FCPE de l’Uzège : Flash Info n°4

n° 04.11.12
du 10/09/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Couacs

·         Collège Lou Redounet :
Les horaires de rentrée de certains niveaux ont été différents selon les supports d’information.
·          Collège JL Tintignant :
La classe de 6ème sans notes n’est pas créée en cette rentrée mais fait l’objet d’une réflexion des personnels.
·          Lycée Charles Gide :
o         Le volume global des Assistants d’Éducation de l’établissement et sa répartition ne correspondrait pas à celui de l’Inspection Académique.
o         Deux enseignants n’ont pas encore été nommés.

Pourtant, la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès n’a fait que relayer les informations annoncées par les différentes administrations des établissements !

Collège JL Trintignant

Lundi 05 septembre à 15h30, le Président du Conseil Général
·          a confirmé la livraison de la Halle de Sport de Mayac pour 2014.
·         a annoncé qu’un appel d’offre a été lancé pour l’installation de panneaux solaires, compte tenu des charges générales qui grèvent considérablement le budget de l’établissement.
·         a annoncé la création d’une cuisine intramuros d’ici deux ans. La FCPE se félicite de cette décision en rappelant qu’avec les personnels, elle s’était opposée, voilà presque dix ans, à l’organisation de la restauration scolaire à partir d’une cuisine centrale prônée par le Maire d’Uzès, alors Conseiller Général du Canton.

Lycée Charles Gide

·          Assistants d’Éducation :
Profitant de l’audience à l’Inspection d’Académique du vendredi 09 septembre, la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès a demandé aux membres de la délégation du Conseil Départemental FCPE de soulever à nouveau la question des AED du Lycée.
·         Enseignants non nommés :
C’est lors de la rencontre parents d’élèves de seconde-professeurs du 08 septembre que la FCPE a été informée par Madame la Proviseure-Adjointe que deux enseignants n’étaient toujours pas nommés (un professeur d’Anglais sur un bloc horaire de 9h et un professeur d’Éco-gestion option communication et gestion des ressources humaines pour 13h30.
Elle a donc écrit le 09 septembre au matin au Recteur d’Académie (courrier en PJ).
En fin d’après-midi, le Secrétaire Général d’Académie lui répondait qu’ « un point est fait ce jour avec le Chef d’Établissement ». Les professeurs devraient donc être devant les élèves dès lundi…
·          Audience auprès du Conseiller Régional :
Pour la énième fois, le 06 septembre, une demande d’audience a été adressée à Monsieur Verdier, Conseiller Régional et membre du Conseil d’Administration du Lycée. La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès souhaite aborder les points suivants :
o         Point d’étape de l’extension des deux lycées sur le terrain de l’ancienne gendarmerie ;
o         La carte scolaire du Lycée Gide qui ne peut plus voir ses effectifs gonflés indéfiniment ;
o         La création de poste(s) supplémentaire(s) d’agent compte tenu de l’augmentation significative du nombre d’élèves demi-pensionnaires et des surfaces des bâtiments.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 31 du 08 septembre 2011
·         Classe de Première des séries générales : modification du programme d’histoire-géographie (lire).
·         Échanges franco-allemand : programme « Brigitte Sauzay » 2011-12 (lire)
·         Échanges franco-allemand : programme « Voltaire » 2012 (lire)

La journée du Sport Scolaire :
Promouvoir les activités des associations et des fédérations sportives scolaires auprès des élèves, des équipes éducatives, des parents d’élèves et du monde sportif local : telles sont les ambitions de la journée nationale du sport scolaire, organisée mercredi 21 septembre dans la France entière autour du thème « les valeurs éducatives du sport scolaire, un atout pour réussir ».

Livret Personnel de Compétences et « Savoir Nager » :
Que l’élève ait ou non suivi un cycle de natation au collège, avant ou pendant la classe de 3ème, la compétence 7 peut être validée même si l’enseignant d’EPS n’a pas validé l’item « savoir nager ».
L’élève et sa famille peuvent ainsi penser que le savoir-nager est acquis, et prendre des risques pouvant conduire à des accidents graves, voire irréparables ! Tel est le souci de la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès que la réponse ministérielle ci-dessous ne saurait lever.
La circulaire 2010-087 du 18 juin 2010 précise que « la validation des compétences relève d’une décision des équipes pédagogiques qui se fondent sur l’évaluation des items pour valider chaque compétence. Elles peuvent toutefois choisir d’apprécier une compétence de manière globale même si quelques items qui la composent n’ont pas été évalués positivement. »

Recrutement d’enseignants précaires :
Ce n’est même plus à Pôle Emploi que les établissements cherchent leurs enseignants mais carrément sur le site « Le bon coin » (exemple : prof d’Anglais – prof de Mathématiques). Dramatique !

Luc Chatel révolutionnaire (?) :
Lors de la conférence de presse sur la rentrée scolaire 2011 du 01 septembre, le Ministre a déclaré que « la troisième révolution de l’Education nationale est en marche. Après celle de l’école gratuite, laïque et obligatoire et celle de « l’école pour tous », il s’agit désormais de personnaliser davantage l’école afin de donner à chaque élève le moyen de réussir, quel que soit le niveau d’études. »
Le 07 septembre, lors de l’inauguration de la filière STI2D à Louis Le Grand, le Ministre a déclaré « Le jour où une filière technologique ouvrira dans un grand lycée parisien ce sera une révolution ». Le mot plaît décidément bien à Luc Chatel…!

FCPE Nationale

Communiqué du 05 septembre

Le ministre de l’Education nationale assure que « tout va bien » en cette rentrée 2011.
Mais qu’entend-il par là ? Tient-il uniquement compte du fait que 95% des classes ont bien un enseignant devant elles ce lundi 5 septembre ?

Au prix de la dégradation des conditions de scolarisation des élèves.
Au prix de l’éviction du système des enfants et des jeunes hors scolarité obligatoire : le taux de scolarisation en maternelle est en baisse et, cette année encore, de très nombreux jeunes sont sans affectation à ce jour.
Au prix de l’absence de viviers de remplaçants dans de nombreuses disciplines et même en primaire, puisque de nombreux remplaçants sont nommés dans une classe à l’année pour « boucher les trous ».
Au prix du renoncement à la lutte contre l’échec scolaire, les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté, les dédoublements de classes, étant les premières variables d’ajustement.
Au prix du renoncement à la politique de l’éducation prioritaire et au principe de « donner plus à ceux qui ont moins », les établissements en difficulté se voyant retirer des moyens alors que les établissements favorisés en gagnent.
Au prix de la hausse des effectifs par classe, rendant toujours plus difficile le travail et les conditions de vie des élèves et des enseignants.

Et que fait-il des 600 000 enfants qui représentent les 5% restant ?
Et les 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l’Education nationale déjà annoncées pour 2012 par le gouvernement viendront encore noircir le tableau et aggraver la situation.

Non, monsieur le ministre, ne dites pas aux dizaines de milliers d’enfants qui n’iront pas en maternelle et à leurs parents que « tout va bien ».
Ne dites pas aux élèves entrant en 1ère technologique et aux redoublants de terminale qui sont sans affectation que la rentrée est « techniquement réussie ».
Ne dites pas aux élèves qui ne peuvent pas choisir une option « faute de place » – comprenez « faute de prof »- que la rentrée est réussie, ni aux élèves de la voie professionnelle qui ont été orientés dans une filière qu’ils n’ont pas choisie, là encore « faute de place », que tout se passe bien.
En collège, rien n’a été prévu pour faire face en 6ème à l’afflux des 35 000 élèves supplémentaires nés en 2000, hormis… des centaines de suppressions de postes !
En lycée, les « ajustements de la rentrée » ne conduisent qu’à l’orientation par défaut. Ce sont les élèves qui paient le prix des conséquences de votre politique de réduction des moyens.

C’est pourquoi la FCPE appelle à continuer de signer sa pétition « De l’ambition pour l’Ecole publique ! », à s’adresser aux députés, sénateurs et candidats aux sénatoriales, pour rétablir les postes nécessaires à la réussite de la rentrée et de l’année scolaire, à créer partout des comités de Salut public pour la défense de l’Ecole de la République.

C’est pourquoi elle s’associe à la mobilisation intersyndicale du 27 septembre dans l’Education nationale et invite ceux qui le peuvent à se joindre aux manifestations organisées ce jour-là.

Si vous ne souhaitez plus recevoir les Flashs Info, informez la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès par un simple courriel sur la boîte électronique fcpe30700@gmail.com en indiquant votre Nom et l’établissement de votre enfant. Vous serez immédiatement retiré de la liste de diffusion.

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Revue de presse Education

 AFP 10/09/2011 à 17:28

Education: Aubry ironise sur la proposition d’Hollande

Martine Aubry (PS) a ironisé samedi sur la proposition de François Hollande de recréer au cours du prochain quinquennat l’ensemble des postes supprimés depuis 2007 dans l’Education nationale, se disant « contente » que son rival à la primaire ait selon elle « changé d’avis ».

« Je suis contente que François Hollande fasse maintenant de l’éducation une priorité et qu’il ait changé d’avis car il y a encore quelques jours, il disait vouloir sanctuariser le budget de l’éducation à ce qu’il est aujourd’hui », a taclé la maire de Lille, en marge de l’université de rentrée du PS du Nord, organisée dans la métropole lilloise.

François Hollande a déclaré vendredi à Soissons (Aisne) qu’il recréerait en cinq ans, s’il était élu à l’Elysée, les « 60.000 à 70.000″ postes supprimés dans l’Education nationale depuis 2007, en promettant d’arrêter « l’hémorragie que représente la règle du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ».

« Remettre des enseignants oui, mais en remettre en priorité là où il y en a besoin, la réponse est donc un peu plus complexe », a estimé Mme Aubry, qui juge qu’ »il faut des moyens et des enseignants », mais « également des psychologues et des éducateurs pour les consolider dans leur tâche ».

 

 

AFP 09/09/2011 à 20:48

Education: Hollande veut recréer les postes supprimés, « irresponsable » dit Chatel 

François Hollande, candidat à la primaire PS, a pris vendredi l’engagement de revenir sur l’ensemble des suppressions de postes engagées dans l’Education nationale depuis 2007, une proposition aussitôt jugée irresponsable par les ministres Luc Chatel et Valérie Pécresse.

François Hollande, candidat à la primaire PS, signe des autographes à Hirson, dans l'Aisne, le 9 septembre 2011 photo : Francois Nascimbeni, AFP

« Je fais la proposition de faire une loi de programmation qui permettra de récréer des postes sur les cinq ans. On créera les 60.000 à 70.000″ postes supprimés depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, a affirmé M. Hollande lors d’une conférence de presse à Soissons (Aisne).

A ce jour, 66.000 postes ont été supprimés dans l’Education.

Le député de Corrèze a même ajouté que s’il y avait « plus de moyens et plus de croissance, on pourrait peut-être en mettre davantage ».

« Je prends un engagement sur 5 ans minimal », a-t-il commenté, en promettant d’arrêter « l’hémorragie que représente la règle du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite et nous allons recréer des postes ».

François Hollande, qui a fait de la jeunesse l’axe central de sa campagne, a expliqué que les postes nouvellement créés seraient « affectés là où les besoins sont les plus sensibles ».

« Ce ne sont pas que des postes d’enseignants qu’il faudra créer mais aussi des postes d’encadrants, d’assistantes sociales, de psychologues », et des métiers « liés aux nouvelles technologies », a-t-il notamment noté.

S’agissant du financement de ces postes, il a relevé que les « suppressions de postes », cela rapportait « 250 millions par an ». Il a mis en regard le coût de la TVA dans la restauration « 3 milliards d’euros », et les exonérations des heures supplémentaires « 4,5 milliards d’euros ».

Ces propositions de M. Hollande ont entraîné une réplique cinglante de Luc Chatel qui les a jugées « irresponsables » en raison de la politique de désendettement à mener et « irréalistes » du fait du peu de candidats se présentant actuellement aux concours d’enseignants.

« M. Hollande propose à nouveau les vieilles recettes de la fuite en avant budgétaire (…). Il révèle son vrai visage, puisque je rappelle qu’il est à la tête du département de France le plus endetté », a asséné à l’AFP le ministre de l’Education.

De son côté, la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a estimé que « la primaire socialiste » virait « chaque jour un peu plus à la course à la dépense ». « Les déclarations anti-dette de François Hollande sont de pure façade », a-t-elle ajouté.

Les engagements du candidat vont au-delà des préconisations de la fondation Terra Nova, proche du PS. Dans un rapport sur l’école 2012, cette fondation prône de réinvestir fortement dans le primaire et l’éducation prioritaire, en créant notamment 10.000 postes par an durant le quinquennat dans l’Education nationale.

A l’AFP qui le questionnait pour savoir s’il se démarquait du projet PS, le député de Corrèze a répondu: « je suis plus précis ».

 

Luc Chatel et les chiffres de l’école : je t’aime, moi non plus

Article Rue 89

Un crocodile prof de maths (Leo Fung/Flickr/CC).

Décidement, Luc Chatel aime les chiffres. La réciproque, par contre, n’est pas automatique. En cette veille de rentrée, le ministre de l’Education nationale ne sèche pas sur un exercice de maths. Il préfère ressortir de son cartable ses fiches favorites : une ribambelle de chiffres cités dans son premier ouvrage en librairie ce 1er septembre et dont EducPros publie les meilleures feuilles.

Luc Chatel répond au journaliste Nicolas Beytout :

« Contrairement aux idées reçues et aux caricatures qu’on entend souvent ici ou là, les moyens, dans l’Education nationale, sont là. »

S’ensuit une brève démonstration chiffrée. Seul hic : elle est tronquée.

Luc Chatel se garde d’expliquer les raisons

« Depuis 1980, le budget par élève, en France, en euro constant, a augmenté de 80%. »

Ce nombre rondelet est l’un des arguments préférés de Luc Chatel qui le répétait déjà en mai dernier sur Europe 1 ou encore en juin au Sénat. Parfait pour noyer des annonces moins réjouissantes (comme la suppression de 16 000 postes dans l’Education nationale en 2012) mais plutôt souligner les moyens engagés.

Pour Guy Barbier, secrétaire national du syndicat SE-Unsa, même si les chiffres sont réels, le ministre se garde bien d’en expliquer les raisons :

  • le parcours scolaire a évolué : « Les formations étaient plus courtes qu’aujourd’hui. Autre exemple : le nombre d’élèves en classe préparatoire aux grandes écoles, où les enseignements sont plus coûteux, a augmenté. » ;
  • le remplacement des professeurs : « Il n’était pas comptabilisé dans les années 1990, il s’agissait alors de personnel non titulaire. » ;
  • la réforme Jospin, en 1989, a revalorisé le salaire des enseignants et a donc augmenté les dépenses ;
  • le volume horaire des professeurs de lycées pros a diminué pour être aligné sur les autres, passant de 24 à 18 heures par semaine.

Guy Barbier conclut :

« Luc Chatel laisse croire que les gens n’ont pas à se plaindre. Mais cette manière de représenter la réalité n’est pas très honnête. C’est de la com ! »

« Plus de profs, moins d’élèves »

Luc Chatel, pour qui il y a finalement plus de profs et moins d’élèves, continue :

« Notre pays continue à investir dans l’éducation en général presque un point de plus de son PIB que la moyenne des pays développés de l’OCDE. »

Vrai, sauf qu’il ne précise pas que la part du PIB consacrée à l’éducation par la France a diminué. Entre 2000 et 2008, la part des dépenses intérieures à l’éducation est passé de 7,3 à 6,6%.

Evolution de la part des dépenses liées à l'éducation dans le PIB.

Dans sa démonstration, le ministre oublie aussi de citer certains chiffres, publiés pourtant par un organisme rattaché à Matignon. D’après la synthèse sur l’emploi public 2011, le niveau d’encadrement dans le primaire (avec cinq enseignants pour 100 élèves) est le plus faible des pays de l’OCDE. Mariane Baby, adjointe du Snuipp, le syndicat des enseignants du premier degré, note :

« On est très dubitatif sur les chiffres de Luc Chatel. Aujourd’hui, l’Education nationale manie un certain nombre de leviers qui dégradent les conditions d’enseignement. Dans l’école primaire, on supprime 8 967 postes alors que l’on compte 4 000 élèves de plus. »

Alors, qui a parlé d’idées reçues et de caricature ?

Photo et graphique : un crocodile prof de maths (Leo Fung/Flickr/CC) ; évolution de la part des dépenses liées à l’éducation dans le PIB.

 

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

Articles du café pédagogique

 

 

Le Sgen Cfdt dénonce une « rupture de confiance » entre l’institution et les enseignants

Revue de presse Education dans Revue de presse cadart8Le « brouilllard médiatique » entretenu par Chatel sur l’Ecole a fini par susciter une grande méfiance des enseignants envers l’institution, a déclaré Thierry Cadart, lors de la conférence de presse de rentrée du Sgen Cfdt le 8 septembre. Le syndicat a fait un bilan désastreux de la rentrée « techniquement réussie » et d’un système éducatif « en grande difficulté ».

 

« Jamais la distance entre les discours officiels et la réalité du terrain n’a été aussi grande« , estime Thierry Cadart. Pour le Sgen il y a une véritable rupture de confiance » entre l’institution et les enseignants qui aboutit à un repli sur soi généralisé.

 

Le Sgen prend ses distances avec les réformes mises en place. Car l’application des réformes explique ce sentiment. « Le gouvernement sabote les réformes en ne donnant pas les moyens de leur mise en place ».  Ainsi pour le socle commun, « on fait semblant » de l’appliquer faute de moyens pour former les enseignants. L’autonomie est détournée par le ministre. Au lieu de l’autonomie des équipes pédagogiques, le ministère développe l’idée d’établissement gérés comme des entreprises. « Un contresens » pour le Sgen.

 

L’échec de l’accompagnement personnalisé. Un sondage publié par le Sgen du Calvados montre que seulement 9% des enseignants du primaire sont pour son maintien en l’état. 38% demandent l’abandon et la majorité une nouvelle organisation. C’est l’horaire qui est le plus critiqué : seulement 24% des enseignants le jugent favorablement.

 

Au collège, le Sgen dénonce une « rentrée dans l’amertume » face à la montée des effectifs et du travail demandé. Là aussi le syndicat signale un large espace entre discours et réalité. La circulaire sur l’accompagnement personnalisé au collège plaque ce smots sur l’aide aux travaux déjà existante. A lycée, l’accompagnement personnalisé se fait généralement en classe entière ce qui vide la mesure de sens.  

 

Le syndicat compte sur la mobilisation des enseignants le 27 septembre pour « sauver l’école d’une politique qui la défait ». Il appelle à « retrouver un sens au métier ».

 

 

L’enseignement privé demande la réduction des horaires disciplinaires

Selon l’AFP, les responsables bretons de l’enseignement catholique ont demandé « une nouvelle définition de l’horaire enseignant » ou une réduction d’une demi-heure ou d’une heure des horaires au collège pour pouvoir réaliser la rentrée 2012.

 

« Nous ne pourrons pas faire la rentrée en 2012″ avec les suppressions de poste envisagées estiment-ils. Ils expriment publiquement les pistes envisagées nationalement par l’enseignement catholique, comme le Café l’avait montré en juin dernier. Pour l’enseignement catholique, la seule façon de ne pas fermer d’établissement c’est de faire travailler davantage les enseignants pour la même rémunération ou de réduire le volume d’heures d’éducation. Des suggestions qui pourraient intéresser la rue de Grenelle…

Dépêche AFP

Ce que prépare le minsitère

 

« Atomisation » du collège pour le Se-Unsa

« Par cette série de circulaires convergentes (3ème prépa-pro, dispositifs en alternance en 4ème, évaluation nationale en classe de cinquième), par le développement d’établissements spécifiques (ERS, programme Eclair, internats d’excellence), Luc Chatel atomise un collège « unique » déjà mal en point« , estime le Se-Unsa. Le syndicat estime que « cette politique « révolutionnaire » va à l’encontre des études internationales qui montrent l’importance et les résultats d’une politique éducative qui concentre les efforts sur une scolarité commune longue ».

Communiqué

Sur le collège

 

Les profs du privé manifesteront le 27 septembre

Cftc, Cfdt, Spelc, Cgc et Cgt : tous les syndicats de l’enseignement privé ont signé une déclaration commune appelant les personnels à participer à la journée du 27 septembre. « Depuis 2008, plus de 5 000 emplois ont été retirés dans l’enseignement privé associé à l’Etat par la mise en œuvre de la RGPP alors que les prévisions d’effectifs sont fortement à la hausse », rappellent-ils. « Les conséquences sont désastreuses : l’offre de formation se réduit suite aux fermetures de classes et d’établissements, tout particulièrement en milieu rural ; les conditions de travail se dégradent pour les élèves et le personnel des établissements scolaires ».

Le communiqué

 

L’Humanité 8/9/2011

Education : l’enseignement privé fera aussi grève avec le public
Après l’appel à une journée de grève, le 27 septembre prochain, lancé par les syndicats du public pour protester contre les suppressions de postes dans l’Education nationale, la quasi totalité des syndicats des établissements privés sous contrat appellent, fait inédit, à rejoindre la mobilisation.
La Fep-CFDT, le Snec-CFTC, le Spelc, le SNPEFP-CGT et le Synep-CFE-CGC réclament « zéro retrait d’emploi pour la rentrée 2012″ et appellent « tous les personnels des établissements d’enseignement privés à défendre leur avenir en participant à la journée du 27 septembre dans l’Education nationale et dans l’enseignement agricole », selon un communiqué commun.
Environ « 1.350 suppressions d’emplois sont à nouveau envisagées (en 2012) pour l’enseignement privé », déplorent les syndicats. « Depuis 2008, plus de 5.000 emplois ont été retirés dans l’enseignement privé associé à l’Etat par la mise en oeuvre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) alors que les prévisions d’effectifs sont fortement à la hausse », rappellent-ils. Ce chiffre de 5.000 postes supprimés tient compte des 1.433 postes enlevés à la rentrée 2011, a précisé Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT. « C’est exceptionnel que cinq organisations syndicales du privé lancent, de manière conjointe, un appel pour rejoindre les syndicats du public », a-t-il dit.
Le principe d’une grève conjointe dans le privé est dans l’air depuis fin août
Les suppressions de postes dans le privé, exclusivement d’enseignants, ont des conséquences « désastreuses », déplorent les fédérations. Elles « réduisent l’offre de formation » à cause de fermetures de classes et d’établissements « tout particulièrement en milieu rural », elles « dégradent les conditions de travail des élèves et des personnels », et elles rendent « impossible » la prise en charge des élèves les plus en difficulté ou en situation de handicap ». Contrairement au public, tous les professeurs sont devant des élèves et ne sont pas détachés à d’autres fonctions, il n’y a pas de professeurs remplaçants et le privé peut basculer certains postes d’enseignants du primaire dans le secondaire. Le principe d’une grève conjointe dans le privé était dans l’air lorsque la Fep-CFDT, principale fédération dans le secteur, avait annoncé fin août qu’elle s’associait à la mobilisation du 27 septembre, mais il fallait attendre que l’accord de principe se concrétise. « Les souhaits que nous avons ne sont pas spécifiques à l’enseignement privé mais bien ceux qui préoccupent nos collègues du public: (…) l’Education nationale est mise à mal depuis quelques années par le gouvernement, dont la conséquence est qu’il n’y a plus de priorité accordée à l’éducation », avait alors fait valoir Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT.
80 000 postes supprimés durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy
Alors que douze millions d’élèves ont repris le chemin des classes, syndicats d’enseignants, chefs d’établissement et parents d’élèves de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) dénoncent les conditions de travail dégradées. Pour le primaire, 1.500 classes sont supprimées, ce qui conduit à « plus d’élèves par classe » analyse le principal syndicat SNUipp-
FSU. Même punition pour les collèges et lycées, 4.800 postes disparaissent alors que plusieurs dizaines de milliers d’élèves supplémentaires sont attendus.
Avec les suppressions prévues pour 2012, ce sont environ 80.000 postes qui auront disparu au sein de l’Education nationale durant le quinquennat 2007-2012, « une tendance qui va se poursuivre les quinze prochaines années, en raison de l’arrivée des enfants nés du baby-boom des années 2000″, a précisé Daniel Robin, cosecrétaire du SNES-FSU dans l’Humanité du 5 septembre 2011.

 

 

Communiqué à destination de la communauté éducative du lycée Charles Gide

Logo SNES

 

RENTREE AU LYCEE CHARLES GIDE

 

En juin dernier, les personnels du lycée, inquiets pour la rentrée qui s’annonçait,  s’étaient adressés aux familles en dressant le bilan de la situation : il manquait des divisions pour scolariser tous les élèves, des heures pour assurer certains enseignements, des personnels administratifs et en vie scolaire pour accueillir nos lycéens.

 

Pourtant, tout au long de l’année scolaire, les personnels avaient réclamé que le Rectorat prenne en compte la spécificité de l’établissement dans l’attribution des moyens de fonctionnement. Une délégation, comprenant élèves, parents et enseignants, avait transmis directement ces demandes fondées sur un recensement précis des besoins.

 

Où en sommes-nous en cette rentrée 2011?

 

-       Nous demandions un ½ poste supplémentaire au secrétariat – Il  a été créé.

-       Nous demandions que les normes de sécurité en vigueur pour nos locaux soient

          respectées, c’est-à-dire un effectif maximum de 32 élèves par classe – Cette règle

           a été appliquée.

     -    Nous demandions que tous les élèves du secteur géographique puissent s’inscrire au

          lycée en fonction de leurs voeux – 2 divisions (en 1°ES et STG) et une 1/2 en TS,

           ont été  créées, ce qui permet de  répondre aux demandes des familles et de 

          d’inscrire les doublants de notre établissement.

-       Nous demandions que les enseignants ne soient pas sommés d’effectuer des heures

     supplémentaires pour couvrir les besoins pédagogiques – Des heures postes ont

      été attribuées, le recours aux heures supplémentaires est donc limité.

 

Autant de motifs de satisfaction qui sont le  fruit d’une mobilisation commune avec les lycéens et la fédération de parents d’élèves FCPE.

 

De cette lutte pour obtenir les moyens nécessaires, il nous reste une séquelle : le lycée ne dispose plus de responsable informatique ni pour les TICE, ni pour la mise en oeuvre de l’ENT, ni pour l’exploitation pédagogique de l’Ordi prochainement donné à nos élèves de seconde. Nous avons besoin d’un poste spécifique d’enseignant coordonnateur. Dans l’immédiat, il faut immédiatement rétablir une décharge horaire pour le collègue qui remplissait ce rôle jusqu’alors.

 

Mais le véritable point noir de cette rentrée concerne la vie scolaire. Le lycée se trouve particulièrement démuni.

 

L’établissement compte maintenant près de 900 élèves.

Les locaux se sont étendus. 4 préfabriqués supplémentaires ont été installés dans une nouvelle cour.

Or, le travail de gestion et de suivi  des élèves, la surveillance des mouvements (intercours, récréations, demi-pension -avec un flux de plus de 600 DP-) vont reposer sur 3 personnes au quotidien : 1 CPE et 2 assistants d’éducation.

Cette situation s’avère alarmante et dangereuse. Elle n’existe, heureusement, dans aucun autre établissement.

 

En urgence, il nous faut obtenir la création de 2 postes en vie scolaire et plus particulièrement

-       la transformation d’un poste de surveillant en poste de CPE

-       la nomination d’un surveillant supplémentaire.

 

Nous voulons rappeler que l’une des AED du lycée, en exercice depuis de nombreuses années, a assuré le remplacement d’une des 2 CPE et préparé la rentrée scolaire.

À l’heure où l’on parle de validation des acquis d’expérience, sa place est au côté de ses collègues en vue d’une intégration dans la profession.

 

L’éducation au coeur de la campagne de l’élection présidentielle

AFP le 04/09/2011 à 23:00

L’éducation, une des grandes préoccupations des Français, promet d’être un thème fort de la campagne présidentielle de 2012, à en croire les prises de positions politiques et les livres de cette rentrée, dans un contexte d’inégalités scolaires accrues au cours des années 2000.

« J’observe que la question de l’école devrait être au coeur des débats » pour 2012, a déclaré, en s’en félicitant, le ministre de l’Education nationale Luc Chatel, lors de sa conférence de presse de rentrée jeudi.

Livres de François Bayrou, Luc Chatel, Jack Lang ou Arnaud Montebourg, prises de position de Martine Aubry, François Hollande ou Ségolène Royal: avant même le retour des élèves sur les bancs des écoles lundi, femmes et hommes politiques ont déjà pris position en cette rentrée sur l’éducation.

Dans « 2012 Etat d’urgence », François Bayrou (Modem) en fait une de ses « deux questions d’urgence nationale », tandis qu’en publiant son « Projet pour l’école », Arnaud Montebourg (PS) prône d’ »inverser la tendance » des suppressions de postes.

Luc Chatel (UMP) a lui présenté son bilan et sa vision dans un entretien avec Jean-Pierre Chevènement (« Le monde qu’on leur prépare »), bilan que Jack Lang (PS) a qualifié de « vandalisme d’Etat contre l’école » en proposant de créer une « Ecole nationale supérieure de formation des maîtres ».

Il est vrai que, selon les sondages, les Français font désormais de l’école une de leurs préoccupations principales après l’emploi. En juillet, le baromètre BVA pour l’Institut Paul Délouvrier plaçait même l’éducation en tête des priorités (pour 60%), devant l’emploi et la santé.

L’enjeu est de taille: si la France forme des élites, elle échoue à combattre l’échec scolaire (depuis 2000, la proportion des élèves de 15 ans « les moins performants en compréhension de l’écrit » est passée de 15% à 20%, selon l’OCDE), si bien que les inégalités s’y creusent.

« Les derniers résultats des évaluations en CE1 et CM2 montrent que le noyau dur des élèves en grandes difficultés persiste », résume Sébastien Sihr, du SNUIpp-FSU, principal syndicat du primaire, alors que Nicolas Sarkozy avait promis en 2007 de diviser par trois le nombre de ces élèves à l’entrée en 6e.

Les inégalités scolaires se creusent

Pour relever le défi, l’UMP mise surtout pour 2012 sur l’autorité, l’autonomie des établissements, des évolutions au collège et une réforme des missions des enseignants.

En face, le PS veut concentrer ses efforts sur la petite enfance, les établissements défavorisés, la formation pédagogique, la mixité scolaire, et ce en gelant (au moins) les suppressions de postes.

Mais un débat commence déjà à s’imposer en cette rentrée, celui des « missions » des enseignants du secondaire, c’est à dire leurs obligations de service définies dans un décret de 1950 (15 heures de cours hebdomadaire pour les agrégés, 18 heures pour les autres).

Il a été lancé au printemps par Nicolas Sarkozy qui voudrait une présence accrue des professeurs dans leurs établissements, au-delà des heures de classe, mais la proposition reste encore floue.

S’il s’agit de faire travailler plus les enseignants, sans compensation salariale, afin de poursuivre la politique d’économies budgétaires dans l’Education nationale, leurs syndicats ont déjà dit « non ».

Martine Aubry a expliqué qu’elle « regarderait » le décret avec les syndicats si elle gagnait la primaire PS, mais en insistant surtout sur des « temps de concertation » pédagogique et de rencontre des parents.

 

 

Une rentrée, deux écoles

Pour cette dernière rentrée des classes avant l’élection présidentielle de 2012, droite et gauche s’affrontent sur l’éducation.

Article Libé.fr Par VÉRONIQUE SOULÉ

L'éducation au coeur de la campagne de l'élection présidentielle dans Actualités

(Mychele Daniau)

A gauche, les uns veulent la «repenser entièrement», d’autres la «refonder». A droite, Luc Chatel annonce rien moins qu’une «troisième révolution» scolaire, celle de la «personnalisation» (lire page 4)… En cette rentrée 2011, la dernière avant la présidentielle, l’école est au cœur des attentions des politiques. Face à ce que beaucoup considèrent comme l’un des grands gâchis du sarkozysme, elle pourrait être l’un des enjeux de la campagne électorale.

Dans un sondage (1) diffusé le 25 août, 35% des Français placent l’école juste derrière l’emploi (42%) dans l’ordre de leurs préoccupations. Avec les vagues de suppressions de postes, les réformes lancées à marche forcée et la démoralisation des enseignants, le bilan du quinquennat est d’ores et déjà très contesté. Tour de vue des points de divergence.

Les suppressions de postes

Du centre à l’extrême gauche, tout le monde est d’accord : il faut arrêter les coupes claires (60 000 postes supprimés ces quatre dernières années). Si tout ne se résume pas au nombre de postes, il est clair pour l’opposition qu’on ne redressera pas l’école avec toujours moins de profs, d’autant que la France connaît une reprise démographique. Les candidats à la primaire socialiste, dont plusieurs ont présenté leur projet sur l’école la semaine dernière, se montrent toutefois prudents : s’ils demandent un moratoire, ils ne s’engagent pas sur des chiffres. «Je ne pourrai pas rétablir les 100 000 postes supprimés, ce n’est pas possible budgétairement la première année», a prévenu Ségolène Royal. Pour Martine Aubry, l’essentiel sera de «cibler» les moyens supplémentaires sur les établissements en ayant le plus besoin – banlieues difficiles ou zones rurales isolées.

En face, Luc Chatel «assume» les suppressions. D’après lui, l’école ne pouvait pas se dispenser de l’effort national pour rétablir les finances publiques. En plus, la question n’est pas «la quantité» mais «la répartition des moyens». Le ministre cite un chiffre choc pour frapper les esprits à cette rentrée : le budget moyen par élève a augmenté de 80% depuis 1980. Une époque où l’école n’avait pas grand chose à voir à celle d’aujourd’hui, avec alors 25% d’une génération au bac contre 66% désormais…

Les inégalités scolaires

La droite et la gauche font à peu près le même constat : l’école française est l’une des plus inégalitaires d’Europe. Elle forme une élite réduite et, à l’autre bout, le groupe des élèves en échec ne cesse de grossir. De plus, l’écart entre les deux se creuse. Pour la droite, la solution est d’aider les élèves «méritants» – de milieux modestes, plutôt bons et motivés. Elle a mis en place pour eux les «internats d’excellence», réforme phare du quinquennat. En revanche, la masse des élèves modestes qui ne sont pas «méritants» sont abandonnés à leur sort dans des établissements qui, souvent, se ghettoïsent, en raison de l’assouplissement de la carte scolaire voulue par Nicolas Sarkozy et des dérogations de plus en plus nombreuses.

La gauche, elle, croit à l’éducation prioritaire, cette politique consistant à donner davantage de moyens aux établissements les plus en difficultés. Et elle accuse le pouvoir de l’avoir démantelée sans aucun débat. Pour le PS, la lutte contre les inégalités passe en outre aujourd’hui par le primaire, où les écarts se creusent très tôt et souvent ne se rattrapent plus. Pour Martine Aubry notamment, c’est le maillon essentiel sur lequel il faut concentrer les efforts. La gauche prône aussi de manière encore floue un retour à la carte scolaire pour garantir une mixité sociale, mais sans revenir à l’ancien système.

Le sort du collège

Là encore, le diagnostic est assez partagé : le collège ne va pas bien. La droite, qui n’est pas unie sur la question et sait le sujet explosif, s’est pourtant gardée d’y toucher, préférant réformer le lycée et les programmes du primaire. C’est ici sans doute que le débat est le plus idéologique. Beaucoup à l’UMP – mais aussi au sein de la gauche républicaine – ne croient pas au collège unique. Pour eux, vouloir amener tous les élèves en troisième est une utopie qui a conduit à faire baisser le niveau général. Mieux vaudrait donc revenir à une orientation précoce – des élèves «manuels» vers des filières courtes. Jean-François Copé, le patron de l’UMP, a lancé l’idée d’un examen en fin de primaire. Luc Chatel propose des troisièmes «prépa pro» en lycée professionnel et des quatrièmes en alternance.

Pour la gauche, le nœud du problème réside dans la rupture entre l’école et le collège, une transition difficile où les élèves fragiles se perdent. Elle propose d’y travailler pour amortir le grand saut. Arnaud Montebourg va plus loin : il prône une «école unique pour les élèves de 6 à 15 ans», comme cela se fait dans plusieurs pays européens, notamment en Finlande, dont le système scolaire est souvent montré en exemple. Mais il n’est pas sûr que les profs français apprécient… Ses camarades au PS préfèrent vanter une école du «socle commun» où l’on évalue les élèves sur des compétences et pas seulement sur des connaissances disciplinaires.

La formation des enseignants

Pour la première fois, lors de sa conférence de presse de rentrée, Luc Chatel a reconnu que la mise en place de la réforme de la formation des enseignants en 2010-2011 «n’avait pas été facile». C’est peu dire. Les jeunes profs se sont retrouvés parachutés dans des classes avec leur Capes ou leur agrégation sans avoir appris à enseigner. Et cela recommence cette année. L’opposition est unanime sur ce point : la réforme est ratée. Elle visait avant tout à économiser des postes d’enseignants en supprimant l’année de formation en alternance. Il va falloir tout reprendre.

En même temps, le PS annonce un débat sur le métier d’enseignant et sur ses missions, qui ont évolué au fil des ans sans que le statut, datant de 1950, n’ait été revu. Derrière, il y a la volonté de demander aux profs de rester plus dans les établissements, pour y faire notamment du travail en équipe. Un sujet délicat, d’autant que les profs se sentent ces temps-ci très attaqués. La droite parle aussi d’ouvrir le débat. Mais ça commence mal. Luc Chatel envisage de raccourcir de deux semaines les vacances d’été. Ce qui signifie pour les profs travailler plus sans gagner plus…

L’autonomie des établissements

Avec l’individualisation, c’est le grand mot de la rentrée de Luc Chatel : pour moderniser le système, il faut donner davantage d’autonomie au terrain. Cela se traduit à cette rentrée par 300 établissements, faisant partie d’un programme baptisé Eclair, où les directeurs vont participer au recrutement des professeurs. Luc Chatel veut leur donner plus de poids dans l’évaluation des enseignants. L’opposition dénonce cette autonomie qui masque, de fait, un désengagement de l’Etat et l’introduction d’un type de management libéral. La gauche, qui prône une autonomie pédagogique, promet de revenir à un pilotage national du système.

(1) Sondage CSA/Snuipp réalisé par téléphone les 9 et 10 août sur un échantillon représentatif de 1 008 personnes de 18 ans et plus.

 

 

 

Rentrée des classes sous tension

Publié le 05-09-11 à 06:03    Modifié à 08:57     par Le Nouvel Observateur avec AFP     1 réaction

Douze millions d’élèves reprennent le chemin de l’école aujourd’hui. Une rentrée marquée par les suppressions de postes d’enseignants et par la réforme du lycée.

12 millions d'élèves font leur rentrée lundi 5 septembre, de la maternelle au lycée. DURAND FLORENCE/SIPA 12 millions d’élèves font leur rentrée lundi 5 septembre, de la maternelle au lycée. DURAND FLORENCE/SIPA

Plus de 12 millions d’élèves, de la maternelle au lycée, font leur retour en classe lundi 5 septembre, une rentrée marquée par quelques nouveautés et de nouvelles suppressions de postes dont les effets se font de plus en plus sentir sur les conditions d’enseignement.

Au total, 6,7 millions d’écoliers, 3,3 millions de collégiens et 2,1 millions de lycéens vont apprendre auprès d’environ 840.000 professeurs.

Réforme du lycée

L’entrée en vigueur de la réforme du lycée en classes de première, des expérimentations comme l’autonomie de recrutement d’enseignants, mais aussi la lutte contre le harcèlement ou de nouvelles sanctions contre la violence comptent parmi les innovations de cette rentrée.

Suppressions de postes

Les syndicats d’enseignants et de chefs d’établissement dénoncent eux une rentrée aux conditions de travail dégradées du fait de « la poursuite de la liquidation de la formation des enseignants » (SE-Unsa, primaire et secondaire) et des 16.000 postes supprimés par rapport à l’an dernier.

Primaire comme secondaire sont touchés: dans les écoles, avec 1.500 classes supprimées dans tout le pays, il y a « par effet mécanique, plus d’élèves par classe » (SNUipp-FSU), et en collèges et lycées la suppression de 4.800 postes intervient au moment où il y a plusieurs dizaines de milliers d’élèves de plus à accueillir (environ 80.000 selon le Snes-FSU).

L’enseignement privé est lui aussi touché (1.433 postes en moins), si bien que les syndicats du secteur ont décidé de se rejoindre à la grève unitaire lancée dans le public pour le 27 septembre.

Luc Chatel rassure les familles

Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a voulu « rassurer » les parents en indiquant que la rentrée scolaire des 12 millions d’élèves qui a lieu ce lundi « va bien se passer ».

« Je veux rassurer les parents, chaque enfant aura ce (lundi) matin un enseignant. Il y a 850.000 professeurs qui vont accueillir ce matin les 12 millions d’élèves. C’est un exercice compliqué, complexe, mais nous avons une très bonne administration à l’Education nationale qui fait bien les choses et la rentrée va bien se passer sur le plan administratif et technique », a-t-il déclaré.

Avec les 14.000 suppressions à venir en 2012, quelque 80.000 postes auront disparu au cours du quinquennat 2007-2012 dans l’Education nationale qui pèse pour 60 milliards d’euros, soit 21% du budget de l’Etat.

Le Nouvel Observateur – AFP

 

 

AFP  05/09/2011 à 17:58

Education nationale : Hollande entend arrêter « l’hémorragie » des postes

François Hollande, candidat à la primaire du PS, a affirmé lundi qu’il fallait « arrêter l’hémorragie » des postes dans l’Education nationale, proposant au contraire d’en « recréer » avec un plan « sur plusieurs années » qui commencerait dès la rentrée 2012.

 

François Hollande salue des membres du personnel lors de la visite d'une école à l'occasion de la rentrée scolaire, le 5 septembre 2011 à Tours photo : Alain Jocard, AFP

Lors d’une visite dans une école primaire de Tours le jour de la rentrée scolaire, M. Hollande a estimé, devant des parents d’élèves et enseignants, que « la responsabilité de la gauche n’est pas de faire plaisir aux enseignants comme on le dit souvent d’une manière caricaturale, mais de donner à la France toute entière des chances supplémentaires parce c’est par son école que la France arrivera à retrouver aussi confiance en elle ».

Pour cela, il faut « arrêter la suppression, l’hémorragie » de postes dans l’Education nationale, selon le député de Corrèze qui a dénoncé le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux décidé par le gouvernement, rappelant qu’un fonctionnaire sur deux est un enseignant.

 

« Il va falloir recréer des postes » avec une « programmation sur plusieurs années », a-t-il ajouté, parlant de « plan d’urgence » avec des postes en plus dès la rentrée 2012 si la gauche l’emporte, tout en appelant à « un peu de patience » car « on ne va pas recréer dès le lendemain de l’élection tous les postes qui ont été supprimés ».

Comme Martine Aubry, il souhaite aussi « répartir différemment les enseignants là où les besoins sont le plus criant ».

« On peut demander beaucoup de choses à l’école mais s’il n’y a pas les enseignants, ça devient difficile », « c’est eux qui au bout de la chaîne font la transmission du savoir », a-t-il souligné, plaidant pour un « vrai grand ministère » allant de la petite enfance à la jeunesse.

Pour les enseignants, il a aussi dit réfléchir à « une école nationale de formation ».

Quant au débat sur le décret de 1950 sur le nombre d’heures de cours hebdomadaires dans le secondaire lancé au printemps par Nicolas Sarkozy, M. Hollande a affirmé que c’était « une discussion à engager » mais on ne peut « pas commencer par dire +travailler plus+ », « il faut d’abord recréer la confiance ».

Le candidat à la primaire a également souhaité mener une « réflexion sur la professionalisation des métiers d’accompagnement » des enfants handicapés.

Interrogé sur les différences de programmes avec les autres candidats PS sur l’éducation, M. Hollande a répondu : « il y a un grand consensus parmi les socialistes, nous avons tous fait de l’école la priorité ».

 

Suppressions de postes : les établissements défavorisés sous tension

LEMONDE.FR | 05.09.11 | 17h12   •  Mis à jour le 05.09.11 | 18h38

Cette année, les collèges et lycées français doivent accueillir 40 000 élèves supplémentaires sur un total de 5,4 millions. Parallèlement 4 800 postes d’enseignants sont supprimés – ils étaient près de 350 000 l’année dernière selon l’Education nationale. Dans quelles proportions le nombre d’élèves par enseignant a-t-il évolué ? Cette équation mathématique pourrait être soumise aux élèves de collège. Mais lundi 5 septembre, ce sont tous les chefs d’établissements du secondaire qui s’attèlent à l’exercice et préparent une rentrée sous tension.

 

Au total, 16 000 postes dans le primaire et le secondaire ont été supprimés depuis l’an dernier. Avec 14 000 suppresions prévues en 2012, le quinquennat 2007-2012 enregistrera la suppression de 80 000 postes. Des restrictions budgétaires qui interviennent dans un contexte d’accroissement démographique : davantage d’élèves rentrent dans le secondaire cette année, 80 000 de plus que l’année dernière, selon le syndicat enseignant Snes-FSU. « Evaluation fantaisiste » selon le ministère de l’éducation nationale qui estime précisément à « 40 741 élèves » le nombre de nouveaux entrants dans le secondaire. L’écart de mesure est immense, mais sur le terrain le constat reste le même : il s’agit « de faire autant avec moins ».

LES ÉTABLISSEMENT AGISSENT À LA MARGE

Philippe Vincent, proviseur du lycée Freyssinet à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) fait le calcul : il accueille deux élèves en moins cette année mais dans son lycée, six postes ont été supprimés. Comme les autres chefs d’établissements, son objectif est d’assurer les enseignements obligatoires en priorité. « J’ai utilisé trois leviers », explique le proviseur, également secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN-UNSA). Le premier levier : l’augmentation des élèves par classe, une mécanique observée dans la vaste majorité des établissements. « Dans les classes de seconde nous sommes passés de 29-31 élvèves par classes à 33 voire 36 élèves, » note-t-il. Le proviseur a également regroupé  les classes de première Littéraire et Economique et Social pour certains cours, une solution rendue possible par la réforme du lycée qui prévoit un tronc commun pour les classes de première. « Enfin, j’ai dû me. sepérer de l’italien en tant que troisième langue vivante en seconde : on a fermé l’option »

Les établissements agissent ainsi à la marge : augmentation des effectifs, suppressions des heures de soutien, des ateliers ou des cours optionnels, rajout d’heures supplémentaires aux professeurs titulaires ou encore recours aux professeurs contractuels ou vacataires. Selon Philippe Vincent, l’enseignement à temps plein des professeurs stagiaires dès la première année « permet aussi d’avaler la pillule ». « J’ai l’impression d’avoir raqué les fonds de tiroirs et d’être allé au bout de ce que je pouvais sans attaquer la qualité de l’enseignement, estime ainsi le chef d’établissement. La question est maintenant la suivante : comme je gère la prochaine étape? »

LES ÉLÈVES DÉFAVORISÉS, LES PLUS TOUCHÉS

Dans l’immédiat, ces ajustements permettent d’assurer la rentrée. Mais pour les équipes pédagogiques, certains pâtiront rapidement de ces changements : les élèves les plus défavorisés. « A Henri IV, pas de problème, » résume Patrick Cambier, secrétaire permanent du SPDNEN, mais avec l’augmentation des effectifs et la suppression des heures de soutien, les professeurs auront « moins de disponibilité pour les élèves en difficulté (…) C’est laisser agir le jeu social , tout ira bien pour certains et pour les autres les inégalités iront en s’agrandissant », dénonce Patrick Cambier.

 

 

 

Les élèves défavorisés par leurs origines sociales souffriront encore plus des suppressions de postes.

Les élèves défavorisés par leurs origines sociales souffriront encore plus des suppressions de postes.AFP/ÉRIC FEFERBERG

Jérôme Ferec, professeur de Sciences de la vie et de la terre (SVT) au collège Jean Perrin, dans le 20e arrondissement de Paris, prépare ainsi « une rentrée plus difficile que les autres ». Dans ce collège parisien, au moins 90 % d’élèves viennent de milieux défavorisés. Le taux de réussite au brevet de 2011 est l’un des plus faibles de l’Académie : 51 % en contre 83 % pour l’Académie de Paris. Lundi matin, si le ministre de l’éducation nationale Luc Chatel affirmait sur France 2 que la rentrée allait « bien se passer sur le plan administratif et technique », dans le collège Jean Perrin certaines élèves découvrent un emploi du temps sans cours de SVT, d’anglais ou d’arts plastiques. En cause : la suppression de trois postes après que l’Académie de Paris a mal évalué l’afflux de 40 nouveaux élèves pour cette rentrée.

Ces lacunes devraient être comblées dans « les quinze prochains jours », espère le principal du collège, M. Caron, avec le recours notamment à des professeurs remplaçants ou vacataires. En attendant, Jérôme Ferec s’apprête à distribuer à la classe de 4e dont il est le professeur principal un emploi du temps temporaire, sans mention des salles de classe ni cours d’arts plastiques. Il anticipe l’accueil de ses élèves avec un entrain mêlé d’inquiétude : « Il faudra trouver les mots (…), les élèves ont une mauvaise image de l’éducation dans leur quartier et un sentiment d’injustice car ils savent qu’il en est autrement dans les collèges de centre-ville ». Pour ce professeur, également délégué au syndicat enseignant SNES, le recours à des remplaçants également engagés auprès d’autres établissements est particulièrement préjudiciable dans un collège où « les élèves demandent une attention énorme » : ces professeurs seront automatiqument moins disponibles, estime-t-il.

ECHEC SCOLAIRE ET VIOLENCE

Pour sa collègue de lettres modernes, Clarisse Bensaïd, c’est avant tout l’augmentation des effectifs et la suppression des ateliers et heures de soutien qui risquent de peser sur les conditions d’enseignement. « L’année dernière, j’avais huit heures en demi-groupe, cette année deux heures seulement. » Des dédoublements de classe nécessaires selon la professeure et syndiquée auprès du SNES : « Nous sommes face à un public issu de l’immigration (…), des élèves qui ne peuvent travailler à la maison et se couchent tard. Ils sont donc fatigués, dissipés, ont de fortes difficultés de concentration ». Les demi-groupes, organisés en ateliers d’écriture permettaient « de remettre sur les rails : on peut dialoguer avec l’élève ». Clarisse Bensaïd a ainsi rencontré des élèves qui, inhibés et braqués, rendaient feuille blanche en classe entière mais qui, avec davantage d’attention du professeur, « posaient les premiers mots » en demi-groupe.

Les changements induits par les suppressions de postes et l’arrivée d’élèves supplémentaires vont entraîner un accroissement de l’échec scolaire et de la violence, redoute Clarisse Bensaïd : « Quand on a pas les mots, on va à l’insulte ». « Aujourd’hui, nous sommes dans un ghetto et l’on va davantage ghettoïser l’éducation », dénonce la professeure.

C’est dans ce contexte tendu que les syndicats ont appelé à une grève unitaire, le 27 septembre. Des initiatives se multiplient déjà : des élus communistes ont appelé à des actions dans toute la France cette semaine. A Toulouse, un comité de défense de l’école s’est créé. Mais syndicats et enseignants admettent à demi-mots leurs doutes quant au succès de la mobilisation. En salle des professeurs, ils résument le sentiment des équipes pédagogiques : « la résignation ».

Flora Genoux

Une rentrée des classes très politique

Publié le 05-09-11 à 12:19    Modifié à 17:02     par Le Nouvel Observateur     5 réactions

Les ténors de l’UMP jouent aux profs donneurs de leçons. Par Véronique Radier.

Un élève écrit sur le tableau noir, dans l'une des classes de l'école Harouys à Nantes, le 05 septembre 2011, jour de la rentrée scolaire. (AFP - Frank Perry) Un élève écrit sur le tableau noir, dans l’une des classes de l’école Harouys à Nantes, le 05 septembre 2011, jour de la rentrée scolaire. (AFP – Frank Perry)

Jamais rentrée des classes n’aura à ce point autant passionné nos politiques. Année électorale oblige. Il faut dire que déjà, lors de la présidentielle de 2007, l’école avait été au centre des débats. En 2012 le sujet sera plus brûlant encore… car il préoccupe de plus en plus les Français, classes moyennes en tête.

Rhétorique parfaitement huilée

Les ténors de l’UMP jouent aux profs donneurs de leçons : « j’ai l’impression que le PS découvre l’Education Nationale » a ainsi ironisé Luc Chatel, le ministre de l’Education, lors de sa conférence de presse de rentrée.

Fort habile, il connaît, c’est vrai, ses dossiers sur le bout des doigts et a mis au point une rhétorique parfaitement huilée que reprennent à leur compte les leaders de la majorité, comme Jean-François Copé ce matin sur France Inter.

Pour justifier, par exemple, les 80 000 suppressions de postes en cinq ans, la disparition de l’année de formation en alternance des enseignants, ils répliquent qu’ »il ne faut pas tout ramener à ‘la question des moyens‘ ». Jolie pirouette pour esquiver le débat.

Suppressions de postes et de moyens

Mais derrière les effets d’annonces incessants, pas une semaine où Luc Chatel ne lance une « nouveauté « , le tableau de l’école en 2011 est plus noir que rose…

Deux exemples : les suppressions de postes et de moyens pèsent d’avantage encore sur les établissements défavorisés et les nouveaux enseignants, cuvée 2012, ne sont guère mieux préparés à leur job que ceux de l’an passé.

Bref, on cherche en vain « l’école sur mesure pour chaque élève » que le gouvernement prétend mettre sur pied.

Véronique Radier – Le Nouvel Observateur

 

 

Education: qui propose quoi à la primaire socialiste

4 commentaires Par LIBÉRATION.FR

 dans Revue de presse

(ajari/Flickr)

Quel est le programme du parti socialiste sur l’éducation ? Les candidats à la primaire se démarquent-ils sur ces questions? Fiche pratique pour y voir plus clair.

Le tronc commun

«Nous proposons un nouveau pacte éducatif à la nation», lit-on en préambule. Voici les propositions, dans l’ordre:

Les tout-petits

Lancer un plan de création de places en crèches.
Permettre la scolarisation dès deux ans pour les parents qui le souhaitent (et non seulement en fonction du nombre de places disponibles).
Rendre la scolarisation obligatoire dès trois ans (contre six ans aujourd’hui).

> A lire: scolarisation des tout-petits (décryptage).

Le primaire

Objectif: «L’école primaire souffre d’un sous-investissement (…) Nous lui donnerons les moyens de garantir à tous les élèves l’acquisition d’un socle de compétences (lire, écrire, compter, cliquer)»

Refonte des rythmes scolaires «pour alléger les journées de travail et mieux les répartir dans l’année». 

> A lire: «Raccourcir les vacances d’été?», ici
«Maires des grandes villes contre maires des montagnes» ici

Personnalisation des réponses éducatives avec des pédagogies différenciées.

Nouvelle sectorisation «qui prendra en compte un indice de mixité sociale». Référence ici à la carte scolaire, que Nicolas Sarkozy avait promis de supprimer.

> A lire: «La nouvelle carte scolaire des inégalités» ici
et «La carte scolaire a la peau dure» (papier datant de juillet 2010) ici

Le secondaire (collège, lycée)

Pas grand chose. Si ce n’est: «maintenir un champ très large de disciplines et de compétences indispensables à la réussite.»

L’enseignement supérieur

Rétablir l’enseignement pluridisciplinaire en début de cycle et améliorer l’encadrement pédagogique pour «empêcher les échecs trop importants».

Développer l’offre de formation technique et professionnelle.

Mettre en place des aides financières: une allocation d’études sous conditions de ressources pour les étudiants. Et un dispositif «nouvelle chance» pour les jeunes sortis tôt du système éducatif et souhaitant reprendre une formation.

Le statut et la formation des enseignants

Objectif: «élaborer une réforme qui devra être prête pour la rentrée scolaire 2013»

Revalorisation du métier d’enseignant.
Rétablir une véritable formation initiale.
Décharger les enseignants des missions qu’ils n’ont pas à remplir (en les confiant à des psychologues, des assistantes sociales, etc.).
«Au delà des mesures d’urgence, une réforme devra être prête pour la rentrée 2013».

> Source: le projet PS version longue (en pdf, ici)
Version courte (en pdf, ici)

Les propositions des candidats

Sur l’éducation, comme sur les autres sujets, les six candidats (Aubry, Baylet, Hollande, Montebourg, Royal et Valls) ont évidemment des positions communes. Dans leurs déclarations et feuilles de route, ils reprennent largement les mesures inscrites dans le projet socialiste commun. Mais certains vont plus loin dans leurs engagements et propositions. Inventaire des différences.

Ségolène Royal

La candidate se targue d’avoir une meilleur connaissance du sujet que ses concurrents en tant qu’ancienne ministre déléguée à l’Enseignement scolaire (1997-2000).

• Mettre «deux adultes dans les classes, là où c’est nécessaire». L’idée est de mettre en place des binômes dans les zones les plus difficiles en envoyant au côté de l’enseignant en poste un stagiaire en formation. L’année de formation professionnelle serait en effet rétablie.

Organiser un soutien scolaire gratuit coordonné par des associations et dispensé par les étudiants, qui en contrepartie, verraient leur cursus revalorisé.

Lutte contre la violence scolaire: Royal propose de créer «un nouveau métier d’éducateur accompagnateur des enseignants», sorte de «surveillant bien formé qui pourrait s’intégrer dans l’équipe éducative».

Moratoire immédiat sur les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2012 (14.000, ndlr), et rétablissement de l’année initiale de formation des enseignants. Mais la candidate ne se risque pas à chiffrer des rétablissements de postes.

Avance sur calendrier: il faut dès 2012, «des solutions efficaces, concrètes, justes et immédiates.»

Précision: sur le temps de travail des profs, elle ne souhaite pas reprendre sa proposition de 2006 préconisant que les enseignants restent 35 heures sur leur lieu de travail, qui selon elle «prête à confusion» «La charge de travail des enseignants» devra être «définie avec eux et par bassin scolaire» en fonction des difficultés des établissements.

> Source: conférence de presse du mercredi 30 août.

François Hollande

Sur la scolarisation des tout-petits, il avance un objectif chiffré: «Je veux ouvrir 500.000 places pour accueillir les jeunes enfants.» Et la création d’un droit prioritaire de garde: «Pour les 2,7 millions d’élèves les plus démunis, il faut aussi donner à leur famille un droit prioritaire pour la garde de leurs enfants.»

Orientation: «Je veux mettre en place un référent dans les écoles, qui suivra l’élève tout au long de ses choix.» «Plus aucun jeune ne doit sortir du système scolaire sans une vraie qualification.»

Etudiants: Hollande reprend l’idée d’un «contrat d’autonomie», «qui leur assure des conditions de vie dignes, à travers des systèmes d’allocations d’étude ou de prêt pour financer leurs études.» Cette idée de prêt n’est pas exprimée en tant que telle dans le projet commun.

A lire aussi: «Hollande propose un plan d’urgence pour la rentrée 2012»

> Source: le site de campagne de François Hollande, ici

Martine Aubry

Secondaire: alors le programme commun est très bref sur le secondaire, Aubry souhaite une «mobilisation massive contre l’échec au collège». Ses leviers: «personnalisation des parcours scolaires et des pédagogies, valorisation des matières technologiques et professionnelles», «meilleure orientation.» Son engagement : «100 % des lycéens doivent sortir du secondaire avec une formation générale, technologique ou professionnelle.»

Sécurité dans les écoles: Aubry souhaite «rétablir la sécurité dans les établissements scolaires», sujet absent du programme commun. «J’accorderai un nombre suffisant de professionnels formés là où il y en a besoin. Ils seront accompagnés par des emplois d’avenir pour encadrer les élèves. Je créerai un nouveau métier de l’éducation dédié à la surveillance dans l’enceinte scolaire et à ses abords.»

Sur les choix budgétaires, «Je donnerai plus à ceux qui ont moins (établissements classés prioritaires, ndlr). Les moyens accordés à l’éducation nationale seront mieux répartis entre les territoires et les établissements.»

Calendrier resserré: comme Ségolène Royal, Martine Aubry souhaite une réforme applicable dès septembre 2012, alors que le programme PS parle de 2013. Aubry souhaite engager une «large concertation avec les enseignants», au lendemain de la primaire «pour être prêts, dès la rentrée 2012».

> Source: le site de campagne de Martine Aubry, ici.

Arnaud Montebourg

Il est le candidat qui a le plus développé ses propositions sur l’école: 137 pages, à lire ici (pdf).
En accéléré, ça donne:

Créer, à terme, une «école commune»: rassembler primaire et collège en un établissement unique, «ou les rapprocher au maximum».

Repenser la journée à l’école, partagée en trois temps inégaux: l’enseignement des disciplines du socle commun, l’enseignement de disciplines plus culturelles le latin, qui retrouvera ainsi une place, comme fondement de notre société»). Mais aussi de l’artisanat et du patrimoine, en passant par l’apprentissage d’une autre langue, le théâtre et les autres arts ou les projets européens. Le troisième temps sera celui de l’étude obligatoire, assurée par des étudiants encadrés par des professeurs. Du primaire à la terminale.

Rythme scolaire: «Les journées seront allégées, les semaines dureront cinq jours et l’année scolaire sera allongée de deux semaines.»

Pédagogie. Un accroissement sans précédent du nombre d’heures en petits groupes. Former les enseignants à de nouvelles pratiques pédagogiques, notamment coopératives.

Des classes hétérogènes. Avec la disparition des «classes à profil» (classes européennes, classes bi-langues, classes homogènes et élitistes composées des élèves «allemand première langue et latin» et toutes les autres classes qui tendent à l’homogénéité…).

Un nouvelle carte scolaire. «Les familles émettraient des vœux classant plusieurs établissements d’un secteur géographique donné; charge aux autorités académiques de s’efforcer d’assurer une mixité scolaire entre les établissements.»

Vers «un lycée polyvalent», regroupant l’enseignement général et technologique et professionnel. Donner un contenu commun aux filières du lycée: entre autres, sciences économiques et sociales et philosophie pour tous.

Sur les suppressions de postes: «Nous inverserons la tendance.» Grâce à une approche «différenciée» de la pédagogie, «la fin de l’échec scolaire» et un redoublement «réduit à des situations exceptionnelles» permettront de «dégager 13.000 postes d’enseignants (8.300 au collège et 5.500 au primaire)».

La formation des enseignants: elle se fera «en deux temps et en deux ans». La réforme de la masterisation est aménagée avec le concours ramené à la fin de la première année de master. Pendant les deux ans, «le stagiaire sera en alternance enseignement/formation et accompagné pour la gestion de classe et la didactique de sa (ses) discipline(s)». Enfin, «des enseignants formateurs professionnalisés feront leur apparition pour appuyer les nouveaux  professeurs.»

Manuel Valls

Financement: «Sans dépenser un euro de plus, le produit fiscal des heures supplémentaires pourra ainsi être réaffecté à l’éducation de nos enfants. Ce choix les préparera mieux à l’avenir que 300.000 emplois précaires de cinq ans

Réaffecter les moyens sur les zones scolaires les plus difficiles. Pour ces écoles et ces collèges, l’augmentation de 25% des financements devra permettre de tenir deux objectifs. D’une part, les professeurs expérimentés seront incités à y rester par une majoration sensible de leurs salaires. D’autre part, des professeurs nouveaux y seront recrutés pour réduire le nombre d’élèves par classe et personnaliser les réponses éducatives. Autre engagement: dans les ZEP, en CP et CE1, le nombre d’élèves par classe ne doit pas excéder 17.

Rythme scolaire. «Comme en Finlande, le temps scolaire des écoliers s’étalera sur 188 jours.»

• Renforcer les passerelles entre primaire et secondaire en généralisant «les échanges de professeurs entre CM2 et 6e».

Expérimenter des pistes nouvelles. Entre autres : mettre en place un «véritable service public de l’orientation», «faire de l’alternance une voie d’excellence».

Enseignement supérieur. Indispensable autonomie des universités (conçue comme la capacité de s’administrer elle-même et de définir ses orientations stratégiques, dans le cadre des politiques publiques nationales et locales). Valls est également favorable aux investissements privés dans les universités tout en étant vigilant: «les financements publics doivent rester majoritaires

> Sources: son livre L’énergie du changement, l’abécédaire optimiste, à paraître au Cherche-Midi le 8 septembre prochain (extraits à lire ici). Et le livre «Pouvoirs», publié en 2010 aux éditions Stock (extraits à lire ici).

Jean-Michel Baylet (parti radical de gauche)

Pour les tout-petits: plutôt que la scolarisation dès deux ans (inscrite dans le programme PS), le PRG veut développer des jardins d’éveil pour les 2-3 ans dans le cadre d’un «service public de la petite enfance».

Mettre le paquet sur la formation professionnelle: accompagner les lycées professionnels pour qu’ils soient tous labellisés «lycée des métiers» dans cinq ans.
Développer l’apprentissage sous statut scolaire afin d’améliorer la formation générale de ces filières. Créer une voie des métiers, du Bac Pro en trois ans aux formations supérieures.

Formation et statut des enseignants: Maintenir le principe des concours nationaux de recrutement et des programmes nationaux. Tout en mettant en place un système de pré-recrutement des enseignants au niveau licence afin de faciliter la transition vers la masterisation par une formation en alternance de deux ans. Et revoir le système de notation des professeurs afin d’éviter que les plus inexpérimentés ne commencent systématiquement leur carrière en ZEP.

> Source: le site Internet du parti radical de gauche, ici

 

 

humanitefr le 5 Septembre 2011

Une rentrée scolaire de « pénurie et de dérégulation »

Mots clés : Education,

Nouvelle année de diète pour le monde éducatif. Alors que plus de 12 millions d’élèves, de la maternelle au lycée, ont fait leur retour en classe lundi matin, cette rentrée est une nouvelle fois marquée par des suppressions de postes et une série de mesures dont les effets se font de plus en plus sentir sur les conditions d’enseignement. Une journée de mobilisation unitaire est prévue le 27 septembre.

L’entrée en vigueur de la réforme du lycée en classes de première, des expérimentations comme l’autonomie de recrutement d’enseignants, la mise en place d’une évaluation en classe de 5e et une pré-orientation vers la voie professionnelle à partie de la 3e mais aussi la lutte contre le harcèlement ou de nouvelles sanctions contre la violence comptent parmi les innovations de cette rentrée. Pour la FSU, « c’est une école à plusieurs vitesses qui organise le tri entre élèves méritants et les autres« . Jeudi, le ministre Luc Chatel avait dressé un bilan des réformes depuis 2007 en louant le « plus beau métier du monde », tout en « assumant » les dizaines de milliers de postes d’enseignants supprimés…

Syndicats d’enseignants et chefs d’établissement dénoncent une rentrée aux conditions de travail dégradées du fait de « la poursuite de la liquidation de la formation des enseignants » (SE-Unsa, primaire et secondaire) et des 16.000 postes supprimés par rapport à l’an dernier. Le primaire comme le secondaire sont touchés.

Dans les écoles, avec 1.500 classes supprimées dans tout le pays, il y a « par effet mécanique plus d’élèves par classe », selon le SNUipp-FSU, principal syndicat du secteur. Et d’année en année, les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire (Rased), les postes de conseillers pédagogiques et d’intervenants en langues étrangères font les frais des coupes budgétaires.

En collèges et lycées, la suppression de 4.800 postes intervient au moment où il y a plusieurs dizaines de milliers d’élèves de plus à accueillir: environ 40.000 élèves selon Luc Chatel, le double selon le Snes-FSU.

L’enseignement privé est lui aussi touché (1.433 postes en moins), si bien que les syndicats du secteur ont décidé de se joindre à l’appel à la grève unitaire lancé dans le public pour le 27 septembre.

Avant cela, les élus communistes ont appelé à une semaine d’actions à travers la France de lundi à vendredi, et un comité de défense de l’école vient d’être créé à Toulouse réunissant élus, enseignants et parents d’élèves.

Avec les 14.000 suppressions à venir en 2012, quelque 80.000 postes auront disparu au cours du quinquennat 2007-2012 dans l’Education nationale, qui pèse pour 60 milliards d’euros, soit 21% du budget de l’Etat.

 

Article : Le Figaro.fr
Éducation : les enjeux pour la présidentielle

Mots clés : , , ,

Par Marie-Estelle Pech Publié le 04/09/2011 à 21:15 Réactions (136)

Selon un sondage CSA, l'éducation est la deuxième préoccupation des Français après la question de l'emploi.
Selon un sondage CSA, l’éducation est la deuxième préoccupation des Français après la question de l’emploi. Crédits photo : DENIS CHARLET/AFP

 

PS et UMP s’affrontent sur le statut des enseignants, les rythmes scolaires et les parcours individualisés.

coeur-En ce jour de rentrée scolaire, l’éducation s’impose comme l’un des sujets majeurs de la campagne présidentielle à venir. Dans un sondage réalisé le mois dernier par l’institut CSA, le thème arrive en seconde position, juste après l’emploi, dans la liste des préoccupations des Français. La classe politique l’a bien compris : Luc Chatel, Arnaud Montebourg, François Bayrou viennent d’écrire des livres sur le sujet. Des ballons d’essai ont été lancés lors des universités d’été avant même la rentrée scolaire. Et l’UMP comme le PS s’appuient sur des think-tanks comme l’Institut Montaigne, la Fondation politique ou Terra Nova pour avancer leurs pions. Quatre sujets font déjà débat.

flechegrise2 Le statut des enseignants 

Ce dossier délicat a été rouvert par Nicolas Sarkozy en juin dernier. «Nous serons amenés à réfléchir dans les mois à venir aux conditions d’exercice du métier d’enseignant», avait-il déclaré lors d’un déplacement. L’idée que les enseignants devraient passer plus de temps dans les établissements scolaires fait son chemin à droite. Ces questions ne sont pas totalement restées en friche pendant le quinquennat. Une réforme de leur formation, notamment, a été entamée et le traitement des jeunes enseignants a été revalorisé pendant leur première année d’exercice. Pour le reste, il y a tout à faire. Depuis 1950, date à laquelle les décrets régissant le métier ont été pris, rien n’a changé : un titulaire du concours du Capes «doit» dix-huit heures de cours hebdomadaires quand un agrégé en effectue quinze. Tous ceux qui ont essayé de faire bouger les lignes ont échoué. Dernier en date : Gilles de Robien en 2007, dont la réforme fut abandonnée. Une fois élu, Nicolas Sarkozy avait préféré lancer une concertation globale sur le métier. Mais le rapport Pochard qui en avait découlé en 2008 est resté en jachère, le sujet étant jugé trop explosif. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy affiche la volonté d’en faire un sujet de campagne, même si, comme Luc Chatel l’a rappelé dans Le Parisien, le thème «reste sensible comme les retraites : tout le monde est d’accord pour qu’on s’en occupe, mais quand il faut que chacun fasse un effort, plus personne n’est là !». La gauche est quant à elle gênée. Elle ne tient pas à braquer son électorat échaudé par l’expérience Allègre et ses «petites phrases» peu amènes sur le monde enseignant. Certes, Ségolène Royal avait abordé le sujet de front en 2007, affirmant que les enseignants devraient pouvoir rester 35 heures dans les établissements. Les candidats à l’investiture du Parti socialiste estiment tous nécessaire de redéfinir les missions des enseignants mais si Arnaud Montebourg et Manuel Valls l’affirment franchement, Martine Aubry et François Hollande restent prudents.

flechegrise2 Les rythmes scolaires 

C’est un «beau sujet de campagne présidentielle», affirme-t-on dans l’entourage de Luc Chatel. Les heures de cours sont trop concentrées, des dizaines de rapports l’ont démontré depuis trente ans. Dans sa «Lettre aux Français», Martine Aubry affirme aussi qu’il faut «repenser les rythmes scolaires avec les familles et les collectivités locales» et propose l’organisation d’une semaine de cinq jours. Un rapport remis à Luc Chatel au printemps propose un raccourcissement des vacances d’été et un retour à la semaine de quatre jours et demi. Ces projets divisent car il est difficile de séduire tout le monde, parents, enseignants, industrie du tourisme et collectivités locales. La diminution des vacances d’été ne peut être envisagée qu’accompagnée d’une modification du temps de travail des enseignants. Un «zonage» rendrait compliquée l’organisation du bac qu’il faudrait donc revoir… Quant au retour à une semaine de quatre jours et demi, elle est complexe. Localement, dans les conseils d’école, parents et professeurs préfèrent conserver la semaine de quatre jours. Si cette dernière est néfaste pour les enfants, selon les spécialistes, les adultes sont satisfaits de ce nouveau rythme…

flechegrise2 Les suppressions de postes 

Sur ce point, l’UMP et le PS diffèrent radicalement. «Ceux qui vous disent aujourd’hui dans le cadre d’une course à l’échalote qu’ils recréeront des postes dans l’Éducation nationale en 2012 mentent», a affirmé Luc Chatel. Ségolène Royal s’est prononcée pour un «moratoire sur les suppressions de postes». Martine Aubry, elle, a affirmé qu’elle «mettr(ait) fin immédiatement aux suppressions massives de postes».

flechegrise2 L’individualisation des parcours 

La «personnalisation» des enseignements, l’une des promesses du candidat Sarkozy en 2007, a été l’un des grands chantiers du quinquennat : les deux heures d’accompagnement personnalisé hebdomadaires au lycée en témoignent. De même, les élèves d’école primaire bénéficient de deux heures de soutien par semaine. Enfin, des stages de remise à niveau sont désormais organisés pendant les vacances. Les internats d’excellence ou les établissements de réinsertion scolaire vont aussi dans ce sens de parcours personnalisés et l’UMP entend poursuivre dans cette direction. «La vraie question aujourd’hui, c’est le sur-mesure», affirme Luc Chatel. Pour lutter contre l’échec scolaire, Martine Aubry invoque aussi «la personnalisation des parcours scolaires et des pédagogies». Une annonce raillée par le ministre de l’Éducation la semaine dernière : «Avant, le Parti socialiste avançait des recettes du passé, maintenant, il décrit le présent. J’ai envie de leur dire : “N’hésitez pas à venir voir ce qui est mis en œuvre dans les écoles.”»

 

 

 

 

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°2

n° 02.11.12
du 04/09/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Collège JL Trintignant

·          Structure annoncée : (415) élèves
o         les classes de 6ème ont un effectif moyen de 28.0 élèves
o         les classes de 5ème ont un effectif moyen de 24.2 élèves
o         les classes de 4ème ont un effectif moyen de 28.0 élèves
o         les classes de 3ème ont un effectif moyen de 25.0 élèves et de 15 en DP6

·         Spécificités :
o         une classe de 6ème sans notes est créée ;
o         les classes de 5ème terminent à 15h30 le lundi pour permettre aux élèves volontaires, dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, de participer à l’option Basket ;
o         toutes les classes de 4ème bénéficient 1h00 par semestre de Découverte des Métiers.
o         tous les élèves volontaires de 3ème pourront suivre 3h00 hebdomadaires de Découverte des Métiers dans le cadre de la DP3.

·          Enseignants :
Tous les postes ont été pourvus.

·          Halle de Sport :
Lundi 05 septembre à 15h30, le Président du Conseil Général doit présenter l’état d’avancement du dossier de la construction de la Halle de Sport. Rappelons que la FCPE a participé activement aux actions qui ont permis de lever les blocages, du Maire d’Uzès notamment.

Collège Lou Redounet

·          Structure annoncée : (716) élèves
o         les classes de 6ème ont un effectif moyen de 29.5 élèves
o         les classes de 5ème ont un effectif moyen de 28.2 élèves
o         les classes de 4ème ont un effectif moyen de 28.0 élèves
o         les classes de 3ème ont un effectif moyen de 28.5 élèves

·         Itinéraires De Découverte :
Compte tenu de la baisse des moyens alloués à l’établissement, les IDD ont été supprimés mais un effort particulier est envisagé dans le cadre des Parcours de Découverte des Métiers et des Formations (PDMF) dès la classe de 5ème (lire le texte de référence).

·          Enseignants :
Tous les postes ont été pourvus.

Lycée Charles Gide

·          Structure annoncée :
o         11 classes de 2nde entre 30 et 32 élèves
o         2 classes de 1ère L (32 ; 15 élèves)
o         2 classes de 1ère ES (30 ; 29 élèves)
o         4 classes de 1ère S (32 ; 32 ; 30 ; 30 élèves)
o         2 classes de 1ère STG (30 ; 30 élèves)
o         2 classes de T L (30 ; 18 élèves)
o         2 classes de T ES (30 ; 30 élèves)
o         4 classes de T S (32 ; 32 ; 32 ; 15 élèves)
o         2 classes de T STG (24 ; 9 élèves)

·         Vie Scolaire :
Lors de la rencontre du 31 août avec Monsieur le Proviseur, la FCPE a été avertie de la situation dramatique de l’encadrement des élèves par le Service de Vie Scolaire. Pourtant, elle avait déjà évoqué cette question lors de l’audience du 25 mars au Rectorat et réitéré son inquiétude dans le courrier adressé le 01 juillet au Directeur de la Prospective des Moyens et des Enseignements en ces termes : « Vous comprendrez aussi que nous vous demandons de bien vouloir vous pencher sur le service de vie scolaire de l’établissement.
L’augmentation significative des effectifs et des demi-pensionnaires, l’implantation de nouvelles structures mobiles dans des lieux « aveugles » nécessitent le renforcement de l’équipe de vie scolaire. »
Elle a donc écrit immédiatement à la Chef du Service Commun des Personnels Enseignants pour obtenir le rétablissement d’un service complet de Conseillère d’Éducation (CPE) et au Chef du Service du Pilotage, des Moyens et des Structures pour obtenir au moins un Assistant d’Éducation (AED) supplémentaire, dans la mesure où il n’y a que 2 postes d’AED pour près de 900 élèves !
Il semblerait que la situation de la CPE ait évolué dans le bon sens ; reste la question des AED. À suivre…

·         Résultats des interventions de la FCPE :
Pour préparer l’année scolaire 2011-2012, avec les personnels et l’administration de l’établissement, la FCPE a œuvré seule parmi les associations de parents d’élèves pour obtenir des conditions acceptables d’enseignement :
o         Les moyens affectés au Lycée ont été abondés de 100h par rapport à la prévision initiale. C’est avec une réelle satisfaction qu’elle a accueillie cette nouvelle ;
o         Pour des questions de sécurité, l’effectif maximal de 32 élèves par classe a enfin été reconnu par le Rectorat ;
o         Les 2 classes de 1ère ES et 1ère STG ont été crées au constat des effectifs ;
o         Les recalés du bac S ont pu être réinscrits au Lycée et une Terminale S a été crée pour les accueillir.
La FCPE se félicite de ces résultats et tient à remercier tous les parents qui ont soutenu les actions qu’elle proposait dans l’intérêt des élèves

·         Internat :
Suite à la Commission Hygiène et Sécurité à laquelle la FCPE participe activement et ce, malgré les engagements de la commune pour entreprendre les travaux de maintenance de l’internat dont elle est propriétaire et la rétention des loyers par le Conseil d’ Administration, rien n’a été réalisé en cette rentrée à part le remplacement d’un ballon d’eau chaude.
Les conditions d’hébergement des internes ne sont pas acceptables en l’état. Aussi, la FCPE se propose de prendre contact avec les familles concernées pour intervenir une nouvelle fois auprès de la Mairie d’Uzès.

·          Enseignants :
Tous les postes ont été pourvus.

LMA Guynemer

·          Structure annoncée : 305 élèves
De nouvelles affectations ont eu lieu le 1er septembre et de nouvelles inscriptions sont attendues à la mi-septembre lors de la dernière vague d’Admission Post-Troisième.

·         Internat :
En attendant la construction du nouvel internat sur le terrain de l’ancienne gendarmerie (?), l’établissement ne peut satisfaire les demandes d’hébergement des terminales garçons !

·          Enseignants :
Tous les postes ont été pourvus.

Système éducatif

Les enseignants stagiaires insatisfaits de leur formation :
Selon une enquête Ipsos réalisée par le Ministère de l’Éducation Nationale et publiée le 29 août, les enseignants, CPE et documentalistes stagiaires sont mécontents de leur formation.
Si 92% d’entre eux sont satisfaits de leur nouveau métier, vantant « le goût d’enseigner » et le contact avec les élèves, 69% sont insatisfaits de leur formation et 67% jugent les journées d’accueil inutiles.  Justement cette année, dans l’Académie de Montpellier,  c’est la seule formation qu’ils recevront avant d’entrer en classe !
Pour rappel, les enseignants stagiaires affectés sur les établissements secondaires d’Uzès pour l’année scolaire 2011-12 sont :
·          Collège Lou Redounet : Lettres Modernes, Technologie
·          Collège JL Trintignant : Éducation Physique et Sportive
·          LMA Georges Guynemer : CPE, Éducation Physique et Sportive
·          Lycée Charles Gide : Espagnol, Mathématiques, Physique-Chimie

Identité sexuelle au programme de la classe de 1ère :
Quatre-vingt députés UMP ont demandé mardi 30 août au Ministre de l’Éducation Nationale, le retrait de manuels scolaires de SVT de classe de première qui expliquent « l’identité sexuelle » des individus autant par le contexte socio-culturel que par leur sexe biologique. Ces parlementaires reprennent l’argumentation de l’église catholique qui juge que cette théorie n’est pas scientifique. En juin dernier, la direction de l’enseignement catholique, par son secrétaire général adjoint, a annoncé son intention « d’alerter les professeurs sur le choix des manuels, de leur faire parvenir une liste d’ouvrages théoriques qui leur permette de s’informer sur le sujet » !!
La FCPE ne saurait accepter la tentative de censure idéologique orchestrée par des députés contre certains manuels scolaires de sciences et vie de la terre. Elle est au contraire une fervente défenseuse de l’éducation à la sexualité et de la lutte contre les discriminations. Évoquer la notion de genre à l’École n’est pas le fruit d’une idéologie ou de théories fumeuses et l’une des missions de l’école est bien d’expliquer que le genre est une construction sociale.

La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès souhaite une bonne rentrée scolaire 2011 à tous les élèves… et à leurs parents !

Si vous ne souhaitez plus recevoir les Flashs Info, informez la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès par un simple courriel sur la boîte électronique fcpe30700@gmail.com en indiquant votre Nom et l’établissement de votre enfant. Vous serez immédiatement retiré de la liste de diffusion.

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Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Pré-rentrée lycée Charles Gide d’Uzès (Gard)

Pour info un résumé, à destination des enseignants, parents et élèves, de la situation dans notre établissement.

Un premier compte rendu de la journée de pré-rentrée du 2 septembre, à l’issue de laquelle s’est tenue une réunion « syndicale ».

Commençons par les motifs de satisfaction :
Grâce aux mobilisations conjointes des élèves, des parents et d’un très grand nombre d’enseignants lors de l’année scolaire précédente nous avons obtenu :
- plus de 100 heures postes pour abonder notre DHG et assurer les enseignements dans des conditions satisfaisantes pour nos élèves.
- la limitation à 32 élèves par classe pour toutes les classes, ce qui est indispensable au vu de la spécificité de nos locaux.
- la création de 2 divisions (en 1°ES et STG) et une 1/2 en TS, pour respecter les demandes des familles et reprendre les redoublants de notre établissement.

Il faut donc se dire que mener des luttes qui peuvent paraître perdues d’avance mènent à des avancées très significatives.

Continuons avec les combats qu’il nous faut poursuivre :
- avec près de 900 élèves, 4 préfabriqués supplémentaires et une cour de plus à surveiller, notre établissement a perdu plusieurs postes de surveillants (AED), il ne reste donc plus que 3 postes d’Assistants d’Education pour l’internat et 2 postes pour l’externat. Cette situation est inacceptable pour la sécurité et l’encadrement des élèves. Nous devons maintenir la pression avec les parents et les élèves pour obtenir le retour d’au moins 2 postes d’externat. Pour ce faire nous allons rédiger un communiqué à destination des parents et de la presse. De plus nous envisagerons très prochainement des actions complémentaires et plus radicales pour faire entendre cette revendication.
- le système éducatif ne fonctionne plus aujourd’hui que grâce à des emplois précaires et une AED qui travaille dans notre établissement depuis de nombreuses années en a fait les frais puisque après avoir assuré le remplacement d’une CPE pendant une partie de l’année scolaire précédente, on lui annonce aujourd’hui, à cause du non respect de règles administratives, qu’elle perd une partie de ses droits à poursuivre son contrat. C’est tout aussi inacceptable et nous devons demander la « titularisation » de personnes indispensables au fonctionnement de l’établissement qui sont aujourd’hui exploitées puis jetées sans aucun ménagement.
- notre établissement ne dispose plus de responsable informatique ni pour les TICE, ni pour la mise en oeuvre de l’ENT, ni pour l’exploitation pédagogique de l’Ordi prochainement donné à nos élèves de seconde. Nous devons demander la création d’un poste spécifique d’enseignant coordonnateur pour développer ces pratiques pédagogiques innovantes. Pour cette année, il faut immédiatement rétablir une décharge horaire pour le collègue qui remplissait parfaitement ce rôle jusqu’alors.

Ne relâchons pas la pression et continuons d’agir dans l’intérêt des élèves afin de maintenir un service public d’Education de qualité pour l’Uzège.
 

Pour le SNES (FSU) du lycée Charles Gide (Uzès) : Franck Tichadou 

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°1

n° 01.11.12
du 29/08/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Organisation de la Rentrée

·         Collège JL Trintignant :
o         Lundi 05 septembre : de 08h00 à 12h00, rentrée des élèves de 6ème et prise en charge des classes par les Professeurs Principaux. À 13h30, cours pour les élèves de 6ème.
À 8h30, rencontre avec les Parents des élèves de 6ème.
o         Mardi 06 septembre : de 08h00 à 10h00, rentrée des élèves de 5ème de 4ème et de 3ème et prise en charge des classes par les Professeurs Principaux.
o         Mardi 06 septembre : à 10h00, rentrée des élèves de 6ème et reprise des cours pour tous les niveaux.
·         Collège Lou Redounet :
o        Lundi 05 septembre : de 09h00 à 12h00 et de 13h30 à 16h30, rentrée des élèves de 6ème et prise en charge des classes par les Professeurs Principaux. ½ pension de 12h00 à 13h30. Les élèves sont libérés le mardi toute la journée.
À 17h30, rencontre Parents-Professeurs des élèves de 6ème.
o        Mardi 06 septembre : de 09h00 à 12h00, rentrée des élèves de 5ème et de 4ème et prise en charge des classes par les Professeurs Principaux. ½ pension de 12h00 à 13h30. Les élèves de 5ème et de 4ème sont libérés l’après-midi.
De 13h30 à 16h30, rentrée des élèves de 3ème et prise en charge des classes par les Professeurs Principaux.
o        Mercredi 07 septembre : reprise des cours pour tous les niveaux selon l’emploi du temps.
·         Lycée Charles Gide :
o        Jeudi 01 septembre : de 09h00 à 12h00, accueil et installation de tous les internes par les CPE, l’infirmière et les services de l’Intendance.
o        Lundi 05 septembre : de 09h00 à 12h00, rentrée des élèves de 2nde et prise en charge des classes par les Professeurs Principaux. ½ pension de 12h00 à 13h00. Les élèves sont libérés l’après-midi et le mardi toute la journée.
o        Mardi 06 septembre : de 09h00 à 11h30, rentrée des élèves de 1ère et Terminale et prise en charge des classes par les Professeurs Principaux. ½ pension de 11h30 à 13h00. À 13h30, reprise des cours selon l’emploi du temps. Ouverture de l’internat en soirée pour tous les niveaux.
o        Mercredi 07 septembre : reprise des cours pour tous les niveaux selon l’emploi du temps.
o        Jeudi 08 septembre à 17h45 : rencontre Parents-Professeurs des élèves de 2nde.
o        Lundi 12 septembre : début des Enseignements d’Exploration MPS-Art visuel-Littérature et Société. Les autres (Latin-Grec-Italien LV3-SI) débuteront dès la rentrée.
o        Lundi 19 septembre : début des ateliers d’Accompagnement Personnalisé. L’heure d’AP avec le Professeur Principal prendra effet dès la rentrée.
·         Lycée des Métiers d’Art Georges Guynemer :
o        Lundi 05 septembre : à 09h00, réunion d’accueil et d’information pour les familles des internes.
o        Lundi 05 septembre : à 10h00, installation des internes.
o        Lundi 05 septembre : à 13h30, rentrée de tous les élèves.

Baccalauréat et Post bac

·         Communiqué de Presse de la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès en date du 25 juillet (Midi Libre, La Marseillaise, La Gazette de Nîmes, Le Républicain d’Uzès,…) :

« Souveraineté du Jury »

C’est le paravent derrière lequel s’abrite l’administration de l’Éducation Nationale pour annihiler toute tentative de recours des parents des recalés du bac S.
Pourtant, la Directrice académique du Service des Examens et Concours laisse entendre que des consignes ont été données lors du 1er groupe d’épreuves alors que le Directeur de Cabinet du Rectorat déclarait dans les colonnes du Midi Libre du 6 juillet « … on pourra avoir le bac avec 9, mais pas au milieu de la course. À la fin, à l’issue du rattrapage. » !
C’est bien le Ministre, Luc Chatel, qui porte l’entière responsabilité de cette situation ! En ne prenant pas la bonne décision après les fuites avérées de l’épreuve de mathématiques de la série S, en faisant des annonces hasardeuses sur l’obtention du bac à 9, il a discrédité cet examen, créé la cacophonie rectorale et semé le doute parmi les jurys. Certains ont été cléments, d’autres très sévères. On ne peut être que dubitatif sur le fait que la grande majorité des élèves du Lycée Gide d’Uzès, convoqués au Lycée privé De La Salle d’Alès, soient ressortis de l’épreuve de rattrapage de mathématiques avec la même note qu’à l’écrit, une moyenne à l’examen comprise entre 9 et 10, et pour certains avec un dossier scolaire faisant apparaître des notes bien au-dessus de la moyenne et un avis « Favorable » du Conseil de Classe. Et pourtant recalés !!

Depuis début juillet, la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès n’a eu de cesse d’accompagner et soutenir les familles dans leurs démarches auprès du Rectorat, des médiateurs, du Ministère. Elle ne peut contenir sa colère devant une telle inégalité de traitement des candidats sur l’ensemble du territoire national, des dysfonctionnements de plus en plus nombreux du Service Public d’Éducation, du manque de considération du Ministre à l’égard des élèves et de leurs familles !!

·          Admission Post-Bac :
 » Vous n’avez pas eu de proposition d’admission dans la procédure APB ? Pas de panique, une procédure complémentaire vous permet, jusqu’au 23 septembre, de formuler des vœux dans des établissements où il reste des places », précise l’ONISEP.

Cette procédure s’exerce si les élèves n’ont pas exprimé de vœux avant le 20 mars 2011, si leurs vœux ont été refusés à l’issue de la procédure « normale » APB ou s’ils attendent les réponses à un ou plusieurs vœux.
Dans ce cas ils doivent constituer un dossier électronique sur le site APB (www.admission-postbac.fr) en renseignant le descriptif de leur scolarité, leurs bulletins scolaires de l’année de 1ère et de Tle, les informations concernant le bac ou autre diplôme obtenu le cas échéant. Ce dossier leur permet de postuler à des formations dans la procédure complémentaire (plus d’informations).

·          Luc Chatel annonce une refonte des épreuves du Bac dans un entretien au JDD du 20 août :
Un rapport pour de nouvelles épreuves :
« C’est surtout l’architecture des épreuves qu’il faudra revoir en tenant compte des évolutions technologiques ; par exemple, en rédigeant les sujets de telle sorte qu’ils ne favorisent pas les candidats ayant introduit quantité de formules dans leurs calculatrices ». Dans un entretien accordé au Journal Du Dimanche, Luc Chatel évoque un plan pour « sécuriser » le bac. Il annonce un rapport sur l’évolution du bac pour novembre accompagné d’une « réflexion » avec les organisations syndicales et les parents d’élèves. En même temps, il va également revoir les sanctions frappant les fraudeurs en les rendant plus rapides et en les faisant passer des universitaires aux recteurs.

Nouvelles épreuves ou nouvelles économies ?
Bien que Luc Chatel affirme qu’il est « hors de question de supprimer le bac », il envisage le recours au contrôle continu pour certaines matières.
Si le contrôle en cours de formation (CCF) peut s’accompagner de l’anonymat des candidats ou d’une double évaluation, ce n’est pas le cas du contrôle continu. De nombreux travaux ont montré que cette forme d’évaluation, bien moins onéreuse que l’examen classique, est créatrice d’inégalités. Les élèves auront-ils à payer le fait que la révision générale des politiques publiques (RGPP) a fixé comme objectif des économies sur l’organisation des examens ?

Transport Scolaire

·         l’envoi des cartes scolaires pour les élèves pris en charge par le Conseil Général du Gard et ayant déposé leur dossier avant le 15 juillet 2011, s’effectuera à compter du lundi 22 août 2011.
·         Si le dossier n’a pas été déposé, il est possible de l’obtenir auprès du service des Transports du Conseil Général au 04.66.76.36.60 ou de le télécharger à partir de la page « inscriptions ».
·          Une période de tolérance jusqu’au 15 septembre 2011 est mise en place afin que les élèves n’ayant pas reçu leur carte scolaire soient tout de même acceptés à bord des véhicules.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 29 du 21 juillet 2011
·         Bourses de Collège (lire).
·         Bourses et Aides aux Étudiants (lire)

Bulletin Officiel n° 30 du 25 août 2011
·         Bourses de Lycée (lire)

Bulletin Officiel Spécial n° 6 du 25 août 2011
·         Discipline dans les établissements du second degré (lire)
·         Organisation des procédures disciplinaires dans les collèges et lycées (lire)
·         Le règlement intérieur dans les établissements publics locaux d’enseignement (lire)
La Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE) et l’Union Nationale Lycéenne (UNL) ont décidé de déposer une requête à l’encontre de ce texte auprès du Conseil d’État (lire).

Recrutement des enseignants :
Selon le ministère, 978 postes présentés aux concours du second degré n’ont pas été pourvus aux sessions de 2011. Cela concerne notamment 20% des postes en anglais, plus d’un tiers en mathématiques et éducation musicale et à peu près la moitié en lettres classiques !

Pour la Directrice des Relations Humaines du Ministère, cette situation s’explique par le fait que le ministère a décidé de « maintenir la qualité du concours ». Pour elle, cela ne posera pas de problème car il aurait « surcalibré » le nombre de postes offerts et pourrait faire appel à des contractuels ! Elle compte aussi sur la reconversion des enseignants de STI pour combler le déficit en mathématiques !

Ce qui est certain c’est que cette situation va aggraver les difficultés des établissements pour mettre un nombre suffisant d’enseignants qualifiés devant les élèves.

Est-ce à dire que le recours à Pôle Emploi sera massif ? La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès pensent que nos enfants méritent pour le moins des enseignants formés et compétents !

Dans le même temps, le gouvernement maintient son projet inacceptable de 17000 suppressions de postes d’enseignants au budget 2012 de l’Education Nationale et confirme une réduction injustifiée du volume général des recrutements d’enseignants.

Calendrier scolaire 2011-2012 : voir

Allocation de rentrée scolaire 2011 :
Allouée chaque année aux familles ayant des revenus modestes, l’allocation de rentrée scolaire sera versée automatiquement par la CAF au cours de la deuxième quinzaine d’août.

Conseil Local

Le premier Conseil Local FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès de l’année se réunira le mercredi 31 août à 20h30 à la MJC Place de Verdun 30700 – Uzès. Il traitera essentiellement de la rentrée scolaire suivant les informations obtenues auprès des Chefs d’Établissement.

Si vous ne souhaitez plus recevoir les Flashs Info, informez la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès par un simple courriel sur la boîte électronique fcpe30700@gmail.com

en indiquant votre Nom et l’établissement de votre enfant. Vous serez immédiatement retiré de la liste de diffusion.

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Collèges et Lycées d’Uzès
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Avant de partire en vacances

Un dernier petit article du café pédagogique pour nous rappeler à la rentrée ce que nous prépare ce gouvernement.

 

Le fait du jour

 

Suppressions de postes : Ce que prépare le ministère

Avant de partire en vacances dans Actualités sys8Comment maintenir l’offre éducative en supprimant autant d’emplois d’enseignants en 2012 ? Grâce soit rendue à l’enseignement catholique ! Touché de façon vitale par les suppressions de postes programmées à la rentrée 2012, il nous éclaire sur les solutions envisagées par le ministère. Elles auront des conséquences sur les conditions de travail et le statut des enseignants.

 

A l’origine de ces informations une note ministérielle et une opportunité. L’enseignement catholique est mis à mal par les suppressions de postes à la rentrée 2012. « Nous sommes aujourd’hui dans l’incapacité absolue de réaliser la rentrée 2012″, annonce Eric de Labarre, secrétaire national de l’enseignement catholique. « Nos possibilités de redéploiement ont atteint leurs limites. Nous ne contestons pas le niveau de suppression de postes eu égard au déficit de la France, mais les fermetures systématiques de classes, de filières, voire d’établissements entiers ». D’où un échange avec le ministère. Enseignement catholique Actualités rend compte d’une note ministérielle remise aux recteurs et aux directeurs diocésains. Aurélie Sobocinski en reproduit l’essentiel dans un article du dernier numéro d’Enseignement catholique Actualités (ECA).

 

Aux mêmes maux, les mêmes remèdes. Les solutions envisagées par la rue de Grenelle ne concerneront pas que l’enseignement catholique.  Selon ECA, la réflexion se porte dans 4 directions.

 

Les TIC au service de la gestion. L’enseignement catholique va développer l’enseignement à distance. « Le développement de ce dispositif permet de résoudre la problématique de l’enseignement des disciplines à très faibles effectifs » explique un responsable local. il devrait permettre de maintenir une offre éducative concurrentielle mais son impact sur les économies d’emplois ne semble pas très important.

 

Flexibiliser la gestion des heures supplémentaires. « Les chefs d’établissement pourraient disposer dès le début de l’année d’une enveloppe globalisant la quasi-totalité de la DGH ainsi que d’une gestion plus flexible des heures supplémentaires ». On attend de ces heures qu’elles soient capables d’amortir les suppressions de postes.

 

Jouer sur les rythmes scolaires. « Supprimer une heure de cours en collège et lycée dans l’ensemble des établissements publics et privés revient à économiser entre 17 000 et 19 000 emplois », estime un responsable de l’enseignement catholique. La réduction du temps d’enseignement pourrait se faire au gré du chef d’établissement qui pourrait aménager son horaire global particulier. Sans même affronter les disciplines, le passage de 36 à 38 semaines de cours dans le secondaire pourrait justifier un nouveau calibrage des horaires d’enseignement permettant de dégager une heure hebdomadaire. On doit pouvoir faire moins de français ou de maths chaque semaine, par exemple, si on augmente le nombre de semaines.

 

Annualiser. C’est le « dernier levier envisagé ». « Il faudra poser d’autres manières de compter le temps de travail des professeurs qui ne soient pas hebdomadaires mais bien annuelles ». L’annualisation permettrait immédiatement des gains de postes très importants dans l’enseignement technologique et professionnel où les élèves sont en stage une partie de  l’année. Dans l’enseignement général, les gains seront moindres mais bien réels en supprimant de nombreux accidents de l’année scolaire.

 

« Il reste au ministère à transformer l’essai« . Voilà qui nous éclaire sur le débat sur les rythmes scolaires et sur les débats présidentiels à venir.

 

Démographie scolaire : Les hausses d’effectifs, un problème pour le gouvernement

Article le café pédagogique

Le gouvernement fait face à des ciseaux. La première lame c’est la croissance du nombre d’élèves. A la rentrée 2010, le système scolaire français a accueilli près de 40 000 élèves en plus et c’est appelé à durer. La seconde c’est l’évolution du nombre d’enseignants. Une situation  qui va devenir de plus en plus intenable et coupante…

 

C’est maintenant que le ministère relâche deux enquêtes de la DEPP, son service des études, sur la démographie scolaire de 2009 à  2010. Elles établissent une forte hausse du nombre d’élèves à la rentrée 2010 et annoncent un tendance longue qui va perdurer a la rentrée prochaine.

 

Dans le primaire, on compte 17 200 enfants en plus. Malgré la très forte réduction de la scolarisation à 2 ans (11 600 enfants en moins scolarisés),  le nombre d’enfants scolarisés dans le préélémentaire a augmenté 6 300 élèves. C’est une inversion de tendance Les écoles élémentaires ont accueilli 10 300 élèves en plus. La hausse se concentre principalement sur l’Ile-de-France qui accueille la moitié de la hausse française.

 

Dans le secondaire, le nombre d’élèves a augmenté de 21 500 jeunes, principalement en lycée professionnel et en collège. La population scolarisée en lycée général et technologique a légèrement diminué en 2010. Mais les classes de seconde bénéficient de l’augmentation des naissances à partir de 1995. Cette hausse va toucher les premières en 2011. En lycée professionnel on enregistre 11 200 élèves en plus du fait de la généralisation des bacs professionnels. En collège la croissance démographique est plus forte que « l’effet scolarisation », c’est à dire la part (décroissante) des redoublements.

 

Des soucis pour l’avenir. De 1994 à 1995 (âge d’arrivée en seconde en 2010) on est passé de 710 000 à 730 000 naissances. Cette tendance continue en 2000 avec 770 000 naissances (ils quittent le CM2) et 800 000 en 2008 (ils vont entrer en maternelle). Alors qu’il a déjà réduit à presque zéro (13%) le taux de scolarisation à moins de 3 ans, il reste peu de possibilités au gouvernement d’éviter la hausse des effectifs dans  le pré-élementaire, à moins de remettre en cause maintenant la scolarisation après 3 ans. Le mouvement de hausse va continuer également à toucher le collège et le lycée. Elle est plus rapide que la baisse du taux de redoublement.

 

Or cette hausse des effectifs élèves se heurte à la baisse programmée du nombre d’enseignants. Cela alors que les marges de manoeuvre traditionnelles (la scolarisation avant 3 ans par exemple) disparaissent. Dans le primaire c’est  donc dans l’élémentaire qu’il va falloir prélever les postes. Et la répartition des types d’écoles donne à penser que ce pourrait être par le regroupement des écoles, c’est à dire aux dépens des écoles en classe unique, celles des zones rurales. Dans le secondaire on est tenté de faire le rapprochement avec l’extension de l’année à 38 semaines qui permettrait de diminuer les horaires hebdomadaires d’enseignement. Mais partout ce qui s’annonce c’est quand même plus d’élèves par enseignant alors même qu’on sait que c’est déjà la faiblesse de l’encadrement qui signe le système éducatif français.

Les élèves du second degré

Les élèves du premier degré

 

Taux de réussite au bac 2011

Le bac 2011 établit le record de 71,6% d’une génération diplômée

Publié le 11-07-11 à 18:50

Les résultats des séries générales et technologiques sont en hausse, ceux des séries professionnelles en baisse. Léger mieux pour le bac S.

Des élèves consultent leur dossier contenant les résultats du baccalauréat, le 5 juillet 2011 au lycée Camille Sée de Paris.  (c) Afp Des élèves consultent leur dossier contenant les résultats du baccalauréat, le 5 juillet 2011 au lycée Camille Sée de Paris. (c) Afp

Le baccalauréat 2011 connaît un taux de réussite globalement stable de 85,6%, mais établit un record avec 71,6% d’une génération diplômée, du fait de la forte hausse du nombre de bacheliers professionnels, alors que ce taux n’avait pas décollé depuis 15 ans du seuil de 65%.

Globalement, les taux de réussite ont atteint en 2011 88,2% pour le bac général (+1 point par rapport à 2010), 82,3% pour le bac technologique (+0,9 point) et 83,6% pour le bac professionnel (-2,6 points).

Concernant la série scientifique (S) du bac général, qui a été l’objet d’une fuite, la hausse du taux à 89,4% (+0,8 point) montre que les élèves « n’ont pas été lésés » par les décisions prises, a commenté le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, sur rtl.fr.

Si le taux du bac pro est en baisse, en revanche le nombre total de bacheliers professionnels est « en forte progression, de près de 37.000″, car il y avait 45.848 candidats de plus à ce bac par rapport à l’an dernier.

« Les résultats du bac 2011 sont comparables à ceux de l’année dernière, c’est-à-dire c’est un bon cru, plus de 85% », a dit Luc Chatel. « Ce que je trouve très encourageant est que le nombre de bacheliers professionnels est en nette progression », « c’est le résultat de la réforme du bac pro » et « nous en avons les premiers résultats », a-t-il ajouté.

« La progression devrait se poursuivre, mais plus discrètement »

Cette réforme avait été lancée dès 2008 par le ministre de l’Education nationale de l’époque, Xavier Darcos. En faisant passer la durée des études en lycée professionnel de quatre à trois ans, l’objectif était d’amener plus d’élèves au niveau du bac pro (certains s’arrêtaient jusqu’alors au CAP ou au BEP) voire, à terme, de faire faire des études supérieures à davantage de jeunes. La France est en effet encore loin de l’objectif européen de 50% d’une génération au niveau licence (bac+3).

Ainsi, dès la rentrée 2008, Xavier Darcos, avait offert 72.000 places pour des bacs pros en trois ans. Cette année, les premiers candidats du bac pro en trois ans se sont donc ajoutés à la dernière grande génération de ceux en quatre ans, ce qui a provoqué la forte hausse de candidats puis de diplômés.

« L’an prochain, la progression devrait se poursuivre, mais plus discrètement », a récemment commenté au Monde le chercheur Vincent Troger, qui a mené une enquête sur la voie professionnelle concluant que « la réforme est un succès en termes d’attractivité auprès des élèves comme de leurs parents ». Reste à savoir si ces bacheliers vont continuer dans l’enseignement supérieur, alors qu’ils sont généralement les moins enclins à s’y inscrire.

Bac techno : le taux « le plus élevé jamais obtenu »

Concernant les autres filières, la série scientifique (S) du bac général, qui a été l’objet d’une fuite à un exercice de l’épreuve de mathématiques, connaît un taux de réussite de 89,4%.

La fuite sur internet avait entraîné une modification du barème de notation de l’épreuve et le ministère avait donné des consignes de bienveillance pour la correction et pour la moyenne générale des élèves se trouvant proches de certains seuils (oral de rattrapage, moyenne et mentions).

« Nous avons notamment de bons résultats dans la série S, qui était sujet à polémique avec la question des fuites, ce qui veut dire que les élèves n’ont pas été lésés par rapport aux décisions qui ont été prises », a commenté Luc Chatel.

Pour la série économique et sociale (ES), le taux est de 87,7% (+1,6 point) et pour la série littéraire (L) de 85,6% (+0,6 point).

Au bac technologique, le taux de 82,3% est « le plus élevé jamais obtenu« .

 

Article Libé.fr

 

Taux de réussite au bac 2011 dans Actualités

Société 11/07/2011 à 18h55

Le taux de réussite au bac 2011 stable à 85,6%

Dans la série scientifique, qui a fait l’objet d’une fuite à un exercice de maths, le taux atteint 89,4%, en progression de 0,8 point.

 

Le taux de réussite au baccalauréat 2011 est stable à 85,6% (+0,1 point par rapport à 2010), a annoncé lundi le ministère de l’Education nationale, qui relève une hausse des résultats des séries générale et technologique, mais une baisse du baccalauréat professionnel.

Le taux de réussite au bac général atteint 88,2% (+1 point). Dans la série scientifique (S), qui a fait l’objet d’une fuite à un exercice de l’épreuve de mathématiques, le taux atteint 89,4%, en progression de 0,8 point.

 

Le taux de réussite au bac stable à 85,6%

LEMONDE.FR avec AFP | 11.07.11 | 18h53   •  Mis à jour le 11.07.11 | 20h25

Le taux de réussite au baccalauréat 2011 est stable à 85,6 % (+ 0,1 point par rapport à 2010), annonce le ministère de l’éducation nationale, lundi 11 juillet. Le record date de 2009, avec 86,2% de réussite tous bacs confondus.

 

Dans le détail, le ministère note une hausse des résultats des séries générale et technologique, mais une baisse pour baccalauréat professionnel.

Le taux de réussite au bac général atteint 88,2 % (+ 1 point). Dans la série scientifique (S), qui a fait l’objet d’une fuite à un exercice de l’épreuve de mathématiques, le taux atteint 89,4 %, en progression de 0,8 point. En série économique et sociale (ES), il est de 87,7 % (+ 1,6 point), et en série littéraire (L) de 85,6 % (+ 0,6 point).

RECORD POUR LA FILIÈRE TECHNOLOGIQUE

Au bac technologique, le taux atteint 82,3 % (+ 0,9 point), « le score le plus élevé jamais obtenu », selon le communiqué. L’ensemble des spécialités industrielles progresse de 0,5 point avec 81,5 % de reçus, de même que le tertiaire qui, avec 82,8 % de reçus, gagne 0,8 point.

Le taux de réussite au bac professionnel est, lui, en baisse de 2,6 points à 83,6 % d’admis. Cependant, compte tenu du fait que les effectifs de candidats étaient en forte hausse, en raison de la réforme du bac pro, le nombre total de bacheliers professionnels est « en forte progression, de près de 37 000″. Le secteur de la production baisse davantage (- 3,2 points, à 81,5 %) que le secteur des services (- 2,5 points) qui s’établit à 84 %, conclut le ministère.

RECORD D’UNE GÉNÉRATION DIPLÔMÉE

Le baccalauréat 2011 établit par ailleurs un record avec 71,6% d’une génération diplômée, une « augmentation historique » alors que ce taux restait depuis 1995 autour de 65 %, s’est félicité le ministère de l’éducation nationale, lundi dans un communiqué.

Cette progression inédite s’explique par la forte hausse du nombre de bacheliers professionnels (+ 37 000), due à la réforme du bac pro: cette année, les premiers candidats du bac pro en trois ans se sont ajoutés à la dernière grande génération de ceux diplômés en quatre ans, entraînant un fort afflux de candidats.

 

 

 

 

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