Journée nationale d’action du 2 avril 2009

2 avril 2009

 

De la Maternelle à l’Université :
Mobilisons-nous pour un Service Public de l’Education et de la Recherche
juste et solidaire

Suite à l’Assemblée Générale du 24 Mars à l’Université des Sciences de Montpellier, réunissant étudiants et personnels de l’Education Nationale et de la Recherche, nous avons décidé de réaliser effectivement la convergence de nos luttes en cours de la maternelle à l’université.
Aussi nous appelons parents d’élèves, collégiens, lycéens, étudiants et personnels de l’Education nationale et de la Recherche à continuer la mobilisation tous et toutes ensemble :

Mercredi 01 avril
•    Assemblée Générale des parents d’élèves, personnels, étudiants, lycéens, collégiens… à 14H campus de TrioletI
«De la Maternelle à l’Université»
(UM2, Bâtiment 7, Amphi Dumontet).

Jeudi 02 avril
•    Manifestation départ 14h du Peyrou
•    Rassemblement des cortèges venant des écoles, des collèges, des lycées et des universités devant l’IUFM à 19h30 pour une marche nocturne aux flambeaux dans Montpellier

Contacts :
•    Coordination nationale « Ecole en Danger » (www.agnationale.org)
Sud-Éducation, CNT-Éducation et non syndiqués…
•    Comité de mobilisation de l’UM3
•    Comité de mobilisation de l’UM2 (http://mobilisation-montpellier.effraie.org)
CGT (UM2, SNTRS) – Solidaires (Sud-Éducation, Sud-Recherche-EPST, Sud-Etudiant) –  FSU (SNESUP) – UNEF – et non syndiqués…



Université: l’évacuation musclée du rectorat provoque l’incompréhension

Article Libe.fr

 

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UNIVERSITÉS. L’évacuation du rectorat par les forces de l’ordre, vendredi après-midi, n’en finit pas de susciter des réactions, tant dans le milieu universitaire que politique et syndical. Rappel des faits. Vendredi midi, après leur assemblée générale, une cinquantaine de professeurs et étudiants de l’université d’Orléans décident d’investir les locaux du rectorat situés rue Saint-Etienne à deux pas de la préfecture. L’occupation pacifique et le face à face courtois entre manifestants et policiers laissent place, en fin d’après-midi, à une évacuation musclée. Bilan: l’arrestation d’un étudiant qui comparaîtra le 9 septembre devant le tribunal correctionnel d’Orléans et une conseillère régionale légèrement choquée. (Lire la suite…)

«Sud éducation Loiret, Sud étudiants Orléans et Sud recherche tiennent à exprimer leur soutien sans réserve à Aurélien (l’étudiant arrêté – ndlr). Ils demandent la levée des poursuites engagées contre Aurélien, bouc émissaire de cette action collective». Les syndicats s’interrogent également sur «le fait qu’une action non violente ait pu donner lieu à un tel dérapage au moment de l’intervention des forces de l’ordre».

Rectorat7 «Le pouvoir porte donc l’entière responsabilité des diverses « escalades » et violences actuelles. Au lieu de céder sur les revendications majoritaires du monde universitaire, il choisit la violence et la répression», écrit Stéphane Bois, porte-parole du nouveau parti anticapitaliste orléanais dans un autre communiqué adressé aux médias. «C’est bien comme en Guadeloupe un mouvement d’ensemble et généralisé qui le fera céder ou se démettre», conclut-il.

La coordination des personnels et étudiants de l’université d’Orléans et des organismes de recherche, elle, «condamne vivement les brutalités policières survenues lors de l’occupation pacifique du rectorat de l’académie Orléans-Tours». Elle dénonce «l’interpellation arbitraire d’un étudiant (…) et exige qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Elle constate que « c’est la seule réponse que le gouvernement oppose à huit semaines de mobilisation légitime».

Mars132009_093 Au moment de l’évacuation, Micheline Prahecq, conseillère régionale socialiste a été bousculée par un policier. Elle s’en tire avec une grosse frayeur. «Elle est choquée, mais tout va bien pour elle», confirme un proche.

Cette évacuation musclée devrait, paradoxalement, renforcer les opposants à la loi Pécresse dans leur combat entamé début février.

Mourad Guichard

(photos: DR)

 



LES PROFS OCCUPENT LA SORBONNE

Face à la mainmise du Rectorat sur la Sorbonne, armée de CRS et de vigiles privés, face à la politique répressive qu’il y mène, face à l’autisme du gouvernement, les enseignants-chercheurs des universités parisiennes ont décidé d’occuper pacifiquement et symboliquement la Sorbonne.

Un rassemblement festif de soutien a lieu en ce moment place de la Sorbonne : venez nombreux nous soutenir !

Communiqué :

« Nous, enseignants-chercheurs des universités parisiennes, exigeons que cessent définitivement les contrôles policiers, les fouilles, les fermetures à répétition de la Sorbonne et des autres centres d’enseignement et de recherche. Nous demandons le rétablissement de notre liberté d’étudier, d’enseigner, de chercher et de nous réunir. La Sorbonne doit rester ouverte ! La Sorbonne est aux universités, pas au Rectorat ! Libérons la Sorbonne !

Mais ce qui se passe à la Sorbonne n’est qu’un symptôme d’une politique générale. Nous dénonçons la politique de répression du mouvement des universités et de toutes les protestations en cours ; nous nous alarmons des graves menaces qui pèsent sur les libertés publiques.

Nous demandons donc :

1) que le Recteur de l’Académie de Paris reçoive une délégation pour discuter de la fin des contrôles, des fouilles sur le site de la Sorbonne et sur son ouverture permanente ; ainsi le dialogue remplacera l’arbitraire et la répression ;

2) Que le gouvernement cesse ses manœuvres dilatoires et accède sans conditions aux revendications de la communauté universitaire en retirant sans délai ses contre-réformes (retrait des réformes de la formation des enseignants, du statut des enseignants-chercheurs, du contrat doctoral unique et restitution des postes supprimés en 2009).

L’exaspération est à son comble : c’est seulement après ces retraits que sera enfin possible un retour au dialogue, à la sérénité ainsi qu’une reprise des cours à slaquelle nous aspirons tous.

En attente d’une réponse, nous restons dans la Sorbonne dont nous n’aurions jamais dû être chassés. »

 

Article Le Monde.fr

80 personnes évacuées à La Sorbonne

 

Les quatre-vingts personnes travaillant à la Sorbonne et qui occupaient toujours, jeudi 26 mars, une partie des locaux universitaires, ont été évacuées par la police entre 20h50 et 21h20, sans violence, a indiqué la préfecture de police.

Selon les organisateurs du mouvement de protestation, environ cent cinquante personnes, des personnels (enseignants et « Biatoss ») de Paris-I, Paris-III, Paris-IV et de l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), avaient occupé à partir de 15 heures une partie des locaux de la Sorbonne. Sur le blog Grève active à la Sorbonne, Nicolas Offenstadt, maître de conférences à la Sorbonne, avait expliqué la démarche :

L’occupation, effective peu après 15 heures, a été décidée par une assemblée générale interfacultés des personnels des universités concernées (vidéo diffusée sur le blog Grève active à la Sorbonne) :

L’occupation a visé une partie des bâtiments de la Sorbonne « historique », au cœur de Paris (Ve arrondissement) notamment l’unité de formation et de recherche d’histoire de Paris-I et la salle Marc-Bloch.

« Nous voulons manifester ainsi notre exaspération de ne pas être entendus après huit semaines de grève, ainsi que les conditions d’accès à la Sorbonne imposées par le rectorat, notamment le filtrage de toutes les entrées pour empêcher la tenue de réunions sans contrôle », avait expliqué Annliese Nef, maîtresse de conférences à Paris-IV. Jean Salem, professeur de philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et directeur du centre d’histoire des systèmes de pensée moderne, réclame « qu’on [les] laisse en paix » (vidéo diffusée sur le blog Grève active à la Sorbonne) :

 

 



De quelques principes à respecter

La formation des enseignants mérite autre chose qu’un empilement de mesures incohérentes et une vision dévaluée du master. Les dernières propositions communiquées le 20 mars 2009 ajoutent une extrême confusion à l’incohérence, déjà signalée par différents acteurs. En maintenant les épreuves du concours actuel mais en modifiant les conditions de préparation en amont et de formation en aval, sans fournir d’autre cadre que celui très vague de masters 1 et 2, le ministre prend le risque de dénaturer le sens même de la mastérisation puisqu’il faudrait valider par des masters inventés pour l’occasion, et pour une seule année, une préparation et une formation professionnelle existantes, ou bien à l’inverse prétendre préparer au concours et former au métier de futurs professeurs dans le cadre de masters existants n’ayant aucun caractère professionnalisant. Sauf à considérer qu’on peut jouer sans vergogne avec le diplôme de master et l’adapter à toutes les opportunités pour sortir d’une crise, il est clair que la solution proposée n’a pas de validité : elle contrevient aux principes élémentaires, scientifiques, pédagogiques et éthiques qui régissent l’université. Elle conduirait, si elle était appliquée, à la confusion la plus totale et la transition, au lieu de permettre une mise en œuvre progressive de la mastérisation, aboutirait à la discréditer.
Il faut préserver les conditions d’une mise en œuvre sereine de la mastérisation en rétablissant les conditions de préparation des concours et de formation professionnelle telles qu’elles existent à ce jour, selon les termes de la Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école et les divers textes réglementaires antérieurs. Personne ne peut aujourd’hui prétendre raisonnablement passer outre la loi ou prendre de nouveaux décrets qui modifieraient l’organisation et la préparation des concours avant la rentrée 2009. Aussi est-il de l’intérêt supérieur de l’Etat de reconduire l’existant pour un an : préparation des concours avec inscription dans les instituts prévus à cet effet, formation ultérieure sous la forme d’une stagiarisation qui seule peut permettre de professionnaliser les futurs enseignants. La délivrance d’un grade de master aux lauréats, sans passer par une diplômation artificielle, permettrait de résoudre temporairement la question de l’entrée dans la mastérisation et constituerait une véritable transition.
Un vaste débat est nécessaire : il ne sera possible qu’au prix d’un apaisement de la situation et de l’association de tous les acteurs et experts concernés. En particulier, il est curieux de constater que les instituts dédiés actuellement à la formation ne sont destinataires d’aucune des propositions de transformation du système. Si le pilotage des universités est fort légitimement concerné, à travers la CPU, il est tout aussi indispensable que la conférence des directeurs soit présente dans ces débats. On imaginerait mal la conduite de réformes portant sur le métier d’ingénieur ou les carrières technologiques qui n’associerait pas écoles d’ingénieurs et IUT. A partir de ce prérequis, toutes les questions qui font aujourd’hui obstacle pourront être levées : place du concours, éléments de rémunération, offre de stage, accompagnement à l’entrée dans le métier, et fonction des instituts dans ce dispositif.

 

P.Demougin, directeur de l’IUFM de l’académie de Montpellier

 

De quelques principes à respecter dans Université et enseignants chercheurs pdf Communique IUFM



Quatre présidents d’université appellent à la mobilisation

Hier, réunis au colloque annuel de la Conférence des présidents d’université, les présents ont lancé un appel à la reprise des cours. Quatre de leurs confrères, et pas des moindres puisqu’il s’agit de Pascal BINCZAK, (Paris 8 Vincennes), Bernadette MADEUF (Paris-Ouest-Nanterre), Georges MOLINIE (Paris IV La Sorbonne) et Philippe ROLLET (Lille -I) – ont décidé de leur répondre vertement.

Ajout à 16h 40 : je reçois à l’instant la signature de ce texte de la présidente de Montpellier-3 Paul Valery, Anne Fraïsse.

Voici cet appel qui sera probablement signé dans la journée par d’autres présidents d’université. Il montre que la colère du milieu universitaire reste forte, large et que la CPU dans sa composition actuelle n’en represente qu’une partie. Lire ici une analyse de la situation du mouvement de contestation.

Tonnerre de Brest ! La Conférence des Présidents d’Université (CPU) tient depuis le mercredi 25 mars son colloque annuel, à Brest. Pendant ce temps, nos ministres de tutelle maintiennent le cap des réformes que la communauté universitaire, après huit semaines de mobilisation, continue massivement à rejeter. Pendant que les présidents réunis à Brest appellent clairement les universitaires à rentrer dans le rang au prétexte que leurs principales revendications auraient été satisfaites, nos universités voient dans les faits le mouvement en cours se poursuivre, voire s’amplifier, avec une détermination et une inventivité étonnantes. Nous, présidents d’université responsables, avions hésité à participer à ce colloque brestois de la CPU que nous jugions pour le moins inopportun… et qui ressemble ces jours-ci  à une fuite à Versailles !

Le dernier communiqué de la CPU, ainsi que les conditions dans lesquelles se tient son colloque, justifient amplement nos préventions. En capitaines de navires qui traversent une tempête comme l’université n’en a pas connue depuis 1968, nous considérons que notre devoir est de rester sur le pont, solidaires de nos collègues enseignants-chercheurs et personnels administratifs, solidaires de nos étudiants.

Cet « Appel de Brest » lancé mercredi par la CPU invitant unanimement à la reprise des cours et de l’organisation des examens, sonne comme une réponse à «l’Appel de la Sorbonne» que nous avions lancé le 9 février, par lequel nous appelions les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à «retirer tous les projets de réformes controversés» et à organiser une véritable concertation pour construire sur de meilleures bases l’avenir de nos institutions universitaires. Ce communiqué n’a donc été voté qu’à l’unanimité des présidents présents à Brest et n’exprime donc nullement une position unanime de l’ensemble des présidents d’université.

Notre sens de la responsabilité nous conduit également à regarder les circonstances avec les yeux de l’honnêteté, à dénoncer le fait que nos ministres n’ont toujours pas pris la mesure de la situation, à regretter l’étrange surdité de certains collègues qui depuis le phare de Brest croient observer que le «champ de la concertation» a réellement été ouvert et qu’il convient donc que les universités reprennent leur activité normale… Fermez le ban !

Pour ce qui nous concerne, nous constatons que la réforme dite de la «mastérisation» reste confuse dans l’organisation qu’elle propose pour les concours de recrutement et que ce projet est maintenu dans des termes et des principes que nous continuons à rejeter comme nocifs tant à la qualité qu’à la cohérence de la formation des enseignants des premier et second degrés. Les dernières propositions du ministère génèrent une confusion pointée par tous les acteurs de la formation des enseignants en prétendant échanger un recul dans la mise en place des nouveaux concours contre une mise en place immédiate des nouvelles formations. C’est là une manœuvre pour faire entériner à l’avance tout le processus combattu par la majorité de la communauté universitaire. La seule solution simple et claire est de proroger le dispositif actuel dans sa totalité, pour un an (y compris l’année de formation en alternance). Nous constatons aussi que l’augmentation des moyens promise par les pouvoirs publics ne s’est jusqu’à présent traduite que par le travestissement des dotations budgétaires de l’Etat (qui font en réalité apparaître une baisse sensible de nos moyens) et que les suppressions de postes pour l’année 2009 sont toujours maintenues.

Nous constatons encore que la réforme du statut des enseignants-chercheurs, loin de satisfaire les attentes des personnels concernés, continue d’aggraver les contradictions de la loi LRU. Inscrite dans la dernière version du projet de décret, la possibilité pour les enseignants-chercheurs de choisir librement l’établissement dans lequel ils souhaitent effectuer leurs activités de recherche empêchera les acteurs de l’université de conduire efficacement la politique scientifique de leurs établissements, telle que la loi LRU pourtant les invite à la construire de manière autonome. Et c’est encore la concurrence entre universités qui sera ainsi exacerbée. Cette nouvelle version d’un décret que la ministre ne finit pas de réécrire, est proprement irréaliste en ce qu’il hypothèquerait tout recrutement sur les bases d’un profil de recherche correspondant à la politique scientifique de l’établissement.

Notre sens des responsabilités nous appelle, enfin, à garantir la qualité des diplômes de l’année 2009. Nos universités ont acquis depuis longtemps une expérience en matière d’aménagement des modalités de validation des cursus en période de grève, et nous n’avons pas besoin d’injonctions pour prendre les mesures qui conviennent à la situation. La fébrilité manifeste de certains, qui les conduit, face aux revendications des étudiants, à préférer à l’échange d’arguments, celui de gestes violents, dans des altercations confuses, ne les qualifie pas pour donner des leçons de responsabilité. Il est plus que temps de négocier sérieusement en acceptant de traiter globalement une crise qui est globale, ce qui suppose d’abord de retirer, comme nous le demandons depuis plusieurs semaines, les projets de réforme controversés. Cette crise aurait pu être évitée et réglée en quinze jours au mois de janvier : poursuivons tous la mobilisation pour que cette crise ne pourrisse pas davantage l’année universitaire.

Pascal BINCZAK, Président de l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis Bernadette MADEUF, Présidente de l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense Georges MOLINIE, Président de l’université Paris IV La Sorbonne Philippe ROLLET, Président de l’université Lille I



Enseignement Supérieur Recherche Elargir la mobilisation pour gagner ! (communiqué de l’intersyndicale)

Les cinq semaines d’actions continues dans les universités, dans les autres établissements d’enseignement supérieur, dans les organismes de recherche, n’ont en rien entamé la détermination de la communauté scientifique et universitaire. Malgré de premiers reculs a minima, comme le gel des suppressions d’emplois dans l’enseignement supérieur annoncé pour 2010 et 2011, la mobilisation ne faiblit pas.L’absence de réponse du gouvernement aux revendications globales(retrait des projets de décret enseignants-chercheurs et contrat doctoral unique, retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants dite de « masterisation », restitution de tous les emplois supprimés et plan pluriannuel de créations d’emplois, arrêt du démantèlement des organismes de recherche), appelle à poursuivre la mobilisation pour maintenir la pression sur le gouvernement.Les organisations soussignées appellent à faire des succès :

- de la manifestation unitaire « De la maternelle à l’enseignement supérieur et la recherche» du mercredi 11 mars, nouvelle étape pour exprimer nos revendications, en convergence avec l’enseignement primaire et secondaire : la qualité de la formation et du recrutement des enseignants est un enjeu essentiel pour l’avenir des élèves et de la société ;

- de la réunion des délégués des AG de laboratoires du 12 mars,  pour larecherche, dans les différents EPST, EPIC et les universités ;

- de la grève et des manifestations interprofessionnelles du 19 mars,pour la défense de l’emploi, des salaires, du service public. Les organisations soussignées dénoncent la stratégie de «saucissonnage» des dossiers employée jusque là par le  ministère. En ne répondant pas aux revendications, le gouvernement prendrait la responsabilité d’exacerber la colère des collègues. C’est à la radicalisation du mouvement que nous pourrions assister. Les organisations exigent du gouvernement qu’il réponde de manière globale et responsable sur l’ensemble de nos revendications et engage de réelles négociations.

Signatures :

FSU (SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU)
CGT (CGT-SNTRS, FERC Sup CGT, CGT-INRA)
CFDT (SGEN-CFDT Recherche EPST)
SOLIDAIRES (SUD Recherche EPST, SUD Education)
SLR, SLU
UNEF
Voici la liste des manifestations pour le 11 mars telle que connue au SNESUP ce lundi soir.
http://www.snesup.fr/Le-Snesup/L-agenda-du-SUP?aid=3973&ptid=6



Les facs de Montpellier sont mobilisées et en grève depuis le 02 février, mardi 10, elles proposent une soirée « Nuit de l’université »

nuit universités



Enseignants-chercheurs : le conflit continue

Article Nouvel Obs.com

La Coordination nationale des universités juge « inacceptable » la réécriture du texte sur le statut des enseignants-chercheurs annoncée vendredi et appelle à une « amplification du mouvement ».

La Coordination nationale des universités, réunie vendredi 6 mars à Paris XII-Créteil, a jugé « inacceptable » la réécriture du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et a appelé à une « amplification du mouvement » contre les réformes dans l’enseignement.
« La réécriture du décret est inacceptable dans la mesure où elle maintient les orientations du premier texte », indique un communiqué adopté par la Coordination, qui « dénonce cette supercherie ».
La Coordination, qui regroupe des enseignants-chercheurs, des personnels administratifs et des étudiants, est l’un des principaux mouvements opposés aux réformes dans l’enseignement.

« Des pseudo-négociations »

« Valérie Pécresse fait croire à une avancée significative des pseudo-négociations », poursuit le communiqué qui appelle à manifester le 11 mars, à l’occasion d’une journée d’action des personnels de l’enseignement, lancée par la FSU, première fédération de l’Education.
Un compromis a été trouvé sur la question du statut des enseignants-chercheurs entre Valérie Pécresse et quatre syndicats mais un désaccord persiste sur la question de la formation des enseignants, empêchant « une sortie de crise » dans les universités.
Au terme d’une troisième et dernière séance de négociations – 23 heures au total – « nous avons un projet de décret réécrit, équilibré, qui prend en compte l’ensemble des positions qui se sont exprimées », a annoncé à la presse Valérie Pécresse.
Le 25 février, à la quatrième semaine de grogne universitaire, le Premier ministre, François Fillon, avait demandé que le projet soit « entièrement réécrit ».

« Recréer les conditions de la confiance »

Le nouveau texte a pour objectif « de recréer les conditions de la confiance au sein de la communauté universitaire », a souligné Valérie Pécresse, affirmant qu’il « apporte toutes les garanties et protections nécessaires aux universitaires dans le cadre de l’autonomie » des universités.
Les syndicats ayant accepté de négocier – Sgen-CFDT, Sup-Recherche Unsa, AutonomueSup et FO – on exprimé leur satisfation hormis FO qui n’a pas fait de commentaire.
« L’état actuel du décret est satisfaisant pour nous », a ainsi dit le Sgen-CFDT, Sup-Recherche’Unsa parlant d’une « étape franchie ». AutonomueSup ne « s’oppose pas au texte », ayant obtenu « satisfaction sur la forme ».
Le principal syndicat du supérieur, le Snesup-FSU, avait décliné l’invitation, jugeant trop restreint le cadre des discussions.
Le texte prévoit que la modulation du service d’un enseignant-chercheur (répartition de l’emploi du temps entre enseignement, recherche et autres activités) ne puisse intervenir qu’avec l’ »accord de l’intéressé ».
Il prévoit aussi leur évaluation tous les quatre ans, par le Conseil national des universités (composé de pairs), de manière transparente.

« Un contentieux important »

S’agissant des promotions, l’accord s’est fait, qui sera précisé par un arrêté: 50% d’entre-elles se feront au niveau national par le CNU, 50% au niveau local par les universités.
Pour autant, aucun des négociateurs n’a voulu parler de sortie de crise.
« Il reste un contentieux important qui rend la sortie de la crise difficile: c’est la réforme de la formation des enseignants. S’il n’y a pas de geste la semaine prochaine de Valérie Pécresse et surtout de Xavier Darcos le mouvement risque de continuer », a estimé Michel Piecuch (Sgen-CFDT),.
« La situation de l’université reste problématique à cause d’autres réformes » comme « celle de la formation des enseignants », a dit Yves Markowicz (Unsa).
Autonomesup n’acceptera définitivement le projet de décret que « si nous obtenons satisfaction » sur la « formation », a dit Jean-Louis Charlet.
Tous ont demandé le report d’un an de cette réforme, qui doit entrer en vigueur en 2009-2010 et l’ouverture d’une négociation avec les deux ministres.

« Manœuvres dilatoires du gouvernement »

Les principales critiques adressées à la réforme visent son caractère précipité, l’institution d’une formation professionnelle (stages en responsabilité) jugée insuffisante – supprimant l’année d’IUFM actuelle rémunérée – l’obligation de préparer des concours en même temps qu’un diplôme de master, et, pour certains des concours au contenu dévalorisé.
Vendredi, la Coordination Nationale des Universités a dénoncé des « manœuvres dilatoires du gouvernement » et « ses stratégies de division », maintenant son mort d’ordre de grève illimitée.
La prochaine réunion de la Coordination est prévue le 16 mars à Dijon.

 

 

Article Le Parisien.fr

 

Sorbonne cernée par la police : un étudiant témoigne

La Sorbonne renoue avec la grève et les cordons de police. Les cours étaient suspendus vendredi à l’université de Paris IV où les étudiants grévistes tentent de faire arrêter les rares cours du Capes et de l’agrégation dispensés. La célèbre faculté est cernée par un important dispositif de police.

Selon Julien, un étudiant qui se trouve à l’intérieur de l’université, «200 à 250 personnes sont dans les locaux et pas seulement des étudiants, mais aussi des profs et des personnels administratifs qui participent aux assemblées générales». Ce vendredi matin, seuls les membres de Paris IV ont été admis sur présentation de leur carte professionnelle. Désormais, des vigiles et des policiers à l’extérieur du bâtiment filtrent les accès. «L’ambiance est bon enfant, raconte Julien. On discute dans la cour, au soleil. On est en train de réfléchir à la suite du mouvement, on va décider si on continue ou non l’occupation ce soir.»Les assemblées générales ont aussi pour but «d’expliquer le danger de la réforme actuelle notamment, la baisse du niveau de formation professionnelle pour les futurs enseignants et la suppression de l’année de stage rémunérée 1.300 euros par mois pour les élèves-professeurs», ajoute Maxime Lonlas, vice-président de Paris IV et responsable de l’Association générale des étudiants de Paris IV, première organisation étudiante de cette université. Cette grève s’inscrit dans le mouvement de protestation contre la réforme d’université menée par Valérie Pécresse.

 

Article Rue89.fr

A la Sorbonne, entrée interdite pour les profs grévistes

 

A la Sorbonne, deux assemblées générales réunissant d’un côté les personnels, de l’autre les étudiants, ont voté jeudi 5 mars le blocage de l’université jusqu’à mardi. Sur le coup de 8 heures, ce vendredi matin, Fabrice Bensimon, gréviste et professeur des universités qui enseigne en anglais dans cette fac parisienne, a voulu pénétrer dans l’enceinte. Impossible. Contacté par Rue89 au téléphone, il raconte :

« J’avais un badge et un brassard, et les gardes mobiles qui entourent la Sorbonne m’ont empêché d’accéder au bâtiment où j’enseigne d’ordinaire, et où je partage des bureaux. Nous étions ainsi une centaine, dehors, à vouloir entrer, dont environ un quart d’enseignants grévistes. Les profs non-grévistes, eux, n’avaient aucun problème pour passer. »

L’enseignant rappelle que le bâtiment de l’université, place du Panthéon, dépend du rectorat - »donc du ministère »- et que le but était d’empêcher le blocage de la fac en fltrant l’entrée pour que les cours aient bien lieu à l’intérieur… et que la grève reste hors les murs. En fin de matinée, la plupart des enseignants en grève avaient toutefois réussi à franchir le seuil mais « en montrant patte blanche, c’est-à-dire en planquant nos brassards pour ruser et investir les lieux. »

Mercredi, la Sorbonne occupée par une centaine d’étudiants avait de nouveau été évacuée par les force de l’ordre, comme la semaine précédente.

 

 

 



Grogne universitaire : les étudiants doublent les profs

Article Midi Libre Nimes

DR

 

 

« Ne rien céder ! » Tel est le mot d’ordre des étudiants. Tandis que le mouvement des enseignants-chercheurs semble s’affaiblir, les étudiants ont décidé de rester dans l’action. A l’université de Nîmes, le syndicat majoritaire Unef appelle à une nouvelle manifestation cet après-midi, dans le cadre d’une journée d’action nationale.
« Le mouvement n’a pas changé, nous restons mobilisés pour nos revendications, déclare la présidente de l’Unef, Sahra Aoudia. Nous n’avons rien obtenu concernant les réformes des allocations de moyens pour les facs, rien non plus sur les conditions de vie des étudiants. La ministre nous a oubliés. » A Unîmes, de retour de vacances, le 23 février, une poignée d’étudiants sont restés mobilisés. Ils ont organisé plusieurs assemblées générales, qui se sont vite transformées en « réunions ». Loin d’être majoritaire, le mouvement de grogne peine à rassembler. Combien seront-ils cet après-midi, à 14 heures, au départ du site des Carmes ? « Notre objectif est de débrayer dans tous les amphis », poursuit Sahra Aoudia.
Dans cette nouvelle manifestation, les enseignants- chercheurs à l’origine du conflit universitaire – mais minoritaires à Nîmes où les vacataires sont bien plus nombreux -, parraissent en retrait. Les étudiants ont en revanche obtenu le soutien du syndicat enseignant FSU, qui s’oppose comme les jeunes à la « masterisation » de la formation des enseignants.



Manifestation universitaires à Nimes jeudi 5 Mars

manif 5/3/09



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