’est sympa pour elle !

Il existe pourtant une liste complémentaire…

Enfin, sinon, j’étais disponible, hein ? Tu sais, Luc, j’ai une licence en Staps et l’an passé j’ai passé le concours de professeur des écoles. Fichtre de moi, je l’ai loupé. De… seize places. Tu sais, je l’ai passé l’année dernière, l’année où tes collègues nous avaient supprimé pas mal de postes. On était tombé à 206 places dans mon académie, pour 2 500 inscrits. C’est pas mal comme stats, pour le minable salaire qu’on a ensuite, n’est ce pas ?

Enfin, j’ai terminé 222e sur 2 500, je mérite sûrement moins que Martine, Berthe et François d’être un instit. Parce que ce que tu ne précises pas, c’est que c’est la première année où l’on est confronté à ces problèmes de remplacements. D’habitude, tu fais appel à la liste complémentaire des concours. Oui oui, ne fais pas ton petit cachotier, tu sais très bien que tu as accès à nous tous, étudiants de cette liste qui a été ouverte, par vous, tout en sachant très bien que vous ne vous en serviriez pas. De l’indécence ? Où ça ?

Pense à notre situation à nous, étudiants, bloqués sur cette liste, ayant acheté notre cartable, pleins d’espoirs au courant du mois d’août. On se dit : « Ils ont fait une liste complémentaire, c’est pour s’en servir. » Et d’attendre, collés au téléphone, septembre, puis octobre, novembre, décembre. Ne pas baisser les bras, toujours y croire. Voir les premiers problèmes de remplacements dans les écoles, les drames dans les collèges et lycées dus au manque d’effectif. On se dit à nouveau que ça va sonner. Et puis non.

Cher Luc Chatel, c’était pour savoir : essaies-tu de rivaliser avec le PDG de France Telecom dans les vagues de suicide, en bon employeur que tu es, avec ce genre d’allocutions aussi provocatrices qu’honteuses ?

Cher Luc Chatel, je souhaite vraiment à tes enfants de ne pas tomber dans la classe de François, ni celle de Berthe, ni même celle de Martine. Vraiment. Mais j’attends, égoïstement, qu’il se passe quelque chose de grave, afin que vous vous rendiez compte de votre connerie.

En tous cas, tu m’as remotivé pour aller voter dimanche. Salutations quand même !

Photo : des crayons de couleur (PharCyder/Flickr)

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Masterisation : le recteur de Versailles présente son plan de formation des stagiaires

« Nous avons travaillé depuis plusieurs mois avec les différents partenaires, les cinq universités de l’académie et l’IUFM, afin de construire l’offre de formation la plus adaptée aux professeurs stagiaires », indique à AEF Alain Boissinot, jeudi 25 mars 2010 (AEF n°129358). Le recteur de Versailles a présenté jeudi son plan d’organisation de l’année de formation de fonctionnaire stagiaire en CTPA. Il s’appliquera dès la rentrée 2010 à quelque 1 600 stagiaires du premier degré et du second degré. « L’année 2010-2011, qui verra l’arrivée d’enseignants qui n’auront pas suivi l’année de formation en IUFM (PE2, PLC2) sera particulièrement stratégique », prévient le recteur.

Bâti « dans l’esprit de la note de cadrage du 25 février », ce dispositif assure aux stagiaires une formation équivalente à un tiers du temps de service obligatoire (27h hebdomadaires pour les PE ; 18h pour les certifiés et 16h pour les agrégés), soit « environ l’équivalent d’une journée de formation par semaine », précise le recteur. Cette formation comprend pour tous les personnels stagiaires, un accueil début septembre, un accompagnement renforcé jusqu’à la Toussaint, puis des périodes de formation « filée » ou « groupée » tout au long de l’année.

« L’objectif était d’offrir aux stagiaires le temps de formation le plus efficace possible, tout en assurant le bon fonctionnement des établissements », énumère le recteur, qui reconnaît volontiers des « complexités d’ordre technique » dans la construction du dispositif.

PREMIER DEGRÉ. Dans le premier degré, les stagiaires seront affectés – selon leurs vœux et leur place au classement – en brigade de remplacement et « stabilisés » jusqu’aux vacances de la Toussaint dans une école auprès d’un maître expérimenté. Ils seront ensuite placés sur des remplacements longs et alterneront enseignement devant élèves et périodes de formation.

Les professeurs tuteurs, choisis en priorité parmi les EMF, pourront encadrer un ou plusieurs stagiaires. Ils bénéficieront d’une formation et d’un suivi par regroupements ou à distance. Interrogé par AEF, Alain Boissinot estime avoir « les moyens de payer les intervenants et les professeurs expérimentés ».

SECOND DEGRÉ. Leurs collègues du second degré seront affectés sur des supports laissés vacants et/ou des blocs de moyens provisoires. Le rectorat a repéré pour eux des supports adaptés, en concertation avec les corps d’inspection et les chefs d’établissement.

Selon Alain Boissinot, le blocage de « quelques centaines » de postes pour les stagiaires ne devrait pas nuire au bon déroulement du mouvement des 40 000 enseignants du second degré de l’académie, premier et second degrés confondus. Dans la mesure du possible, le rectorat a réuni des « petits blocs de moyens épars » afin de constituer des « supports complets ». « Cette année, non seulement nous n’allons pas supprimer de postes, mais nous allons en créer plusieurs dizaines », se félicite le recteur.

Après une période d’accueil et d’information de trois jours en amont de la rentrée, les stagiaires bénéficieront les deux premiers mois de l’année d’un « accompagnement renforcé » par un collègue chevronné sous forme « d’échanges » : « Le stagiaire viendra deux heures par semaine dans la classe du tuteur et inversement », résume le recteur. Suivra tout au long de l’année une « formation filée » à raison d’environ une demi-journée par semaine, laissée libre dans l’emploi du temps. Le rectorat précise que « dans toute la mesure du possible, le service du stagiaire sera organisé avec un abattement de deux heures ».

Les heures correspondantes « feront l’objet d’une délégation correspondante à l’établissement d’affectation […]. Elles pourront, de préférence, être assurées par un autre professeur de l’établissement ou, éventuellement, donner lieu à une rémunération du professeur stagiaire enseignant sans que le service de celui-ci ne puisse dépasser l’obligation réglementaire de service de son corps », précise le rectorat dans une note technique.

Enfin, au printemps, les stagiaires seront regroupés pour dix jours de formation à l’université. « À ce moment-là, il faudra leur trouver des remplaçants », reconnaît Alain Boissinot, mais pas des stagiaires de M2. « Le ministère a renoncé à remplacer des stagiaires par des étudiants de M2 afin d’éviter aux élèves d’avoir deux débutants », explique Alain Boissinot.

Enfin, à l’instar des stagiaires du premier degré, ces jeunes professeurs auront accès à une banque de données ou des conseils en ligne, via l’ENT de l’académie de Versailles. Un volet de la formation auquel Alain Boissinot se dit « particulièrement attaché ».

PÔLE DE FORMATION. Afin d’assurer ces nouvelles missions de formation des stagiaires, jusqu’ici assumées par l’IUFM, le rectorat de Versailles réorganise ses services. « Nous voulons assumer notre mission d’académie de formation en constituant un véritable pôle de formation initiale et continue qui concernerait tous les personnels », détaille le recteur. Pour l’instant, ce pôle placé sous la direction d’un IA-IPR, Philippe Ballé, et constitué de deux ou trois personnes (inspecteurs, chefs d’établissement) a vocation à s’étoffer. En lien avec l’université et l’IUFM, il coordonnera toute les actions de formation.

UNE RÉPARTITION ÉQUITABLE. En parallèle, le rectorat travaille avec les cinq universités de l’académie à une répartition « équitable » des formations à travers l’académie. « Les formations mobilisant une forte demande comme celle de PE seront sans doute présentes dans toutes les universités, mais ce ne sera peut-être pas le cas pour toutes », précise Alain Boissinot. L’université de Cergy-Pontoise ayant intégré l’IUFM est « le fer de lance » de ce dispositif : « L’IUFM devrait jouer un peu le rôle d’agence de stages », conclut Alain Boissinot.

Contact : Rectorat de Versailles, Dominique Patard, Service communication, 01 30 83 40 50



CA du lycée Charles Gide (UZES Gard) du 11 février 2010

Voici un bref bilan des votes du CA de ce soir :

1) Vote pour ou contre la proposition de TRM et de la DGH (suite à la motion 1 ci-dessous)

Votes pour le TRM et la DGH : 2
Abstentions : 5
Refus de vote : 1
Votes contre le TRM et la DGH : 13

DGH rejetée (nouvelles propositions à la rentrée)

2) Vote pour ou contre la motion « formation des enseignants » (motion 2)

Votes contre la motion : 2
Abstentions : 1
Votes pour la motion : 18

Rejet du principe de nomination des stagiaires sur un poste de 18h.

3 ) Vote poste Assistant Education au CDI

Motion de dernière minute :
« Le CA réitère la demande d’une création d’un 1/2 poste d’assistant d’éducation pour assurer l’ouverture du CDI »
Vote pour à l’unanimité.

Pour le SNES : Franck TICHADOU

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Motion 1

Motion dénonçant l’insuffisance des moyens alloués à notre EPLE

 

Motion présentée par :

-        les enseignants syndiqués FSU (SNES et SNEP) et Sud Education ainsi que les non syndiqués

-        les représentants de parents d’élèves FCPE et ADESU

-        les représentants élèves

 

Le CA du lycée Charles Gide d’UZES réuni le 11 février 2010 dénonce la dégradation des conditions d’études et d’enseignement découlant de la politique gouvernementale, et plus particulièrement de la mise en œuvre de la réforme du lycée à la rentrée, qui asphyxie le Service Public d’Éducation.

Les représentants du CA du lycée Charles Gide d’Uzès, ont donc décidé de présenter une motion démontrant que l’Etat n’assume pas ses engagements et impose une  Dotation Globale Horaire (DGH) insuffisante :

 

- La DGH allouée à notre établissement est de 973 Heures Poste et 106 Heures Sup. Année

soit une perte de 10h par rapport à celle de cette année alors que les effectifs devraient être en hausse,

or le Ministre de l’Education Nationale a donner injonction aux Recteurs, dans la note de service DGECO A n°2010_0002 : de veiller au « maintien des taux d’encadrement pour le lycée » et il précise que « cette enveloppe (la DGH) doit être fixée de telle manière que les établissements retrouvent au minimum, à effectif constant, des moyens équivalents à ceux qui leur étaient antérieurement affectés »

La consigne donnée aux recteurs est claire : chaque établissement doit se voir garantir, a minima, la même dotation que par le passé.

C’est donc 10 h qui manquent dans notre DGH pour respecter les engagements du Ministre.

 

- Le nombre d’élèves dans notre établissement devrait être supérieur en première par rapport à celui de cette année puisque nous avons 10 classes de secondes cette année alors que nous n’en avions que 9 l’année dernière. Il devrait donc y avoir plus d’élèves en première en 2010/2011, ce que le Rectorat ne prend pas en compte puisqu’il nous donne les mêmes moyens pour l’année prochaine.

De plus, le nombre d’élèves attendus par les services rectoraux, en seconde pour l’année prochaine, est supérieur à celui de cette année.

C’est donc une DGH supérieure, d’au moins 10h, qui devrait être proposée pour la rentrée prochaine.

 

- Actuellement, 21h d’accompagnement (pour 20h prévues dans la dotation pour les classes de secondes) sont prévues dans le TRM. Ceci signifie donc que l’accompagnement se fera globalement en classe entière ce qui est inacceptable puisque la note du Ministre (citée ci-dessus), stipule qu’il faut veiller « à ce que l’accompagnement personnalisé soit bien prévu conformément aux objectifs et contenus énoncés dans les textes réglementaires » et à l’esprit de la réforme.

C’est donc 20h supplémentaires de « dédoublement » qui manquent pour pouvoir assurer un vrai accompagnement individualisé en groupe de 10 élèves maximum.

 

- L’article 5 de la réforme, dit que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement ».

Ce qui fait la spécificité de notre EPLE est d’être un établissement rural isolé. Il se doit donc d’offrir aux élèves de l’Uzège, une grande diversité d’enseignements d’exploration pour assurer sa mission de service public comme le suggère encore la note du Ministre « Pour traduire fidèlement la nouvelle logique d’organisation de la classe de seconde, l’offre d’enseignements d’exploration doit être aussi diversifiée que possible ».

C’est donc 10h de plus qu’il faudrait pour assurer une offre éducative répondant à l’esprit de la réforme annoncée par le Ministère.

 

Nous demandons donc que notre DHG soit abondée de 50h pour pouvoir assurer notre mission de service public d’éducation dans des conditions décentes.

 

Nous sommes donc dans l’obligation de voter contre le TRM qui correspond à une DGH nettement insuffisante.

 

Motion 2

 

Ne laissons pas brader la formation des enseignants

et sacrifier les élèves.

 

Motion présentée par :

-        les enseignants syndiqués FSU (SNES et SNEP) et Sud Education ainsi que les non syndiqués

-        les représentants de parents d’élèves

-        les représentants élèves

 

Le CA du Lycée Charles Gide d’Uzès réuni le 11 février 2010

dénonce le dispositif prévu à la rentrée 2010 pour les professeurs stagiaires.

 

Les professeurs stagiaires se verraient, en effet, contraints de prendre dès la rentrée un service complet d’enseignement (18h).

 

Le dispositif annoncé au CTPA de janvier prévoyait, pour une période de 6 semaines (de la rentrée à la Toussaint) une « gestion accompagnée » de leurs classes, assumée par leur tuteur, qui aurait dû, pour cela laisser ses propres classes à un remplaçant. Depuis, devant la vague de protestations suscitée par ce dispositif, le rectorat semble revenir sur cette idée. Mais alors, une nouvelle question se pose : qui remplacerait le stagiaire lors des « formations » prévues pendant ces 6 semaines ?

Ensuite les stagiaires devraient assumer seuls leurs 18h hebdomadaires de cours et, de plus, assister un jour par semaine à des formations à l’IUFM.

Le dispositif du rectorat prévoyait que ces jeunes collègues partiraient en février pour 6 semaines en formation et seraient alors remplacés par des étudiants en Master 2 (stages 108h). Depuis, le rectorat semble avoir apporté quelques modifications, cette période serait réduite à 4 ou 5 semaines, et les stagiaires commenceraient leur formation 1 ou 2 semaines avant la rentrée….

à leur retour, les professeurs stagiaires reprendraient seuls leurs classes jusqu’à la fin de l’année.

 

Ce dispositif mis en place pour récupérer plus de 3000 postes de professeurs du 2nd degré sur les 16000 emplois supprimés au budget 2010, dans le cadre des suppressions massives de postes que subit l’Éducation Nationale, est une véritable aberration pédagogique qui lèse gravement aussi bien les enseignants que les élèves.

Les professeurs stagiaires seraient placés dans des conditions inadmissibles d’apprentissage du métier - une charge de travail maximale pour une formation pédagogique réduite au minimum – ce qui aura immanquablement de très lourdes conséquences.

Par ailleurs, ce dispositif conduit au blocage de plus de 250 postes dans notre académie, ce qui lèserait aussi l’ensemble des enseignants demandeurs de mutation, et en premier lieu les stagiaires titularisés cette année.

Enfin, plus de 35000 élèves de notre académie seraient victimes de ce dispositif : ils verraient se succéder tout au long de l’année au moins trois enseignants différents : un étudiant et un stagiaire, sans expérience pédagogique, et un remplaçant.

 

Enseigner est un métier qui s’apprend.

Les professeurs stagiaires ne doivent pas être utilisés pour supprimer des postes.

Ils doivent bénéficier d’une véritable formation.

 

C’est pourquoi nous demandons que les postes de notre établissement libérés par des départs à la retraite ou d’autres départs (comme celui de M Vicini en Histoire Géographie) ne soient pas bloqués comme support pour un stagiaire, mais qu’il soient pourvus au mouvement intra-académique par un ou des professeurs titulaires.

 

 


 

 



Formation des enseignants : casse à tous les étages

Formation des enseignants

Exemple de lettre de refus collectif :

Les enseignants tuteurs et conseillers pédagogiques de Jacques Brel (La Courneuve) lancent une lettre de refus collectif d’accueillir l’an prochain les stagiaires à 18h dans les établissements.

Formation des enseignants : casse à tous les étages dans Formation des enseignants pdf Refus collectif



Grève dans les collèges et lycées de Seine-Saint-Denis

Suivez l’info sur le site Sauvons l’université

Plusieurs collèges et lycées se sont mis en grève pour protester contre les réformes actuelles dans le secondaire et les nouvelles modalités de stages prévues par la réforme de la formation des enseignants.

8 février, Appel à un refus collectif d’accueillir les stagiaires à 18h

Un appel aux enseignants tuteurs et conseillers pédagogiques pour un refus collectif d’accueillir l’an prochain les stagiaires à 18h dans les établissements a été élaboré à La Courneuve. Il est ci-dessus (article précédent).

Et

Bilan informel de l’AG tenu dans la mairie de Saint Denis avec 250 manifestants réellement comptés :

- Etat du mouvement : 600 manifestants aujourd’hui (pour 200 jeudi dernier)

53 établissements en grève aujourd’hui (pour 12 jeudi dernier) : 6 écoles primaires, 23 collèges, 14 lycées, 10 lycées pro.

Manifestants accompagnés également d’étudiants de l’IUFM de Créteil qui manifesteront mardi matin au rectorat puis rejoindront les enseignants l’après midi, d’étudiants de Paris 8 qui mettent à disposition leurs amphis et se rallient aux revendications du secondaire et appellent à la grève de leur côté, et des étudiants de l’ENA.

- Initiatives à venir :

Tous les syndicats (SNES, CGT, FO…) appellent à la grève ce jeudi, grève qui a été voté par l’AG. Ce jeudi à 14h rdv dans Paris métro Odéon pour défiler jusqu’au ministère. Puis AG à la bourse du travail. Cette grève est vraiment très attendue pour montrer la motivation des enseignants mobilisés.

Le mouvement rentre dans une logique d’action où les grèves ne s’arrêteront pas avant que les personnels mobilisés aient eu gain de cause. Pour preuve a été voté un appel à la grève mardi et jeudi prochain (bien à l’avance pour pallier le problème des 48h de préavis pour les écoles primaires et maternelles)

ET

-  Anecdote réjouissante : lundi après-midi, au lycée Voltaire (Paris 11e), après-midi banalisée par la chef d’établissement pour une discussion sur la réforme du lycée en présence d’inspecteurs.

Ça n’a pas duré une heure : après quelques propos introductifs, près de 150 enseignants convoqués et présents se sont levés et ont quitté la salle. Quatre sont restés.

7 février, état des lieux

(Recensement fait à partir de la semaine de mobilisation écoulée et de l’AG de jeudi à la Bourse du Travail d’Aubervilliers appelée par les grévistes de la cité scolaire H. Wallon – merci à Vincent Ferré).

Aubervilliers

- Lycée et collège H. Wallon. En grève illimitée depuis lundi.

- Lycée Le Corbusier. En grève depuis mercredi.

- Collège Diderot. En grève depuis jeudi.

- Collège Gabriel Péri. En grève depuis jeudi.

- École primaire J. Vallès. 7/16 profs ont déposé un préavis de grève pour le mardi 09/02.

- École maternelle L. Michel. 4/11 profs en grève le mardi 09/02.

- LP J.P. Timbaud. En arrêt de travail depuis le 29 janvier (problèmes locaux).

Pantin

- Collège Jean Jaurès. En grève depuis jeudi.

- LP Simone Weil. En grève le mardi 09/02.

- Collège Jean Lolive.

- Collège J. Moulin.

- Lycée M. Berthelot (Grève très minoritaire jeudi, 3 grévistes).

Saint-Denis

- Lycée Paul Éluard (une trentaine de grévistes).

- Collège Fabien. Problèmes locaux.

Épinay. Suite à une AG de ville, jeudi soir :

- Collège Robespierre. En grève le mardi 09/02.

- Collège J. Vigo. En grève le mardi 09/02.

Stains

- Lycée M. Utrillo. En grève à partir du lundi 08/02.

La Courneuve

- Lycée J. Brel. En grève le mardi 09/02.

Bobigny

- Lycée Costes.

- École primaire M. Cachin. 9/13 profs en grève le mardi 09/02.

- École primaire M. Curie. 7-8/12 profs en grève le mardi 09/02.

Créteil

- Lycée Gutenberg. En grève à partir du lundi 08/02.

***

5 février

10 établissements étaient aujourd’hui en grève dans le 93 : Les lycées Henri Wallon (en grève depuis lundi), Le Corbusier (en grève depuis Mercredi),les collèges Gabriel Péri, Diderot et Jean Moulin, le LP Thimbaut à Auberviliers, les collèges Jean Lolive et Jean-Jaurès, le lycée Marcelin Barthelot (très minoritaire) à Pantin, le lycée Paul Eluard à Saint-Denis.

Nous étions plus de 150 à manifester devant la mairie d’Aubervilliers et nous nous sommes retrouvés à 130 en AG où nous avons voté la grève pour mardi et décidé d’un rassemblement devant la mairie de Saint-Denis à14H suivi d’une Ag départementale à la bourse du Travail de Saint-Denis à 16H.

Nos revendications portent sur le refus des suppressions de postes (et pourquoi pas un rattrapage), la casse de notre statut, la titularisation de tous les précaires et l’abrogation des différentes réformes (Chatel,EPLE, évalations en primaire, masterisation, socle commun….) qui mènent à une dégradation de nos conditions de travail, à une institutionnalisation d’une école à deux vitesses et à la casse du service public éducation.

Les sections départementales du SNES, de SUD et de la CGT appellent désormais à suivre le mouvement.

Chaque établissement déterminera demain en AG s’il reconduit la grève dès lundi ou non.

Le lycée Utrillo de Stains à déjà annoncé a annoncé une reconductible à partir de lundi et Jaques Brel à La Courneuve à partir de lundi.

 

Article Libé :

Profs en Seine-Saint-Denis: «On est en colère»

REPORTAGE

500 manifestants de 35 établissements scolaires de Seine-Saint-Denis ont manifesté cet après-midi contre les suppressions de poste de l’Education nationale dans ce département qui cumule les difficultés.

LUCILLE PESTRE

500 professeurs ont manifesté à Saint Denis, cet après-midi, contre les suppressions de postes de

500 professeurs ont manifesté à Saint Denis, cet après-midi, contre les suppressions de postes de l’éducation nationale.

« C’est très décourageant de voir qu’on supprime des moyens et des postes dans l’éducation nationale. On est en colère, on a envie de taper un grand coup de poing sur la table, ça attaque sur tous les fronts: on a envie de réagir« , s’exclame Camille Jouve, professeur d’histoire en grève au lycée Henry Wallon, d’Aubervilliers qui a manifesté à Saint-Denis, ce mardi après midi.

Au milieu des sifflets, les 500 manifestants venus de 35 établissements scolaires du département de Seine-Saint-Denis sont unanimes: « On veut des moyens, on n’est pas des moins que rien« , réclament-ils au détour d’un slogan.

« On subit les réformes du gouvernement »

« On va supprimer 16 000 postes à la rentrée prochaine alors qu’il y aura 45 000 nouveaux élèves, poursuit Camille Jouve. On subit les réformes du gouvernement d’autant plus dans le département qu’on a des conditions de travail difficiles et des élèves en difficulté. »

Maud Laurin, de l’école élémentaire d’Eugène Varlin d’Aubervilliers, est venue soutenir ses collègues des collèges et lycées: « Certains ont commencé à se mettre en grève la semaine dernière. Leurs revendications concernent aussi l’école élémentaire. Il y a des suppresions de postes, des enseignants non remplacés. Nous avons de moins en moins d’enseignants spécialisés qui travaillent avec nous dans les classes pour réduire les difficultés de certains élèves« , regrette-t-elle.

Sur un mur, place de la mairie, une feuille est placardée pour recenser les établissements scolaires présents à la manifestation. « Le mouvement progresse, indique Georges Vartaniantz, professeur du lycée Henry Wallon. La semaine dernière, il y avait des grévistes dans 12 établissements du département. Aujourd’hui nous sommes plus de 500 à manifester. »

 



Convocation au ministère de la vice présidente du jury du CAPES de Lettres classiques

Chers camarades,

Sabine Luciani et Eric Foulon, vice-présidents du jury du Capes de
Lettres Classiques ont fait savoir que, dans le prolongement de la
motion votée par ce jury en faveur de la défense du Capes de Lettres
Classiques, ils refusaient de communiquer au ministère de l’Education
Nationale les sujets « zéro » de l’épreuve écrite de Langues anciennes.
Fermement opposés à la réforme du Capes, ils n’ont pas jugé souhaitable
de contribuer à la mise en œuvre des nouveaux programmes. Il s’agissait
là d’une action concrète de nature à entraver la mise en place du
nouveau concours. La réaction n’a pas tardé. Sabine Luciani vient de
nous informer qu’elle était convoquée au ministère. Manifestement, on
convoque individuellement ceux que l’on considère comme des fauteurs de
troubles. Des camarades du SNESup ont déjà été alertés. J’espère une
prise de position ferme de la part de la direction pour soutenir cette
collègue ainsi que les autres membres du jury qui risquent d’être à leur
tour soumis aux pressions du ministère.
Cordialement,
Fabrice Galtier, Montpellier III



Qui fait la classe aux enfants cette semaine ?

Communiqué de presse du lundi 11 janvier 2010

Qui fait la classe aux enfants cette semaine ?


Des étudiants qui préparent le concours de recrutement de professeur des écoles depuis 3 mois sont seuls dans la classe cette semaine.

Est-ce concevable ?

Ils ne sont pas accompagnés dans leur préparation, ni dans la conduite de la classe, à l’exception d’une visite ponctuelle pour certains d’entre eux.

Est-ce acceptable ?

Ces 2 ou 4 jours de stage en responsabilité, seuls devant la classe, peuvent-ils remplacer une année de formation en alternance ?

Dans cette période transitoire, entre l’IUFM et la Masterisation, ce stage en responsabilité est une première qui laisse présager du pire pour l’avenir. 

Sa mise en œuvre occasionne des pressions et des menaces inadmissibles sur les étudiants et les professionnels (titulaires de classe, maîtres formateurs et directeurs d’école) ainsi qu’une information quasi-inexistante des parents d’élève. Ces méthodes sont indignes de l’Ecole de la République. 

Nous souhaitons une formation professionnelle qui s’appuie sur des stages encadrés par des formateurs expérimentés, présents dans la classe.

Enseigner est un métier qui s’apprend et ne s’improvise pas en 4 jours.

Nous nous opposons à ce que les élèves servent de cobayes, à ce que les enseignants n’aient pas une formation digne de ce nom.

Nous déplorons le climat de défiance, l’absence de dialogue et la négation du métier d’enseignant.

Voilà pourquoi 60 étudiants, au moins, ont refusé sur Paris de prendre la classe ce matin !

Les étudiants PE1 du comité de mobilisation de l’IUFM de Paris



Communiqués : réforme de la formation des enseignants

inspecteur FSU

 

Com. formation



Formation des enseignants : casse à tous les étages

Formation des enseignants



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