FCPE de l’Uzège : Flash Info n°13

n° 13.11.12
du 13/11/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Lycée Charles Gide

Le Conseil d’Administration a eu lieu le 08 novembre.
Quelques points importants en résumé :
·          Organisation des Conseils et Commissions :
o         Commission Permanente : elle instruit les questions soumises au Conseil d’Administration.
2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentant FCPE : Michel HUËT ou Nathalie CARVALHO
o         Conseil de Discipline : 2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentants FCPE : Véronique CINQ, J.Claude MANCHON
o         Comité d’Éducation à la Santé et à la Citoyenneté (CESC) :
2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentante FCPE : Isabelle SAULNIER
o         Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHS) : 2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentants FCPE : Isabelle SAULNIER, J.Claude MANCHON
o         Conseil de Vie Lycéenne (CVL) : encadrement et parents siègent à titre consultatif.
2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentants FCPE : Pierre MASSADAU, J.Claude MANCHON
Si vous avez des questions ou remarques qui peuvent être traitées par l’un ou l’une de ces conseils ou commissions, nous vous invitons à prendre contact avec les représentants correspondants, via la boîte électronique de la FCPE.
o         Commission Éducative : en question diverse, la FCPE avait souhaité connaître, pour le Lycée Gide, la mise en œuvre du Décret n°2011-729 du 24 juin 2011 relatif à la discipline dans les établissements d’enseignement du second degré.
Monsieur le Proviseur informe qu’elle doit faire l’objet d’un prochain Conseil Pédagogique. D’ores et déjà et au-delà des membres prévus dans la Commission Éducative par les textes, la FCPE indique qu’elle souhaite la présence d’un élève au moins.
·          Demi-pension et Internat :
Les tarifs, imposés par la Région, restent inchangés par rapport à 2010-11.
o         forfait annuel Internat : 1339.52€
o         forfait annuel ½ pension 2 jours : 260.00€ ; 3 jours : 390.00€ ; 4 jours : 520.00€ ; 5 jours : 650.00€
La FCPE rappelle que le paiement trimestriel peut être étalé.
·          Participation des familles aux sorties et voyages scolaires facultatifs :
Les enseignants ont proposé de relever la participation financière maximale des familles de 250€ à 350€ !
Argumentant, la FCPE n’a pu accepter une telle proposition et a, en autre, souhaité une harmonisation sur l’ensemble des établissements secondaires d’Uzès.
Elle a fait part du malaise récurrent qui entoure, à chaque fois, les questions financières des sorties et voyages facultatifs semblant opposer systématiquement enseignants et délégués de parents FCPE.
Or, pour la FCPE, il ne s’agit pas de mettre en doute la pertinence des projets pour les élèves mais de manifester une réelle inquiétude quant aux difficultés financières de certaines familles qui n’oseraient pas se faire connaître.
De façon plus générale, la FCPE aurait souhaité que la dégradation de la situation financière des familles ait été prise en compte, situation constatée au lycée dans d’autres services comme celui de la ½ pension.
Le Conseil d’Administration n’ayant pas trouvé de consensus sur cette question, Monsieur le Proviseur propose que les projets soient étudiés au cas par cas.
·          Projets et voyages pédagogiques :
Les différents projets ont été approuvés par le Conseil d’Administration. Pour sa part, compte tenu des échanges précédents et au vu des disparités des montages financiers, la FCPE s’est abstenue ou a refusé de voter tous les voyages facultatifs.
o         Sortie à Lyon avec visite de deux musées pour les TL1 et TL2 le 01 décembre 2011 :
Participation financière des familles : 17.00€
o         Voyage en Angleterre pour les TES1 et TL2 du 02 au 08 avril 2012 :
Participation financière des familles : 360.00€
o         Voyage à Londres pour les 1ères S Euro du 25 au 30 mars 2012 ou du 01 au 06 avril 2012 :
Participation financière des familles : 370.00€
o         Voyage à Bilbao pour les 2ndes et 1ères STG du 19 au 23 mars 2012 :
Participation financière des familles : 170.00€
o         Voyage en Allemagne pour les 1ères et T germanistes du 22 au 27 janvier 2012 :
Participation financière des familles : 255.00€
o         Voyage à Nice pour les TS avec visite d’ITER du 28 au 30 mars 2012 :
Participation financière des familles : 90.00€
o         Voyage à Turin pour les TSTG du 24 au 27 janvier 2012 :
Participation financière des familles : 140.00€
o         Accueil de 30 élèves espagnols de Tordesillas par 30 élèves de 1ère ES.
o         Atelier Journal ouvert à tous les élèves : 4 publications prévues pour l’année à 0.50€ le numéro ;
don des bénéfices à Terre des Enfants.
·          Projet « ancienne gendarmerie » :
En question diverse, la FCPE a souhaité connaître la situation actuelle de ce projet.
Le Conseiller Régional présent a pu informer le Conseil d’Administration à ce sujet :
o         Pour l’architecte des Bâtiments de France, le bâtiment de l’ancienne gendarmerie et le jardin de façade doivent être entièrement conservés ainsi qu’un ancien pigeonnier ;
o         Les surfaces restantes permettent uniquement la construction de l’Internat et du Service de Restauration communs aux deux lycées ;
o         Un projet d’emprise et de hauteur, présenté par la Région, doit être approuvé par l’architecte des Bâtiments de France et la Commune d’Uzès lors d’une réunion que la Région a souhaitée pour début décembre.
o         À l’approbation du projet, le concours d’architectes doit être lancé avant la fin 2011 ; mi-2012 / mi-2013 : travail de l’architecte désigné ; mi-2013 / 2015 : travaux.
·          Conseils de Classe :
o         En question diverse, la FCPE a demandé que l’horaire des premiers Conseils soit davantage en adéquation avec les contraintes des parents et qu’ils ne commencent qu’à 17h00. En réponse, Madame la Proviseure-Adjointe a fait remarquer qu’ils ne débutent jamais avant 16h45 et ne peuvent être retardés !
o         Pour que les parents délégués puissent préparer les Conseils, la FCPE a obtenu que les listes d’élèves par classe leur soient communiquées préalablement.

Rappel :
La réunion Parents-Professeurs en classe de 1ère aura lieu le jeudi 17 novembre à partir de 17h45.
Elle prendra la forme d’une réunion plénière présidée par le Professeur Principal, en présence de l’ensemble de l’équipe pédagogique de la classe.
·          Déroulement de la réunion :
-          présentation des échéances : bac blanc, TPE, épreuves anticipées…
-          présentation par chaque enseignant des objectifs de l’année.
-          bilan à mi-trimestre.
·          Salles de réunion :
L1
A1
ES1
B4
S1
B16
S3
B14
STG1
centre d’accueil
L2
B3
ES2
B5
S2
B12
S4
SVT
STG2
centre d’accueil

Rencontre avec le Conseiller Régional

La FCPE a profité de la venue du Conseiller Régional au Conseil d’Administration du Lycée Gide pour enfin obtenir une entrevue. Elle a eu lieu jeudi 10 novembre au matin et les points soulevés par la FCPE sont les suivants :
·          Carte Scolaire :
Au constat des prévisions d’effectifs de 930 élèves à la rentrée 2012 et à l’impossibilité des bâtiments à supporter des augmentations régulières, la FCPE souhaite une révision de la Carte Scolaire du Lycée. Le Conseiller Régional la rejoint sur ce point de vue.
Plusieurs pistes ont été évoquées, par exemple le déplacement du triangle Autoroute-Beaucaire-Villeneuve vers le Lycée de Villeneuve lès Avignon. Si ces idées sont retenues, il est évident qu’elles doivent faire l’objet d’une concertation entre tous les acteurs concernés.
Le Conseiller Régional s’est engagé à entreprendre les démarches auprès de la Région et de l’Inspection Académique.
·          Ancienne Gendarmerie :
Dans la mesure où
- l’infrastructure initialement prévue pour l’EPS ne pourra être construite ;
- la perte de temps d’enseignement des élèves est liée aux déplacements sur les installations municipales ;
- la continuité des pratiques Collège-Lycée est prônée par le Ministère,
la FCPE souhaite qu’à minima, une Structure Artificielle d’Escalade, qui ne prend pas de place, soit d’ores et déjà inscrite dans le nouveau projet.
Le Conseiller Régional a retenu cette demande.
·          Personnels de Service et d’Entretien :
La FCPE a rappelé son soutien aux demandes de postes supplémentaires des personnels du Lycée en raison de l’augmentation des surfaces à entretenir et de la maintenance d’un vieux bâtiment.
Le Conseiller Régional s’est engagé à recalculer le ratio personnel/surface et à prendre en compte ce résultat.
·          Restauration :
La FCPE a fait part de la dégradation en quantité et qualité des repas fournis par le prestataire de service actuel et de sa proposition de faire jouer la concurrence auprès des Cuisines de l’Uzège, demandée à Monsieur le Proviseur.
Dans la perspective de la construction d’une cuisine pour les deux lycées, elle a fait part de
- son espoir que ces questions soient résolues ;
- son souhait que soit privilégié l’approvisionnement en circuits courts pour la confection des repas.
Le Conseiller Régional a signalé l’objectif de la Région, qu’à terme, tous les repas de sa responsabilité soient confectionnés avec des produits régionaux Sud de France.

Collège Lou Redounet

Le Conseil d’Administration a eu lieu le 10 novembre.
Quelques points importants en résumé :
·          Organisation des Conseils et Commissions :
o         Commission Permanente : elle instruit les questions soumises au Conseil d’Administration.
3 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentantes FCPE : Martine DUROT, Brigitte PUEL
o         Conseil de Discipline : 3 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentantes FCPE : Peggy BRUYANT, Patricia BOUVARD
o         Commission Éducative : 2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentante FCPE : Peggy BRUYANT
o         Comité d’Éducation à la Santé et à la Citoyenneté (CESC) :
2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentante FCPE : Brigitte PUEL
o         Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHS) : 2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentante FCPE : Alexandra REBOUX
Si vous avez des questions ou remarques qui peuvent être traitées par l’un ou l’une de ces conseils ou commissions, nous vous invitons à prendre contact avec les représentants correspondants, via la boîte électronique de la FCPE.
·         Rapport d’Activités 2010-2011 :
o         En préambule, la FCPE fait remarquer l’utilisation massive de sigles incompréhensibles pour un parent néophyte. Monsieur le Principal s’en excuse et propose d’envoyer aux parents ainsi qu’aux élèves un glossaire de ces sigles.
o         Selon le chef d’établissement, de nombreux points sont positifs, notamment une meilleure prise en charge des élèves à besoins spécifiques, une richesse culturelle qui se traduit par de nombreux projets et une plus grande implication dans le domaine de l’informatique.
o         Puis le Conseil d’Administration évoque plusieurs points de ce rapport. S’en suivent de longs débats vifs et animés entre enseignants et parents, notamment à propos des punitions/sanctions, du redoublement, des devoirs, de l’orientation …
o         Deux points importants sont soulevés par Monsieur le Principal :
- la distorsion entre un pourcentage très honorable d’admis au Diplôme National du Brevet et une moyenne assez faible lors des épreuves écrites (français, mathématiques, histoire-géographie-éducation civique) ;
- le taux de redoublement particulièrement élevé (19,3%) des élèves du collège après la seconde au lycée Gide, établissement de secteur.
Comme remédiation, il propose de revoir les politiques d’évaluation et d’orientation avec les enseignants et préconise une plus grande concertation avec les professeurs du lycée.
·         Bilan de la Rentrée 2011 :
o         664 élèves, 54 élèves de SEGPA, soit un total de 718 (+3,9% par rapport à l’année dernière).
o         Dotation : 721h, + 10h en juin pour le dispositif de la 3e par alternance, + 8h en septembre pour créer des groupes en 6e dont les effectifs sont lourds, soit un total de 739h.
o         Tous les postes ont été pourvus, tous les enseignants de SEGPA sont désormais titulaires. Le service de vie scolaire a perdu un temps plein, les agents (ATTEE) sont au nombre de 8.
o         Le principe d’hétérogénéité a prévalu lors de la composition des classes. Toutes les options, à tous les niveaux, sont réparties sur au moins 2 classes.
·         Plan d’information sur l’orientation 2011-2012 :
Se sont dégagés les grands axes suivants :
o         6e : s’interroger sur soi et sur le sens de l’école.
o         5e : connaissance du monde des métiers (invitation d’un professionnel).
o         4e : découverte des voies de formation (visites d’établissements au 2nd trimestre).
o         3e : information sur les différentes filières d’étude ; stage d’observation en entreprise en décembre avec un rapport de stage ; semaine de l’orientation du 16 au 20 janvier 2012 (rencontre avec d’anciens élèves, soutenance orale du rapport de stage, réunion d’information sur les lycées, immersion dans une classe de 2e, rencontre professeurs principaux de 3e avec leurs homologues de 2e du Lycée Gide).
o         3e DP6 : en plus, stages d’observation en entreprise de 2 semaines par trimestre ; stage le lundi matin au LMA Guynemer.
o         4e SEGPA : 2 stages de 2 semaines en entreprise.
o         3e SEGPA : 3 stages de 2 semaines en entreprise (6 à 8 élèves effectueront leur stage du 3e trimestre aux Baléares dans le cadre d’un projet européen Leonardo).
·          Procédures disciplinaires :
Le Décret n° 2011-728 du 24 juin 2011 modifie les procédures disciplinaires en Collège et Lycée (lire). Ces nouvelles dispositions sont applicables dès maintenant même si elles n’ont pas encore été intégrées au règlement intérieur.
Alors que la présence des premiers concernés n’est pas inscrite dans les textes officiels, les Associations de Parents d’Élèves ont souhaité que deux élèves soient nommés au sein de la Commission Éducative, nouvelle instance transitoire avant le Conseil de Discipline.
·          Semaine de l’Ouverture et de la Découverte :
Elle aura lieu du 19 au 24 mars 2012.
Projets de Voyage :
o        Échange allemand avec Baden-Baden pour les germanistes de 5e, 4e et 3e :
Participation financière des familles : 230.00€
o        Voyage à Barcelone pour les 3e5, 3e6 et 3e8 :
Participation financière des familles : 190.00€/200.00€
o        Voyage à Rome pour les 3e7 et latinistes :
Participation financière des familles : 250.00€
o        Voyage à Venise pour les LV2 Italien et les membres du Club Italien :
Participation financière des familles : 184.00€
o        Séjour Ski pour les 4e2, 4e4 et 4e7 :
Participation financière des familles : 210.00€
Une tombola va être organisée afin de baisser le prix de tous les voyages.
·          ½ Pension :
Conformément au souhait du Conseil Général,
o        le coût du repas est maintenu à 3.00€ quel que soit le nombre de jours du forfait choisi.
o        l’achat au ticket est ramené à 3.20€.
·          Questions diverses :
Le Conseil d’Administration ayant dépassé largement les 3 heures prévues dans son règlement intérieur, Monsieur le Principal propose de reporter les questions diverses au prochain conseil.
La FCPE, seule à avoir déposé des questions, donne son accord.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 41 du 10 novembre 2011
·         Diplôme National du Brevet : Évaluation de l’histoire des arts à compter de la session 2012 (lire).
·         Certifications en allemand, anglais et espagnol : Calendrier des épreuves orales et écrite – session 2012 (lire)

Le Budget 2012 de l’Éducation Nationale, qui prévoit notamment 14.000 suppressions de postes, a été adopté jeudi 10 novembre à l’Assemblée avec un coup de rabot supplémentaire de 20 millions d’euros.
Seront réduits de 11 millions, les crédits destinés aux bourses de collèges et de lycées en raison de leur sous utilisation (?) et de la baisse du nombre d’élèves à la rentrée 2011 (?) et de 2 millions, les crédits pour les fonds sociaux.
La subvention des opérateurs de l’Enseignement scolaire pour charges de service public sera diminuée de 6 millions et les crédits de l’Enseignement technique agricole baissés d’un million.

parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemble
pour être informés régulièrement
REJOIGNEZ la fcpe
Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Ecole : L’UMP propose un programme de rupture

Article du café pédagogique
La droite veut reconstruire l’Ecole. Mort du collège unique, nouveau statut enseignant, chefs d’établissement aux pouvoirs renforcés, notation publique des établissements, les propositions de l’UMP pour l’éducation rompent nettement avec la tradition scolaire.

 

L’UMP réunit le 8 novembre sa Convention éducation et publie ses propositions de campagne pour les présidentielles de 2012 en matière d’éducation. Elles se déclinent autour de 4 points : la réforme des rythmes scolaires, celle du collège, le management scolaire et la réforme du statut des enseignants.

 

Auparavant vient le bilan. «  Des résultats encourageants sont cependant déjà perceptibles », estime le document UMP en citant les évaluations de CE1 et de Cm2 qui montrent «  une meilleure maîtrise des fondamentaux ». Il montre également « une augmentation sans précédent de la rémunération des jeunes enseignants », une hausse du pouvoir d’achat de tous grâce aux heures supplémentaires. Globalement « les moyens existent mais il faut les mettre là où on en a le plus besoin ».  

 

Après avoir modifié les rythmes scolaires sous X Darcos, l’UMP propose de nouveaux rythmes en conformité avec les recommandations de l’Académie de médecine. Extension de deux semaines de l’année scolaire, sans qu’il soit fait mention d’une compensation, au primaire et au secondaire, semaine de 4 jours et demi au primaire, pause méridienne d’une heure et demi.

 

« Passer du collège unique au collège pour tous… S’il ne s’agit pas de remettre en cause le collège pour tous, il faut cependant l’adapter aux nouveaux besoins des élèves qui sont plus diversifiés qu’auparavant », écrit l’UMP. De fait il s’agit bien d’en enterrement du collège unique. D4une part l’UMP recommande d’expérimenter des collèges « par classes » en coupant le collège en deux niveaux (5-6ème et 3-4ème) institués dans des établissements différents. Ce système permettrait de mettre en place facilement un double examen d’entrée en 6ème et 4ème, les deux anciens paliers d’orientation seraient remis en place. A l’issue de la 5ème, une partie des jeunes pourraient être envoyés dans des classes de pré professionnalisation. «  Dans le cadre de la réforme du collège, une diversification des voies serait permise, afin que chaque enfant puisse s’orienter dès l’âge de 14 ans vers une voie de réussite qui lui correspond ». Des classes « métiers études » seraient instituées ouvrant sur des CFA. C’est la fin du socle commun qu’annonce ce projet. L’expression est peu citée dans le document et parfois sans l’adjectif « commun »…

 

L’UMP propose une gestion manageriale des établissements. Les écoles primaires deviendraient des établissements. A la tête des établissements, le chef d’établissement embaucherait le personnel de son établissement. Il l’évaluerait. Enfin les résultats des évaluations nationales de chaque école et chaque collège seraient publiées. On aurait ainsi une mise en concurrence renforcée des établissements.

 

Enfin l’UMP propose une réforme du statut des enseignants du secondaire. «  Il faut réfléchir à un nouveau statut des enseignants qui permette d’intégrer dans les missions des enseignants non seulement les cours mais l’accompagnement : tutorat, orientation, concertation. Cette redéfinition des missions pourrait aboutir à la création d’un nouveau corps qui concernerait les candidats à l’actuel CAPES et qui serait ouvert aux professeurs certifiés en exercice, sur la base du volontariat ». Sans toucher aux certifiés et encore moins aux agrégés, cette disposition les mettrait en extinction et on aurait une nouvelle catégorie d’enseignants probablement au temps de service passé à 24 heures (plus un tiers). Cette mesure permettrait d’économiser des milliers de postes. Dans le même souci, l’UMP entérine la fin de la scolarisation à 3 ans et pose la question du devenir du Cndp et du Cned appelés à se fondre dans une seule nouvelle structure.

 

Tous ces dispositifs ont été semés par Nicolas Sarkozy durant son quinquennat mais aboutissent à une rupture. L’UMP propose d’aller au bout des démarches et de mettre en place une école sans doute plus conforme aux principes libéraux que proche du modèle anglo-saxon. C’est la mise en concurrence des établissements qui devra assurer l’amélioration du système éducatif. C’est le chef d’établissement patron qui est seul responsable de bonne cote de sa maison. L’école semble passer du service public au service marchand.

Le programme UMP

 

Echos de la Convention UMP

Ecole : L'UMP propose un programme de rupture dans Actualités 09ump3C’est devant un public acquis et conquis que s’est tenue, ce mardi 8 novembre, au Théâtre Bobino, la convention éducation de l’UMP.  Les mots d’ordre : personnalisation, autonomie, décloisonnement  et confiance, sont répétés avec conviction par les participants successifs, très motivés, comme le disait une militante en sortant, pour  « convaincre les français à faire le bon choix ». Un climat clairement pré-électoral, donc, dans lequel les critiques du programme du PS ont fusé, en contrepoint des projets forts de l’UMP : revoir les rythmes scolaires, la gestion des personnels enseignants (« on ne peut plus fonctionner avec des statuts de 1950! »), les relations avec l’entreprise, le développement de la professionnalisation précoce des élèves et le retour sur le collège unique, qui ne « correspond plus à la société d’aujourd’hui ».

Lisez le reportage

 

Les réactions syndicales

sys5 dans Revue de presse« Rétrograde » pour Thierry Cadart (Sgen Cfdt). « Vrai projet radical » pour Christian Chevalier (Se-Unsa) que cela confirme dans son analyse d’une privatisation de l’Ecole. « Conception idéologique libérale » pour Sébastien Sihr du Snuipp. Le projet UMP a déjà les syndicats contre lui.

 

« Pour le coup l’arrivée de N Sarkozy a changé la vision de l’école de la droite », nous a déclaré Christian Chevalier, secrétaire général du se-Unsa. « Jusque là la droite s’adaptait à l’école républicaine. Elle a maintenant son propre projet » qu’elle veut mettre en place. Même s’il « n’est pas surpris car ces mesures s’inscrivent dans la logique des mesures déjà avancées », il souligne la rupture. « On n’est plus dans l’Ecole de la République. C4est l’école de la ségrégation ». C Chevalier attire par exemple l’attention sur le risque de déserts scolaires du fait de l’embauche des enseignants par les chefs d’établissement. « L’UMP a un vrai projet pour l’Ecole : l’Ecole de la concurrence. Ce n’est pas une école de la réussite de tous les élèves ».

 

Interrogé lui aussi, Thierry Cadart (Sgen Cfdt) voit dans cette mise en concurrence « une obsession idéologique,… une tentative d’importer dans le système éducatif les principes du management des entreprises ». Le Sgen qui est ouvert à l’évolution des missions des enseignants, appelle « à ce que le débat nécessaire ne prenne pas une forme caricaturale ».

 

Pour Sébastien Sihr (Snuipp Fsu), « la vision éducative de l’UMP c’est le chacun pour soi » et la mise en concurrence, nous confie-t-il. Avec les jardins d’éveil tous les parents par exemple n’auraient plus accès à l’éducation préélémentaire. Le syndicat est favorable à une évolution des missions des enseignants mais fustige un programme qui « fait l’impasse sur les dynamiques professionnelles qui fondent les réussites des élèves ». Il dénonce « une conception libérale de l’école ».

 

Article Libération.fr

 

L’école UMP: le « vous » dès l’âge de 3 ans !

Vous connaissez Christine Maso ? Non ? Moi non plus, jusqu’à ce que j’assiste mardi à Bobino à la Convention UMP sur l’éducation. Et que Christine Maso, une prof de maternelle assise à la tribune, propose une loi pour interdire le tutoiement des petits, rendant donc obligatoire le vouvoiement, histoire d’imposer le respect

8 nov 2011 038

Il était autour de 17 heures 30 lorsque la Convention a débuté dans la salle parisienne, soudain plongée dans le noir comme pour un spectacle – ce qui ne facilite pas la prise de notes. Les balcons sont vides mais à l’orchestre, on voit beaucoup de militants UMP aux cheveux blancs et quelques jeunes placés bien devant.

Après un début classique – un discours bilan-perspectives du ministre Luc Chatel – , Christine Maso fut l’une des toute premières sollicitées par l’animateur du raout, Nicolas Rossignol, un homme plutôt joyeux. La raison: prof, elle est au coeur du sujet.

L’enseignante de moyenne et grande section de maternelle évoque alors ces élèves de maternelle qui tutoient leurs profs et qui sont « de plus en plus arrogants« . « Autorité, respect, seraient-ils devenus des gros mots ? », lance-t-elle devant une salle conquise, hostile par nature à « la chienlit ». Mais elle réserve son annonce-surprise à plus tard, lorsqu’elle est interrogée une seconde fois: « et pourquoi pas une loi pour interdire le tutoiement ? ».

En son temps, Xavier Darcos, le prédécesseur de Luc Chatel, était aussi un adepte du « vous ». Mais ayant déjà pas mal de sujets de frictions, il n’avait pas insisté.Christine Maso ne s’arrête pas là. Elle est ensuite carrément applaudie lorsqu’elle déplore le mauvais niveau des élèves en français: « c’était quand même mieux avant lorsqu’on enseignait sujet, verbe, complément, au lieu de groupe nominal… ».

La Convention de l’UMP – deux panels d’une petite dizaine d’intervenants chacun, l’un sur l’éducation, l’autre sur le supérieur – a ainsi oscillé entre la nostalgie d’une époque où les élèves ne pipaient pas mot en classe, et le rêve d’une école libérale où les directeurs recruteraient eux-mêmes les profs et où ces derniers travailleraient plus sans gagner plus.

Le rêve libéral, c’est Luc Chatel qui l’a développé. « Il faut que vous soyez fiers du bilan, mes chers amis », a-t-il commencé. Puis il a prôné « la troisième révolution, celle de la personnalisation«  de l’enseignement, après la démocratisatoin (la première révolution) et la massification (la deuxième) – son leitmotiv ces derniers temps.

Plus sérieusement, reprenant une partie des 30 propositions de la Convention, il a évoqué une série de réformes à faire, dont voici les principales:

- un changement de statut des profs afin qu’ils soient davantage présents dans les établissements et qu’au delà des cours, ils assurent aussi du tutorat, de l’orientation, etc (proposition 15 de la Convention). « Le métier d’enseignant a changé, a-t-il expliqué, avant, face à des classes homogènes, il pouvait se contenter de transmettre le savoir. Mais aujourd’hui, peut-on continuer avec un statut fait en 1950 ? » (selon lequel un prof certifié assure 18 heures de cours par semaine, un agrégé 15, auxquelles il faut ajouter les préparations, les corrections, les rendez-vous avec les parents, etc, ndlr).

- le recrutement des profs par les chefs d’établissement (proposition 10). « Je suis fier que 300 lycées et collèges expérimentent une autonomie du recrutement, c’est révolutionnaire, s’est félicité le ministre, il faudra aller plus loin ». Il faisait ici allusion aux établissements du dispositif Eclair.

- un changement des rythmes scolaires, avec un allongement de deux semaines de l’année en raccourcissant les vacances d’été (proposition 3). « Les élèves français ont 1 000 heures de  cours par an, un record parmi les pays développés, en plus concentré sur un petit nombre de jours », a souligné le ministre.

- une mise en concurrence des écoles, avec publication des résultats des évaluations nationales des CE1 et CM2 et ceux de celle introduite cette année en 5è (proposition 4). Sur la scène de Bobino, Luc Chatel n’a pas été aussi précis, mais il a vanté « l’autonomie des établissements » et la possibilité pour les parents de « mesurer les performances » des écoles de leurs enfants.

8 nov 2011 039Jean-François Copé, le patron de l’UMP, est ensuite revenu sur ses dadas. Il a défendu l’idée de collèges par niveau – certains regroupant les 6è et 5è, les autres les 4è et 3è (proposition 6). Selon lui, cela doit permettre d’avoir davantage de mixité sociale et d’éviter les « ghettos scolaires ».

Il voulait un examen à l’entrée en 6è fleurant bon le certif. Mais pour surmonter « sa petite divergence avec Luc » (Chatel), il  fait un petit effort et est maintenant d’accord pour une évaluation en début de CM2 (proposition 5).

Les ministres présents – également Laurent Wauquiez pour l’Enseignement supérieur, Nadine Morano pour l’Apprentissage et la secrétaire d’Etat à la Jeunesse Jeannette Bougrab,- se sont succédés à la tribune pour s’autoféliciter du chemin déjà parcouru -  « la réussite exceptionnelle » de la LRU (la loi d’autonomie des universités), « les grandes avancées » dans l’éducation, etc.

Les chiffres ont déferlé pour illustrer le succès des réformes – 240 000 élèves de primaire ont fait un stage de pré-rentrée cette année par exemple – et la hausse continue du nombre d’enseignants alors que celui des élèves baisse. Mais il n’y pas eu un mot sur les suppressions de postes – 66 000 depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007.

Quelques mots enfin sur le panel Enseignement supérieur. Il a consisté essentiellement en une célébration de la LRU. Après l’ »égalitarisme » post-soixante huitard et « la poussière » accumulée par « les  corporatismes », la droite a fait ce que la gauche rêvait de faire en donnant l’autonomie aux universités, a dit en substance Laurent Wauquiez.

Il a aussi célébré le rapprochement des universités avec les entreprises et leur plus grand souci de l’insertion professsionnelle de leurs diplômés. « Ah ! le lien avec les entreprises, c’était une horreur, une abomination il y a dix ans », a-t-il lancé pour le plus grand plaisir des militants.

Les invités ont eu 3-4 minutes pour parler, ce qui leur a laissé peu de temps pour dire des choses intéressantes. Et comme il fallait libérer la salle pour le spectacle à 20 heures tapantes, il n’y a pratiquement pas eu de questions de l’assistance.

Tout cela est censé préfigurer ce que sera le programme du candidat UMP à la présidence, candidat non déclaré mais connu, en campagne sans vouloir le dire. Suivez mon regard…

Crédits photos: sur la scène de Bobino, le premier panel laisse la place au second. Parmi les personnages s’en allant, Luc Chatel; Laurent Wauquiez en plein discours (DR).

 

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°12

n° 12.11.12 du 20/11/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Lycée Charles Gide

·          Abords du Lycée :
Comme annoncé dans le Flash Info n°11 et en accord avec l’APDESU, la FCPE écrit au Préfet :

Monsieur le Préfet,

Les associations de parents d’élèves FCPE et APDESU souhaitent porter à votre connaissance le problème récurrent de la sécurisation des abords du Lycée Charles Gide à Uzès.

En février 2011, les représentants élèves du Conseil de Vie Lycéenne, accompagnés de Madame la Proviseure-Adjointe et de Madame la CPE ont été reçus en mairie.
Leurs interlocuteurs se sont montrés attentifs à leurs propositions. Ils ont retenu l’idée de banaliser et sécuriser l’aire droite de stationnement devant le lycée, de poursuivre la pose de barrières de la rue St Firmin, d’installer des bancs et des corbeilles. Selon eux, cet aménagement doit permettre la sécurisation des abords du lycée et limiter les nuisances pour les riverains. Pour leur part, les élèves se sont engagés à prendre en charge la propreté des lieux.

Or, depuis un certain temps, des enseignants du lycée et le Maire d’Uzès échangent par articles de presse sur le sujet. À l’évidence, Monsieur le Maire refuse tout aménagement, en contradiction avec les élus qui avaient accepté le projet.

Les associations de parents d’élèves FCPE et APDESU ne souhaitent pas participer à ce nouvel affrontement avec Monsieur le Maire dont elles connaissent l’issue.
C’est pourquoi elles sollicitent de votre bienveillance toute intervention qui permettrait qu’enfin, nos enfants puissent se déplacer autour du lycée dans une sécurité relative d’autant plus que le niveau rouge du plan Vigipirate est toujours actif mais pas appliqué à Uzès et qu’il interdit tout stationnement de véhicules aux abords immédiats d’établissements scolaires.

Assurées que vous prendrez leur demande en considération, les associations de parents d’élèves FCPE et APDESU vous prient d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de leur profond respect.

Collège Lou Redounet

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Principal et Madame la Principale-Adjointe, mercredi 02 novembre.
·         Conseils de Classe :
Ils auront lieu du 28 novembre au 09 décembre.
·         Réunions Parents-Professeurs :
Les associations font remarquer que l’information sur les réunions collectives a été diffusée très diversement selon les classes. Certains parents n’ont eu l’information que très tardivement, voire pas du tout. De plus l’horaire de 16h30 n’est pas adapté aux familles qui travaillent.
Monsieur le Principal assure qu’un autre dispositif sera mis en œuvre l’année prochaine.
·         Carte Scolaire :
La réunion avec le Conseiller Général du Canton n’a pas encore eu lieu.
·          Initiation aux gestes de premiers secours (PSC1) :
La situation semble se débloquer : l’enseignant d’EPS nouvellement nommé possède l’accréditation et s’est porté volontaire. En outre, Monsieur le Principal devait recevoir le jeudi 03 novembre un nouvel AED, lui-aussi formé.
La FCPE a également informé l’équipe de direction que la MAIF s’était engagée à remettre aux académies 70 kits de formation avec mannequins et défébrillateurs.
·          Visite du Recteur d’Académie :
Elle aura lieu le 17 novembre. Le Recteur souhaite, à cette occasion, rencontrer les membres du Conseil d’Administration
·          ½ Pension :
La FCPE fait remonter le mécontentement de familles sur la quantité des plats servis. Madame la Principale-Adjointe admet que le personnel sert de « petites assiettes » pour limiter le gâchis. D’après elle, il suffit que les élèves demandent tout de suite une assiette plus fournie …
La FCPE réitère sa demande pour que soit notifiée sur la facture, la possibilité qu’ont les parents d’étaler leur paiement en faisant plusieurs chèques.
·          Contrôle des vaccinations en 6ème :
La FCPE fait remarquer son caractère obligatoire depuis la rentrée, notamment en ce qui concerne la rougeole. Monsieur le Principal indique que cette vérification est du ressort de l’infirmière…
·          Exclusions temporaires :
Des problèmes de communication entre l’établissement et des familles ont été signalés à la FCPE.
Monsieur le Principal informe qu’une nouvelle directive lui impose désormais de mettre en place une procédure qui permettra aux parents d’être mieux informés et de pouvoir « présenter une défense ».
·          Achats de rentrée :
La FCPE fait remarquer que la liste des fournitures demandée est toujours importante.
Le matériel d’Art Plastique notamment, est de plus en plus spécifique et diffère chaque année, donc pas toujours réutilisable. N’est-il pas envisageable de prévoir, pour cet enseignement, une liste valable pour les quatre années de collège ou alors de puiser « un peu » dans les crédits d’enseignement ?

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 39 du 27 octobre 2011
·         Baccalauréat général séries ES et L : thèmes du programme de l’enseignement scientifique – session 2012 (lire).
·         Baccalauréat technologique série STMG : Organisation et horaires des enseignements des classes de première et terminale (lire)

Vacances de la Toussaint : déclaration de la FCPE Nationale
« Les derniers rapports, de l’Académie de médecine, de la mission parlementaire et de la conférence sur les rythmes, ainsi que les chercheurs, tous condamnent la durée actuelle des vacances de la Toussaint. Ces vacances n’offrent pas aux élèves un temps de repos suffisant dans un premier trimestre d’une longueur excessive. Le Ministère de l’Education Nationale aurait pu prendre la plus simple et raisonnable des décisions : modifier le calendrier scolaire en portant à deux semaines complètes les vacances de la Toussaint. »
Il ne l’a pas fait : la FCPE souligne cette « occasion manquée ».

Conseil Local

Le Conseil Local FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès annulé pour cause d’intempéries se réunira le jeudi 17 novembre à 20h30 à la MJC Place de Verdun 30700 – Uzès.

d n c

Si vous ne souhaitez plus recevoir les Flashs Info, informez la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès par un simple courriel sur la boîte électronique fcpe30700@gmail.com en indiquant votre Nom et l’établissement de votre enfant. Vous serez immédiatement retiré de la liste de diffusion.

parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemble
pour être informés régulièrement
REJOIGNEZ la fcpe
(bulletin d’adhésion en PJ)

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°11

n° 11.11.12 du 22/10/11

Collèges et Lycées d’Uzès

fcpe30700@gmail.com
Lycée Charles Gide

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Proviseur, mercredi 19 octobre. La PEEP était absente.
·          ½ Pension :
La FCPE fait remonter le mécontentement de plus en plus de familles sur la qualité des repas et sur le problème récurrent de la quantité. Elle propose à Monsieur le Proviseur de faire jouer la concurrence auprès des Cuisines de l’Uzège, prestataire de service actuel.
·          Internat :
Des travaux de maintenance ont commencé (portes, mitigeurs) mais le problème d’eau chaude du 2nd étage n’est toujours pas résolu bien que le ballon ait été changé…
·          Projet « Ancienne Gendarmerie » :
Monsieur le Proviseur n’a pas de nouvelles et aucune réunion n’est programmée à sa connaissance.
La FCPE fait remarquer que le Conseiller Régional, membre du Conseil d’Administration, l’avait assurée d’une rencontre avec les Proviseurs des deux Lycées d’Uzès avant les vacances de Toussaint et qu’à cette occasion, il la recevrait… enfin !!! Ce ne sera donc pas encore au mois d’octobre !!!
·          Abords :
Compte tenu de la situation inchangée des abords du Lycée, des échanges entre des enseignants et le Maire à ce sujet, de l’issue probable de cet affrontement, la FCPE informe qu’une proposition de courrier au Préfet doit être débattue en Conseil Local. L’APDESU s’associera à cette démarche.
·          Salle de Boxe :
À l’annonce du coût de ce nouveau complexe supporté par les contribuables et de son utilisation strictement réservée au Club et non utilisée de 08h00 à 16h00, la FCPE fait part de son étonnement d’en exclure les scolaires compte tenu des activités physiques et sportives obligatoires au Lycée.
En effet, les élèves pratiquent la musculation dans la salle de gymnastique de Rancel alors que les conditions matérielles de ce nouveau complexe permettraient un enseignement et des apprentissages de meilleure qualité.
Monsieur le Proviseur explique que les enseignants d’EPS l’ont déjà contacté et qu’il va écrire à Monsieur le Maire à ce sujet.
·          Carte Scolaire :
Monsieur le Proviseur relate une réunion à l’Inspection Académique au sujet de la révision de la carte scolaire des lycées. De nombreux Chefs d’Établissement de Nîmes notamment, la considère comme indispensable.
Il informe que les prévisions pour la rentrée 2012 du Lycée Gide sont évaluées à 930 élèves et du refus de la révision de la carte scolaire par une majorité d’enseignants du lycée.
Pourtant, la FCPE fait remarquer que le Lycée n’est pas en danger (ni les postes d’enseignant au regard des effectifs !) et que les bâtiments ne peuvent plus supporter un nombre d’élèves en augmentation régulière, lié qu’il est, au baby boom des années 2000 !
Elle insiste sur le fait qu’au quotidien, les conditions de vie des élèves (et des personnels dont elle a eu écho) s’en ressentent.

Rappels

Réunions Parents-Professeurs au Lycée Gide :
-         Lundi 14 novembre : classes de 2nde.
-         Jeudi 17 novembre : classes de 1ère.
Les réunions débuteront à 17h45.
Inscription au Baccalauréat 2012 :
Elles auront lieu au CDI après les vacances de Toussaint excepté pour les TL qui se sont déjà inscrits.
La date et les documents à fournir ont été communiqués aux élèves.
Réunions Parents-Professeurs au Collège Lou Redounet :
-         Jeudi 03 novembre : classes de 5ème.
-         Mardi 08 novembre : classes de 6ème.
Les réunions débuteront à 16h30 de façon collective puis individuelle à partir de 17h15.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 38 du 20 octobre 2011
·         Baccalauréat technologique série STG : thèmes d’études pour l’épreuve de spécialité – session 2012 (lire).

Enseignement professionnel :
Le 18 octobre, en visite à Nice le Président de la République a demandé au Ministre de l’Éducation Nationale de « réfléchir à la possibilité de rendre obligatoire l’alternance lors des dernières années de préparation au bac professionnel et au CAP ». Il s’agit pour l’Elysée d’atteindre le cap fixé de 800 000 alternants en 2015.
Les Lycées Professionnels seraient-ils le levier à de nouvelles suppressions d’emploi ?
Que gagneraient les élèves à cette formation en apprentissage par rapport à la formation sous statut scolaire, d’autant plus que ces lycéens ont déjà 22 semaines de stage en entreprise et qu’il est déjà difficile de trouver, en nombre suffisant, des partenaires pouvant assurer dans des conditions pédagogiques satisfaisantes leur accueil ou est-ce des raisons autant économiques qu’idéologiques qui sous-tendent cette réflexion ?

Conseil Local

Le prochain Conseil Local FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès se réunira le jeudi 03 novembre à 20h30 à la MJC Place de Verdun 30700 – Uzès.

La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès souhaite à tous les élèves de profiter pleinement des vacances de la Toussaint et de se reposer !

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°10

n° 10.11.12 du 15/10/11

Collèges et Lycées d’Uzès

fcpe30700@gmail.com
Élections aux Conseils d’Administration

Les résultats des élections des représentants des parents d’élèves au Conseil d’Administration des différents établissements secondaires d’Uzès, en sièges, sont les suivants :

·          Lycée Charles Gide :          3 FCPE – 1 PEEP – 1 APDESU
·          Collège JL Trintignant :      3 FCPE – 2 PEEP – 1 APDESU
·          Collège Lou Redounet :      5 FCPE – 2 PEEP

Si la FCPE a conforté sa première place des associations de parents d’élèves des établissements secondaires d’Uzès, c’est avec une augmentation très sensible du nombre de suffrages obtenus.
Elle tient sincèrement à remercier tous celles et ceux qui lui ont fait confiance et les assure qu’elle continuera d’œuvrer dans l’intérêt exclusif de leur(s) enfant(s).

Réunions Parents-Professeurs

·          Collège Lou Redounet :
-         Lundi 17 octobre : classes de 3ème.
-         Jeudi 20 octobre : classes de 4ème.
-         Jeudi 03 novembre : classes de 5ème.
-         Mardi 08 novembre : classes de 6ème.
Une première partie de 16h30 à 17h15 sera consacrée à une rencontre collective des parents avec les équipes pédagogiques de chaque classe. La seconde partie fonctionnera sur rendez-vous comme par le passé avec néanmoins une priorité pour les parents des élèves qui éprouvent quelques difficultés ou dont le travail ne paraît pas satisfaisant. Ces parents seront avertis par un courrier.
Suite à ses demandes répétées correspondant aux vœux de nombreux parents, la FCPE est satisfaite de constater que l’administration du collège ait rétabli les réunions collectives avec les équipes pédagogiques lors de cette première réunion.
·          Lycée Charles Gide :
-         Mardi 18 octobre : classes de Terminale.
-         Jeudi 14 novembre : classes de 2nde.
-         Jeudi 17 novembre : classes de 1ère.
Les réunions débuteront à 17h45.

Vacances de la Toussaint

Rappel : Dans tous les établissements, la rentrée des vacances de Toussaint se fera le mercredi 02 novembre, les cours seront ceux d’un vendredi semaine B, en compensation de celui du pont de l’Ascension.

Système éducatif

Bulletin Officiel Spécial n° 8 du 13 octobre 2011
·         Programmes des classes terminales des voies générale et technologique : à compter de l’année scolaire 2012-13 (lire).

Crise du recrutement confirmée :
Selon le ministère par exemple, seulement 18 734 candidats se sont présentés aux épreuves de professeurs des écoles. C’est à peu près le même nombre qu’au concours 2011 avec 18 136 candidats, mais avec une énorme différence : le concours 2011 offrait 3 000 postes. Il y en 5 000 au concours 2012. Depuis la masterisation, il y a bien un désintérêt des étudiants envers le métier d’enseignant !
Ces chiffres reflètent un sentiment de défiance des étudiants vis-à-vis d’un ministère qui apparaît comme dépossédant les enseignants de leur métier, les méprisant dans leur professionnalité en démantelant leur formation initiale et continue et en ayant recours à des recrutements par Pôle Emploi, comme si enseigner n’était pas un métier qui s’apprend…
En effet, en prenant un autre exemple, il y avait en 2007 en Éducation Physique et Sportive, 200 précaires pour 3422 titulaires remplaçants (TZR) ; en 2011, le nombre de TZR et de précaires sont respectivement de 1983 et 2000, c’est-à-dire quasiment identiques ! Dans le même temps donc, le nombre de TZR a baissé de 42% tandis que le nombre des précaires a été multiplié par 10 ! L’enseignement deviendrait-il un « petit boulot » ? Ce que pourrait confirmer le nombre très important de postes non pourvus, de remplacements non couverts et donc de cours non assurés depuis le début de l’année !
Le gouvernement estime sans doute pourtant qu’il y a toujours trop de remplaçants puisqu’il prévoit de supprimer encore 1077 postes de TZR au budget 2012 de l’Éducation Nationale.
La FCPE exigent toute la transparence sur les besoins réels en matière de remplacement et sur les dispositions prises par le Ministère pour les assurer dans le cadre de la continuité du Service Public d’Éducation à laquelle nos enfants ont droit !

Manuels scolaires :
·          Lors de sa conférence de rentrée, le 1er septembre, Luc Chatel avait précisé que « le ministère, en dehors d’une époque sombre de notre histoire, n’appose pas de label aux manuels scolaires ». Il avait défendu « la liberté éditoriale » qui existe en France.
Mais depuis, la pression des milieux catholiques hostiles à la théorie du genre s’est renforcée et des députés UMP ont demandé la création d’une mission parlementaire sur les manuels…
Luc Chatel vient de confier une mission sur les manuels à un Inspecteur Général !!
·          Relevant la revendication du président de la commission Entreprenariat du Medef et secrétaire national UMP de voir s’instaurer « un dialogue régulier au sein de la commission des programmes contre la vision négative de l’entreprise qui transparaît dans certains manuels », l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) montre comment cette influence pèse déjà sur les programmes :
« Ainsi, en classe de seconde, le nouveau programme de SES a tenté d’évacuer le thème du chômage, avant que l’ampleur des protestations n’oblige le ministère à le réintroduire. Désormais, l’entreprise est présentée uniquement comme un agent économique, lieu central de production de richesses, d’investissement et d’innovations, ce que personne ne songeait à occulter. Mais, au prétexte de distinguer clairement économie et sociologie, les quelque 427 000 élèves qui choisissent l’enseignement de SES en seconde n’entendent plus, dorénavant, parler des relations sociales dans l’entreprise : exit donc les enjeux autour des mutations du travail. » !!

Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1) du Diplôme National du Brevet :
Le 12 octobre, la proposition de loi qui stipulait que sa formation serait assurée par les volontaires du service civique (et donc gratuite) dans le cadre d’une convention passée entre les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) et les conseils généraux a été rejetée par l’Assemblée Nationale !!

Fichage :
Après les évaluations de CE2 et CM2, bientôt de 5ème, Base Élève en élémentaire et le Livret Personnel de Compétence en 3ème, le Ministère a présenté un dispositif de « repérage de élèves présentant des risques pour les apprentissages » destiné aux enseignants de grande section de maternelle. Il prévoit le dépistage de façon froidement bureaucratique des enfants « à risque » et leur traitement par l’enseignant avant une évaluation finale.
Ce document, qui rappelle le rapport de l’Inserm de 2005 et le rapport Benisti, fait l’unanimité des syndicats enseignants qui appellent à son boycott et de la FCPE qui exige son retrait immédiat !
Il est à noter que la PEEP, dans un communiqué de presse, se dit favorable à ce dispositif bien que non consultée préalablement…

parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemblepour être informés régulièrementREJOIGNEZ la fcpe(bulletin d’adhésion en PJ)
Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Actualité dramatique mais la rentrée était satisfaisante selon Luc Chatel

 

L’enseignante qui s’était immolée par le feu est morte

Elle s’était immolée à l’heure de la récréation dans la cour du lycée Jean-Moulin à Béziers, jeudi.

 

L’enseignante de mathématiques qui s’était immolée par le feu jeudi matin dans la cour du lycée Jean-Moulin à Béziers (Hérault), est décédée des suites de ses brûlures. Elle avait été brûlée au troisième degré et transportée au CHU à Montpellier.

Selon une source médicale, l’enseignante de 44 ans, professeur de mathématiques, «était brûlée au 3e degré sur 95% du corps». «Le corps a besoin de la peau pour respirer et avec ces brûlures, elle n’aurait pas pu survivre en raison des infections», a ajouté cette source.

A la mi-journée, les collègues de l’enseignante avaient lu, devant les grilles du lycée, un message de «solidarité pour Lise», brandissant de petites pancartes blanches intitulées «Plus jamais ça», «On veut des actes».

«Hier (jeudi, ndlr), une enseignante a choisi de s’immoler dans la cour du lycée à l’heure de la récréation. Cet acte symbolique nous bouleverse et nous interroge tous», avaient déclaré les 280 professeurs du lycée dans ce communiqué.

«Son geste appelle à la solidarité de l’ensemble des personnels et témoigne de notre difficulté à accomplir notre mission. Nous attendons donc l’engagement responsable de nos autorités», ajoutaient-ils.

Interrogé par l’AFP à la nouvelle du décès, l’un d’eux, Christophe Quittet, a annoncé la tenue d’une «marche blanche» lundi à 14 heures au départ de l’établissement.
Selon lui, les cours ne reprendront pas lundi matin, en vertu d’un droit de retrait éventuellement reconductible.
Vendredi, l’établissement avait rouvert ses portes pour accueillir les élèves et enseignants qui souhaitaient être entendus par la cellule de soutien psychologique, qui avait déjà pris en charge jeudi après-midi plusieurs dizaines d’élèves très choqués et qui devait encore fonctionner plusieurs jours.

Une action est par ailleurs prévue mercredi à Montpellier, dont le point d’arrivée sera l’inspection d’académie, selon M. Quittet.

La victime donnait des cours depuis 10 ans dans ce grand lycée de 3.000 élèves, deuxième cité scolaire du Languedoc-Roussillon.

Selon plusieurs témoins, elle avait annulé le cours qu’elle devait donner entre 9 heures et 10 heures jeudi. Puis, peu avant la récréation, elle s’est placée sous le préau et s’aspergée d’essence très calmement avant d’y mettre le feu et d’avancer dans la cour sous les yeux des élèves, terrifiés, dont certains lui sont venus en aide.

Décrite comme très fragile psychologiquement, notamment suite au décès de son neveu, l’enseignante «bénéficiait d’un accompagnement pédagogique et médical», avait indiqué jeudi le ministre de l’Education nationale Luc Chatel, venu sur les lieux, refusant à ce stade de confirmer le lien, avancé par le parquet, entre ce geste de désespoir et son activité professionnelle.

Si ses collègues se veulent prudents sur les raisons de cet acte, l’un d’entre eux estimait jeudi soir, sous couvert de l’anonymat, que la «pression ambiante était peut-être trop forte» et qu’«une écoute aurait peut-être évité ce passage à l’acte».

«Au cours des années, on a vu le métier évoluer, le public changer, les réformes arriver, des réformes nécessaires mais bien souvent menées à l’emporte-pièce, sans discernement, dans l’urgence, et à un moment donné il peut arriver ce genre de geste», confiait-il.

Au niveau national, le Snes, premier syndicat du secondaire, a réclamé un «débat» sur le métier d’enseignant après cette «tragédie». Il souhaite notamment «interpeller le ministre sur l’importance de la mise en place d’une véritable médecine du travail dans l’Education nationale» et l’amélioration des «conditions générales de travail des enseignants, dont la pénibilité s’est considérablement accrue ces dernières années».

 

A Béziers, les collègues de l’enseignante témoignent de leur difficile mission

Les enseignants du lycée Jean-Moulin de Béziers, où une cellule de soutien devait être maintenue plusieurs jours, exprimaient leur désarroi et leur difficulté à mener à bien leur mission, vendredi au lendemain de la tentative de suicide d’une de leurs collègues.

Alors que la professeure de mathématiques de 44 ans, hospitalisée au CHU de Montpellier, se trouvait toujours dans un état préoccupant, ses collègues ont lu à la mi-journée, devant les grilles de l’établissement, un message de « solidarité », brandissant de petites pancartes blanches intitulées « Plus jamais ça », « On veut des actes ».

« Hier (jeudi, ndlr), une enseignante a choisi de s’immoler dans la cour du lycée à l’heure de la récréation. Cet acte symbolique nous bouleverse et nous interroge tous », déclarent les 280 professeurs du lycée dans ce communiqué.

« Son geste appelle à la solidarité de l’ensemble des personnels et témoigne de notre difficulté à accomplir notre mission. Nous attendons donc l’engagement responsable de nos autorités. Nous pensons très fort à Lise », ajoutent-ils.

Brûlée au troisième degré, la victime donnait des cours depuis 10 ans dans ce grand lycée de 3.000 élèves, deuxième cité scolaire du Languedoc-Roussillon.

Selon plusieurs témoins, elle a annulé le cours qu’elle devait donner entre 09h00 et 10h00 jeudi. Puis, peu avant la récréation, elle s’est placée sous le préau et s’est s’aspergée d’essence très calmement avant d’y mettre le feu et d’avancer dans la cour sous les yeux des élèves, terrifiés, dont certains lui sont venus en aide.

Décrite comme très fragile psychologiquement, notamment suite au décès de son neveu, l’enseignante « bénéficiait d’un accompagnement pédagogique et médical », avait indiqué jeudi le ministre de l’Education nationale Luc Chatel, venu sur les lieux, refusant à ce stade de confirmer le lien, avancé par le parquet, entre ce geste de désespoir et son activité professionnelle.

Si ses collègues se veulent prudents sur les raisons de cet acte, l’un d’entre eux estimait jeudi soir, sous couvert de l’anonymat, que la « pression ambiante était peut-être trop forte » et qu’ »une écoute aurait peut-être évité ce passage à l’acte ».

« Au cours des années, on a vu le métier évoluer, le public changer, les réformes arriver, des réformes nécessaires mais bien souvent menées à l’emporte-pièce, sans discernement, dans l’urgence, et à un moment donné il peut arriver ce genre de geste », confiait-il.

La CGT Educ’Action du département a appelé à un rassemblement mercredi après-midi à Montpellier, devant le rectorat puis à la préfecture.

Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, préfère attendre de « savoir ce qu’il en est réellement » quant au lien entre la tentative de suicide de la professeure et son travail, avant de décider d’une action. « Il est sûr qu’il y a une souffrance accrue des enseignants depuis cinq ans, mais on ne saute pas sur les occasions », a souligné Bernard Duffourg, délégué du syndicat dans l’académie.

Au niveau national, le Snes a réclamé un « débat » sur le métier d’enseignant après cette « tragédie ». Il souhaite notamment « interpeller le ministre sur l’importance de la mise en place d’une véritable médecine du travail dans l’Education nationale » et l’amélioration des « conditions générales de travail des enseignants, dont la pénibilité s’est considérablement accrue ces dernières années ».

Le Snalc a également estimé que cette tentative de suicide exprimait « l’immense malaise de toute une profession ».

L’établissement a rouvert ses portes vendredi matin, mais les cours n’ont pas repris. La cellule de soutien psychologique, qui avait déjà accueilli jeudi après-midi plusieurs dizaines d’élèves très choqués, fonctionnera jusqu’à mardi, selon le rectorat.

 

Béziers Lycée Jean Moulin : Luc Chatel partage sa « profonde émotion » après l’immolation de l’enseignante

 

Midilibre.fr

13/10/2011, 14 h 33 | Mis à jour le 13/10/2011, 14 h 38

 


Le ministre de l'éducation a fait part de sa profonde émotion et demande à l’inspecteur d’académie de se rendre sur place.

Le ministre de l’éducation a fait part de sa profonde émotion et demande à l’inspecteur d’académie de se rendre sur place. (AFP – LIONEL BONAVENTURE)

Selon un communiqué du ministère de l’Education nationale, Luc Chatel a appris avec « une profonde émotion » l’acte de
désespoir du professeur de mathématiques
ce matin dans la cour du lycée Jean Moulin à Béziers.

« Le ministre partage la stupeur et la tristesse de l’ensemble des personnels et des élèves du lycée. Il a demandé tous les éléments pour tenter de comprendre les raisons qui ont pu conduire cette enseignante à ce passage à l’acte. »

Le ministre a aussi demandé à l’inspecteur d’académie de se rendre sur place pour « être aux côtés de la communauté éducative et pour l’accompagner dans cette épreuve, » notamment par la mise en place d’une cellule psychologique.

Face à ce drame, Luc Chatel « assure la communauté éducative de tout son soutien et de sa solidarité la plus totale ».

 

 

 

Béziers Une enseignante tente de s’immoler par le feu : Luc Chatel dépêché sur place

 

Avec AFP

13/10/2011, 10 h 55 | Mis à jour le 13/10/2011, 20 h 50

 


Luc Chatel lors de son déplacement à la sous-préfecture de Béziers.

Luc Chatel lors de son déplacement à la sous-préfecture de Béziers. (Photo O. G.)

Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel s’est rendu jeudi au CHU de Montpellier, au chevet de la professeure qui a tenté de s’immoler par le feu dans la cour du lycée Jean-Moulin de Béziers, décrivant une enseignante « en grande fragilité psychologique ».

« J’ai rencontré l’équipe médicale qui a pris en charge la professeure. A l’heure où je vous parle, sa situation de santé est extrêment préoccupante », a déclaré Luc Chatel, lors d’un bref point de presse en sous-préfecture de Béziers.
Brûlée au 3e degré

Ce matin, une femme de 44 ans, professeur de mathématique, a tenté de s’immoler par le feu dans la cour du lycée Jean-Moulin à Béziers. Brûlée au troisième degré sur tout le corps, toujours en vie et consciente, elle a été prise en charge par les pompiers et évacuée par hélicoptère vers le centre des grands brûlés du CHU de Montpellier.

Après son premier cours ce jeudi matin, l’enseignante est allée dans la cour à l’heure de la récréation de dix heures, un bidon d’essence à la main. Elle s’est placée au centre de la cour avant de s’asperger de carburant et d’y mettre le feu. Elle aurait crié devant des élèves : « C’est pour vous ». Des professeurs et des élèves ont immédiatement tenté d’éteindre les flammes.

Un acte désespéré

Selon le procureur de la République de Béziers, Patrick Mathé, « c’est l’acte de quelqu’un de désespéré ». Il a évoqué une « tentative de suicide en lien avec l’activité professionnelle ». L’enseignante aurait fait une dépression, suite au décès de son enfant handicapé l’an dernier et aurait été convoquée à plusieurs reprises par la direction de l’établissement.

Elle était en conflit avec des élèves. Il y a une dizaine de jours, une réunion houleuse aurait eu lieu avec les lycéens qu’elle aurait très mal vécue. Considérée par ses collègues comme une enseignante rigoureuse à « l’ancienne ». Quatre parents d’élèves interrogés ont raconté qu’elle s’occupait peu des élèves en difficulté, préférant les exclure de son cours pour faire travailler les autres. Selon des élèves, certains la trouvaient trop sévère et contestaient ses méthodes.

Le lycée en émoi

La scène a été observé par de nombreux élèves et professeurs. Selon France Bleue Hérault, des témoins disent avoir vu une personne en flamme se débattre dans la cour de récréation. Une cellule de soutien psychologique, comptant quatre médecins et des infirmiers, a été mise en place jeudi au sein de l’établissement, qui regroupe lycée général, technique, professionnel et compte plus de 3 000 élèves. Jeudi après-midi, 80 élèves avaient déjà été pris en charge par cette cellule qui « restera active aussi longtemps que nécessaire », a promis le ministre.

Les réactions

Le sénateur-maire (UMP) de Béziers, Raymond Couderc, s’est rendu sur place, ainsi que le sous-préfet de l’Hérault et le vice-procureur de la République. Le rectorat de l’Académie de Montpellier n’a pas souhaité dans l’immédiat communiquer à ce sujet.
 

Hérault Un élève violemment agressé au collège de Poussan

 

Midi Libre

12/10/2011, 17 h 17 | Mis à jour le 12/10/2011, 17 h 54

Une bagarre entre trois collègiens a dégénéré mardi après-midi dans la cour du collège de Poussan. Un élève de 4e a été pris à partie par deux autres collégiens pour un motif encore inconnu.

Passé à tabac, gravement blessé au visage, la victime a été transférée vers les urgences de l’hôpital de Sète. Opéré au bloc ce matin, le jeune garçon souffre de fractures au nez et à la mâchoire. Ses deux agresseurs, âgés de 14 et 15 ans ont été provisoirement exclus de l’établissement.

L’inspection académique a signalé la bagarre et transmis le dossier au parquet de Montpellier.

 

 

 

Sète Agression d’une enseignante : comme un fossé entre profs et élèves

 

M. C.

07/10/2011, 11 h 08 | Mis à jour le 07/10/2011, 11 h 08

 

 

Le proviseur a pris la parole hier matin devant les élèves réunis dans la cour.

Le proviseur a pris la parole hier matin devant les élèves réunis dans la cour. (V. D.)

Après l’agression d’une enseignante mercredi, ses collègues n’ont pas fait cours hier matin. Vibrant discours du proviseur.

7 h 55, jeudi, au portail du lycée Charles-de-Gaulle. Un début de matinée apparemment comme les autres… mais qui, au lendemain de l’agression d’une enseignante par une élève, sortira de l’ordinaire. Malou ne le sait pas encore, elle qui contrôle scrupuleusement les entrées. Chaque élève est privé de montrer son carnet, tel un laissez-passer, pour pouvoir pénétrer dans l’établissement. « C’est surtout pour éviter les intrus qui viennent chercher la bagarre ou qui déclenchent les alarmes, explique l’avenante surveillante, qui semble très appréciée par les élèves. À part quelques-uns, ils ne sont pas méchants ».

La sonnerie de 8 h retentit. Mais quelques minutes plus tard, les élèves refluent vers la cour et le portail. Moment de flottement. « Il paraît que les profs font grève », entend-on. « Mais non, il y a cours, rentrez ! », lance Malou aux lycéens déjà revenus dans la rue. Finalement, les élèves sont priés de ne pas regagner leur classe, mais de rester dans la cour.

Le proviseur : « Vous voulez le respect ? Commencez déjà à le donner aux autres »

Visages graves, le proviseur, Michel Irrmann, et plusieurs dizaines de profs, s’avancent vers le préau. On installe deux haut-parleurs. Michel Irrmann prend le micro. « Un fait d’une extrême importance s’est produit hier (NDLR : mercredi), entame-t-il d’un ton solennel. Il faut que vous compreniez que vous êtes des êtres humains. Vous n’avez pas à agresser qui que ce soit. Les enseignants sont là pour vous aider, pour vous apprendre à grandir, pour vous faire réussir dans la vie. Un petit groupe d’entre vous commet des agressions verbales permanentes. Votre camarade a passé la limite. Mais la limite commence au moment de la parole. Vous voulez le respect ? Commencez déjà à le donner aux autres. Les enseignants ont beaucoup de courage de travailler pour vous. Vous ne leur rendez même pas le centième de ce qu’ils vous donnent ».

Et le proviseur de prévenir, en conclusion : « Dorénavant, la moindre expression insultante, le moindre geste d’agressivité, sera fortement sanctionné. Je vous rappelle que l’agression verbale est aussi passible de la justice. Combien d’entre vous auraient déjà dû avoir affaire à elle ? ».

Droit de retrait

Ça et là, quelques ricanements ou chuchotements se sont fait entendre. Mais la plupart des trois cents élèves présents ont attentivement écouté les mots forts prononcés par Michel Irrmann. Puis une enseignante a brièvement pris la parole pour annoncer que les professeurs avaient décidé d’exercer leur droit de retrait pour la matinée. Et qu’il n’y aurait donc pas cours. Ce qui a déclenché des salves d’applaudissements. Air consterné du proviseur et des profs : « Décidément, il y en a qui ne comprennent vraiment rien… ». Entre de nombreux élèves visiblement peu affectés par l’agression et un corps enseignant sous le choc, il y a, effectivement, comme un fossé…

 

 

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°8

n° 08.11.12
du 07/10/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Adhésion

La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès enregistre encore cette année, une augmentation significative de ses adhérents.
Ceci n’est pas étranger aux actions menées par la FCPE en 2010-2011 et aux résultats obtenus mais aussi, à la vigilance permanente dans l’intérêt exclusif des élèves et aux informations régulières qu’elle vous doit.
Elle tient à remercier toutes celles et ceux qui lui font déjà confiance et invite le plus grand nombre à la rejoindre.
Il n’est pas trop tard !

Parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemble, rejoignez la FCPE !

Collège JL Trintignant

Le Conseil d’Administration a eu lieu le 04 octobre.
Quelques points importants en résumé :
·          Bilan 2010/2011 :
-         82,8% en série générale et 77,2% en série technologique de réussite au Diplôme National du Brevet.
-         66% des élèves ont été orientés en 2nde générale et technologique, 29,5% en 2nde professionnelle et 4,5% redoublent.
-         4,7% d’absentéisme, taux stable.
-         362h d’Accompagnement Éducatif pour 134 élèves (dont certains sur deux activités).
-         3,3% des cours n’ont pas été assurés, soient 585h.
·          Rentrée 2010 :
-         420 élèves répartis sur 4 niveaux de 4 classes chacun avec une hausse constante de 20 à 25 élèves sans ouverture de classe(s) supplémentaire(s).
-         330 élèves ½ pensionnaires, en augmentation.
-         23 enseignants dont 1 professeur-stagiaire et 6 enseignants en service partagé avec un autre, voire deux autres établissements.
·          Voyages, Sorties, Activités :
-         Voyage en Espagne prévu pour les élèves bi-langues de 4e2 et 5e2 et 3.
-         Voyage en Italie prévu pour les élèves de 3e conjointement avec le Collège Lou Redounet.
-         Malgré les explications et le vote des élus FCPE, le coût maximal des voyages augmente à hauteur de 370€.
-         Le coût maximal des sorties facultatives (?) est maintenu à 10€.
-         La somme maximale de 10€ qui pourrait éventuellement être demandée aux familles pour le fonctionnement de l’atelier photo est maintenue.
-         Les activités proposées par l’Association Sportive sont : athlétisme, basket, football, badminton.
-         Les activités proposées par le Foyer Socioéducatif sont : jeu de rôle, couture, club journal.
·          Initiation aux gestes de Premiers Secours (PSC1) :
-         Malgré les explications et le vote de la FCPE, il sera encore demandé 10€ aux familles.
-         La FCPE trouve pour le moins dommage que sa proposition, présentée lors de la réunion avec Madame la Principale n’est pas été retenue. En effet, un parent d’élève, professeur d’EPS acrédité, s’est proposé pour encadrer ce stage dans le cadre des moyens alloués à l’établissement, sans participation financière des familles !
·         ½ Pension :
-         Cuisine en autonomie (sauf légumerie) à la rentrée 2012.
-         Pour anticiper les coûts engendrés, il est proposé  une augmentation de 0,10€ par repas. Pour la FCPE, ce n’est pas aux parents de supporter cette évolution. Elle rappelle qu’avec les personnels, elle était opposée à la cuisine centrale que prônait le Maire d’Uzès alors Conseiller Général du Canton.
Le coût du repas a donc été maintenu à 3,10€.
-         Malgré tout, le prix du ticket des ½pensionnaires occasionnels est augmenté de 0,10€ et passe à 3,40€.
·          Équipements subventionnés par le Conseil Général :
-         Enveloppe de 14000€ : achat de mobilier (salles de musique, multimédia, secrétariat), tableau d’affichage, conférence, vitrine d’expo extérieure, complément équipement vidéo, caméscope, appareil photo, matériel pour le laboratoire de physique,…
-         Enveloppe de 11280€ :14 ordinateurs pour la salle multimédia qui a pu être équipée d’un seul coup.
-         Travaux de réfection : 39 volets roulants, isolation phonique, salle de musique et Arts Plastiques, remplacement des vestiaires EPS, portail coulissant côté vie scolaire,…

Lycée Charles Gide

Fête de la Science les 13 et 14 octobre : Conférences

·         13 octobre de 08h00 à 10h00 : la géologie de l’Uzège par D.Nectoux
·         13 octobre de 10h00 à 12h00 : évolution et remise en question de la classification des mammifères par F.Delsuc
·         13 octobre de 13h30 à 15h30 : le mur végétal – la modélisation des plantes par R.Lecoustre
·         13 octobre de 15h30 à 17h30 : le temps des barbares – la fin annoncée d’homo sapiens par L.D’Este
·         14 octobre de 09h00 à 11h00 : c’est quoi la chimie aujourd’hui ? par F.Henn
·         14 octobre de 11h00 à 12h00 : écologie et génétique bactérienne par E.Jumas-Bilak
·         14 octobre de 13h30 à 15h30 : les mémoires par M.Lerner Natoli
·         14 octobre de 16h00 à 17h30 : histoire et action des drogues par L.Prézeau

Lycée des Métiers d’Art Georges Guynemer

Réunion Parents/Professeurs pour les élèves de 2nde Bac Pro, 1ère année de CAP, 1ère Bac Pro Bronze et Marqueterie le vendredi 14 octobre : à 17h00 avec l’équipe de direction, à 17h30 avec les professeurs principaux.

Vacances de la Toussaint

Dans tous les établissements, la rentrée des vacances de Toussaint se fera le mercredi 02 novembre, les cours seront ceux d’un vendredi semaine B, en compensation de celui du pont de l’Ascension.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 36 du 06 octobre 2011
·         Enseignement de spécialité en classe de terminale : Prise en charge pédagogique de l’option de TL Droit et grands enjeux du monde contemporain et de l’enseignement de spécialité de TS Informatique et sciences du numérique  (lire).

Bulletin Officiel Spécial n° 7 du 06 octobre 2011
·         Baccalauréats général et technologique : tous les contenus des épreuves de la session 2013 (lire)

Sensibilisation à la recrudescence de la rougeole :
Courrier d’information sur la campagne pour l’amélioration de la couverture vaccinale contre la rougeole dans le cadre du plan d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale de l’Organisation Mondiale de la Santé en PJ.
Une séance de vérification de la vaccination contre la rougeole doit être organisée pour les élèves de 6ème, de Terminale de lycée général, technologique ou professionnel, de seconde année de CAP ou BEP.

parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemble
pour être informés régulièrement
REJOIGNEZ la fcpe
(bulletin d’adhésion en PJ)

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Les stagiaires n’en peuvent plus…

Par François Jarraud du café pédagogique

 

Réunis à l’appel du Snes, des stagiaires franciliens ont témoigné d’une charge de travail d’autant plus insupportable qu’ils cumulent un temps complet d’enseignant avec des journées de formation inutiles car ils sont trop épuisés pour en profiter. Le Snes demande une entrée progressive dans le métier et la mise en place d’un système de pré recrutement  pour faire face à la pénurie de candidats.

 

Les stagiaires n'en peuvent plus...  dans Actualités stag01Natacha, Nicolas, Agnès, Agathe, Léa, Julie, Jean, Adrien, et même… Luc. Tous sont enseignants stagiaires, parfois pour la seconde fois. Le Snes les a réunis le 5 octobre pour qu’ils témoignent de leurs difficultés. Le message est unanime : « on est dans une situation pas normale ».

 

Premier choc. Ce qu’ ont déjà appris les stagiaires c’est la méfiance envers l’institution. Ces stagiaires vous ne les verrez pas et les prénoms cités ci-dessus sont inventés. Ils craignent les représailles puisque l’avis de l’inspection est essentiel pour leur titularisation. Ce n’est pas la seule raison pour laquelle ils ont peu de considération pour l’institution. Leur premier contact, que ce soit à Créteil, Versailles ou Paris, se fait avec des inspecteurs sympathiques mais tenus à la langue de bois officielle ou des personnages arrogants. « Vous allez souffrir, vous devez vous y habituer » leur lâche l’un. « Vous allez travailler la nuit. Ce sera de bons souvenirs » dit un autre. L’institution est déjà décrédibilisée et pas seulement parce qu’elle a imaginé une entrée dans le métier aussi pitoyable. Les stagiaires ne supportent plus qu’on essaye en permanence de les culpabiliser. Qu’on leur envoie l’image de l’enseignant « inné » ayant le « feu sacré ».

 

Mais le gros problème c’est la masse de travail. « Je fais 65 heures par semaine pour 1600 euros par mois » nous confie Jean, professeur d’histoire-géographie dans un lycée du 93. Etre stagiaire c’est faire un temps complet dès le début de l’ année (les certifiés stagiaires qui dans certaines académies sont déchargé de deux heures se sont vus gratifiés de deux heures supplémentaires…) avec ce que cela implique comme préparations quand on débute et comme copies. S’y ajoutent les journées de formation (qui sont en plus du temps de travail). « On a des problèmes de cerveau disponible » nous dit Agathe qui « en rêve la nuit ». « Cela devient un problème pour nos élèves car on est fatigués et encore moins efficaces », ajoute Léa. Il faut dire que les stagiaires ne sont pas épargnés par les rectorats. Plusieurs d’entre eux enseignent en zone d’éducation prioritaire (Eclair). D’autres, comme Agathe, ont des classes d’examen, ce qui n’aurait pas du être le cas. Ils ont de l’accompagnement personnalisé (souvent en classe entière !). Ils connaissent des camarades bombardés professeurs principaux, ce qui alourdit encore le temps de travail.

 

stagiaire02 dans Actualités« On enchaîne les mauvais cours« . La demande de formation est bien là. « Je sais parler l’anglais très bien. Mais je ne sais pas l’enseigner. On ne me l’a pas appris », dit Agnès, stagiaire dans un lycée de l’académie de Versailles. Les stagiaires sont déçus des 5 journées de formation qui ont eu lieu avant la rentrée. Trois journées ont été utilisées en discours officiels et renseignements administratifs. Il est resté une journée sur l’enseignement de la discipline, ce qui est jugé insuffisant, et une journée de « tenue de classe ». Tout en reconnaissant qu’ils ont appris quelques trucs, les stagiaires sont assez ironiques sur cette formation. « C’était surtout des conseils superflus », dit Jean, professeur d’histoire-géographie dans l’académie de Paris, « du style regarder les élèves dans les yeux ».

 

Quel avenir comme enseignant ? Natacha, qui est cette année professeur titulaire, se demande ce que peut produire une telle formation. « On est le nez dans le guidon en permanence. On a une conception limitée du métier ». Ils n’ont pas de formation didactique et craignent de n’en avoir jamais.

 

snes112Cet aspect là a aussi été mis en avant par les responsables du Snes. Alain Billate, secrétaire académique à Bordeaux, craint l’avenir. « On a affaire à des gens qui nient la nécessité d’une formation. On forme des professeurs qui jamais ne liront de livre de pédagogie. C’est dramatique ». Emmanuel Mercier, secrétaire national en charge de la formation, critique vertement la nouvelle formation en alternance sensée résoudre la question didactique. »On envoie les étudiants en classe. Mais ce n’est pas de la formation. Il n’y a pas d’analyse et de réflexion sur la pratique.  On généralise l’idée que l’apprentissage est un mode de recrutement ». Frédérique Rolet, secrétaire générale, montre les conséquences pour le système de la situation actuelle : la baisse du recrutement. Aux concours 2011 il y avait 119 candidats présents en lettres classiques pour 185 postes, en maths 1319 pour 950 postes, en éducation musicale 134 pour 120.  Elle a soutenu les revendications du Snes : une entrée progressive dans le métier, appuyée par un prérecrutement sur le modèle des anciens IPES. Le Snes appelle les stagiaires à participer à une enquête d’opinion.

 

François Jarraud

 

Liens :

Le dossier de presse

Paroles de stagiaires

J’aurais voulu me rendre utile

Masters en alternance

Stagiaires Happy End

Stagiaires impossibles

 

Le SNES (FSU) du lycée Charles Gide d’uzès écrit au Président de Région

 Logo FSUFédération Syndicale Unitaire de l’Uzège

 

SNES du lycée Charles Gide d’Uzès  Logo SNES

  

à          Monsieur Christian BOURQUIN, Président de la Région Languedoc Roussillon

            Monsieur Jacques CRESTA Président de la commission – Education – Lycée

Monsieur Fabrice VERDIER Membre de la commission  - Education – Lycée et représentant du Conseil régional au Conseil d’Administration du lycée Charles Gide

 

Objet : Restructuration du Lycée Charles Gide d’Uzès

 

Messieurs,

 

Notre établissement est aujourd’hui arrivé à saturation de ses effectifs et nous devons ensemble, les personnels du lycée et les élus décisionnaires, gérer le très court terme et prévoir le plus long terme.

 

Pour cette année scolaire, plusieurs problèmes concrets se posent dans notre lycée.

 

L’installation indispensable des locaux provisoires par la Région depuis deux ans, pour répondre à l’afflux d’élèves, nécessite la création d’au moins deux postes d’Agent Technique : un pour le service général et un autre pour la maintenance des bâtiments. Cette demande se fonde sur les ratios de surface et du nombre d’élèves établis par vos services. En effet avec près de 900 élèves et 7 salles de classes provisoires supplémentaires le nombre d’agents est aujourd’hui totalement insuffisant pour entretenir correctement notre lycée.

 

Les préfabriqués, installés dans nos trois cours, sont certes spacieux, mais les conditions d’enseignement y sont inacceptables et depuis la rentrée plusieurs élèves ont eu des malaises. Comme a pu le constater M Verdier au printemps dernier, par forte chaleur, la température est insupportable et des odeurs très fortes émanent de la structure même des locaux. Nous demandons donc une inspection sanitaire de ces salles par vos services et l’installation très rapide d’une climatisation pour chacune d’elle.

 

L’arrivée de l’Ordi dans notre lycée nous préoccupe également. En effet, nos salles ne sont absolument pas équipées pour recevoir ce type de matériel. Nous saluons l’investissement lourd que représente cet outil octroyé à chaque élève de seconde mais nous souhaitons qu’il soit fonctionnel et utilisable dans notre établissement pour ne pas être un investissement pédagogiquement inutile.

 


À terme, une restructuration profonde et globale de notre EPLE est indispensable. Lors de la réunion du 24 juin dernier, certaines pistes ont été avancées, par le Directeur adjoint à l’éducation du Conseil régional, M Sellier, et par le maître d’œuvre, Mustang architecture-design, pour l’aménagement du terrain dit de « l’ancienne Gendarmerie ». Cependant, les contraintes imposées par les architectes mandatés par les Bâtiments de France pour l’étude de l’élargissement du secteur sauvegardé de la ville d’Uzès, M Wagon et M Balmassière ainsi que par le Maire adjoint d’Uzès en charge de l’urbanisme, M Joly, rendent les projets proposés impossibles.

 

L’urgence de la situation rend pourtant cette restructuration impérative pour un fonctionnement rationnel de notre lycée et pour son développement (BTS  par exemple) dans le cadre de l’aménagement du territoire de l’Uzège et du Gard.

Nous voulons aujourd’hui réaffirmer notre demande que la « commande initiale » soit respectée c’est à dire la construction :

o      d’une salle multifonctions utilisable par les deux lycées ;

o      d’un nouvel internat et une restauration collective, communs aux deux établissements de l’Uzège ;

o      de logements de fonctions pour libérer des espaces dans l’enceinte du lycée Gide.

Ceci doit s’accompagner :

-       du « rachat » par la Région à la commune d’Uzès du centre d’accueil et de l’internat puisque le Maire d’Uzès ne semble plus disposé à le céder pour l’euro symbolique comme ses représentants s’y étaient engagés lors des CA du lycée Gide ;

-       d’une réhabilitation de la totalité des locaux libérés pour agrandir, moderniser et rendre fonctionnels nos espaces pédagogiques et administratifs.

 

Il nous semble évident à ce jour, que le projet doit être étudié dans sa globalité pour arriver à honorer cette commande, c’est à dire envisager dès le départ les constructions et les réhabilitations des locaux. Il est tout aussi évident que le projet ne peut se conduire que par tranches de travaux successifs mais il est impératif pour nous, que les premiers « coups de pioche » soient très rapidement réalisés. C’est pour cela que nous exigeons depuis de nombreux mois un échéancier précis de l’avancement du projet.

 

Comme l’a annoncé M Bourquin lors de sa venue à Uzès, les constructions ont été budgétées pour un montant de 16 millions d’euros et la réhabilitation du lycée Gide l’a été pour une somme de 17 millions d’euros. De plus, M Verdier nous a aussi annoncé, lors de la réunion du mois de juin, le lancement d’un concours d’architectes pour mettre en oeuvre cette restructuration. Cet équipement structurant pour l’Uzège est indispensable, c’est pourquoi nous sommes impatients que ces annonces deviennent réalité.

 

Pour le bien commun des familles de l’Uzège et de la qualité du service public d’Education, nous devons, ensemble, mettre toute notre énergie pour voir rapidement sortir de l’impasse ce projet et pour surmonter les querelles locales.

 Nous souhaitons donc dans les plus brefs délais (avant les vacances de la Toussaint) la convocation d’une nouvelle réunion de tous les intervenants pour présenter l’échéancier des travaux.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de Région, Messieurs les Vice- Présidents l’expression de nos sentiments distingués.

 

 

Pour le SNES du lycée Charles Gide et la FSU de l’Uzège

Emmanuelle Michard et Franck Tichadou

Des milliers de lycéens dans la rue « contre la suppression d’un mois de vacances »

Article Libé.fr

Des milliers de lycéens dans la rue

Policiers en banlieue. (© AFP Jean-Philippe Ksiazek)

Une rumeur sur la suppression de vacances a déclenché vendredi matin des manifestations lycéennes et des violences urbaines en région parisienne et dans le Nord et l’Est de la France.

Au Chesnay, dans les Yvelines, une dizaine de voitures ont été endommagées autour d’un lycée. Dans le Nord de la France, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté dans des villes du Nord/Pas-de-Calais, de Picardie et de Champagne-Ardenne en raison de cette rumeur infondée selon laquelle le gouvernement voudrait supprimer un mois de vacances.

Dix-huit jeunes manifestants ont été interpellés dans le Pas-de-Calais après des incidents à Lens et à Arras, où, selon la préfecture, ils auraient dégradé des bus, mis le feu à des conteneurs et sont soupçonnés d’outrage à agent.

Par ailleurs, quatre jeunes ont été interpellés à proximité d’un lycée professionnel d’Amiens-Nord, après avoir jeté des cocktails Molotov et des briques sur la police, a indiqué la préfecture de la Somme. Il ne s’agit pas d’élèves, mais de «gens extérieurs qui étaient là pour casser», selon cette source.

SMS et Facebook

Ces manifestations sont parties d’une consigne, propagée par SMS et sur Facebook, appelant à bloquer l’accès aux établissements scolaires au motif que le président Nicolas Sarkozy voulait supprimer un mois de vacances, a-t-on expliqué au rectorat d’Amiens.

Selon le rectorat de Lille, quelque 500 lycéens d’établissements professionnels ont manifesté à Douai et une centaine à Dunkerque, dans le département du Nord, où des établissements de Lille et Trith-Saint-Léger ont également été touchés.

Près de 500 lycéens ont également protesté à Béthune (Pas-de-Calais), sans désordres, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais, région où plus de 2.000 manifestants ont été dénombrés au total. Le mouvement a même touché plusieurs petites villes.

Des consignes de fermeté ont été données aux forces de l’ordre, selon la préfecture. «Cela n’a ni queue ni tête. On ne sait pas d’où part cette rumeur infondée et ubuesque», a expliqué le rectorat de Lille, qui a dénoncé une «désinformation orchestrée».

La rumeur se répand par SMS et le réseau social Facebook, et «fait tâche d’huile», selon la même source.

Feu de poubelles

En Picardie, une vingtaine d’établissements ont été touchés, dont cinq à Amiens qui concentraient la majorité des manifestants. Ils ont tenté de bloquer l’accès aux bâtiments et, pour certains, ont mis le feu à des poubelles, jeté des pierres, des oeufs ou des tomates.

En Champagne-Ardenne, «plusieurs petits rassemblements» ont été recensés vendredi matin, mais sans débordements.

Un rapport du comité de pilotage sur les rythmes scolaires proposait de raccourcir de deux semaines les vacances d’été et de porter la durée des vacances de la Toussaint à deux semaines, mais aucune décision n’a été prise.

Le ministre de l’Education Luc Chatel avait dit en juillet à l’AFP vouloir entamer une «concertation» avec les syndicats enseignants pour annoncer «à l’automne» des décisions qui pourraient entrer en vigueur «dès la rentrée 2013».

(Source AFP)

12345...25

recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES