Le lycée Charles Gide est encore à la pointe de la contestation

Communiqué de presse

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  • Le taux de gréviste à la mi-journée est de plus de 80 % chez les enseignants (le taux définitif n’est connu qu’à la fin de la journée).
  • Moins de 50 élèves présents ce matin à 8h.

Pourquoi sommes-nous en grève ?
Pour dire :

  • Non à la réforme du lycée proposée par le gouvernement
  • Non au budget 2009 proposant moins de moyens pour les élèves
  • Non à 13 500 suppressions d’emplois dans l’éducation nationale
  • Non aux classes surchargées
  • Non aux heures supplémentaires imposées
  • Non aux postes partagés sur plusieurs établissements
  • Oui à une réforme du lycée juste et équitable
  • Oui à un autre budget rétablissant les postes supprimés
  • Oui à de meilleurs conditions d’études et de travail pour tous
  • Oui à un lycée de la réussite pour tous avec des classes à 28 élèves
  • Oui à une revalorisation de nos métiers

Pour la section locale du SNES du lycée Charle Gide



Décompte des grèvistes

Aujourd’hui, jeudi 20 novembre, la mobilisation a été forte chez les enseignants contre la politique menée par le ministre Xavier Darcos : suppressions de 13 500 postes, attaque des RASED, réforme du lycée qui induit la diminution de l’offre d’enseignement… Les manifestations qui ont regroupé plus de 200 000 personnes dans plusieurs villes de France en témoignent.
Or, alors que la FSU compte 70% de grévistes dans le premier degré et 50% dans le second degré au niveau national, nous apprenons ce soir les chiffres officiels donnés par l’Inspection d’Académie de Créteil.
Ainsi pour le département de Seine-et-Marne, l’IA donne des taux de grévistes dérisoires : 11% de grévistes dans les collèges, 15% dans les lycées professionnels et 8,5% dans les lycées généraux ! Ces chiffres très faibles s’expliquent par la nouvelle méthode de comptage mise en place par le Rectorat : jusqu’ici les chefs d’établissement devaient fournir le nombre de grévistes à 8h comparé au nombre d’enseignants attendus (c’est-à-dire qui donnent cours à 8h). Or les formulaires que devaient remplir ce matin les principaux de collèges et les proviseurs leur demandaient de donner le nombre de grévistes comparé au nombre total de professeurs de l’établissement, ce qui a pour conséquence directe de faire baisser fortement les taux de participation à la grève !
Ainsi, au lycée Jean Moulin de Torcy (77), 18 professeurs étaient grévistes ce matin à 8h. Seuls 24 enseignants avaient cours à cette heure, ce qui fait un pourcentage de 75% de grévistes. Or le proviseur a dû remonter le chiffre de 18 grévistes sur 68 (nombre total de professeurs exerçant dans ce lycée), ce qui a fait chuter le taux de grévistes à 26,4% !
Des chefs d’établissement rencontrés ce matin se sont dits surpris et choqués de ce nouveau mode de comptage.
Un professeur de lycée ou de collège ne peut évidemment pas faire grève les jours où il ne fait pas cours ! Le mode de calcul imposé par le Rectorat est scandaleux et mensonger. Nous dénonçons la manipulation et la censure qu’impliquent ce mode de comptage des grévistes.



GRÈVE NATIONALE UNITAIRE JEUDI 20 NOVEMBRE

Communiqué de presse

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Dans toute l’Éducation de la maternelle à l’Université

Investir dans l’Éducation, c’est préparer l’avenir !

GRÈVE NATIONALE UNITAIRE
JEUDI 20 NOVEMBRE
A l’appel des syndicats enseignants : SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, SUD EDUCATION, SGEN-CFDT,CGC, SNETAA, SNUDI-FO.

Manifestation départementale à Nîmes :14h30
devant l’inspection académique (58 rue Rouget de Lisle), arrivée à la préfecture.

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Les deux organisations lycéennes nationales, UNL et FIDL,
appellent les lycéens à la manifestation auprès des enseignants le jeudi 20 novembre.

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La FCPE invite aussi les parents à manifester le 20 novembre.

Après le succès de la manifestation du 19 octobre, l’ensemble des organisations syndicales dans le premier degré, le supérieur, et l’intersyndicale du 2nd degré appellent à la grève le jeudi 20 novembre. Une action nationale qui s’inscrit dans le cadre de la semaine de mobilisation du 17 au 21 novembre à l’appel du collectif associant parents, personnels, élèves et partenaires de l’éducation, qui avait initié la manifestation nationale du 19 octobre.

Pour les enseignants voici les revendications :

POUR UN AUTRE BUDGET 2009
Annulation des 13 500 suppressions d’emplois, rétablissement des postes supprimés, plan pluriannuel de recrutements.

POUR DE MEILLEURES CONDITIONS D’ÉTUDES
ET DE TRAVAIL EN COLLÈGE ET EN LYCÉE
Du temps au service des élèves,
Des effectifs décents,
Du temps pour le travail en équipe,
Du temps pour se former

POUR UN LYCÉE DE LA RÉUSSITE POUR TOUS
Trois voies de formation, maintien de la voie technologique,
Des parcours lisibles et cohérents d’accès au bac pour tous les lycéens,
Des disciplines et des métiers respectés.
Des horaires suffisants, des dédoublements
.
POUR REVALORISER NOS MÉTIERS
Ouvrir de vraies perspectives de carrière pour tous,
Reconnaître les qualifications, revaloriser nos métiers et nos salaires,
Recruter au niveau master avec des concours préservés, et une véritable formation.

POUR LE RESPECT DU PARITARISME
Respect des règles collectives dans toutes les opérations de gestion, et du contrôle paritaire par les élus des personnels, garantissant équité et transparence.

Pour le Snes Du lycée Charles Gide



La réforme du Lycée vue par la FIDL

ARGUMENTAIRE

Logo FIDL

Réforme du lycée

Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, prépare sa réforme du lycée depuis près d’un an.
Il annonce un changement radical pour le lycée général et technologique, changement qui serait mis en place à la rentrée 2009 en classe de seconde.
L’objectif annoncé est de résoudre les problèmes du lycée, tels que l’échec scolaire, l’orientation et l’accès aux études supérieures. En réalité, cette réforme a pour réel objectif de justifier une politique de restrictions budgétaires. Cet objectif s’accompagne d’une volonté de ne plus faire du lycée un émancipateur social.

1)    Qu’est-ce que la « réforme du lycée » ? Une escroquerie !

Depuis la rentrée, un battage médiatique sur cette réforme nourri par des explications au compte-goutte du ministre crée une grande confusion.
En prenant le prétexte de s’inspirer d’autres modèles européens, le lycée français changera autant sur la forme que sur le fond. Concrètement, la seconde de 2009 sera organisée de cette façon:

2)    Quel sera le lycée de demain? Le lycée light !

Le lycée de demain sera radicalement différent de l’actuel. En effet, au-delà de la disparition d’un réel groupe classe, trois tendances majeures se dessinent à travers la réforme proposée par Darcos :
- des programmes sans aucune spécificité pour ce qui est du tronc commun ainsi qu’un lycée à la « carte ». Sur ce dernier point, derrière l’aspect sympathique de la liberté de choisir ses matières, aucun accompagnement en termes d’orientation n’est prévu, ce qui multipliera la situation d’élèves perdant pied ou construisant un parcours « fun » mais sans cohérence pour l’accès aux études supérieures.
- un abandon de la volonté d’apprendre au lycéen à penser par lui et volonté d’en faire un mouton docile (cf. remise en cause de l’enseignement de Sciences Economiques et Sociales au profit de la « découverte du monde de l’entreprise », attaques répétées contre l’enseignement de philosophie en terminale…).
- une restriction du nombre d’heures enseignées au lycée et donc l’émergence d’un lycée « light », avec le risque que cela représente pour la reconnaissance de la valeur du diplôme du baccalauréat. Sauf pour celles et ceux dont les parents pourront payer des boîtes privées certifiant les connaissances dans tel ou tel domaine ! Bref, sans avoir l’air d’y toucher, cette réforme remet potentiellement en cause la valeur nationale du diplôme du baccalauréat et pourrait conduire, contre toute volonté d’égalité sociale, que les plus modestes se voient décerner des diplômes dévalorisés.

3)    Y a-t-il un rapport entre les suppressions de postes et la Réforme du lycée? Celle-ci sert à masquer celles-là !

Il existe un rapport direct entre les suppressions de postes et la réforme puisque les suppressions de postes font partie des dommages collatéraux de cette Réforme.
En effet, la réforme prévoit une considérable réduction des matières du tronc commun ainsi que le remplacement de l’Aide Individualisée en seconde (anciennement assurée par des professeurs) par des heures de soutien assurées par des étudiants ou des surveillants.
En réalité, la réforme est pensée dans le cadre des contraintes budgétaires et, derrière des prétendus accents de modernité, permet d’adapter le service public de l’Education au peu d’argent qu’on veut bien lui accorder. Moins de budget, moins de profs, moins d’heures de cours ! Voilà la logique profonde du ministère et de sa réforme cache-sexe.

4)    Le baccalauréat va-t-il changer avec la réforme? Oui, et pas en bien !

Même si la réforme du lycée n’est pas encore dévoilée pour le cycle « terminale », on peut apporter des éléments de réponse à cette question. En effet, au vue de la semestrialisation des options, il est difficile de concevoir une autre solution que le contrôle continu étant donné qu’il serait très compliqué d’organiser un examen tel que se déroule le bac actuellement, en contrôle terminal à la fin de chaque semestre. D’autant plus que cela augmenterait les coûts alors que tout est fait pour que l’Etat dépense de moins en moins pour notre éducation !
En outre, qui dit « lycée light » dit « bac light » (cf. point 2 de l’argumentaire).

5)    Quelle est la position de la FIDL sur cette réforme? Retrait !

La FIDL est pour une réforme qui changerait le lycée dans le but de l’améliorer et de former de manière plus adéquate et efficace la France de demain.
Ce que nous déplorons aujourd’hui sont de manière générale les motivations économiques du ministre pour la construction d’un nouveau lycée.
Nous déplorons également le manque de prise en considération des revendications lycéennes du printemps dernier ainsi que lors des discussions où la FIDL a été conviée. Le ministère ne fait pas une réforme pour améliorer le lycée. Il fait une réforme pour réaliser des économies budgétaires. Le ministère ne fait pas une réforme en lien avec la communauté éducative (lycéens, enseignants, parents d’élèves,…) mais contre cette communauté éducative.
Si le ministère était dans une position d’écoute, il aurait fait une toute autre réforme, en partant des problèmes rencontrés par le lycée et par les lycéens : réforme des rythmes scolaires, investissement dans les lycées les plus dégradés, stabilisation des équipes pédagogiques, éveil des lycéens à une plus grande citoyenneté. Le ministère, qui se targue de s’inspirer dans un esprit d’ouverture et de pragmatisme de modèles étrangers, aurait même trouvé sur ces questions des exemples utiles chez nos voisins européens !



Les horaires du tronc commun selon la dépêche AEF du 14/11/08

 

Les enseignements « généraux » se répartiraient entre : 4 heures de français, 3h30 à 4 heures de mathématiques, 3 heures à 3h30 d’histoire-géographie et d’éducation civique, 3 heures de sciences expérimentales, 5 heures de langues vivantes (1 et 2) et 2 heures d’EPS. Le ministère confirme cette « hypothèse de travail », qui devrait « peu évoluer ».

L’entourage du ministre assure également, que « les modules ne devraient pas être des pré-requis aux éventuels choix des élèves dans le cycle terminal ». Les principes de l’organisation modulaire « restent à discuter » : les élèves ne pourraient pas prendre en enseignement exploratoire plus d’un module correspondant à une discipline du tronc commun. L’EPS et les sciences expérimentales feraient exception à cette « règle ».

 



Le projet Darcos à ce jour

 

Lors de son « point d’étape » du 21 octobre, Darcos a présenté une nouvelle maquette de la classe de seconde et donné quelques principes d’organisation du cycle terminal. Depuis une dépêche datée du 14/11 fait état de propositions sur la répartition horaire dans le tronc commun de seconde. Ses déclarations marquent un recul par rapport à ce qui était annoncé en juillet dernier, mais le projet reste inacceptable.

 

Horaires-élèves : passerait à 30H incluant 3H d’accompagnement, au lieu de 27H

Tronc commun : serait de 21H, réintégrant un enseignement scientifique sur lequel on a peu d’informations, les enseignements seraient annuels (abandon de l’organisation sous forme de modules semestriels, brique élémentaire de 3H). Les horaires des disciplines ne seraient plus calculés sur la base de 3H mais de façon différente suivant les disciplines, les sciences expérimentales y perdant beaucoup.

Modules d’exploration et d’approfondissement : Ils resteraient semestriels, les élèves devant en choisir 2 par semestre parmi 17 intitulés regroupés dans 4 familles (humanités, sciences, sciences de la société et technologies).

Accompagnement : 3h par semaine obligatoire, comprenant remise à niveau, travaux interdisciplinaires, aide à l’orientation, « un travail d’expertise ». Peu de précisions sur l’organisation, si ce n’est que ce temps serait encadré par les enseignants.

Découpage de l’année  : l’année serait découpée en semestres au lieu de trimestres, une semaine entre les deux semestres étant consacrée à une « période de bilan et d’orientation » et « à l’expression orale ».

Programmes : le ministère a créé des groupes d’experts chargés d’écrire les programmes à partir des programmes actuels. Ces groupes doivent rendre leur copie le 15 décembre. Il semblerait que rien ne soit plus décidé avant les élections professionnelles.

Cycle première-terminale : aucune visibilité, si ce n’est que le caractère spécifique de la voie technologique sera maintenu, que « le principe d’organisation en modules sera également au cœur de l’organisation des classes de première et de terminale », qu’il « comportera naturellement des dominantes clairement identifiées. », « que cette nouvelle organisation du lycée n’implique pas de réforme du baccalauréat, qui restera l’examen national auquel les Français sont si attachés. » et enfin « que cette organisation semestrielle, qui ne modifiera pas le caractère hebdomadaire du travail des enseignants ». Probablement le ministère s’oriente-t-il vers le maintien de « séries », éventuellement à partir d’un tronc commun spécifique à chacune d’entre elles, constitué d’enseignements annuels et de modules de spécialisation et de compléments ?

Réforme et budget : le ministre a encore réaffirmé qu’aucun poste ne serait supprimé dans les lycées à la rentrée 2009 au titre de la réforme. Dans le même temps, rien n’est précisé sur les obligations qui seraient imposées aux établissements dans l’offre de formation, et en particulier sur l’offre des enseignements « modulaires ». Rien n’est dit sur les conditions d’enseignements et les effectifs de classe par exemple, l’horaire prof n’est pas précisé. Cette posture risque d’avoir des effets désastreux sur les collèges qui risquent d’en payer le prix.

L’orientation : Les transformations de la conception de l’orientation scolaire sont importantes et ne font, de fait, l’objet d’aucun débat. Les conséquences sur la définition des missions des enseignants et l’avenir des Copsy sont lourdes.

L’autonomie des établissements : s’il se déclare opposé au lycée à la carte et pour des programmes nationaux, le ministre annonce que 15 % à 20 % de la DHG serait à disposition des CA pour « conduire des politiques particulières, d’encouragement aux langues vivantes, de soutien, des partenariats avec des associations sportives de proximité, des échanges avec les pays étrangers ou l’enseignement de disciplines rares ». L’accompagnement éducatif serait aussi défini localement. Variable d’ajustement sans doute.



Lettre à envoyer aux députés ou aux sénateurs

Marianne CITOYEN
2012, rue de l’Avenir Collectif
30999 Education sur Gardon

Logo Collectif éducation

Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice),

Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais je n’arrive pas à imaginer ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?
Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi certaines difficultés. C’est pourquoi je souhaite passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants » et leur donner un haut niveau de formation.
Pour moi, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.
Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 nouvelles suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !
Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais j’affirme que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.
Aussi, je pousse  moi aussi aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.
De ce projet, je ne veux pas ! Je veux pour mes (nos) enfants une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes au meilleur niveau.
Je veux pour cela que d’autres choix soient faits. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? J’en appelle à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Je n’accepte pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini à l’inverse de ses aspirations, à ces questions fondamentales !
L’opinion publique a massivement apporté son soutien à ces idées et à l’appel national lancé par plus de 47 organisations. 80 000 manifestants ont exprimé le dimanche 19 octobre dernier leur volonté de ne pas laisser le gouvernement poursuivre son entreprise de démolition du service public d’éducation. Ils ont rappelé que l’éducation devait redevenir une priorité pour la Nation, pour construire l’école de l’avenir.
Ils ont rappelé avec détermination que les services publics donnent plus de cohésion à une société de plus en plus minée par des inégalités que la crise accentue. Le gouvernement n’a répondu que par le mépris.
Alors, Monsieur Madame le(la) député(e) sénateur(trice), je m’adresse à vous afin de savoir quelle sera votre position lors du prochain examen du projet de budget 2009 à l’Assemblée Nationale (Sénat). Lors de ces débats, chaque parlementaire, élu des citoyens, devra se prononcer sur la priorité qu’il ou elle donne à l’éducation, dans un contexte de crise où l’éducation doit plus que jamais être un investissement pour l’avenir.
C’est pourquoi, je vous demande de m’expliquer ce qui fondera votre vote en faveur ou en défaveur de ce projet de budget.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice), l’expression de mes salutations distinguées.

Marianne CITOYEN

Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice) du Gard
Adresse permanence locale
ou adresse Assemblée (Sénat)
(Assemblée nationale : 126, rue de l’Université 75355 Paris 07 SP)
(Sénat : Palais du Luxembourg, Casier de la poste ,15 rue de Vaugirard 75291 PARIS Cedex 06)

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-    Presse locale

 



Echec ministériel, Victoire Lycéenne !

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Ce sont 600 élus lycéens qui se sont retrouvés, le 15 novembre, à l’école Polytechnique afin de soit disant discuter de la réforme du lycée. Une réforme qui par ailleurs ne prend toujours pas en compte les revendications lycéennes.

L’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen, n’a pu que constater l’essai de manipulation du ministère sur les élus lycéens en cette journée du 15 novembre. Ces derniers étaient accompagnés dans les cars, dans les trains ainsi que dans les avions de délégués ministériels attendant la moindre occasion pour expliquer aux élus que la réforme proposée est la seule acceptable.

Au cours de cette réunion, peu de lycéens ont eu la chance d’être entendus, dénotant une fois de plus la volonté du ministère de tenter de faire adhérer les lycéens à une réforme bâclée dont personne ne veut. De plus, le débat était mené par des étudiants en communication ne connaissant pas grand-chose à la réforme du lycée. Trois thèmes différents étaient abordés, les élus lycéens n’ont eut que cinq minutes de réflexion pour chaque idée abordée par le ministre et seulement dix minutes pour présenter leurs propositions, aucun débat n’a donc eut lieu.

En outre, les élus lycéens présents ne pouvaient pas sortir de la salle, aucun document n’a pu être échangé entre les élus : un retour flagrant à la censure d’Etat. Arracher un micro lorsqu’il y a une volonté d’intervention, être obligé de s’énerver et de crier pour être écouté, le Ministre aurait-il peur des lycéens ? Ce dernier qui voulait donner l’impression d’un débat constructif aux élus lycéens, a montré une fausse envie de faire participer les lycéens à cette réforme.

L’Union Nationale Lycéenne, première force de proposition lycéenne, dénonce la tentative de manipulation des élus lycéens et demande au ministre d’écouter réellement les revendications des lycéens pour cette réforme. Ainsi, l’UNL appelle tous les lycéens à se mobiliser pour faire entendre leurs nombreuses revendications le 18 novembre et à manifester le 20 partout en France.

Lucie Bousser
Présidente de l’Union Nationale Lycéenne

Contact presse : Lucie Bousser : 06 82 66 58 62 ; Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



COMMUNIQUÉ DE LA FCPE DU GARG

CONSEIL DEPARTEMENTAL DES PARENTS D’ELEVES
FCPE DU GARD

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98, Route de Sauve – 30900 NIMES
Téléphone : 04 66 23 94 33
Email : fcpe.cdpe.30@wanadoo.fr

En cas de grève, et notamment pour ce Jeudi 20 Novembre la FCPE du Gard conseille  aux  parents :

• d’envoyer leurs enfants à l’école lorsque leurs enseignants ne sont pas grévistes (sauf lorsque la FCPE appelle  à une opération « écoles mortes ») ;

• d’organiser l’entraide pour les familles qui seraient gênées par les grèves des enseignants ou des personnels de restauration scolaire (quitte à garder son enfant à la maison, on peut aussi garder un ou plusieurs copains de la classe) ;

• dans le primaire : vérifier, dans le cadre du service minimum d’accueil, que les conditions d’accueil respectent les normes « Jeunesse et Sport » en matière d’encadrement de façon à assurer la sécurité des enfants et que cet accueil ne perturbe pas les élèves dont les enseignants ne sont pas en grève ;

• en lycées :  si les lycéens prévoient de manifester, contacter le conseil local le plus rapidement possible de façon à ce que celui-ci prenne contact avec les élèves… afin d’assurer la sécurité de la manif. Nous avons remarqué qu’il y a généralement beaucoup moins de problèmes lors des manifestations de jeunes lorsque quelques parents assurent la sécurité (attention, nous ne devons pas leur dicter ce qu’ils ont à faire : nous sommes juste présents et nous encadrons).

Même si elles ne le sont pas toutes, une bonne partie des revendications des enseignants sont aussi celles des parents d’élèves !  C’est pourquoi la FCPE du Gard appelle tous les parents qui le souhaitent à rejoindre la manifestation du Jeudi 20 Novembre à Nîmes  à 15h devant l’inspection académique pour se rendre à la préfecture.

La FCPE du Gard  regrette vivement  tout le tintamarre, et toutes les annonces médiatiques incessantes qui masquent mal un jeu de massacre bien programmé pour démolir l’école.
Nous réclamons un réel dialogue pour entamer des réformes qui ne soient pas synonymes de régression (et qui ne soient pas faites dans la précipitation) car nous croyons fermement que   l’école doit évoluer et se transformer pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir TOUS les élèves.

Nîmes le 18 novembre 2008



Dépêches AFP : Darcos et des lycéens débattent de la réforme du lycée dans une ambiance houleuse

Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a clôturé samedi dans une ambiance houleuse une journée de débats sur la réforme du lycée et la vie lycéenne qui a réuni dans l’Essonne 600 représentants lycéens nouvellement élus, a constaté un journaliste de l’AFP. Ces « Ateliers du nouveau lycée » se sont déroulés à l’école polytechnique de Palaiseau. Le ministre est reparti sous les huées d’une cinquantaine de lycéens. M. Darcos participait à la séance plénière de clôture, lors de laquelle une partie des lycéens ont contesté toute réduction du nombre de professeurs et du nombre d’heures de cours, envisagée dans la future réforme du lycée. Comprenant une certaine « frustration » des lycéens, le ministre a précisé que la consultation des lycéens continuait jusqu’à la fin de l’année. Il a dit qu’actuellement, selon les sections, les élèves ont entre 28 et 34 heures de cours. « Après la réforme, tout le monde sera à 30 heures ». « J’ai pris l’engagement qu’aucun poste ne serait retiré au lycée », a-t-il souligné.

Toute la journée, des lycéens, désignés par leurs pairs au sein des conseils des délégués pour la vie lycéenne (CVL), ont participé à des ateliers sur la réforme du lycée, autour de deux thèmes : « Focus sur un nouveau lycée » et « Vers un lycée campus ». Une partie des lycéens ne s’estimant pas « satisfaits », l’a bruyamment fait savoir dans l’amphithéâtre. « On nous consulte mais on va rentrer sans réponse à nos questions », s’est énervé Maximilien. « On est frustrés. La démarche est positive mais les questions étaient fermées », a regretté Alix Nicolet, présidente de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne). Une lycéenne n’a pas hésité à parler d’une « journée de mascarade ». « Je suis furax de l’attitude d’une minorité. Les lycéens attendent cette réforme », a pour sa part déploré Tristan Maupoin, élève de terminale dans l’Aisne. Maxime Jouannin, élève de terminale à l’académie de Rennes parle d’une journée « intéressante » et « d’un pas en avant pour la démocratie lycéenne ».

Parmi les autres sujets évoqués lors de la synthèse ressortaient le besoin d’une amélioration de l’information sur les différentes filières dès la classe de 3e, de l’accompagnement personnalisé des élèves, de la répartition du temps scolaire avec les cours importants dès le matin, mais aussi le besoin de la création d’un statut lycéen.La réforme prévoit une division de l’année en deux semestres et 30h de cours par semaines, dont 21 d’enseignements généraux, deux nouveautés : 6h de modules au choix et 3h d’accompagnement éducatif.



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