Lycée Gide: de sérieuses difficultés subsistent

Article du Midi Libre

Avec près de 900 élèves  à la rentrée, les effectifs du lycée Gide  continuent de progresser. Des difficultés sérieuses subsistent au niveau des locaux qui sont à la charge de la région et au niveau des personnels qui sont de la compétence  du rectorat.  Le Syndicat national de l’enseignement du second degréSNES maintient la pression auprès de ces instances pour faire évoluer positivement ces dossiers, en demandant  notamment que démarre au plus vite le projet tant attendu de l’ancienne gendarmerie.

Franck Tichadou, représentant du Snes (Fédération Syndicale unitaire) du lycée Gide, signe une lettre ouverte adressée  au maire d’Uzès :« Des problèmes de fonctionnement  qui sont de la responsabilité de la ville d’Uzès persistent . Certes la ville d’Uzès propriétaire du  bâtiment de l’internat a fait quelques travaux indispensables  (changement de la chaudière qui fournit l’eau chaude sanitaire)  mais il reste encore  des interventions à réaliser pour  assurer correctement l’accueil des pensionnaires : rénovation des sanitaires insalubres et mise en place de volets aux fenêtres. L’espace devant le lycée qui sert de cour aux élèves, n’est pas sécurisé ni entretenu régulièrement par les services municipaux.   Actuellement, cette zone est quasiment laissée à l’abandon et pose un réel problème de sécurité.  Pourtant, la proviseure adjointe a déposé en 2010  à votre mairie un projet d’aménagement qu’elle avait  élaboré avec les élèves du lycée. Nous vous rappelons que dans le cadre du plan  vigipirate  toujours en vigueur le stationnement devant un établissement scolaire doit être interdit. »

Jean-Luc Chapon, maire d’Uzès, fait remarquer  que le lycée n’est pas de la compétence de la commune mais dépend de  de la Région:« Nous voulons vendre à la Région le centre d’accueil qui accueille l’internat et qui, à terme, deviendra salles de classe. Si la Région qui en est actuellement locataire ne répond pas à notre proposition, nous nous tournerons vers un privé. Il m’a effectivement été demandé d’aménager un espace d’accueil devant l’entrée du lycée, alors que sa cour est occupé par des préfabriqués. La Région possède l’ancienne  gendarmerie située en face où il lui serait possible de trouver une solution à cet encombrement de la cour et au stationnement devant l’établissement établi essentiellement pour les professeurs et les lycéens. »

165.000 manifestants pour une grève historique dans l’Education

par Le Nouvel Observateur   

Les syndicats annoncent plus de 50% de grévistes pour cette journée de mobilisation qui rassemble exceptionnellement public et privé.

Manifestation dans l'éducation à Paris le 27 septembre 2011 (AFP) Manifestation dans l’éducation à Paris le 27 septembre 2011 (AFP)

Les défilés contre les suppressions de postes dans l’Education nationale, à l’appel des syndicats du public et du privé, ont réuni mardi 27 septembre plus de 165.000 manifestants en France, dont « 45.000 à Paris », selon une première estimation communiquée par l’intersyndicale.

« Plus de 120.000 manifestants ont défilé », sans compter la manifestation qui s’est déroulée à Paris, selon une première estimation établie à partir de la mobilisation dans 72 départements, ont indiqué la FSU et Unsa éducation, au nom de l’intersyndicale.

Près de 54% (53,75%) des enseignants du primaire et 50% de ceux du secondaire dans le public sont en grève, ont annoncé les syndicats de la FSU à la mi-journée.

Auparavant, le ministère de l’Education avait fait état d’une estimation dans la matinée de 28,89% de grévistes en primaire et 22,3% dans le secondaire, tous ces chiffres, ministériels et syndicaux, correspondant à l’enseignement public.

Signe d’un profond malaise dans l’Education nationale, un front uni des syndicats du public et, fait exceptionnel, du privé, appelle à la grève pour dénoncer la « dégradation » de l’école, l’un des enjeux de la présidentielle de 2012.

Le cortège parisien est parti vers 15h du Luxembourg.

 

Bernadette Groison secrétaire générale de la FSU
« La volonté » du chef de l’Etat de « diviser les salariés », c’est « une marque de faiblesse de sa part », a jugé mardi, à l’issue de la manifestation pour l’éducation à Paris » elle a ajouté « la volonté de Nicolas Sarkozy d’essayer de diviser les salariés, d’opposer les gens, c’est une marque de faiblesse de sa part. Je pense que ces ressorts-là ne fonctionnent plus »

 

Marseille: Des représentants des écoles, collèges et lycées privés se sont joints au cortège et l’on pouvait lire notamment sur une pancarte « Ecole privée sainte Jeanne-d’Arc sur le bûcher« .

Selon les syndicats, le taux de grévistes était de 70% dans la région en primaire et de 60% dans le secondaire. De son côté, le rectorat d’Aix-Marseille donnait, selon « des estimations arrêtées à 11H00″, 33,6% de grévistes en primaire, 26,6% en collèges, 15,6% en lycées professionnels et 18,5% en lycées d’enseignement général et technologique.

 

Dans la capitale, « 45.000 manifestants ont défilé« , a ajouté l’intersyndicale. La tête du cortège parisen, partie vers 14H30, est arrivée à Sèvres-Babylone, pas très loin du ministère, vers 16H30

 

Marseille: de 1.500 à 1.600 personnes selon la police, à 5.500 selon la FSU, ont défilé « pour une autre politique de l’Education », comme le proclamait une banderole en tête de manifestation.

 

Les défilés contre les suppressions de postes dans l’Education nationale, à l’appel des syndicats du public et du privé, ont réuni mardi plus de
165.000 manifestants en France, dont « 45.000 à Paris« , selon une première estimation communiquée par l’intersyndicale.

« Plus de 120.000 manifestants ont défilé« , sans compter la manifestation qui s’est déroulée à Paris, selon une première estimation établie à partir de la mobilisation dans 72 départements, ont indiqué la FSU et Unsa éducation, au nom de l’intersyndicale.

 

 

 

«L’enseignement était un vrai choix, un désir profond»

Par LIBÉRATION.FR

 

Suppressions de postes en pagaille, manque de reconnaissance dans l’exercice de leur métier, quasi-disparition d’une formation digne de ce nom… Le métier de prof va mal. Ce mardi, les syndicats du public et du privé appellent à la grève qui s’annonce massivement suivie.

Signe d’un profond malaise, la rédaction de Libération reçoit un grand nombre de témoignages de profs, découragés et désabusés. En voici une sélection.


«Un immense gâchis pour tout le monde»

Chloé, 29 ans, prof de français. Elle enseignait depuis deux ans et demi quand, en janvier dernier, à bout de force et de nerfs, elle a demandé une mise en disponibilité.

«L’enseignement était un vrai choix, un désir profond. J’avais d’ailleurs un pied dans l’éducation depuis quelques années, en tant qu’assistante d’éducation et assistante maternelle, un moyen de ne pas cultiver trop d’illusions.

Après le concours, j’ai passé deux ans sans vagues, une année à Paris et une année au fin fond du 93. J’y trouvais ma place, ma légitimité et une forme d’épanouissement. L’an dernier cependant, parvenue au bout de mes «privilèges», à savoir ni stagiaire, ni nouvelle titulaire, les choses ont beaucoup bougé. J’ai ensuite été envoyée dans une zone d’éducation prioritaire (ZEP) d’Aubervilliers pour un remplacement de deux mois.

J’y suis allée avec appréhension mais aussi avec l’envie de mener ma mission à bien. Or, ma position de remplaçante m’a rendu la tâche pratiquement impossible puisque d’emblée le dialogue était difficile. Elèves bien sûr mais aussi équipe pédagogique et administrative considérant le caractère éphémère de mon intervention comme un frein à toute communication. Et moi-même, me sentant bien inutile et jetable à tout moment, j’ai perdu entrain et motivation, sans lesquels l’enseignement devient périlleux.

J’ai eu très vite le sentiment d’être mise dans une position d’échec puisque face à un public méconnu, j’étais non seulement désarmée mais seule. La formation à l’IUFM (avant la réforme de la masterisation, ndlr) ne nous permet en aucune façon d’anticiper des situations de crise, puisqu’il est toujours question d’une classe modèle, à peine perturbée par quelques bavardages ou démotivations. Mais on ne nous dit jamais comme réagir face à des «micro-incidents» ou des drames quand ceux-ci interviennent de façon presque continue, sans parler de la difficulté d’être une jeune femme: cela va du retard ou du travail non fait, aux interpellations directes du type «t’es une pute» ou indirecte du type «elle est bonne la prof, mate son cul!», jusqu’aux menaces de mort. Face à ces situations quotidiennes, rien ne se passe, l’administration minimise et contribue à l’éclatement de notre autorité.

Pris individuellement, on peut toujours trouver une explication, la source de tel ou tel comportement, l’absence des parents, la solitude, le mal-être ou la maladie. Mais en tant que professeur, arrive un moment où le voile posé entre élève et adulte se déchire. Nous devenons simplement des êtres humains face à d’autres être humains, nous devenons vulnérables et la guerre est déclarée. Et c’est un immense gâchis pour tout le monde. On finit par avoir peur et cette peur entame l’envie, le sommeil… C’est le début de la dépression.»

On n’enseigne plus, on manage!

Jean-Michel, professeur de lettres modernes en Normandie depuis dix ans.

«Je surprendrais peut-être les personnes les plus éclairées, et bienveillantes (ce qui n’est pas commun face au métier que j’exerce) en disant que je n’ai presque jamais enseigné. Aujourd’hui, plus que jamais, et cela fait déjà longtemps, un professeur doit communiquer, gérer, relativiser, négocier, obéir, transiger et se justifier – il n’enseigne pas. Quoi d’étonnant dans un monde où quiconque prétend «qu’enseigner c’est transmettre», se voit taxé de conservatisme insupportable?

Personnellement, je n’ai dû enseigner que trois, quatre heures dans ma vie ; le reste était de la médiation.

Comme je suis têtu et que je crois plus à mes idées qu’aux nouveautés à la mode, je résiste. Je n’ignore pas que c’est peine perdue. Une nouvelle attitude professorale se fait actuellement jour dans mon lycée et, même si l’on en trouve des traces depuis fort longtemps dans le monde éducatif, cette attitude a, ces temps derniers acquis, une importance considérable. Il s’agit ni plus ni moins de «manager», pour reprendre un terrible mot anglais, les enseignants, mais aussi les élèves. Toute une somme de maximes et d’axiomes non écrits sont aujourd’hui indiscutables.

En voici quelques-uns, justement, enfin écrits:

- Un élève qui obtient de brillants résultats ne le doit qu’à sa propre excellence.
- Un élève qui échoue ne le doit qu’à l’incompétence de son/ses professeurs(s) qui l’ont mal préparé.
- Pour préparer efficacement un élève à un examen, il faut et il suffit de lui donner des devoirs nombreux et répétitifs, et des tartines d’exercices corrigés rapidement par l’enseignant.

Un bon professeur est celui qui effectue du travail supplémentaire pour ses élèves, c’est-à-dire du «soutien», de «l’accompagnement», des «oraux», ou ne serait-ce que des photocopies très précises et détaillées avec le contenu in extenso des données à restituer.

Nous en arrivons donc, ce qui me semble nouveau, au point où l’enseignant qui effectue ses charges de travail ordinaires, c’est-à-dire 18 heures de cours hebdomadaires, plus les corrections, préparations, lectures, gestions de classes, d’élèves, coups de fils aux parents, médiations, convocations aux formations obligatoires, réunions, conseils divers, cet enseignant est considéré comme un fainéant indigne et un tire-au-flanc.

Ce qui est surprenant, ce n’est pas que l’on considère un enseignant de la sorte, mais plutôt que bien des professeurs, désormais, sont persuadés du bien-fondé de cette idée. Et pour avoir observé, autour de moi, ces enseignants (souvent en matières dites «scientifiques») qui passent leurs journées, même libres, au lycée, à manager des élèves et à combler leur emploi du temps d’heures supplémentaires, j’en ai déduit que ces gens avaient honte de leur «corporation» et qu’ils ne cherchent qu’à montrer au monde, dans un combat perdu d’avance, qu’ils ne sont pas les fonctionnaires paresseux que l’on décrit. Ces «forçats honteux», comme je les désignerais, sont alors les premiers à critiquer, parfois directement, souvent avec perfidie, leurs propres collègues qui eux croient encore à la disponibilité de leur temps.

Dans de telles conditions, l’enseignement est entré de plein fouet dans une dynamique managériale et capitaliste, où le facteur de concurrence joue à plein. Là encore, ce n’est pas tout à fait nouveau car il a toujours été bon, chez les professeurs, de critiquer le voisin, ou de dénoncer les méthodes du collègue. La nouveauté, c’est que tout cela est désormais entouré d’un discours très sérieux, institutionnel, où l’on parle sans fard de «gérer des flux» d’élèves, de «remplir des classes» en «tenant ses chiffres» et donc «d’attirer du public», c’est-à-dire de «développer des performances» pour ne pas «fermer des postes». Le discours est désormais celui du monde de l’entreprise, même si bien entendu les risques ne sont pas les mêmes… pour l’instant!»

«Je me retrouve routier de l’éducation»

Augustin, professeur agrégé d’éducation physique et sportive (EPS) depuis sept ans.

«J’ai enseigné pendant cinq ans en collège dans le 93, en Seine-Saint-Denis. Quand on donne des cours dans des zones d’éducation prioritaire, on engrange plus de points qui permettent ensuite d’être muté où l’on souhaite. Au bout de cinq ans de remplacement, j’espérais obtenir ma mutation dans la Marne pour vivre avec ma femme. J’avais suffisamment de points… Sauf qu’au final, je n’ai pas eu le poste, un collègue avec moins de points que moi m’a pris la place. Sans qu’aucune explication ne me soit donnée.

Bref, je suis toujours remplaçant, j’ai été affecté d’office  dans l’Aube, à Troyes. Je me retrouve routier de l’éducation à faire 240 kilomètres aller/retour par jour pour enseigner! Vive l’Education nationale, vive les syndicats et leur notion d’égalité de traitement. J’ai déposé, seul, un recours devant le tribunal administratif.»

 

A Paris, les profs veulent «des élèves, pas des sardines»

REPORTAGEIls étaient 45.000 dans le cortège parisien selon les syndicats, dont une trentaine de tout nus…

Par LIBÉRATION.FR

165.000 manifestants pour une grève historique dans l'Education dans Actualités

Le cortège a relié Luxembourg à Sèvres-Babylone. (AFP)

Ils l’ont fait. Défiler nu. Enfin, à moitié nu, parce que devant des milliers de personnes (45.000 selon les syndicats, 8500 selon la police, entre 110.000 et 165.000 dans toute la France), dont des mineurs et des parents d’élèves… Après avoir posé en petite tenue dans un calendrier pour dénoncer le «dépouillement de l’école», une trentaine de profs a remis ça ce mardi, en tête du cortège parisien contre les suppressions de postes dans l’éducation. Torse nu pour les hommes, soutien-gorge pour les femmes, masque blanc pour tous, impact médiatique assuré.

Les «dépouillés», organisé en collectif, ont égréné une série de noms, professions, chacun ponctué d’un «dépouillé» tonitruant : «Sylvain G. , illustrateur, dépouillé !, Patrice M., étudiant, dépouillé !». «Ce ne sont pas seulement les enseignants, pas seulement des individus, mais tout un ensemble de métiers qui luttent», explique sous son masque Isabelle, prof dans l’académie de Créteil. «On n’est pas là pour faire de l’étalage ou de l’exhibitionnisme, ce qui est choquant c’est la réalité: l’école est nue».

 dans Revue de pressePlus loin dans le cortège, c’est plutôt ambiance chemisettes et jupes sous le genou – sans forcer le cliché. Car, une fois n’est pas coutume, le privé s’est joint au public pour cette journée de grève. Public, privé, même slogan: «Zéro suppressions de postes en 2012». Après 16.000 nouvelles suppressions cette année, public et privé confondu, soit 66.000 au total depuis le début du quinquennat, «la coupe est pleine», résume Marie-Claude, remontée. Prof d’allemand dans un lycée privé parisien, elle n’avait pas manifesté en tant que prof depuis le mouvement pour la défense de l’enseignement privé en 1984. C’est dire. Ce qui l’a poussée à redescendre dans la rue? D’abord, les classes surchargées. «On veut des élèves, pas des sardines», clame d’ailleurs une pancarte quelques rangs derrière elle. «A 35 par classe, ça devient très compliqué», soupire Marie-Claude, qui fustige aussi la réduction des heures de langues au lycée : «Deux heures en première, ça sert à rien.»

«Moi aussi j’en ai ras la mallette»

Même tranche d’âge, même constat, mais côté enseignement public, Nadine, un carton «Moi aussi j’en ai ras la mallette» pendu au cou. Prof d’espagnol en Seine-et-Marne, elle a fait une croix depuis belle lurette sur «les heures qu’on avait pour enseigner en demi-groupes». Résultat, «les élèves les plus en difficultés trinquent les premiers, ce qui est tout l’inverse du sur-mesure prôné à longueur de discours par le ministre».

Plus loin dans le cortège, des jeunes profs stagiaires en mal de formation, regroupés sous dans le collectif «stagiaire impossible», des «Indignés», des lycéens… Etienne et Baptiste, 16 ans, en première S dans l’Essonne, à Saint-Michel-sur-Orges. Ils sont les seuls de leur lycée à s’être déplacés avec leur «pancarte de l’année dernière». Cette année, ils sont 33 dans leur classe «et c’est beaucoup trop. Encore nous ça va, parce que les élèves sont assez calmes mais dans d’autres classes, c’est pas gérable.»

Christine Boutin de sortie

Bien présents aussi en cette période de campagne, les politiques: Ségolène Royal, Martine Aubry, Harlem Désir, Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélanchon… Et Christine Boutin. «Je suis là parce que l’éducation nationale est en danger», commence la présidente du Parti Chrétien-Démocrate, tout sourire devant les caméras. Une guêpe vient perturber son plan communication. Puis un enseignant: «Pendant des années, vous avez été dans ce gouvernement et vous n’avez rien fait. Alors c’est bien sympathique de venir défiler, mais c’est un peu tard», l’apostrophe Dominique, prof dans un lycée technique, en chaudronnerie, depuis 37 ans. «Je suis là parce qu’il y a un malaise important», poursuit l’ancienne ministre. «Malaise que vous avez contribué à créer», rétorque le prof, mettant un terme à la pseudo discussion.

En aparté, il poursuit: «Sarkozy a dégradé vraiment les choses, mais elles l’étaient avant, notamment dans les filières techniques. Il n’y a plus de formation spécifique, or les profs doivent apprendre à apprendre. On peut être un bon professionnel et être complètement paumé devant les élèves! D’ailleurs, on n’en trouve plus des profs. Il faut un master pour enseigner aujourd’hui, mais des masters en chaudronnerie ça n’existe pas encore…»

«Ça frise la folie»

En gilets jaune fluo, des enseignants Rased (réseau d’aide aux élèves en difficulté), dont les effectifs ont été sérieusement amochés par les suppressions de postes. Telles Agnès et Annick, fatiguées de «palier le manque» : sur les 20 postes de leur réseau en Essonne, cinq n’ont pas été renouvelés depuis 2007. «On n’arrive plus à gérer, on travaille dans l’urgence permanente. Alors que les besoins, eux, augmentent. Les élèves en difficulté sont encore plus livrés à eux-mêmes dans des classes surchargées. Ça frise la folie.»

 

Derrière la banderole FCPE, première fédération des parents d’élèves, Katherine, mère d’un élève de 4e dans un collège plutôt bien loti de Courbevoie, près de Paris. Elle a posé une RTT pour venir soutenir les enseignants. «Le prof de maths de mon fils est absent depuis la rentrée, il n’a toujours pas de remplaçant. On a fait appel au rectorat qui a répondu :  »le titulaire devrait rentrer de congé maladie en octobre. Estimez-vous heureux, dans 80 classes de l’académie de Versailles, il n’y a pas de prof de maths du tout ».»

 

 

Un principal de collège en grève : « Le quotidien est infernal »

Témoignage
Un principal de collège en grève : « Le quotidien est infernal »
Par Didier Laffeach – principal et syndicaliste
Rue 89 – 26 septembre 2011

De nombreux proviseurs de lycées, principaux de collège et adjoints s’associent au mouvement de grève de mardi. Didier Laffeach, principal d’un collège à Rouen et secrétaire général adjoint d’Indépendance et direction, leur organisation syndicale, explique leur ras-le-bol.

Mardi matin, dans mon collège, je vais assurer la sécurité des élèves, des personnels et des biens mais sans répondre au téléphone ni aux sollicitations extérieures, puisque c’est notre seule façon de protester.

Comment, pourquoi ces personnels de responsabilité, ces cadres de l’Education nationale en sont-ils arrivés là [principaux et proviseurs s'associent rarement aux mouvements de grève, ndlr] ? Ils ont le spleen ! Le quotidien est devenu infernal, et le sentiment général est que cette école est déboussolée. Elle ne répond plus aux attentes ni de la société, ni des parents.

En quatre ans, depuis les derniers accords professionnels avec le ministère, et en dépit des suppressions de postes de personnels administratifs, ce sont plus d’une trentaine de missions nouvelles que nous devons assumer proviseurs et principaux ; toujours dans des délais plus brefs, toujours avec moins de moyens humains !

Le poids et le nombre des responsabilités augmentent à chaque nouvelle annonce, mais le temps n’y suffit plus. Et la reconnaissance morale ou financière fait cruellement défaut.

Le métier ne se ressemble plus. L’essentiel des tâches quotidiennes tend à détourner les personnels de direction de leurs missions principales de pilotage pédagogique de l’établissement. Nous sommes un peu dans la situation d’un directeur d’hôpital que l’on appellerait chaque fois qu’il y a un problème aux urgences, un malade mécontent ou une fuite d’eau dans une chambre.

Voici quelques éléments concrets qui expliquent notre malaise, et à vrai dire je ne pense pas être dans l’excès puisque les responsables d’établissements privés qui partagent avec nous certaines contraintes manifestent aussi leur mécontentement.
Une journée de grève où le principal est bien seul

Les jours de grève, nous découvrons le matin même qui participe au mouvement, et nous sommes parfois seuls ou quasiment. Il faut être sur tous les fronts pour assurer la sécurité des élèves et la continuité du service public : restauration, contrôle des présences, surveillance des entrées pour éviter les intrusions de manifestants…

Le rectorat, sans même se soucier de savoir si nous avons eu le temps de rentrer dans notre bureau, a pour unique souci de connaître le plus vite possible le nombre de grévistes. Ce qui passe par trois connexions successives à l’intranet du rectorat, dans les quarante-cinq premières minutes d’ouverture de l’établissement, pour compléter une enquête qui, selon un calcul illogique mais imparable, permet au ministère de minimiser la proportion de personnels absents dans sa présentation aux médias.
Une rentrée 2011 bouclée en dernière minute

Elle a été l’une des plus complexes à organiser, les dernières nominations de personnels enseignants aux services parfois partagés entre deux ou trois établissements sont intervenues quarante-huit heures avant la rentrée, obligeant les personnels de direction à travailler jour et nuit pour pouvoir remettre aux enseignants leurs emplois du temps le jour de la rentrée.

Cette réduction des délais sous-estime ou ignore totalement le quotidien d’un personnel de direction.
Des suppressions de postes au détriment des élèves

Depuis plusieurs années, les moyens humains mis à disposition des établissements sont de plus en plus contraints pour atteindre aujourd’hui la limite inférieure :
Les allègements d’effectifs pour permettre des travaux pratiques sont supprimés dans les disciplines scientifiques. Tant pis pour les élèves que cela passionnait.
Ceux qui étudient l’allemand sont regroupés sur plusieurs niveaux puisqu’ils ne sont plus assez nombreux. Tant pis pour les promesses de soutenir l’enseignement de la langue de la première puissance européenne.
Les classes sont chargées au maximum. Tant pis si c’est un frein majeur aux évolutions pédagogiques prônées par ailleurs, comme l’enseignement par compétences.
Les professeurs sont tenus de faire des heures supplémentaires au-delà de leurs souhaits. Tant pis s’ils sont moins disponibles pour les dispositifs d’aide individualisée présentés par ailleurs comme LE moyen de faire évoluer le système au profit des élèves rencontrant des difficultés.
Des professeurs sont nommés sur deux voire trois établissements parfois distants de plus de 30 km. Tant pis s’ils sont épuisés, si leur disponibilité en pâtit.
Il n’y a plus de « marge de manœuvre » pour adapter l’établissement au public accueilli. Tant pis pour les bonnes intentions des discours officiels.
Des remplacement des profs assurés par les heures sup

Les chefs d’établissements souffrent aussi des injonctions paradoxales de la hiérarchie qui demande par exemple d’organiser des remplacements de courte durée, sans donner le pouvoir de les imposer aux personnels ou de distribuer deux fois plus d’heures supplémentaires que ce que prévoit le statut des enseignants !

La gestion du remplacement des professeurs absents est cette année plus sensible que jamais dans un contexte de réduction du nombre de postes d’enseignants au-delà du raisonnable.

Les récentes réformes ayant eu pour effet de réduire les horaires de sciences physiques, au lycée comme au collège, c’est au chef d’établissement de persuader (il ne peut l’y contraindre) le professeur spécialiste de cette discipline de se muer en professeur de mathématiques… ou de technologie, selon les besoins du moment. Au détriment, bien sûr, de la qualité de l’enseignement et donc des élèves !

De telles situations se multiplient, démontrant bien les limites d’un système fondé sur les heures supplémentaires en lieu et place de poste de remplaçants et d’une gestion efficace des moyens de remplacement.
Des sollicitations incessantes du rectorat

Vendredi à 17 heures, la secrétaire se connecte une dernière fois sur la messagerie électronique du rectorat avant d’achever sa journée et découvre un message concernant les élections professionnelles.

Une vingtaine de dossiers compressés, chacun pouvant contenir des dizaines de fichiers qu’il faut imprimer et impérativement afficher dans un ordre précis, pour… la veille dernier délai !

Ce type de séquence, qui peut se répéter plusieurs fois par semaine et tout au long de l’année, illustre parfaitement l’indifférence voire le mépris de notre administration pour notre emploi du temps et donc pour nous.

Le nombre de messages quotidiens et la masse d’informations qu’ils contiennent pourraient à eux seuls mobiliser la totalité de notre temps sur des sujets parfois futiles et très éloignés de nos missions essentielles.
Des tâches en plus : le suivi des les profs stagiaires…

Jusqu’alors, les personnels de direction n’avaient qu’un rôle mineur dans ce dossier, depuis l’année dernière ils ont en charge le suivi de la formation professionnelle de ces personnels.

Avec cinq stagiaires, un
collègue en lycée professionnel doit réaliser deux entretiens d’évaluation pour chacun, soit dix entretiens d’une heure chacun, élaborer deux rapports de stage sans compter les nombreuses rencontres informelles soit avec ces personnels débutants pour leur donner des conseils, soit avec le professeur-tuteur pour le suivi du stagiaire.

Tout cela sans aucune rémunération spécifique quand les professeurs-tuteurs bénéficient d’une indemnité de 2 000 euros pour le suivi de leur stagiaire !
… et le calcul des primes à distribuer pour les CCF

Depuis l’année scolaire dernière, les proviseurs doivent rémunérer les enseignants pour les contrôles en cours de formation (épreuves de contrôle ponctuel tout au long de l’année), ils reçoivent donc une enveloppe en euros qu’ils sont chargés de ventiler par enseignant selon un mode de calcul que chaque chef d’établissement doit inventer (donc forcément différent d’un établissement à l’autre ! ).

Il faut faire vite et bien, pour rester cohérent et équitable en remplissant soigneusement les formulaires informatiques. Encore des heures de travail non rémunérées.
Deux semaines de vacances d’été seulement pour certains

Avant, les opérations liées au baccalauréat ne se télescopaient pas avec les inscriptions et réinscriptions des élèves, ce qui permettait de constituer les classes fin juin-début juillet, pour que les proviseur adjoints puissent commencer à travailler sur l’emploi du temps dès le début du mois.

Aujourd’hui, comme les collégiens ne connaissent leur affectation que vers le 30 juin et que les réaffectations des redoublants de première et terminale ne sont connues qu’après les derniers résultats du bac, les classes ne peuvent être constituées qu’après le 15 juillet, et comme il faut bien une semaine pour arrêter la structure et tous les groupes liés à la réforme du lycée, c’est seulement vers le 25 juillet que les proviseurs adjoints peuvent commencer l’emploi du temps.

Cette opération nécessitant deux bonnes semaines, les adjoints les plus chanceux et les plus performants peuvent espérer deux semaines de congés d’été…. On est loin des deux mois de vacances.

Personnellement, avec l’expérience et une situation moins complexe compte-tenu de la structure de mon collège, j’ai bénéficié de cinq semaines, ce qui est correct. Mais ce n’est pas le cas des adjoints de « gros » lycées.

Jusqu’à quand pourra t-on encore en demander plus aux chefs d’établissements ? Jusqu’à quand le ministère pourra-t-il feindre d’ignorer la nécessaire reconnaissance de leur implication ?

Des innovations pour  » faire des économies sans réduire l’offre de formation « 

Article du Monde du   27 septembre 2011
L’ordinateur en guise de professeur  » Ce n’est pas nécessairement la panacée, mais ça a permis à des lycées de taille plutôt modeste de faire des économies sans réduire l’offre de formation ni renoncer à l’innovation pédagogique « , explique Michel Larrory, à l’initiative du projet Loread – pour  » Lorraine enseignement à distance « . L’idée a germé à la fin des années 1990, lorsqu’il dirigeait le lycée Jean-Baptiste-Vatelot de Toul (Meurthe-et-Moselle).

 » L’enseignement des options, le latin notamment, posait problème car nous ne pouvions plus maintenir un professeur face à une poignée d’élèves, deux ou trois le plus souvent, explique-t-il. Pour rester attractif, nous avons misé sur Internet « . La plate-forme initiale concerne cinq lycées lorrains. Le  » tuteur « , un enseignant exerçant dans l’un ou l’autre des établissements, est chargé de l’enseignement de l’option – latin, grec, chinois, mais aussi italien, espagnol… Il met en ligne ses cours, ses consignes et ses outils pédagogiques auxquels les lycéens ont accès dans leur lycée.

Le  » référent « , souvent un enseignant, parfois un surveillant, encadre le travail des élèves dans chacun des établissements.  » Ce n’est pas « que » de l’enseignement à distance : les élèves sont assis en classe, sous la supervision d’un adulte, et travaillent à heures fixes « , souligne M. Larrory, aujourd’hui à la tête du lycée Jean-XXIII de Montigny-lès-Metz (Moselle).

En cette rentrée, le dispositif concerne 22 établissements, dont certains importants, et près de 350 élèves.  » Mais leur nombre devrait croître rapidement « , prédit M. Larrory :  » En Haute-Normandie, en Lozère, Loread fait des émules.  » La Rue de Grenelle s’en réjouit : dans une note datant de mai à l’attention des recteurs d’académie, le ministère a proposé l’extension du dispositif d’ici à 2012 sur la base du volontariat des établissements privés. Objectif assumé :  » réduire le coût en emplois des disciplines à faible effectif « .

Le jeu des combinaisons horaires Trouver une autre manière de comptabiliser le temps de travail des professeurs : c’est l’une des pistes mises en avant dans l’enseignement catholique pour  » optimiser  » les moyens budgétaires alloués.  » L’annualisation de la dotation horaire globale et sa gestion doivent être de notre ressort « , soutient Yves Ruellan, directeur de l’externat Saint-Joseph-La Cordeille d’Ollioules (Var), par ailleurs président du Syndicat des directeurs d’établissements catholiques du second degré (Synadic).

Au sein du groupe scolaire qu’il dirige (2 250 élèves, 170 enseignants), une cinquantaine de professeurs chargés de l’accompagnement personnalisé ont déjà vu ce temps d’enseignement globalisé.  » Nous étions d’accord sur le fait que les trente-six semaines annuelles ne sont pas effectuées : l’accompagnement débute plutôt fin septembre et s’interrompt en mai, explique M. Ruellan. Si l’on décompte les voyages scolaires, les stages, on tourne plutôt autour de vingt-cinq semaines par an.  »

Les heures récupérées sont mises à profit  » au bénéfice de tous « , soutient-il.  » On organise des séquences de cours moins longues avec des classes dédoublées, par exemple en anglais pour des lycéens professionnels qui ont vraiment besoin d’une remise à niveau. Trois professeurs officient face à deux classes réunies : l’élève progresse, l’enseignant ne perd pas en confort, l’établissement y gagne. L’expérience est pour l’instant très positive.  »

Au lycée Notre-Dame-du-Voeu, à Hennebont (Morbihan), Marie-Noëlle Loizel, la directrice, expérimente de nouveaux rythmes scolaires. Un  » calibrage des séquences de cours sur quarante-cinq minutes  » lui a permis de récupérer un volume d’heures réinvesti au profit de l’enseignement en petit groupe.  » Nos élèves de seconde peuvent choisir trois modules parmi une cinquantaine – méthodologie, orientation, exploration… -, en première, c’est un module seulement.  » De l’accompagnement personnalisé inclus dans l’emploi du temps des élèves, sans rémunération supplémentaire des enseignants : de quoi satisfaire le ministère.

Mattea Battaglia

© Le Monde

Les représentants du personnel SNES-FSU du lycée Gide écrivent au Maire d’UZES M Chapon

 

         Lettre ouverte au Maire d’Uzès        

 

 

Avec près de 900 élèves  à la rentrée 2011, les effectifs du lycée Gide  continuent de progresser.  Les enseignants  qui ont agi pour que le lycée d’Uzès accueille tous les  élèves de secteur se félicitent de cette évolution. La montée en puissance de ce  lycée est  un élément positif pour Uzès et  pour  les cantons  environnants.

 

Toutefois des difficultés sérieuses subsistent au niveau des locaux qui sont à la charge de la Région et au niveau des personnels qui sont de la compétence  du Rectorat. Nous maintenons la pression auprès de la Région et de l’Académie pour faire évoluer positivement ces dossiers, en demandant  notamment que démarre au plus vite le projet tant attendu de l’ancienne gendarmerie qui permettra la restructuration des deux lycées d’Uzès.

 

Des problèmes de fonctionnement  qui sont de la responsabilité de la ville d’Uzès persistent : 

 

 

Ø    Certes la ville d’Uzès propriétaire du  bâtiment de l’internat a fait quelques travaux indispensables  (changement de la chaudière qui fournit l’eau chaude sanitaire)  mais il reste encore  des interventions à réaliser pour  assurer correctement l’accueil des pensionnaires : rénovation des sanitaires insalubres et mise en place de volets aux fenêtres.

 

 

Ø    L’espace devant le lycée qui sert de cour aux élèves, n’est pas sécurisé ni entretenu régulièrement par les services municipaux.   Actuellement, cette zone est quasiment laissée à l’abandon et pose un réel problème de sécurité.  Pourtant, Madame la Proviseure adjointe a déposé en 2010  à votre mairie un projet d’aménagement qu’elle avait  élaboré avec les élèves du lycée. Nous vous rappelons que dans le cadre du plan « vigipirate » toujours en vigueur le stationnement devant un établissement scolaire doit être interdit.

 

Nous vous demandons donc, Monsieur le Maire,  d’engager  au plus vite les travaux pour remédier à ces dysfonctionnements et de soutenir les lycées de votre ville en donnant « le feu vert » au projet de restructuration.

 

 

Les représentants du personnel SNES-FSU du lycée Gide

 

 

 

 

 

 

 

 

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°6

n° 06.11.12 du 25/09/11
Collèges et Lycées d’Uzès
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Rencontres avec les Chefs d’Établissement

Les associations de parents d’élèves seront reçues par les chefs d’établissement :
·          le 28 septembre, pour le Collège JL Trintignant et le Lycée Gide ;
·          le 19 octobre, pour le Collège Lou Redounet.
N’hésitez pas à communiquer à la FCPE les questions que vous souhaitez voir soulever.
Aux collèges, suite aux demandes de parents, la question récurrente du poids des cartables et le recours au logiciel privé Pronote pour renseigner l’application numérique LPC (Livret Personnel de Compétences) sans aucun véritable contrôle de son utilisation, de son lieu de stockage… seront abordées.

Professeurs Stagiaires

Comme déjà expliqué dans le précédent Flash Info, tous les professeurs-stagiaires doivent partir en stage à compter du 26 septembre.
Pour être le plus rapidement réactive, la FCPE réitère sa demande d’être informée au cas où ces professeurs ne seraient pas remplacés.

27 septembre 2011

Malgré le satisfécit de Luc Chatel, des Recteurs, des Inspecteurs d’Académie qui s’enorgueillissent d’une « rentrée techniquement réussie », les attaques contre le Service Public d’Éducation se multiplient, s’additionnent, s’amplifient. Elles compromettent gravement la réussite de nos enfants :
·         16 000 suppressions de postes au niveau national en cette rentrée 2011 ; 60 000 postes supprimés en 5 ans dans l’Éducation Nationale, ce sont :
o        Des postes vacants, des classes sans enseignants, des remplacements qui ne seront plus assurés,
o        Des classes surchargées, de moins en moins de dédoublements possibles, des options et des IDD qui disparaissent, une nouvelle dégradation des conditions d’étude de tous les élèves,
o        Des services de Vie Scolaire qui se vident, fragilisés par le manque de personnels.
·         Des réformes qui affaiblissent l’École, par des réductions d’horaires, par un abaissement des contenus, par l’imposition de nouveaux programmes, par la suppression de la carte scolaire, par le démantèlement du Service Public d’Orientation.
·         L’abandon d’une véritable formation professionnelle pour les enseignants et une très grande perturbation pour les élèves des classes concernées.
·         Le recours de plus en plus important à des personnels précaires non formés en lieu et place d’emplois de titulaires qualifiés.
Pour atteindre les objectifs officiels de 85 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat, 50 % de diplômés de l’enseignement supérieur et aucune sortie du système éducatif sans qualification, cela ne sera pas possible sans réinvestir dans l’éducation. Il faut revenir à une dépense publique équivalant à 7,5 % du PIB alors qu’elle se situe entre 6 et 6,5% aujourd’hui.
Aussi,
·          Comme au plan national, la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès appelle à participer à la manifestation départementale organisée à Nîmes – 14h00 – Maison Carrée
·         Comme la FCPE, les syndicats lycéens (FIDL, SGL, UNL) et le syndicat étudiant UNEF appellent à participer aux différentes manifestations.
·         Fait historique, les syndicats de l’enseignement privé appellent les personnels à la grève et rejoignent en cela les syndicats de l’enseignement public !

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Collèges et Lycées d’Uzès
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27 septembre : grève et manifestation, 14h, Nîmes

A l’initiative de la FSU, de la FERC-CGT, de l’UNSA-éducation et du SGEN-CFDT

 GREVE NATIONALE DANS L’ÉDUCATION
MARDI 27 SEPTEMBRE

MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE

NÎMES, 14h, Maison Carrée

Avec le SNES, (ré)agir pour nos métiers et pour le second degré :
➜ POUR un plan pluriannuel de recrutement massif à la hauteur des enjeux des services publics
➜ POUR le respect de nos métiers et de nos missions
➜ POUR la revalorisation de nos professions et de nos salaires
➜ POUR donner un avenir au collège
➜ POUR construire un lycée démocratique
➜ POUR une réelle relance de l’éducation prioritaire
➜ POUR une autre réforme de la formation des enseignants
➜ POUR développer une véritable orientation scolaire

Communiqués de presse

Journée de grève dans l’éducation le 27 septembre 2011

Communiqué commun des Fédérations de l’Education nationale
FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education
Paris, le 10 juin 2011

Depuis 4 ans, le Ministère de l’Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.

Le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux met l’Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d’assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d’exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.

Les personnels de l’Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectives à la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus. Ces suppressions associées au manque d’ambition éducative dégradent encore plus les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l’Education nationale sonne comme une provocation d’autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d’emplois et n’affiche d’autre objectif pour le système éducatif que la recherche d’économies.

Si le gouvernement cherche à tromper l’opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l’on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l’avenir.

En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l’avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire.

La nécessité d’une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public à se mettre en grève le 27 septembre prochain. Elles exigent l’arrêt des suppressions d’emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves.

Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.

 

La FSU veut un autre avenir pour la jeunesse

Par Françoise Solliec du café pédagogique

 

Alors qu’elle devait être reçue par le ministre dans l’après-midi, la FSU organisait une conférence de presse le 22 septembre pour présenter la réflexion de la fédération sur les conditions de la rentrée et, bien au-delà, sur l’organisation d’un débat de société qui lui paraît profondément nécessaire, afin d’assurer la réussite de tous les jeunes.

 

La FSU veut un autre avenir pour la jeunesse  dans Actualités fsuseptEntourée par une douzaine de responsables représentant les différents syndicats de la fédération, la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, a insisté sur la richesse que représente pour la France la fonction publique, dans un contexte économique de fragilisation de la population, impactant surtout les jeunes. Aujourd’hui, dit-elle, « la fonction publique est considérée comme un obstacle par le gouvernement » et « les fonctionnaires se sentent empêchés d’exercer leurs missions ». Il faut qu’ait lieu un débat de société  sur le rôle de l’Etat dans les mois à venir.

 

Pour la FSU, la rentrée s’est déroulée sans surprises : sureffectifs dus aux suppressions de postes, mécontentement devant les réformes, baisse de la démocratisation, soulignée par la récente étude de l’OCDE. « On est aujourd’hui dans un système à plusieurs vitesses ». Dans cette situation, la FSU affirme se positionner avec « conviction et détermination » : il y a un choix de société à faire, qui assure la réussite de tous les jeunes, en leur offrant une scolarité complète jusqu’à la qualification.

 

Dans la rencontre avec Luc Chatel la FSU attend des réponses à de nombreuses questions : formes et calendrier de travail sur l’évaluation, la formation des maîtres, le bilan de compétences, la scolarisation ne maternelle, etc. Elle entend aussi demander que soit ouvert un dialogue social actuellement inexistant qui conduit à une politique menée contre les personnels et à une dégradation jugée inacceptable des conditions de travail.

 

La rentrée est pour les personnels objet de colère, de mécontentement et d’inquiétude, déclare Bernadette Groison, mais c’est aussi le souhait de travailler à un nouveau projet éducatif. On ne peut laisser les jeunes seuls face à leur destin scolaire, leur réussite est une responsabilité collective. C’est dans cet esprit que la journée du 27 septembre a été organisée, avec les parents et les jeunes, afin de revendiquer la réussite de tous les jeunes. Cette journée semble faire l’objet d’une mobilisation assez forte (voir les informations sur le site de la fédération).

Le lendemain, un colloque sur l’éducation démarrera la réflexion sur l’avenir du système éducatif et inaugurera les discussions avec les partis politiques.

 

Pour Sébastien Sirh du Snuipp, cette journée sera aussi l’occasion de tirer la sonnette d’alarme. Les suppressions de postes rendent critiques les effectifs dans les classes et les possibilités de remplacement.

Roland Hubert, du Snes, pense que les enseignants souhaitent s’exprimer dans cette journée. Ils veulent entrer dans le débat et être écoutés.

Au lycée professionnel, hors de l’augmentation mécanique des bacheliers (bac en 4 ans et en 3 ans), les constats du SNUEP sont plutôt pessimistes. Le taux d’abandon ne diminue pas et la certification BEP est loin d’être obtenue par tous. « Ce sont toujours les mêmes qi sont rejetés du système éducatif ».

Dans l’enseignement agricole, affirme le SNETAP, les diminutions de moyens entraînent la réduction des places offertes et de nombreux candidats sont obligés de se tourner vers les établissements privés, avec le risque d’être davantage confronté à une profession dans laquelle domine un modèle productiviste déjà ancien.

C’est à l’école de contribuer à corriger les inégalités, déclare Bernadette Groison, la FSU n’opposera pas la qualité à la quantité. « Il nous faut penser l’école pour les élèves d’aujourd’hui » conclut Sébastien Sihr.

 

 

Sur le site du Café

Sur le Web

 

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°5

n° 05.11.12
du 17/09/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Collège Lou Redounet

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Principal et Madame la Principale-Adjointe, mercredi 14 septembre. L’APDESU était absente.
·         Bilan de Rentrée :
Les effectifs sont chargés surtout en 6ème, des classes de 3ème sont déséquilibrées à cause de changements de dernière minute. Tous les enseignants sont présents dont 2 stagiaires (lettres et technologie). Ces derniers partiront en stage à partir du 26 septembre (voir le paragraphe Système Éducatif).
·          Accompagnement Personnalisé en classe de 6ème :
Si l’appellation change (AP remplace ATP) le dispositif est identique à celui de l’année dernière : toutes les classes de 6ème sont concernées. 1h de maths et 1h de français en demi-groupes jusqu’à la Toussaint puis seuls les élèves en besoin en seront bénéficiaires.
Une heure par quinzaine en demi-groupe figure à l’emploi du temps pour une initiation à la recherche documentaire.
·          Réunion Parents-Professeurs :
Comme la FCPE l’avait demandé l’année dernière, ces réunions auront lieu plus tôt, probablement avant les vacances de Toussaint ; les parents pourront rencontrer l’équipe pédagogique de la classe puis des rendez-vous individuels pourront avoir lieu pour les parents/enseignants demandeurs.
·         SEGPA :
o         Suite à la demande de la FCPE, dans un souci d’une meilleure intégration, les classes de SEGPA n’ont pas été appelées en premier lors de la journée de rentrée et désormais ont un numéro de classe comme les autres.
o         Le projet Leonardo suit son cours. La nouvelle enseignante nommée est volontaire. Par contre, il n’y a pas d’assistant espagnol, ce qui était, d’après Madame la Principale-Adjointe, une condition sine qua non à ce projet.
·          Langues :
o         Pas de demande pour l’allemand LV2, 29 élèves en espagnol LV1 répartis sur 2 classes, 24 élèves en bilangue anglais-allemand répartis sur 3 classes, 22 élèves en italien LV2 répartis sur 2 classes.
o         En 3ème DP6 le choix des langues des élèves a été respecté malgré de grosses contraintes d’emploi du temps. Madame la Principale-Adjointe fait remarquer que cela ne sera pas toujours possible.
o         Cette année, exceptionnellement, les options euro et grec sont cumulables.
o         Concernant le recrutement de la classe euro, il est demandé à Monsieur le Principal d’informer tous les parents de la décision de la commission d’affectation et pas seulement les parents des admis.
·          Diplôme National du Brevet – Palier 3 du Livret Personnel de Compétence – Orientation :
o         93% de réussite au DNB général, 96% au DNB professionnel, 100% pour le dispositif d’alternance.
o         Sur les 52 élèves dont le Palier 3 du LPC n’avait pas été validé, 43 ont obtenu le DNB et ont donc reçu leur validation.
o         A la rentrée, tous les élèves de 3ème ont été affectés.
·          Vie Scolaire :
L’Inspection Académique a répondu négativement à la demande de création d’un poste supplémentaire de CPE (Conseiller Principal d’Education) et d’AED (Assistant d’Education) malgré ½ poste d’AED supprimé. Concrètement le collège fonctionne avec 1 CPE et 7 AED pour 720 élèves dont la SEGPA. Monsieur le Principal doit rencontrer l’Inspecteur d’Académie prochainement à ce sujet.
·         Informations diverses :
o         L’option Découverte des Métiers pour les classes de 3ème est supprimée, un seul élève l’ayant demandé.
o         Au vu des effectifs des deux collèges d’Uzès, il semble urgent de revoir la Carte Scolaire. Monsieur le Principal va prendre contact avec le Conseiller Général du Canton. La FCPE a déjà abordé le sujet avec lui. Les parents seront conviés à ces futures réunions.
o         Initiation aux gestes de Premiers Secours (PSC1) : il ne sera pas possible cette année de la financer sur les fonds de réserve comme l’année passée. Solutions envisagées : mécénat / taxe d’apprentissage / classes à profil (SEGPA-3ème DP6-3ème alternance). Monsieur le Principal se refuse à demander une participation aux familles, ce à quoi la FCPE souscrit pleinement contrairement à d’autres associations de parents.
o         La FCPE demande à ce que figure, sur les documents de la demi-pension, la possibilité qu’ont les familles de pouvoir payer en 2 ou 3 règlements.
o         La prochaine réunion est prévue le mercredi 19 octobre. N’hésitez pas à contacter la FCPE si vous désirez que des points soient abordés.

Lycée Charles Gide

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Proviseur, mercredi 14 septembre. La PEEP était absente.
·          Professeurs non nommés :
Comme le Secrétaire Général de l’Académie l’avait annoncé suite au courrier de la FCPE, les enseignants d’Anglais et d’Éco-gestion ont été nommés. Malheureusement (?) en Éco-gestion le premier ne s’est pas présenté, le second a fait valoir un dossier handicap et le troisième s’est foulé une cheville… et les élèves n’ont toujours pas cours !!
·          Assistant d’Éducation :
Un personnel en Contrat Unique d’Insertion (CUI) a été embauché à la Vie Scolaire.
Pour la FCPE, il est évident que ce personnel permettra une meilleure gestion de ce service tout en sachant qu’il n’est employé que 20h et pour six mois !
·          Remplacement :
La FCPE a soulevé la question du remplacement des professeurs-stagiaires à partir du 26 septembre (voir le paragraphe Système Éducatif) et du professeur de mathématiques partant à la retraite en novembre.
Monsieur le Proviseur n’a aucune information du Rectorat à ce sujet mais assure le relancer rapidement.
·          TRMD :
La FCPE a renouvelé son souhait de pouvoir prendre connaissance du Tableau de Répartition des Moyens par Discipline 2011/12. En effet, elle aimerait connaître la ventilation des 100h supplémentaires obtenues.
Par ailleurs, elle s’est félicitée que les Enseignements d’Exploration ne soient plus le critère prépondérant à la confection des classes de seconde, dans le but recherché d’une plus grande hétérogénéité. Malgré tout, d’après parents et élèves, elle a informé Monsieur le Proviseur que certaines classes présenteraient toujours un profil supérieur à d’autres.
·          ½ Pension :
La FCPE a fait part des nombreuses remontées de parents et d’élèves qui mentionnent les grandes difficultés rencontrées pour déjeuner dans le laps de temps imparti. Elle a indiqué que déjà, de nombreux enfants mangent à l’extérieur de peur d’être en retard en cours. Monsieur le Proviseur assure se pencher sur le problème avec les services concernés.
·          Ordinateur :
LoRdi, offert par le Conseil Régional à tous les élèves de Seconde, sera distribué début octobre. Son utilisation au Lycée restera à la discrétion de chaque enseignant.
·          Abords – Internat :
La FCPE a rappelé les engagements de la Mairie pour aménager les abords du Lycée et réaliser les travaux de maintenance de l’Internat. Rien n’a été fait à ce jour.
Monsieur le Proviseur indique qu’il est reçu en Mairie le 15 septembre et qu’en se présentant, il en profitera pour aborder ces questions.
·          Audience Conseil Régional :
La FCPE a informé Monsieur le Proviseur de ses nombreuses demandes d’audience auprès du Vice-Président du Conseil Régional, en charge de l’Éducation et des Lycées et du Conseiller Régional, membre du Conseil d’Administration, demandes restées sans réponse à ce jour. Elle a indiqué les points sur lesquels elle souhaite une réunion de travail et de réflexion :
o         Point d’étape de l’extension des deux lycées sur le terrain de l’ancienne gendarmerie ;
o         La carte scolaire du Lycée Gide qui ne peut plus voir ses effectifs gonflés indéfiniment ;
o         La création de poste(s) supplémentaire(s) d’agent compte tenu de l’augmentation significative du nombre d’élèves demi-pensionnaires et des surfaces des bâtiments.
Monsieur le Proviseur rejoint la FCPE sur ces sujets.

Système éducatif

Professeur-Stagiaire :
Dans l’Académie de Montpellier, après avoir été accueilli une semaine avant la rentrée, avoir eu trois semaines en responsabilité en établissement, les professeurs-stagiaires auront, du 26 septembre au 22 octobre, trois semaines de stage et une semaine de tuilage formatif (comprendre, le stagiaire et son remplaçant se passe le relais). Après les congés de la Toussaint ils interviendront dans leur établissement d’origine jusqu’à la fin de l’année.
Encore une fois, les élèves vont subir des changements de professeurs dont la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès a pu mesurer, l’année passée, les préjudices causés. Par ailleurs, elle est en droit de se questionner sur les personnels de remplacement. La quasi-totalité des professeurs titulaires remplaçants (TZR) est déjà employée. Le Rectorat aura-t-il recours à Pôle Emploi pour palier ses carences ?
La FCPE émet les plus vives craintes quant au remplacement dès le 26 septembre et demande d’être informée si ce n’était pas le cas.
Elle rappelle sa totale opposition à l’organisation de la Formation des Enseignants telle qu’elle se déroule actuellement.

Gratuité de l’École :
La Cour administrative d’appel de Bordeaux vient de confirmer que l’achat des cahiers de travaux pratiques de langue vivante doit être à la charge des établissements et non à la charge des familles, ces cahiers étant considérés comme indissociables du manuel qu’ils accompagnent.
Le rectorat avait décidé de faire appel d’une décision favorable à un adhérent FCPE du Tarn. La FCPE nationale est donc intervenue en défense de cette décision en première instance.
La FCPE se félicite donc de ce jugement en sa faveur, qui conforte le principe de gratuité de l’Ecole, bien mis à mal par les listes de fournitures toujours plus longues.
Tous les ans, diverses enquêtes démontrent l’augmentation du coût de la rentrée et de la scolarité tout long de l’année. A chaque rentrée, l’achat de fournitures est pourtant exigé des parents, parfois dès la maternelle !
Après cette avancée supplémentaire obtenue par les parents d’élèves, la FCPE ose espérer que le ministère de l’Education nationale prendra acte de cette décision exécutable de suite.
Le ministre doit désormais faire valoir le droit et empêcher que les cahiers d’exercices soient mis à la charge des parents.
La FCPE invite les parents à faire valoir leurs droits !

Regard sur l’éducation 2011 : les indicateurs de l’OCDE
Le 13 septembre, en publiant un document complet, l’OCDE dresse un portrait terriblement accusateur pour la politique éducative des gouvernements des dix dernières années.
Quelques remarques :
·          Le taux de scolarisation des 15-19 ans a généralement augmenté de 9,5% dans les pays de l’OCDE. En France il est passé de 89 à 84%. Chez les 20-29 ans, il stagne alors qu’il progresse ailleurs de 8%. Celui des enfants entre 2 et 3 ans est passé de 35,2% en 2000 à 16% en 2010.
·          Pour les dépenses d’éducation, la France est le dernier pays de l’OCDE pour l’évolution de ses dépenses éducatives. Elles ont évolué moins vite que le Produit Intérieur Brut (PIB). En outre, les salaires des enseignants sont toujours inférieurs à la moyenne de l’OCDE. Ils ont diminué en France alors qu’ils ont progressé dans tous les pays de l’OCDE à l’exception de la Hongrie.
·          L’École a rompu avec ses valeurs républicaines en négligeant la montée des inégalités sociales dans l’accès à l’éducation.
Et pourtant, le rapport mentionne qu’en France,
·          un diplômé de fin d’études secondaires (Bac) ou post-secondaire « rapporte » (en balance entre impôt et services rendus par l’Etat) en moyenne selon le secteur d’activité, le triple de l’investissement mis dans son éducation !
Lire le dossier complet.

Dans la foulée, le Haut Conseil de l’Éducation (HCE) émet une grave critique sur la façon dont est piloté le système éducatif. Il demande que son évaluation soit confiée à un organisme indépendant et juge que les évaluations utilisées par l’Éducation Nationale sont « trompeuses et inadaptées », qu’il s’agisse des indicateurs fournis par le Ministère au Parlement dans le cadre de la LOLF ou des résultats des évaluations nationales de CE1, CM2 et 3ème.
En réaction à ce rapport, des syndicats d’enseignants demandent la suspension des évaluations en primaire alors que le Président de la République reste sourd aux critiques et déclare : « depuis la rentrée 2008, tous les élèves de CE1 et de CM2 passent chaque année des tests nationaux en mathématiques et en français. Ces évaluations sont devenues un précieux instrument de pilotage, permettant une véritable personnalisation de l’enseignement, afin d’offrir à chaque élève une réponse adaptée à ses besoins ».

Le même jour, Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a rendu un rapport sur les inégalités à l’École. Le CESE a adopté une série de propositions qui rompent avec certaines dispositions actuelles et le rapporteur d’écrire : « Notre système éducatif a cessé d’être un facteur de réduction des inégalités »…, « Le CESE tient à souligner l’urgence de renouer avec une véritable ambition éducative et un effort constant qui garantissent une augmentation effective et régulière du niveau d’éducation et de qualification de la population ».
Il demande notamment le retour de la carte scolaire, une concentration des moyens sur l’éducation prioritaire, le renforcement de l’école maternelle, la révision des contenus d’apprentissage pour les rendre plus cohérents et la re-professionnalisation de la formation des enseignants.

Conseil Local

Cette année, les réunions du Conseil Local auront lieu le Jeudi.
Ainsi, le prochain Conseil Local FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès se réunira le jeudi 22 septembre à 20h30 à la MJC Place de Verdun 30700 – Uzès. Il traitera essentiellement de la situation des Établissements et de la préparation des élections aux Conseils d’Administration.

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Si vous ne souhaitez plus recevoir les Flashs Info, informez la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès par un simple courriel sur la boîte électronique fcpe30700@gmail.com en indiquant votre Nom et l’établissement de votre enfant. Vous serez immédiatement retiré de la liste de diffusion.

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Education: le prix des suppressions de postes

29 AOÛT 2011 – MEDIAPART
Par Lucie Delaporte.

C’est une enquête particulièrement précieuse que vient de rendre publique le SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement. Menée auprès d’un panel de 1500 collèges et lycées, elle permet d’observer au plus près du terrain – là où les radars ministériels ne fonctionnent étrangement plus – les conséquences concrètes des 16.000 nouvelles suppressions de postes pour cette rentrée.

Alors que le ministère, année après année, assure que les suppressions de postes – plus de 60.000 depuis 2007 – n’ont aucune incidence sur la scolarité des élèves, le SNPDEN a voulu prendre les devants et interroger les chefs d’établissements sur le coût réel de ces baisses d’effectifs.

Les résultats de cette enquête (lire le pdf en cliquant ici) sont d’autant plus intéressants que, comme a tenu à le souligner le secrétaire général du SNPDEN Philippe Tournier, parallèlement aux opérations de communication du ministère, s’est installée «une opacité croissante sur ce qui se passe à l’école. On a des systèmes d’information dans l’Education nationale dont la caractéristique principale est de n’informer sur rien». Le syndicat a donc interrogé directement ses adhérents pour connaître leur façon de résoudre l’équation : Comment faire toujours plus avec toujours moins ? Quels sont leurs leviers? Qu’ont-ils choisi de sacrifier? Autant d’informations évidemment capitales mais que le ministère se garde bien de collecter, ou de publier.

Première variable d’ajustement pour gérer la pénurie: proposer, ou imposer, des heures sup au-delà des obligations réglementaires. Il apparaît ainsi qu’une partie des suppressions de postes sera «absorbée» par l’explosion des heures supplémentaires (+ 6,7% au lycée général soit 2,2 heures par poste), bien souvent attribuées d’office aux enseignants. Elles représentent en moyenne l’équivalent de quatre postes «économisés» pour un établissement qui en compte 42.

Alors que les enseignants ont le droit de refuser plus d’une heure sup, l’enquête montre qu’en réalité «dans un établissement moyen du panel où les professeurs refuseraient ces heures, il y aurait 28 heures (hebdomadaires) non assurables, soit l’équivalent des horaires d’une classe». Des chiffres qui démontrent que le système ne tiendrait donc pas aujourd’hui sans l’implication, bien au-delà de leurs obligations légales, des équipes enseignantes… Mais pour combien de temps?
12% des établissements affirment ne plus pouvoir respecter les horaires nationaux
Au-delà du recours aux heures supplémentaires, l’un des leviers les plus utilisés par les chefs d’établissement (33%) pour boucler leur rentrée est la suppression des cours à effectifs réduits (RGPP du ministère de l’éducation). Le principal d’un collège raconte ainsi «l’impossibilité de faire des groupes réduits en sciences et en langues où il est difficile de travailler l’oral en classe de trente élèves».

L’augmentation des effectifs est particulièrement difficile à gérer dans certains établissements: «autour de certaines machines, les élèves ne doivent pas être plus de douze ou de quinze. Ils sont trente, comment je fais?» s’alarme un proviseur de lycée professionnel.

Autre «gisement d’efficience» selon l’expression employée rue de Grenelle: sabrer dans l’aide aux élèves en difficulté. Un tiers des établissements déclarent l’avoir réduite. L’accompagnement personnalisé en lycée ou les projets éducatifs, autant de dispositifs par ailleurs vantés par le ministère, sont aussi les plus fréquemment sacrifiés. «On supprime tout ce qui est qualitatif. L’objectif du ministère, c’est que surtout les suppressions de postes ne se voient pas. Cela ne se verra pas forcément le 5 septembre, mais cela se verra dans Pisa 2012», prévient Philippe Tournier (enquête sur le niveau scolaire des élèves de l’OCDE).

Au final, malgré ces «marges», 12% des établissements affirment ne plus pouvoir respecter les horaires nationaux! Les établissements qui s’en écartent le plus, pointe l’enquête, sont d’ailleurs ceux classés comme «moyens» ou «un peu défavorisés» (14%). Un décrochage pour le moins inquiétant…

Autre résultat troublant de l’enquête : elle montre que les postes ont été en priorité retirés aux collèges et lycées en difficulté (leur taux d’encadrement recule de 2,4% en moyenne, avec une chute de – 3,8% dans les lycées professionnels) alors que, selon ce panel, les collèges et lycées favorisés ont vu, eux, ce taux augmenter de 0, 43%…«On prend plus à ceux qui ont moins», tranche Philippe Tournier, par ailleurs proviseur à Créteil.

Mais tout va bien puisque cette année encore, le ministère devrait se réjouir, a ironisé le secrétaire général du SNDPEN, d’une nouvelle rentrée «techniquement réussie».

Article du café pédagogique
Le HCE dénonce les évaluations « trompeuses » et « peu exigeantes » de l’éducation nationale 

 

 

Par François Jarraud

 

Quelques jours après l’OCDE, une nouvelle critique grave de la façon dont est piloté le système éducatif est lancée par le HCE. Le Haut Conseil de l’Education demande que l’évaluation du système éducatif soit confiée à un organisme indépendant. En effet il juge que les évaluations utilisées par l’éducation nationale sont « trompeuses » et inadaptées.

 

B Racine, président du HCE, photo CP« Dans une démocratie, toute politique publique doit faire l’objet d’une évaluation transparente et objective. Celle-ci a pour but de contrôler l’utilisation qui est faite des moyens alloués et de mesurer l’efficacité de la politique menée. La politique éducative doit donc, comme les autres, faire l’objet d’une évaluation régulière », rappelle le Haut Conseil de l’Education, organe indépendant de contrôle du système éducatif, chargé de veiller sur l’application du socle commun. Or pour lui les évaluations utilisées ne sont pas à la hauteur, voire elles enjolivent  volontairement les choses…

 

S’agissant des indicateurs fournis par le ministère au Parlement dans le cadre de la LOLF, les indicateurs des « compétences de base » en français et en mathématiques, le HCE les juge « partiels, peu exigeants et donc trompeurs quant à la maîtrise du socle commun ». La formulation est sévère. « Cet indicateur n’est pas à même de nous renseigner réellement sur le degré de maîtrise du socle commun par les élèves », assure le HCE. » En effet, il se limite à une compétence et demie sur les sept compétences que compte le socle commun » et  » le niveau d’exigence attendu pour les « compétences de base » est bien moindre que pour le socle commun ».

 

Ce n’est pas mieux pour les résultats des évaluations nationales de CE1, CM2 et 3ème. Le HCE pointe des questions de méthode : ces évaluations confondent évaluation du système éducatif et évaluation de sa classe par le maître. En CM2 et 3ème, « la fiabilité des indicateurs n’est pas assurée. La manière dont elles sont renseignées n’est ni contrôlée ni harmonisée ». En 3ème, le HCE constate un écart entre la règle de non-compensation pour obtenir le socle et la réalité de terrain. « 11% des élèves se sont vus attribuer le socle sans avoir validé les sept compétences » souligne le HCE. Ces évaluations  mises en place par la Dgesco avaient été critiquées pour leur manque de technicité. Luc Chatel avait demandé début 2011 à la DEPP (division des études du ministère) d’aider la Dgesco à en améliorer la qualité.

 

Alors il reste les indicateurs CEDRE, réalisés par la DEPP, qui relèvent d’échantillons d’élèves relevés chaque année par le ministère à la fin de l’école et du collège. Le HCE vante son sérieux et sa capacité à montrer les inégalités. Mais ces indicateurs restent partiels..

 

Education: le prix des suppressions de postes dans Actualités 1509111Pour une agence indépendante.  » Le Haut Conseil de l’Éducation recommande de renoncer aux indicateurs actuels de la LOLF sur la maîtrise des « compétences de base ». Ces indicateurs donnent en effet une image erronée du degré de maîtrise effective du socle commun par les élèves. » Il « suggère » de créer « un dispositif nouveau en faisant évaluer les évaluations CEDRE dont il s’inspirerait sur le plan méthodologique », c’est à dire qu’elles auraient lieu par échantillon. Il demande que chaque année un palier du socle soit évalué, en prenant en compte la totalité des compétences  avec des « valeurs stables » permettant des comparaisons dans le temps. Ces évaluation seraient compatibles avec les enquêtes internationales comme PISA ou PIRLS.  » Le moment est venu de confier à une agence d’évaluation indépendante la mise en oeuvre d’un tel programme », écrit le HCE. « Il est essentiel en effet que, dans notre démocratie, les données concernant les résultats de notre système éducatif soient objectives et transparentes, donc incontestables ».

 

La mise en place du pilotage par l’évaluation ? Cette dernière demande met en question la façon dont le ministère publie ou non les travaux de la DEPP et la qualité du travail de la Dgesco en ce domaine. Elle semble même accuser le pouvoir politique pour des opérations de camouflage. Mais l’enjeu de la démarche du HCE est plus grand encore. En définissant un système d’évaluation fiable et indépendant du pouvoir politique, le HCE semble vouloir poser une évaluation du système éducatif à l’anglo-saxonne qui permette un véritable pilotage de l’Ecole. On connaît les dérives de ce pilotage dans les pays anglo-saxons. L’avenir dira si un système dévaluation indépendant est une utopie ou non dans le système éducatif français. Est-ce pour l’Ecole un progrès ou une impasse, voilà encore un autre débat.

 

 

Liens :

L’étude du HCE

X Pons sur la culture d’évaluation

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