Communiqués : réforme de la formation des enseignants

inspecteur FSU

 

Com. formation



Formation des enseignants : casse à tous les étages

Formation des enseignants



EMPLOI- SALAIRES- SERVICES PUBLICS- EDUCATION

SAMEDI 13 JUIN
MANIFESTONS ENSEMBLE DANS TOUTE LA FRANCE

A l’appel de la Cgt, la Cfdt, Fo, la Fsu, l’Unsa, la Cftc, la Cgc et Solidaires
Après le 29 janvier, le 19 mars, le 1er mai, le 26 mai, poursuivons la mobilisation interprofessionnelle.

A Nîmes, rendez-vous à 10h au Taureau

A Alès, rendez-vous à 10h à la Place de la Mairie.

-    Pour la suppression du bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires qui grèvent le budget de l’état.

-    Pour l’annulation des suppressions d’emploi dans la fonction publique (34000 en 2010)

-    Pour un projet ambitieux pour l’école et la réussite de tous les élèves à partir d’un débat public transparent et démocratique.

-    Pour une formation des maîtres de haut niveau.

-    Pour l’ouverture de négociations salariales dans la fonction Publique

-    Pour le relèvement du SMIC, des minima sociaux, des pensions et des retraites.

-    Pour le conditionnement de toute aide publique aux entreprises à des mesures en faveur de l’emploi et des salaires.

-    Pour un véritable plan en faveur de la jeunesse articulant des mesures pour la formation et pour l’emploi.



Mouvements universitaires

Blocage des universités : Pécresse veut consulter les étudiants par Internet

LEMONDE.FR avec AFP

La ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s’est dite favorable mercredi 20 mai au fait de consulter les étudiants par Internet quand il s’agit de voter ou non le blocage d’une université, alors que « la situation se normalise » sur les campus après quatre mois de conflit.

« Les consultations directes par internet des étudiants qui ont eu lieu au cours des dernières semaines ont toutes donné le même résultat : ‘contre les blocages’. Je souhaite qu’(elles) soient généralisées dans toutes les universités« , a déclaré Mme Pécresse devant l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député Olivier Jardé (Nouveau Centre, Somme).

De son côté, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, a plaidé en faveur de la mise en place, à l’avenir, d’un « système de vote démocratique » qui, selon lui, devrait être, « par bulletin secret, envoyé à domicile à tous les étudiants pour qu’ils se prononcent sur les mouvements de grève dans leurs établissements ».

Amenée à s’exprimer également sur la question des examens de fin d’année, Mme Pécresse s’est voulue rassurante. « Nous prendrons le temps qu’il faudra pour les rattrapages », a-t-elle souligné, en précisant qu’une « vingtaine d’universités [avaient] prévu d’organiser ses examens jusqu’en septembre et de décaler les sessions de rattrapage notamment en septembre ».

 

Grève à la fac: le point sur les blocages

L’emblématique Paris-IV Sorbonne a voté mardi la reprise des cours dès la semaine prochaine. Plusieurs facs restent perturbées, six sont bloquées. Etat des lieux.

Article Libé.fr

Mouvements universitaires dans Revue de presse photo_0302_459_306_40382

DR

 

Signe d’essouflement? Les universités parisiennes, en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois, dont l’emblématique Paris-IV Sorbonne, ont voté mardi le déblocage. Selon le dernier décompte, six facs en France restent bloquées. Etat des lieux.

A l’issue d’une assemblée générale houleuse, enseignants, étudiants et personnels de Paris-IV ont voté la reprise des cours à partir de lundi prochain et la tenue des examens dans la semaine du 22 au 26 juin, comme l’avaient décidé auparavant la direction de l’université et ses trois conseils.

«Les sujets et questions posées (lors des examens) devront porter sur les contenus des cours et travaux dirigés effectués dans des conditions normales d’enseignement», ont décidé ces conseils.

Quelques heures auparavant, l’AG de Paris-I Tolbiac avait voté le déblocage dans des termes similaires, tandis que celle de Paris-III avait entériné le déblocage mais jusqu’au 3 juin et les examens dès la semaine prochaine.

Toulouse II, Aix, Lyon-II…

Six universités restent en partie bloquées, tandis que dans une poignée d’autres (Grenoble-III, Paris-X, Lyon-II) les modalités des examens sont en discussion.

A Toulouse II, la tentative de déblocage du président a échoué (Lire LibéToulouse). A Aix-Marseille-I, Amiens, Caen, Nancy-II et Reims, certains départements sont toujours bloqués. Les facultés concernées sont en général celles de lettres et sciences humaines.

A l’inverse, les universités de Lille-III et Saint-Etienne ont été débloquées en début de semaine. Quant à Montpellier-III, une alerte à la bombe, qui s’est révélée sans fondement, avait entraîné lundi après-midi l’évacuation du campus.

(Source AFP)

 

Universités: les blocages s’achèvent, pas le conflit

Article 20minutes.fr

La faculté de lettres et sciences humaines de Nancy 2 est fermée administrativement depuis plusieurs semaines.

La faculté de lettres et sciences humaines de Nancy 2 est fermée administrativement depuis plusieurs semaines. /POL EMILE/SIPA

 

EDUCATION – Les cours ont repris dans les facs parisiennes en pointe de la contestation mais certains visent déjà la rentrée de septembre…

«Je comprends ceux qui sont inquiets pour leurs examens, mais nous ne pouvons pas lâcher maintenant. Sinon, nous donnons un mode d’emploi au gouvernement pour les conflits à venir: faire durer le mouvement jusqu’à mai pour que les profs reprennent les cours et signent la fin de la mobilisation.» C’est l’inquiétude que confiait début mai à «20 Minutes» Bruno Truchet, enseignant-chercheur et élu Snesup à l’université de Provence, est-elle devenue réalité?

Le déblocage, mardi, des universités parisiennes en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois, dont l’emblématique Sorbonne, marque en effet un tournant dans le mouvement des étudiants et enseignants-chercheurs. Dans les assemblées générales, la balance a fini par pencher en faveur de la tenue des examens, le ministère et une majorité de présidents d’universités refusant les solutions alternatives telles que la neutralisation du semestre ou sa validation automatique.

Six universités encore très perturbées

Pour autant, la contestation qui dure depuis seize semaines ne paraît pas stoppée, et il n’est pas encore certain que les examens se tiennent dans tout le pays. «Malgré la tendance à la reprise des cours qui est générale, il subsiste quelques perturbations», a reconnu Valérie Pécresse ce mercredi à l’Assemblée nationale, citant les cas des universités de Caen et d’Amiens, toujours bloquées.

«Point fort» de la contestation, selon le ministère de l’Enseignement supérieur, Toulouse-II Le Mirail reste également bloquée, à l’instar de certains départements- en général de lettres et sciences humaines – des universités d’Aix-Marseille-I, Nancy-II et Reims (lire encadré).

Les modalités d’examens en discussion

Et quand bien même les blocages sont levés, de gré ou de force, les discussions sur les modalités d’examens sont encore nombreuses, comme à Grenoble-III, Paris-X, Lyon-II. «Tout n’est pas fini. Il est possible que des groupuscules viennent perturber la reprise des cours et les examens, entraînant l’annulation de certaines épreuves», s’inquiète ainsi l’UNI.

Si le syndicat étudiant (à droite) estime que ces poches de résistance ne relèvent plus d’un problème universitaire mais d’ordre public, les signes de désaccord entre la communauté étudiante et enseignante et la ministre persistent.

Des professeurs de Paris-III, Paris-IV ou de l’Université de Strasbourg ont fait savoir qu’ils avaient accepté la reprise des cours «pour sortir du piège des examens», tout en ajoutant: «Nous ne céderons pas!» sur les réformes. Malgré les gestes successifs du gouvernement (concessions sur le décret du statut des enseignants-chercheurs, reculs sur la formation des enseignants, bourses maintenues pour les étudiants dont les examens sont reportés…) des inquiétudes subsistent.

Rendez-vous en septembre

Plus globalement, le conflit a révélé une crise profonde. «Quelle que soit l’issue du mouvement, le problème de l’université ne sera pas réglé», déclarait fin avril dans «Le Monde» le philosophe Marcel Gauchet, qui a été depuis l’un des 29 premiers signataires du «Manifeste pour refonder l’université française». Au menu de ces refondateurs, dont le premier débat s’est tenu ce mercredi: apporter des réponses à l’échec élevé en licence, à la concurrence des grandes écoles ou aux problèmes de gouvernance des universités.

L’Unef, syndicat étudiants (à gauche), appelle ainsi à inscrire le mouvement dans la durée et à participer massivement aux deux journées de mobilisation le 26 mai et le 13 juin. D’autres voient plus loin et visent déjà la rentrée de septembre pour reprendre le flambeau de la contestation.

Catherine Fournier (avec agence)

A Reims, les forces de l’ordre sont intervenues ce mercredi matin pour déloger sans incidents une vingtaine d’étudiants qui campaient depuis début avril sur le campus de l’université qu’ils bloquaient. Une assemblée générale a «pris acte» de l’intervention policière et décidé que les étudiants et enseignants hostiles à la réforme se contenteraient désormais d’arborer des signes ostentatoires de cette opposition.
A Nancy-II, quelque 300 étudiants de la faculté de lettres et de sciences humaines, fermée par décision administrative à la suite de son blocage, ont voté mardi la reprise des cours tout en la conditionnant à un accord sur des «évaluations» de fin d’année qui remplaceraient les partiels.

 

Les universités sortent enfin de la crise

Marie-Estelle Pech
Article Le Figaro.fr
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Assemblée générale des étudiants, le 7 mai dernier à la Sorbonne. L'établissement parisien était le fer de lance du mouvement.
Assemblée générale des étudiants, le 7 mai dernier à la Sorbonne. L’établissement parisien était le fer de lance du mouvement. Crédits photo : Nicolas TAVERNIER/REA

Après seize semaines de conflit, les établissements les plus radicaux, comme Lille-III et la Sorbonne, ont décidé, mardi, le déblocage.

coeur- dans Université et enseignants chercheursLes derniers verrous d’opposition aux réformes gouvernementales dans l’enseignement supérieur ont sauté mardi. Les universités Paris-IV, Paris-III et Lille-III ont décidé de lever les blocages, quinze semaines après le début du conflit. Seules six universités, Toulouse-II, Aix-Marseille-I, Caen, Reims et Nancy-II, sont encore bloquées. Fer de lance du conflit, avec son président, Georges Molinié, notoirement hostile aux réformes universitaires, Paris-IV-Sorbonne aura été l’établissement perturbé le plus longtemps. Certes, les conseils de l’université et Georges Molinié appelaient depuis quelques semaines à la levée des blocages mais affirmaient aussi que «le mouvement devait se poursuivre et s’amplifier face à un gouvernement autiste».

Mardi matin, ils ont changé de ton et voté la reprise des cours «pour ne pas pénaliser les étudiants». Cette décision a certainement influencé l’assemblée générale des enseignants et des étudiants, qui, dans l’après-midi, appelaient à la levée des blocages. La lassitude des enseignants, reconnaît Valérie Robert, maître de conférences et membre de Sauvons l’Université, a joué contre le mouvement. Ces derniers étaient de moins en moins nombreux à défiler dans les rues. Le calendrier a également eu raison de la protestation. À l’approche des dates d’examens, les blocages sont devenus impopulaires, même auprès d’étudiants hostiles aux réformes.

«Le blocage et l’absence de cours depuis plus de trois mois nuisent gravement à l’avenir des étudiants les moins favorisés, et portent préjudice à notre université», explique ainsi Jacques, enseignant à Paris-IV, «gréviste et manifestant dès le début du mouvement», qui a signé ces jours-ci, comme de nombreux collègues, une pétition pour la levée des blocages.

Certains grévistes ont également estimé avoir eu gain de cause sur quelques points. La modification de leur statut a été moins importante que prévu. Le gouvernement a par ailleurs promis qu’aucun emploi ne serait supprimé à l’université l’an prochain. Enfin, «certains présidents d’université voyaient planer la menace de ne pas voir valider l’année universitaire au-dessous d’un certain nombre d’heures de rattrapage», affirme Valérie Robert, qui estime que cette menace du ministère a pu jouer en faveur d’une reprise des cours, notamment à Paris-IV.

 

Mesures en faveur des boursiers

La levée des blocages intervient par ailleurs au lendemain d’une réunion entre les syndicats étudiants et la ministre, Valérie Pécresse, qui a donné des «garanties» concernant les conditions de passage des examens et la situation des étudiants dont les cours ont été perturbés par des blocages. Elle a notamment promis un mois de bourse supplémentaire pour les boursiers contraints à des examens en juillet ou septembre. Aucun ne sera privé de bourse en 2010 pour des raisons liées à son assiduité lors du deuxième semestre.

Ces mesures ont été saluées par l’Unef, premier syndicat étudiant, même s’il a souligné qu’elles ne «levaient pas les inquiétudes qui s’expriment sur le fond» du conflit. Ces garanties ont certainement apaisé les craintes de certains étudiants qui ont pris part au mouvement, parfois de façon très active. Mardi, en marge d’un déplacement, Nicolas Sarkozy affirmait qu’en bloquant les universités, on «prive les étudiants d’avenir». Il a plusieurs fois affirmé qu’il ne reviendrait pas sur les réformes. Les grévistes ne s’avouent pas pour autant vaincus. Si les examens auront lieu à Paris-III, autre bastion de la contestation avec Paris-IV, les contestataires promettent que le mouvement reprendra «après les examens» et «au retour des vacances d’été». Une affirmation qui paraît aujourd’hui prématurée, alors que les acteurs du conflit s’avouent eux-mêmes épuisés après quatre mois de bras de fer avec le gouvernement.

» La faculté, grande perdante d’un interminable bras de fer

» INTERVIEW – Pécresse : «Nous avons payé le prix de 25 ans de passivité»

» BLOG – Victoire politique pour l’université

 



Universités : l’autonomie à l’épreuve des faits

Article le Monde.fr

Le gouvernement ne reviendra « jamais » sur le principe de l’autonomie des universités. Par deux fois, jeudi 14 mai, le président de la République et le premier ministre ont rappelé leur attachement à la loi relative aux responsabilités et aux libertés des universités (LRU) d’août 2007.

Pourtant, à en croire les présidents d’université qui en tirent un premier bilan, cette autonomie semble être rognée de toute part depuis sa mise en oeuvre le 1er janvier. Cinq mois après le transfert de nouvelles compétences en matière de budget et de gestion des ressources humaines à 18 universités, leurs présidents se sont émus, le 14 mai, devant Nicolas Sarkozy, de la lourdeur des contrôles administratifs.

«  Nous avons véritablement le sentiment d’être moins autonomes qu’avant, estime Alain Brillard, président de l’université de Haute-Alsace. Nous sommes contrôlés sur tout. Par exemple, alors que nous devons faire voter au prochain conseil d’administration une décision budgétaire modificative, mon secrétaire général a de suite été convoqué par le rectorat pour expliquer cette décision. »

Circulaires, injonctions, demandes de précisions, les exigences de l’administration centrale ou des rectorats s’accumulent. « Il faut systématiquement demander l’avis de l’administration avant l’ouverture de postes de titulaire, alors que nous sommes autonomes sur ces questions ! », tempête Gilbert Béréziat, vice-président de l’université Paris-VI. « En clair, nous voulons des contrôles a posteriori, et non plus a priori« , traduit Lionel Collet (Lyon-I), président de la Conférence des présidents d’université.

Au-delà, la loi LRU est fragilisée après la publication, le 23 avril, du nouveau décret statutaire des enseignants-chercheurs. Certes, explique Lionel Collet, « le décret représente une avancée, puisqu’il prévoit la reconnaissance d’autres activités que le seul enseignement et la recherche, et qu’il permet aux universités de moduler le service de leurs enseignants-chercheurs. En revanche, concernant la gestion des promotions, c’est le statu quo ».

Le nouveau texte confie au Conseil national des universités (CNU), instance collégiale, le soin d’évaluer les universitaires, mais aussi de gérer la moitié des promotions des enseignants-chercheurs de chaque université. « L’autonomie des établissements s’efface derrière le CNU », en conclut Jean-Charles Pomerol, le président de Paris-VI, dans une analyse publiée sur le site de son établissement. « Comme en quarante ans d’enseignement supérieur je n’ai jamais vu une seule promotion du CNU se faire sur la base de l’investissement de l’enseignant dans l’établissement et du service rendu aux étudiants, il est heureux que 50 % des promotions soient restées de la responsabilité de l’établissement. »

« La communauté universitaire souhaitait un équilibre entre le local et le national, constate Alain Brillard. L’important, désormais, est de travailler à restaurer la confiance vis-à-vis de la loi LRU. »

« CONTRE-POUVOIRS »

Car la loi sort également « fragilisée par le mouvement actuel, assure Jean-Louis Fournel, du collectif Sauvons l’université. La concentration du pouvoir entre les mains de quelques enseignants élus au conseil d’administration rompt avec le principe de collégialité de l’université ».

Ce constat est partagé par les signataires du Manifeste pour la refondation de l’Université française, publié le 16 mai par la revue Mauss. « Il est indispensable de concevoir des montages institutionnels qui assurent au corps universitaire de réels contre-pouvoirs face aux présidents d’université et aux conseils d’administration, ce qui suppose des aménagements significatifs de la loi LRU. »

Les présidents d’université ne se disent pas hostiles à une révision des modes d’élection des conseils d’administration (CA), et de leur rôle. « Chaque établissement doit pouvoir définir sa propre gouvernance, voir ce que le CA peut déléguer comme pouvoir au conseil scientifique, à celui des études et de la vie universitaire, ou à ses composantes, estime Lionel Collet. C’est l’essence même de l’autonomie. » Cela passe par une modification de la loi LRU.

Philippe Jacqué

 

 



Nouvelle journée de mobilisation nationale dans les universités

Article Nouvel Obs.com

Des manifestations sont prévues à Paris et en province pour protester contre les réformes des universités et de la recherche. François Fillon envisage un report des examens en septembre.

Manifestation le 5 mars (Reuters)

Manifestation le 5 mars (Reuters)
Une intersyndicale (FSU, CGT, Sgen-CFDT, Unsa, Solidaires, Sauvons la recherche et Sauvons l’université) ainsi que la Coordination nationale des universités appellent à manifester jeudi 14 mai à Paris et en province.
Alors que le mouvement de protestation contre les réformes gouvernementales dans l’enseignement supérieur et la recherche est entré lundi dans sa quinzième semaine, la « défense de l’emploi », la lutte contre la précarité et la revendication d’un « plan d’emplois statutaires » seront au coeur des revendications.
A Paris, le cortège ne rencontrera pas celui des personnels de santé, comme cela s’était produit lors de la précédente journée de manifestations le 28 avril. Des convergences pourraient en revanche avoir lieu à Poitiers ou encore à Marseille.

Evacuations à Saint-Etienne et Marseille

Les forces de l’ordre ont procédé à des évacuations mercredi dans les universités de Saint-Etienne et de Marseille. La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a évoqué une tendance à la reprise des cours.
En fin d’après-midi à Saint-Etienne, les CRS ont fait sortir dans le calme un noyau dur d’une quarantaine d’étudiants, qui avaient refusé de quitter le campus après le vote en matinée de la poursuite de la grève.
Des conflits ont éclaté entre étudiants pro et anti-blocage à l’entrée et à l’intérieur de l’université, sans faire de blessés.
Parallèlement à Marseille, entre 50 et 100 étudiants ont été évacués sans incident également du bâtiment administratif du site Saint-Charles de l’université de Provence (Aix-Marseille I), qu’ils ont occupé brièvement.
Ils contestaient notamment la décision de la présidence de l’université de délocaliser les cours scientifiques de Saint-Charles vers d’autres sites, comme celui de Luminy à Marseille.

Fillon envisage un report des examens

Pour sa part, la Coordination nationale des universités (CNU), réunie à l’université de Paris-Est Marne-La-Vallée, a appelé à « poursuivre le mouvement ».
Répétant son appel à ne pas organiser les examens, elle a dit soutenir « toutes les formes de validation mises en place localement pour pouvoir assurer aux étudiants leur semestre ».
La CNU a aussi voté plusieurs dates d’actions pour les mois de mai et juin.
François Fillon a déclaré dans une interview au Figaro à paraître jeudi avoir demandé l’étude, « là où la situation est tendue », d’un « report des examens en septembre et l’organisation des épreuves en dehors de l’enceinte des universités bloquées ».
Le Premier ministre a expliqué avoir fait cette demande à la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse.
« Nous n’accepterons jamais que les examens soient bradés », ajoute François Fillon.

Conséquences financières

Quand on lui demande ce qu’il compte faire si des blocages persistent, il rappelle avoir dit aux présidents d’université que le gouvernement ferait « intervenir les forces de l’ordre à chaque fois qu’ils le demanderaient ». Il indique que cela s’est produit « à vingt-cinq reprises ».
« Il faut par ailleurs, ajoute-t-il que les enseignants-chercheurs qui organisent les blocages sachent qu’ils en subiront les conséquences sur leur traitement ».
« Là où la situation est tendue, a-t-il poursuivi, j’ai demandé à Valérie Pécresse d’étudier deux solutions: un report des examens en septembre et l’organisation des épreuves en dehors des enceintes des universités bloquées ».
Le Premier ministre explique par ailleurs que « jamais, jamais » le gouvernement « ne reviendra sur l’autonomie des universités ». (Nouvelobs.com)

 



Darcos: «Pas de diplômes» pour les bloqueurs de facs

 

Article Libération.fr

Le ministre de l’Education a eu des propos durs lundi matin à
l’encontre des «quelques dizaines d’individus qui bloquent les cours»
dans certaines universités.

112 réactions

Xavier Darcos, ministre de l'Education.

 

 

Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a assuré lundi à RTL «qu’il n’y aura pas de licence es-grève» à propos du blocage de certaines universités.

«On ne donnera pas de diplôme à ceux qui font en sorte que l’Université de fonctionne pas», a affirmé Xavier Darcos, selon qui 28 des 85 universités sont «en partie troublées par quelques dizaines d’individus qui bloquent les cours», des blocages qui «nuisent aux étudiants les plus fragiles».

«Je le dis aux bloqueurs, a prévenu le ministre de l’Education, méfiez-vous, l’opinion se retourne», ajoutant qu’«il n’y aura pas de licence es-grève, de master en pétition ou de doctorat en blocage»
alors que les mouvements de protestation font peser des incertitudes
sur la tenue des examens et, partant, sur la validation de l’année
universitaire.

(Source AFP)

Xavier Darcos, ministre de l’Education. (Reuters)



Formation des maîtres : vers une sortie de crise

Article Le Figaro.fr

 

Chaque année, 120 000 étudiants s'inscrivent aux concours d'enseignant, et seuls 15 000 sont admis dans un Institut universitaire de formation des maîtres (ici, l'IUFM de l'académie de Créteil).
Chaque année, 120 000 étudiants s’inscrivent aux concours d’enseignant, et seuls 15 000 sont admis dans un Institut universitaire de formation des maîtres (ici, l’IUFM de l’académie de Créteil). Crédits photo : Le Figaro

Xavier Darcos et Valérie Pécresse devraient faire des propositions sur le recrutement des maîtres.

Formation des maîtres : vers une sortie de crise dans Actualités coeur-Alors que certaines universités entrent ce matin dans leur quinzième semaine de grève, les négociations concernant la formation des maîtres semblent commencer à porter leurs fruits. Baptisée dans un jargon conçu pour les seuls initiés, «masterisation des maîtres», cette réforme voulue par Xavier Darcos reste l’un des points d’achoppement qui oppose les syndicats d’étudiants et d’enseignants aux ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Or elle intéresse au premier chef les étudiants des universités de sciences humaines, langues, lettres et histoire qui sont à la fois les plus impliqués dans le conflit et les plus concernés par la réforme, puisqu’ils se destinent en grand nombre à l’enseignement.

Chaque année, 200 000 étudiants s’inscrivent aux concours d’enseignants, 120 000 d’entre eux se présentent aux épreuves et seuls 15 000 décrochent le sésame. Ce qui, dit-on chez Darcos, justifiait une réforme. «Il n’y aura pas de big bang cette semaine», prévient d’emblée un collaborateur d’un ministre. Pas de big bang, mais une politique de petits pas qui depuis fin avril, réunion après réunion, commence à rapprocher les points de vue. Ils sont généralement seize autour de la table : les deux directeurs de cabinet des deux ministres, dix représentants d’organisations syndicales et quatre de fédérations. «Nous cherchons à remettre de la raison dans ce dossier. Chacun fait part de ses convictions, il n’y a pas d’effets de manches, le débat est enrichissant et nous faisons émerger les idées», plaide Philippe Court, directeur de cabinet de Xavier Darcos.

 

Formation plus longue

Au départ, l’Éducation nationale, qui souhaitait une élévation du niveau de la formation des maîtres, voulait que le concours se déroule dès 2010 à l’issue d’un master 2, soit six ans après le bac contre quatre aujourd’hui. En contrepartie de cette formation plus longue, et donc plus tardivement rémunérée, les salaires d’entrée dans le métier devaient être revalorisés. Les universités, supplantant au pied levé les IUFM, devaient fournir des contenus de formation pour préparer en temps record les futurs profs. C’est cette idée brocardée par les étudiants et les enseignants qui devrait être assouplie cette semaine.

Le concours 2010 pourrait être ouvert aux étudiants inscrits en première année de master et non plus seulement à ceux en deuxième année comme prévu initialement. Une étape consensuelle qui transformerait les heureux élus en fonctionnaires stagiaires immédiatement rémunérés et non au bout d’un an. Ceux qui réussiraient resteraient sur les bancs de la fac un tiers de leur temps, et seraient dans des classes dont ils pourraient déjà avoir la responsabilité pour les autres deux tiers de leur formation. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU hostile à cette dernière mesure, reconnaît qu’il serait «sensible à un signe du gouvernement si mercredi, lors de la prochaine réunion sur la formation des maîtres, celui-ci ne préemptait pas l’avenir et acceptait de rémunérer les étudiants recrutés en master 1 en 2010.»

Une commission présidée par William Marois, recteur de l’académie de Bordeaux, et Daniel Filâtre, président de l’université de Toulouse-II, a été installée le 24 avril pour arrêter le cadre définitif de la réforme du recrutement. À l’étude : les contenus et les modalités des concours, l’articulation entre masters et concours et la place des stages étudiants. De quoi donner encore un peu de temps au temps et apaiser le climat conflictuel actuel.



Communiqué de la coordination nationale des universités

La coordination nationale des universités s’indigne de la campagne de
diffamation orchestrée par la ministre, l’UMP, l’UNI et complaisamment relayée
par une grande partie des principaux médias.
Le mouvement de grève historique des universités qui dure depuis trois mois
n’avait jusque là trouvé qu’un bien faible écho dans la grande presse. Nos
revendications y ont été systématiquement déformées, réduite à la seule
question du statut des enseignants-chercheurs alors que l’ensemble de la
communauté universitaire est aujourd’hui en lutte pour contester la casse
systématique du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche
orchestrée par la politique du gouvernement et en particulier par la loi LRU.
Une politique qui touche aux valeurs qui nous sont les plus chères et dont les
victimes sont l’ensemble des personnels de l’université, enseignants comme
personnels administratifs, techniques et des bibliothèques et, bien plus
encore, les étudiants d’aujourd’hui comme ceux des générations à venir.
C’est pour cela que notre détermination ne faiblit pas. Il suffisait de se
rendre dans les Assemblées Générales le plus souvent massives de ces derniers
jours dans la plupart des universités pour s’en rendre compte.
La dernière coordination nationale des universités a rassemblé à la Sorbonne
les délégués de 64 universités mobilisées dont la plupart sont aujourd’hui
encore en grève et/ou bloquées. Elle a réunit, comme depuis le début de ce
mouvement, un front extrêmement large de toutes les catégories, de toutes les
tendances et sensibilités politiques, des étudiants, des personnels BIATOSS,
des doctorants précaires, des enseignants vacataires, des maîtres de
conférences, des chercheurs, d’honorables professeurs des universités, etc. Ce
sont ceux là probablement que le Figaro de mardi décrit comme un groupuscule
d’extrême gauche manœuvrant dans l’ombre. Ce serait simplement risible et
ridicule si cette manœuvre diffamatoire ne s’inscrivait pas dans un processus
de répression administrative et policier déjà entamé depuis longtemps par le
gouvernement contre le mouvement social.
C’est dans ce cadre que le député UMP Damien Meslot a déposé un projet de loi
prévoyant des poursuites et des amendes contre les universitaires et les
étudiants en lutte. Cette nouvelle attaque directe sur le droit de grève est
une provocation contre l’ensemble des salariés. Le droit de grève est une
liberté fondamentale et le choix de leur modes d’action ne peut revenir qu’aux
grévistes eux-même.
La communauté universitaire n’a fait le choix d’utiliser cette liberté
qu’après avoir tenté toutes les autres formes d’intervention possible pour
interpeller le gouvernement sur des lois insupportables et dangereuses. Elle
n’a eu comme réponse que l’obstination et le refus de toute réelle
négociation. Le gouvernement s’est rendu seul responsable de la situation
dramatique de blocage des universités. Il doit maintenant retirer
immédiatement les décrets largement rejetés et annoncer clairement un
changement radical de sa politique universitaire et une large concertation
avec l’ensemble de la communauté.

Pour joindre l’ensemble des porte-parole par mail :

porte-parole@cnu.lautre.net



Montpellier III: une majorité d’étudiants votent contre la poursuite du blocage

Les étudiants de l’université Montpellier III (lettres et sciences humaines), réunis en assemblée générale, se sont prononcés lundi à une très large majorité contre la poursuite du blocage de l’université.

607 étudiants se sont prononcés contre le blocage, 215 pour, à l’issue d’une assemblée générale qui a duré plus de cinq heures.

Les cours devraient reprendre mardi matin. Une nouvelle AG sera organisée lundi 11 avec à nouveau une discussion et un vote sur le blocage du site.

Le vote de lundi est conforme à la consultation électronique organisée la semaine dernière par la présidence de l’université, à laquelle 2.118 étudiants avaient participé. 1.543 étudiants (72,82%) s’étaient prononcés contre le blocage. Montpellier III compte environ 16.000 étudiants.

Lundi, une majorité d’étudiants s’est prononcée aussi contre « la validation universelle des examens » ainsi que contre le « sabotage des examens ».

Le 27 avril, une majorité avait voté pour le blocage mais aussi pour la validation du semestre pour tous les étudiants. La présidence de l’université avait réagi en affirmant que cela ne pouvait « être envisagé un seul instant ».

Le Conseil d’administration de Montpellier III a établi un calendrier de rattrapage des cours et des examens, qui prévoit la prolongation des cours jusqu’au 16 mai, la semaine suivante permettant de compléter éventuellement le rattrapage des cours. Les examens du second semestre se dérouleront du 25 au 30 mai.

Le mouvement de protestation contre le projet de réforme de l’université dure depuis début mars à Montpellier III et a donné lieu à des blocages par intermittence.

© 2009 AFP



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