Conseil local de la FCPE des collèges et lycée n°20

n° 20.11.12
du 02/01/12

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Meilleurs Vœux 2012

Ancienne Gendarmerie

Le Conseiller Régional, membre du Conseil d’Administration du Lycée Gide, a informé la FCPE en date du 23 décembre que :
·         une réunion de travail Région-Mairie d’Uzès s’est tenue le 02 décembre 2011. La nouvelle esquisse présentée par l’architecte de la Région, en conformité avec les contraintes imposées lors de la réunion du 24 juin 2011, a été de nouveau refusée !!
·         suite aux résultats de cette dernière réunion, le Président de Région a écrit au Préfet de la Région Languedoc-Roussillon en terminant par ces termes :
« … je sollicite votre arbitrage sur cette opération en analysant d’une part l’intérêt public de développement des deux lycées, l’amélioration très importante de la qualité d’accueil des lycéens qu’elle peut apporter, et d’autre part la pertinence d’imposer le maintien d’un bâtiment sur le site de l’ancienne gendarmerie, bâtiment à la qualité architecturale non signifiante à nos yeux, comparativement à la richesse existante du patrimoine bâti de la ville d’Uzès. »

La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès est une nouvelle fois consternée par l’attitude municipale. L’intérêt des élèves sera-t-il un jour la préoccupation exclusive des potentats locaux ?!!

Système éducatif

u Langues vivantes aux Baccalauréats général et technologique :
·          Synthèse des épreuves de langues vivantes à compter de la session 2013 : lire
·          Bulletin Officiel n° 43 du 24 novembre 2011 : lire
·          Fiches d’évaluation et de notation : lire

u Suppressions de postes d’enseignant :
Selon le Ministère, dans le second degré, « dans le cadre du dialogue de gestion et des échanges permanents entre l’administration centrale et les recteurs d’académie, le niveau et les possibilités de mobilisation des différents leviers ont été examinés académie par académie ».
Il a aussi été pris en compte « la taille des classes des collèges qui ne relèvent pas de l’éducation prioritaire », « les décharges de service d’enseignement », « le dispositif de remplacement des enseignants absents » ainsi que « l’organisation de l’offre de formation en lycée d’enseignement général et en lycée professionnel ».

Résultat : au total, 6 550 emplois disparaissent dont 1000 concernent les stages des étudiants stagiaires en Master 2.
Dans l’Académie de Montpellier ce sont 97 postes de titulaires auxquels s’ajouteront les postes de stagiaires qui disparaîtront à la rentrée 2012 et ce, malgré une augmentation significative prévue du nombre d’élèves !

Dans un communiqué de presse en date du 19 décembre, la FCPE condamne l’acharnement systématique dont sont victimes l’École et les élèves en matière de gestion des moyens humains et financiers.

Rappel en chiffres :
Conseil local de la FCPE des collèges et lycée n°20 Suppression-postes-EN-300x33
avec dans le secondaire, une hausse de quelques 290 000 élèves entre 2008 et R2011 !!

u Effectifs d’élèves :
Pressé par les critiques sur la censure de ses publications, le Ministère a été contraint de publier enfin les effectifs d’élèves à la rentrée 2011 qui font apparaître une hausse de 33 100 élèves dans le secondaire ! (lire)
Pour la rentrée 2012, l’AFP a communiqué le 23 décembre, des chiffres obtenus du Ministère mais non publiés.
Le primaire devrait connaître une hausse de ses effectifs d’environ 2 500 élèves du fait de la croissance de l’élémentaire.
Au secondaire, les Lycées Professionnels devraient perdre 38 710 élèves ; baisse liée à la réforme du Bac pro en 3 ans. Collèges et Lycées Généraux et Technologiques seront en croissance avec 30 000 élèves en plus. (lire)

u Rythmes scolaires :
Si la question des rythmes scolaires semble avoir été mise quelque peu en sourdine, Claude Lelièvre, historien de l’éducation, revient dans un article de Médiapart, sur les origines des vacances scolaires (lire) qui peut être complété par le compte rendu de la conférence qu’Antoine Prost, historien, a donnée à Lodève le 21 janvier 2011. (lire)

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Collèges et Lycées d’Uzès
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Revue de presse : rapport de l’OCDE

En France, les profs sont moins payés que les autres

Contrairement à une idée reçue, les enseignants ne roulent pas sur l’or en France. Ils gagnent moins que leurs homologues des pays riches. Et surtout, leur salaire recule depuis 1995, selon l’OCD

Article l’Expansion.fr

Revue de presse : rapport de l'OCDE dans Actualités 59267_a-french-teacher-writes-on-a-blackboard-during-a-morning-lesson-in-a-primary-classroom-at-la-providence-school-in-vincennes

Une classe de primaire à Vincennes

REUTERS/Charles Platiau

A quelques mois de l’élection présidentielle, c’est un pavé dans la mare de l’Education nationale que lance l’OCDE. Dans son rapport 2011 « Regards sur l’éducation », publié ce mardi, l’organisation qui réunit les pays les plus riches de la planète juge « alarmante » la situation salariale des enseignants en France.

Tout d’abord, le salaire statutaire moyen (hors primes et heures supplémentaires) des enseignants du primaire ou du secondaire est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, aussi bien pour les enseignants débutants (-25% environ), que pour ceux qui ont 10 ou 15 ans d’expérience professionnelle (de -14% à -17% en fonction du degré d’enseignement). Seuls les salaires en fin de carrière sont légèrement au dessus de la moyenne de l’OCDE.

« C’est un premier critère assez alarmant, mais en plus, quand on regarde l’évolution de ce salaire statutaire entre 1995 et 2009, la France avec la Suisse fait partie des deux pays qui ont eu une baisse constante de ce salaire des enseignants », a commenté lors d’une conférence de presse Eric Charbonnier, analyste des politiques éducatives de l’OCDE. De fait, l’évolution du salaire d’un enseignant du premier cycle du secondaire ayant 15 ans d’expérience est passée d’un indice 110 à un indice 95, selon les critères de l’OCDE.

« Ces statistiques de l’OCDE ne font que refléter une triste réalité: les enseignants français sont moins bien payés que leurs homologues des pays développés et leur niveau de vie n’a cessé de se dégrader depuis dix ans, confie à L’Expansion.com Daniel Robin, secrétaire général du SNES-FSU, principal syndicat de l’Education nationale. C’est encore pire depuis deux ans: le gel du point d’indice dans la Fonction publique et la hausse de la CSG et des cotisations retraites [dans le cadre de la réforme des retraites de 2010, NDLR] se traduisent par une perte sèche de pouvoir d’achat pour les enseignants », ajoute-t-il.

1666 euros en début de carrièreSelon l’Insee, le salaire moyen mensuel net d’un enseignant du primaire était de 2367 euros en 2008, de 2423 euros pour les professeurs agrégés, certifiés et enseignants du supérieur. C’est légèrement supérieur à la moyenne du salaire d’un agent des services civils de l’Etat (2328 euros nets par mois). Mais c’est près de deux fois moins qu’un cadre dans le secteur privé (statut équivalent à celui des professeurs certifiés et agrégés), qui gagne en moyenne 4081 euros par mois.

Selon la grille de rémunération du ministère de l’Education nationale, un professeur des écoles gagne 1666 euros en début de carrière puis 3026 euros en fin de carrière. Même grille de salaire pour le professeur certifié. Les agrégés gagnent plus: 2032 euros en début de carrière, 3722 euros après 30 ans de carrière. Pour les enseignants du secondaire (collèges et lycées), s’ajoutent à ces rémunérations des primes, indemnités diverses et heures supplémentaires. Le tout pouvant atteindre 200 à 250 euros par mois selon la SNES-FSU.

Des niveaux bien en-deçà des autres grandes économies mondiales. En Allemagne, le salaire mensuel moyen d’un enseignant certifié de plus de 15 ans de carrière s’élève à 5400 euros, selon les données de l’OCDE. Aux Etats-Unis, le même professeur gagne 4150 euros par mois. En France, il ne touche que 1913 euros, puis 2540 euros (après 20 ans de carrière) pour finir à 3000 euros.

Ces statistiques ne vont pas manquer d’alimenter le débat électoral pour 2012, alors que la droite envisage d’augmenter le temps de présence de cours des enseignants, moyennant rémunération (c’est le « travailler plus pour gagner plus » cher à Nicolas Sarkozy), que Martine Aubry propose de prendre en compte dans le nombre d’heures travaillées les réunions d’équipe et les rendez-vous avec les parents, et que François Hollande se déclare prêt à recréer les 70.000 postes supprimés depuis cinq ans. Las, aucun des candidats ne répond aux voeux des syndicats: « une revalorisation du salaire des enseignants à un niveau au moins aussi élevé que la moyenne des pays riches », détaille Daniel Robin.

 

OCDE : L’école française s’est nettement dégradée en 10 ans   

 

 

Par François Jarraud du café pédagogique

 

A quelques mois des présidentielles, l’OCDE dresse un portrait terriblement accusateur pour la politique éducative des gouvernements des dix dernières années: inégalités sociales et ethniques dans l’accès à l’éducation, baisse du taux de scolarisation, désinvestissement dans l’éducation y compris dans les salaires des enseignants, l’école française a rompu avec sa tradition républicaine. La publication le 13 septembre des « Regards sur l’éducation » va probablement orienter le débat sur l’Ecole durant les prochaines semaines. Car l’OCDE a aussi des suggestions sur ce qui pourrait améliorer la situation.

 

1309112 dans Revue de presse « La tonalité n’est pas très positive« , nous a déclaré le 12 septembre Bernard Hugonnier, directeur adjoint à l’éducation de l’OCDE. Certes la France a rattrapé son retard sur les autres grands pays européens en améliorant le taux de diplômés dans la population sur les 30 dernières années. Mais sur ces dix dernières années la situation s’est considérablement dégradée.

 

Le taux de scolarisation des 15-19 ans a généralement augmenté de 9,5% dans les pays de l’OCDE. En France il est passé de 89 à 84%. Certes cela résulte en partie de la baisse des redoublements. Mais cela se traduit  par le fait que 130 000 jeunes quittent le système éducatif sans diplôme du secondaire ce qui est énorme. La situation n’est pas meilleure chez les 20-29 ans où le taux stagne alors que dans l’OCDE il a monté de 8%. Le gouvernement s’est engagé à avoir 50% d’une tranche d’âge diplômé du supérieur. Il lui manque 30 000 jeunes diplômés. C’est presque 200 000 jeunes qui n’atteignent pas le niveau scolaire que la société considère comme normal.

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Pour les dépenses pour l’éducation , la France se singularise à nouveau. Elle est simplement le dernier pays de l’OCDE pour l’évolution de ses dépenses éducatives. Elles ont évolué moins vite que le PIB, même si le rythme n’est pas le même du primaire au supérieur. Il y a par contre une unité pour les salaires des enseignants qui sont toujours inférieurs à la moyenne de l’ OCDE: 33 359$ pour un enseignant du primaire français contre 38 914 dans l’OCDE; 38 856 en collège français contre 41 701. Ces salaires ont diminué en France alors qu’ils ont progressé dans tous les pays de l’OCDE sauf deux : seule la Hongrie fait plus mal que la France. « On peut s’interroger sur l’attractivité du métier d’enseignant dans ces conditions », remarque Bernard Hugonnier.

 

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L’Ecole a rompu avec ses valeurs républicaines. Mais le pire est peut-être la montée des inégalités sociales dans l’accès à l’éducation. L’influence de la famille dans l’éducation est particulièrement forte en France estime l’OCDE. Sur 34 pays, elle n’est plus forte que dans un seul pays (la Nouvelle Zelande). L’origine pèse aussi d’un grand poids. En moyenne dans l’OCDE il y a 55 points d’écart (aux résultats de PISA) entre un jeune allochtone de première génération et un autochtone. En France l’écart est de 75 points, soit presque deux années de scolarité. Pour la seconde génération il est de 55 points contre 35. « On est très loin de l’école républicaine », remarque Bernard Hugonnier.

 

Pourtant les diplômes ont un effet certain en France. Ils protègent du chômage davantage en France qu’ailleurs. Ils assurent un gain sensible à celui qui a investi dans son éducation. Ainsi le gain d’un diplômé du supérieur par rapport à un non diplômé représente 291 000 $ sur une vie en France (330 000 dans l’OCDE) et 191 000 pour une femme (233 000). A noter l’écart entre les genres ! Pour l’Etat la rentabilité est aussi importante : un diplômé du supérieur « rapporte » (en balance entre impôt et services rendus par l’Etat) 64 000 $ soit le triple de l’investissement mis dans son éducation.

 

1309113Que faudrait-il faire ? La question a été posée à Eric Charbonnier, expert auprès de l’OCDE.  Des pays ont remarquablement amélioré leur situation ces dernières années et ont rattrapé la France. C’est par exemple le cas du Portugal, de l’Allemagne, ou de la Pologne. Au Portugal on a amélioré la formation des enseignants et subventionné les familles défavorisées. En Allemagne on a allongé la journée d’école (en mettant fin aux après-midi libres) , investi dans l’éducation pour financer l’offre éducative de l ‘après-midi et imposé l’allemand comme langue obligatoire dès l’école maternelle ». Bernard Hugonnier rappelle la façon dont à Shanghaï on lutte contre les inégalités. « On échange systématiquement enseignants, élèves et personnels de direction entre les écoles qui ont de très bons résultats et celles qui sont en difficulté. C’est dire que la mise en concurrence des écoles n’est sans doute pas la bonne voie. Si on doit faire le choix entre diminuer le nombre d’ élèves par classe et améliorer la qualité des enseignants, il vaut mieux faire ce dernier choix. Même si cela passe par une augmentation des salaires ».

 

Ce sont maintenant les candidats aux présidentielles qui auront à proposer leurs choix. La question de l’ investissement dans l’éducation est revenue au centre du débat.

 

François Jarraud

 

Liens :

Regards sur l’éducation 2011

 

Revue de presse Education

 AFP 10/09/2011 à 17:28

Education: Aubry ironise sur la proposition d’Hollande

Martine Aubry (PS) a ironisé samedi sur la proposition de François Hollande de recréer au cours du prochain quinquennat l’ensemble des postes supprimés depuis 2007 dans l’Education nationale, se disant « contente » que son rival à la primaire ait selon elle « changé d’avis ».

« Je suis contente que François Hollande fasse maintenant de l’éducation une priorité et qu’il ait changé d’avis car il y a encore quelques jours, il disait vouloir sanctuariser le budget de l’éducation à ce qu’il est aujourd’hui », a taclé la maire de Lille, en marge de l’université de rentrée du PS du Nord, organisée dans la métropole lilloise.

François Hollande a déclaré vendredi à Soissons (Aisne) qu’il recréerait en cinq ans, s’il était élu à l’Elysée, les « 60.000 à 70.000″ postes supprimés dans l’Education nationale depuis 2007, en promettant d’arrêter « l’hémorragie que représente la règle du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ».

« Remettre des enseignants oui, mais en remettre en priorité là où il y en a besoin, la réponse est donc un peu plus complexe », a estimé Mme Aubry, qui juge qu’ »il faut des moyens et des enseignants », mais « également des psychologues et des éducateurs pour les consolider dans leur tâche ».

 

 

AFP 09/09/2011 à 20:48

Education: Hollande veut recréer les postes supprimés, « irresponsable » dit Chatel 

François Hollande, candidat à la primaire PS, a pris vendredi l’engagement de revenir sur l’ensemble des suppressions de postes engagées dans l’Education nationale depuis 2007, une proposition aussitôt jugée irresponsable par les ministres Luc Chatel et Valérie Pécresse.

François Hollande, candidat à la primaire PS, signe des autographes à Hirson, dans l'Aisne, le 9 septembre 2011 photo : Francois Nascimbeni, AFP

« Je fais la proposition de faire une loi de programmation qui permettra de récréer des postes sur les cinq ans. On créera les 60.000 à 70.000″ postes supprimés depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, a affirmé M. Hollande lors d’une conférence de presse à Soissons (Aisne).

A ce jour, 66.000 postes ont été supprimés dans l’Education.

Le député de Corrèze a même ajouté que s’il y avait « plus de moyens et plus de croissance, on pourrait peut-être en mettre davantage ».

« Je prends un engagement sur 5 ans minimal », a-t-il commenté, en promettant d’arrêter « l’hémorragie que représente la règle du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite et nous allons recréer des postes ».

François Hollande, qui a fait de la jeunesse l’axe central de sa campagne, a expliqué que les postes nouvellement créés seraient « affectés là où les besoins sont les plus sensibles ».

« Ce ne sont pas que des postes d’enseignants qu’il faudra créer mais aussi des postes d’encadrants, d’assistantes sociales, de psychologues », et des métiers « liés aux nouvelles technologies », a-t-il notamment noté.

S’agissant du financement de ces postes, il a relevé que les « suppressions de postes », cela rapportait « 250 millions par an ». Il a mis en regard le coût de la TVA dans la restauration « 3 milliards d’euros », et les exonérations des heures supplémentaires « 4,5 milliards d’euros ».

Ces propositions de M. Hollande ont entraîné une réplique cinglante de Luc Chatel qui les a jugées « irresponsables » en raison de la politique de désendettement à mener et « irréalistes » du fait du peu de candidats se présentant actuellement aux concours d’enseignants.

« M. Hollande propose à nouveau les vieilles recettes de la fuite en avant budgétaire (…). Il révèle son vrai visage, puisque je rappelle qu’il est à la tête du département de France le plus endetté », a asséné à l’AFP le ministre de l’Education.

De son côté, la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a estimé que « la primaire socialiste » virait « chaque jour un peu plus à la course à la dépense ». « Les déclarations anti-dette de François Hollande sont de pure façade », a-t-elle ajouté.

Les engagements du candidat vont au-delà des préconisations de la fondation Terra Nova, proche du PS. Dans un rapport sur l’école 2012, cette fondation prône de réinvestir fortement dans le primaire et l’éducation prioritaire, en créant notamment 10.000 postes par an durant le quinquennat dans l’Education nationale.

A l’AFP qui le questionnait pour savoir s’il se démarquait du projet PS, le député de Corrèze a répondu: « je suis plus précis ».

 

Luc Chatel et les chiffres de l’école : je t’aime, moi non plus

Article Rue 89

Un crocodile prof de maths (Leo Fung/Flickr/CC).

Décidement, Luc Chatel aime les chiffres. La réciproque, par contre, n’est pas automatique. En cette veille de rentrée, le ministre de l’Education nationale ne sèche pas sur un exercice de maths. Il préfère ressortir de son cartable ses fiches favorites : une ribambelle de chiffres cités dans son premier ouvrage en librairie ce 1er septembre et dont EducPros publie les meilleures feuilles.

Luc Chatel répond au journaliste Nicolas Beytout :

« Contrairement aux idées reçues et aux caricatures qu’on entend souvent ici ou là, les moyens, dans l’Education nationale, sont là. »

S’ensuit une brève démonstration chiffrée. Seul hic : elle est tronquée.

Luc Chatel se garde d’expliquer les raisons

« Depuis 1980, le budget par élève, en France, en euro constant, a augmenté de 80%. »

Ce nombre rondelet est l’un des arguments préférés de Luc Chatel qui le répétait déjà en mai dernier sur Europe 1 ou encore en juin au Sénat. Parfait pour noyer des annonces moins réjouissantes (comme la suppression de 16 000 postes dans l’Education nationale en 2012) mais plutôt souligner les moyens engagés.

Pour Guy Barbier, secrétaire national du syndicat SE-Unsa, même si les chiffres sont réels, le ministre se garde bien d’en expliquer les raisons :

  • le parcours scolaire a évolué : « Les formations étaient plus courtes qu’aujourd’hui. Autre exemple : le nombre d’élèves en classe préparatoire aux grandes écoles, où les enseignements sont plus coûteux, a augmenté. » ;
  • le remplacement des professeurs : « Il n’était pas comptabilisé dans les années 1990, il s’agissait alors de personnel non titulaire. » ;
  • la réforme Jospin, en 1989, a revalorisé le salaire des enseignants et a donc augmenté les dépenses ;
  • le volume horaire des professeurs de lycées pros a diminué pour être aligné sur les autres, passant de 24 à 18 heures par semaine.

Guy Barbier conclut :

« Luc Chatel laisse croire que les gens n’ont pas à se plaindre. Mais cette manière de représenter la réalité n’est pas très honnête. C’est de la com ! »

« Plus de profs, moins d’élèves »

Luc Chatel, pour qui il y a finalement plus de profs et moins d’élèves, continue :

« Notre pays continue à investir dans l’éducation en général presque un point de plus de son PIB que la moyenne des pays développés de l’OCDE. »

Vrai, sauf qu’il ne précise pas que la part du PIB consacrée à l’éducation par la France a diminué. Entre 2000 et 2008, la part des dépenses intérieures à l’éducation est passé de 7,3 à 6,6%.

Evolution de la part des dépenses liées à l'éducation dans le PIB.

Dans sa démonstration, le ministre oublie aussi de citer certains chiffres, publiés pourtant par un organisme rattaché à Matignon. D’après la synthèse sur l’emploi public 2011, le niveau d’encadrement dans le primaire (avec cinq enseignants pour 100 élèves) est le plus faible des pays de l’OCDE. Mariane Baby, adjointe du Snuipp, le syndicat des enseignants du premier degré, note :

« On est très dubitatif sur les chiffres de Luc Chatel. Aujourd’hui, l’Education nationale manie un certain nombre de leviers qui dégradent les conditions d’enseignement. Dans l’école primaire, on supprime 8 967 postes alors que l’on compte 4 000 élèves de plus. »

Alors, qui a parlé d’idées reçues et de caricature ?

Photo et graphique : un crocodile prof de maths (Leo Fung/Flickr/CC) ; évolution de la part des dépenses liées à l’éducation dans le PIB.

 

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

Articles du café pédagogique

 

 

Le Sgen Cfdt dénonce une « rupture de confiance » entre l’institution et les enseignants

Revue de presse Education dans Revue de presse cadart8Le « brouilllard médiatique » entretenu par Chatel sur l’Ecole a fini par susciter une grande méfiance des enseignants envers l’institution, a déclaré Thierry Cadart, lors de la conférence de presse de rentrée du Sgen Cfdt le 8 septembre. Le syndicat a fait un bilan désastreux de la rentrée « techniquement réussie » et d’un système éducatif « en grande difficulté ».

 

« Jamais la distance entre les discours officiels et la réalité du terrain n’a été aussi grande« , estime Thierry Cadart. Pour le Sgen il y a une véritable rupture de confiance » entre l’institution et les enseignants qui aboutit à un repli sur soi généralisé.

 

Le Sgen prend ses distances avec les réformes mises en place. Car l’application des réformes explique ce sentiment. « Le gouvernement sabote les réformes en ne donnant pas les moyens de leur mise en place ».  Ainsi pour le socle commun, « on fait semblant » de l’appliquer faute de moyens pour former les enseignants. L’autonomie est détournée par le ministre. Au lieu de l’autonomie des équipes pédagogiques, le ministère développe l’idée d’établissement gérés comme des entreprises. « Un contresens » pour le Sgen.

 

L’échec de l’accompagnement personnalisé. Un sondage publié par le Sgen du Calvados montre que seulement 9% des enseignants du primaire sont pour son maintien en l’état. 38% demandent l’abandon et la majorité une nouvelle organisation. C’est l’horaire qui est le plus critiqué : seulement 24% des enseignants le jugent favorablement.

 

Au collège, le Sgen dénonce une « rentrée dans l’amertume » face à la montée des effectifs et du travail demandé. Là aussi le syndicat signale un large espace entre discours et réalité. La circulaire sur l’accompagnement personnalisé au collège plaque ce smots sur l’aide aux travaux déjà existante. A lycée, l’accompagnement personnalisé se fait généralement en classe entière ce qui vide la mesure de sens.  

 

Le syndicat compte sur la mobilisation des enseignants le 27 septembre pour « sauver l’école d’une politique qui la défait ». Il appelle à « retrouver un sens au métier ».

 

 

L’enseignement privé demande la réduction des horaires disciplinaires

Selon l’AFP, les responsables bretons de l’enseignement catholique ont demandé « une nouvelle définition de l’horaire enseignant » ou une réduction d’une demi-heure ou d’une heure des horaires au collège pour pouvoir réaliser la rentrée 2012.

 

« Nous ne pourrons pas faire la rentrée en 2012″ avec les suppressions de poste envisagées estiment-ils. Ils expriment publiquement les pistes envisagées nationalement par l’enseignement catholique, comme le Café l’avait montré en juin dernier. Pour l’enseignement catholique, la seule façon de ne pas fermer d’établissement c’est de faire travailler davantage les enseignants pour la même rémunération ou de réduire le volume d’heures d’éducation. Des suggestions qui pourraient intéresser la rue de Grenelle…

Dépêche AFP

Ce que prépare le minsitère

 

« Atomisation » du collège pour le Se-Unsa

« Par cette série de circulaires convergentes (3ème prépa-pro, dispositifs en alternance en 4ème, évaluation nationale en classe de cinquième), par le développement d’établissements spécifiques (ERS, programme Eclair, internats d’excellence), Luc Chatel atomise un collège « unique » déjà mal en point« , estime le Se-Unsa. Le syndicat estime que « cette politique « révolutionnaire » va à l’encontre des études internationales qui montrent l’importance et les résultats d’une politique éducative qui concentre les efforts sur une scolarité commune longue ».

Communiqué

Sur le collège

 

Les profs du privé manifesteront le 27 septembre

Cftc, Cfdt, Spelc, Cgc et Cgt : tous les syndicats de l’enseignement privé ont signé une déclaration commune appelant les personnels à participer à la journée du 27 septembre. « Depuis 2008, plus de 5 000 emplois ont été retirés dans l’enseignement privé associé à l’Etat par la mise en œuvre de la RGPP alors que les prévisions d’effectifs sont fortement à la hausse », rappellent-ils. « Les conséquences sont désastreuses : l’offre de formation se réduit suite aux fermetures de classes et d’établissements, tout particulièrement en milieu rural ; les conditions de travail se dégradent pour les élèves et le personnel des établissements scolaires ».

Le communiqué

 

L’Humanité 8/9/2011

Education : l’enseignement privé fera aussi grève avec le public
Après l’appel à une journée de grève, le 27 septembre prochain, lancé par les syndicats du public pour protester contre les suppressions de postes dans l’Education nationale, la quasi totalité des syndicats des établissements privés sous contrat appellent, fait inédit, à rejoindre la mobilisation.
La Fep-CFDT, le Snec-CFTC, le Spelc, le SNPEFP-CGT et le Synep-CFE-CGC réclament « zéro retrait d’emploi pour la rentrée 2012″ et appellent « tous les personnels des établissements d’enseignement privés à défendre leur avenir en participant à la journée du 27 septembre dans l’Education nationale et dans l’enseignement agricole », selon un communiqué commun.
Environ « 1.350 suppressions d’emplois sont à nouveau envisagées (en 2012) pour l’enseignement privé », déplorent les syndicats. « Depuis 2008, plus de 5.000 emplois ont été retirés dans l’enseignement privé associé à l’Etat par la mise en oeuvre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) alors que les prévisions d’effectifs sont fortement à la hausse », rappellent-ils. Ce chiffre de 5.000 postes supprimés tient compte des 1.433 postes enlevés à la rentrée 2011, a précisé Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT. « C’est exceptionnel que cinq organisations syndicales du privé lancent, de manière conjointe, un appel pour rejoindre les syndicats du public », a-t-il dit.
Le principe d’une grève conjointe dans le privé est dans l’air depuis fin août
Les suppressions de postes dans le privé, exclusivement d’enseignants, ont des conséquences « désastreuses », déplorent les fédérations. Elles « réduisent l’offre de formation » à cause de fermetures de classes et d’établissements « tout particulièrement en milieu rural », elles « dégradent les conditions de travail des élèves et des personnels », et elles rendent « impossible » la prise en charge des élèves les plus en difficulté ou en situation de handicap ». Contrairement au public, tous les professeurs sont devant des élèves et ne sont pas détachés à d’autres fonctions, il n’y a pas de professeurs remplaçants et le privé peut basculer certains postes d’enseignants du primaire dans le secondaire. Le principe d’une grève conjointe dans le privé était dans l’air lorsque la Fep-CFDT, principale fédération dans le secteur, avait annoncé fin août qu’elle s’associait à la mobilisation du 27 septembre, mais il fallait attendre que l’accord de principe se concrétise. « Les souhaits que nous avons ne sont pas spécifiques à l’enseignement privé mais bien ceux qui préoccupent nos collègues du public: (…) l’Education nationale est mise à mal depuis quelques années par le gouvernement, dont la conséquence est qu’il n’y a plus de priorité accordée à l’éducation », avait alors fait valoir Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT.
80 000 postes supprimés durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy
Alors que douze millions d’élèves ont repris le chemin des classes, syndicats d’enseignants, chefs d’établissement et parents d’élèves de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) dénoncent les conditions de travail dégradées. Pour le primaire, 1.500 classes sont supprimées, ce qui conduit à « plus d’élèves par classe » analyse le principal syndicat SNUipp-
FSU. Même punition pour les collèges et lycées, 4.800 postes disparaissent alors que plusieurs dizaines de milliers d’élèves supplémentaires sont attendus.
Avec les suppressions prévues pour 2012, ce sont environ 80.000 postes qui auront disparu au sein de l’Education nationale durant le quinquennat 2007-2012, « une tendance qui va se poursuivre les quinze prochaines années, en raison de l’arrivée des enfants nés du baby-boom des années 2000″, a précisé Daniel Robin, cosecrétaire du SNES-FSU dans l’Humanité du 5 septembre 2011.

 

 

L’éducation au coeur de la campagne de l’élection présidentielle

AFP le 04/09/2011 à 23:00

L’éducation, une des grandes préoccupations des Français, promet d’être un thème fort de la campagne présidentielle de 2012, à en croire les prises de positions politiques et les livres de cette rentrée, dans un contexte d’inégalités scolaires accrues au cours des années 2000.

« J’observe que la question de l’école devrait être au coeur des débats » pour 2012, a déclaré, en s’en félicitant, le ministre de l’Education nationale Luc Chatel, lors de sa conférence de presse de rentrée jeudi.

Livres de François Bayrou, Luc Chatel, Jack Lang ou Arnaud Montebourg, prises de position de Martine Aubry, François Hollande ou Ségolène Royal: avant même le retour des élèves sur les bancs des écoles lundi, femmes et hommes politiques ont déjà pris position en cette rentrée sur l’éducation.

Dans « 2012 Etat d’urgence », François Bayrou (Modem) en fait une de ses « deux questions d’urgence nationale », tandis qu’en publiant son « Projet pour l’école », Arnaud Montebourg (PS) prône d’ »inverser la tendance » des suppressions de postes.

Luc Chatel (UMP) a lui présenté son bilan et sa vision dans un entretien avec Jean-Pierre Chevènement (« Le monde qu’on leur prépare »), bilan que Jack Lang (PS) a qualifié de « vandalisme d’Etat contre l’école » en proposant de créer une « Ecole nationale supérieure de formation des maîtres ».

Il est vrai que, selon les sondages, les Français font désormais de l’école une de leurs préoccupations principales après l’emploi. En juillet, le baromètre BVA pour l’Institut Paul Délouvrier plaçait même l’éducation en tête des priorités (pour 60%), devant l’emploi et la santé.

L’enjeu est de taille: si la France forme des élites, elle échoue à combattre l’échec scolaire (depuis 2000, la proportion des élèves de 15 ans « les moins performants en compréhension de l’écrit » est passée de 15% à 20%, selon l’OCDE), si bien que les inégalités s’y creusent.

« Les derniers résultats des évaluations en CE1 et CM2 montrent que le noyau dur des élèves en grandes difficultés persiste », résume Sébastien Sihr, du SNUIpp-FSU, principal syndicat du primaire, alors que Nicolas Sarkozy avait promis en 2007 de diviser par trois le nombre de ces élèves à l’entrée en 6e.

Les inégalités scolaires se creusent

Pour relever le défi, l’UMP mise surtout pour 2012 sur l’autorité, l’autonomie des établissements, des évolutions au collège et une réforme des missions des enseignants.

En face, le PS veut concentrer ses efforts sur la petite enfance, les établissements défavorisés, la formation pédagogique, la mixité scolaire, et ce en gelant (au moins) les suppressions de postes.

Mais un débat commence déjà à s’imposer en cette rentrée, celui des « missions » des enseignants du secondaire, c’est à dire leurs obligations de service définies dans un décret de 1950 (15 heures de cours hebdomadaire pour les agrégés, 18 heures pour les autres).

Il a été lancé au printemps par Nicolas Sarkozy qui voudrait une présence accrue des professeurs dans leurs établissements, au-delà des heures de classe, mais la proposition reste encore floue.

S’il s’agit de faire travailler plus les enseignants, sans compensation salariale, afin de poursuivre la politique d’économies budgétaires dans l’Education nationale, leurs syndicats ont déjà dit « non ».

Martine Aubry a expliqué qu’elle « regarderait » le décret avec les syndicats si elle gagnait la primaire PS, mais en insistant surtout sur des « temps de concertation » pédagogique et de rencontre des parents.

 

 

Une rentrée, deux écoles

Pour cette dernière rentrée des classes avant l’élection présidentielle de 2012, droite et gauche s’affrontent sur l’éducation.

Article Libé.fr Par VÉRONIQUE SOULÉ

L'éducation au coeur de la campagne de l'élection présidentielle dans Actualités

(Mychele Daniau)

A gauche, les uns veulent la «repenser entièrement», d’autres la «refonder». A droite, Luc Chatel annonce rien moins qu’une «troisième révolution» scolaire, celle de la «personnalisation» (lire page 4)… En cette rentrée 2011, la dernière avant la présidentielle, l’école est au cœur des attentions des politiques. Face à ce que beaucoup considèrent comme l’un des grands gâchis du sarkozysme, elle pourrait être l’un des enjeux de la campagne électorale.

Dans un sondage (1) diffusé le 25 août, 35% des Français placent l’école juste derrière l’emploi (42%) dans l’ordre de leurs préoccupations. Avec les vagues de suppressions de postes, les réformes lancées à marche forcée et la démoralisation des enseignants, le bilan du quinquennat est d’ores et déjà très contesté. Tour de vue des points de divergence.

Les suppressions de postes

Du centre à l’extrême gauche, tout le monde est d’accord : il faut arrêter les coupes claires (60 000 postes supprimés ces quatre dernières années). Si tout ne se résume pas au nombre de postes, il est clair pour l’opposition qu’on ne redressera pas l’école avec toujours moins de profs, d’autant que la France connaît une reprise démographique. Les candidats à la primaire socialiste, dont plusieurs ont présenté leur projet sur l’école la semaine dernière, se montrent toutefois prudents : s’ils demandent un moratoire, ils ne s’engagent pas sur des chiffres. «Je ne pourrai pas rétablir les 100 000 postes supprimés, ce n’est pas possible budgétairement la première année», a prévenu Ségolène Royal. Pour Martine Aubry, l’essentiel sera de «cibler» les moyens supplémentaires sur les établissements en ayant le plus besoin – banlieues difficiles ou zones rurales isolées.

En face, Luc Chatel «assume» les suppressions. D’après lui, l’école ne pouvait pas se dispenser de l’effort national pour rétablir les finances publiques. En plus, la question n’est pas «la quantité» mais «la répartition des moyens». Le ministre cite un chiffre choc pour frapper les esprits à cette rentrée : le budget moyen par élève a augmenté de 80% depuis 1980. Une époque où l’école n’avait pas grand chose à voir à celle d’aujourd’hui, avec alors 25% d’une génération au bac contre 66% désormais…

Les inégalités scolaires

La droite et la gauche font à peu près le même constat : l’école française est l’une des plus inégalitaires d’Europe. Elle forme une élite réduite et, à l’autre bout, le groupe des élèves en échec ne cesse de grossir. De plus, l’écart entre les deux se creuse. Pour la droite, la solution est d’aider les élèves «méritants» – de milieux modestes, plutôt bons et motivés. Elle a mis en place pour eux les «internats d’excellence», réforme phare du quinquennat. En revanche, la masse des élèves modestes qui ne sont pas «méritants» sont abandonnés à leur sort dans des établissements qui, souvent, se ghettoïsent, en raison de l’assouplissement de la carte scolaire voulue par Nicolas Sarkozy et des dérogations de plus en plus nombreuses.

La gauche, elle, croit à l’éducation prioritaire, cette politique consistant à donner davantage de moyens aux établissements les plus en difficultés. Et elle accuse le pouvoir de l’avoir démantelée sans aucun débat. Pour le PS, la lutte contre les inégalités passe en outre aujourd’hui par le primaire, où les écarts se creusent très tôt et souvent ne se rattrapent plus. Pour Martine Aubry notamment, c’est le maillon essentiel sur lequel il faut concentrer les efforts. La gauche prône aussi de manière encore floue un retour à la carte scolaire pour garantir une mixité sociale, mais sans revenir à l’ancien système.

Le sort du collège

Là encore, le diagnostic est assez partagé : le collège ne va pas bien. La droite, qui n’est pas unie sur la question et sait le sujet explosif, s’est pourtant gardée d’y toucher, préférant réformer le lycée et les programmes du primaire. C’est ici sans doute que le débat est le plus idéologique. Beaucoup à l’UMP – mais aussi au sein de la gauche républicaine – ne croient pas au collège unique. Pour eux, vouloir amener tous les élèves en troisième est une utopie qui a conduit à faire baisser le niveau général. Mieux vaudrait donc revenir à une orientation précoce – des élèves «manuels» vers des filières courtes. Jean-François Copé, le patron de l’UMP, a lancé l’idée d’un examen en fin de primaire. Luc Chatel propose des troisièmes «prépa pro» en lycée professionnel et des quatrièmes en alternance.

Pour la gauche, le nœud du problème réside dans la rupture entre l’école et le collège, une transition difficile où les élèves fragiles se perdent. Elle propose d’y travailler pour amortir le grand saut. Arnaud Montebourg va plus loin : il prône une «école unique pour les élèves de 6 à 15 ans», comme cela se fait dans plusieurs pays européens, notamment en Finlande, dont le système scolaire est souvent montré en exemple. Mais il n’est pas sûr que les profs français apprécient… Ses camarades au PS préfèrent vanter une école du «socle commun» où l’on évalue les élèves sur des compétences et pas seulement sur des connaissances disciplinaires.

La formation des enseignants

Pour la première fois, lors de sa conférence de presse de rentrée, Luc Chatel a reconnu que la mise en place de la réforme de la formation des enseignants en 2010-2011 «n’avait pas été facile». C’est peu dire. Les jeunes profs se sont retrouvés parachutés dans des classes avec leur Capes ou leur agrégation sans avoir appris à enseigner. Et cela recommence cette année. L’opposition est unanime sur ce point : la réforme est ratée. Elle visait avant tout à économiser des postes d’enseignants en supprimant l’année de formation en alternance. Il va falloir tout reprendre.

En même temps, le PS annonce un débat sur le métier d’enseignant et sur ses missions, qui ont évolué au fil des ans sans que le statut, datant de 1950, n’ait été revu. Derrière, il y a la volonté de demander aux profs de rester plus dans les établissements, pour y faire notamment du travail en équipe. Un sujet délicat, d’autant que les profs se sentent ces temps-ci très attaqués. La droite parle aussi d’ouvrir le débat. Mais ça commence mal. Luc Chatel envisage de raccourcir de deux semaines les vacances d’été. Ce qui signifie pour les profs travailler plus sans gagner plus…

L’autonomie des établissements

Avec l’individualisation, c’est le grand mot de la rentrée de Luc Chatel : pour moderniser le système, il faut donner davantage d’autonomie au terrain. Cela se traduit à cette rentrée par 300 établissements, faisant partie d’un programme baptisé Eclair, où les directeurs vont participer au recrutement des professeurs. Luc Chatel veut leur donner plus de poids dans l’évaluation des enseignants. L’opposition dénonce cette autonomie qui masque, de fait, un désengagement de l’Etat et l’introduction d’un type de management libéral. La gauche, qui prône une autonomie pédagogique, promet de revenir à un pilotage national du système.

(1) Sondage CSA/Snuipp réalisé par téléphone les 9 et 10 août sur un échantillon représentatif de 1 008 personnes de 18 ans et plus.

 

 

 

Rentrée des classes sous tension

Publié le 05-09-11 à 06:03    Modifié à 08:57     par Le Nouvel Observateur avec AFP     1 réaction

Douze millions d’élèves reprennent le chemin de l’école aujourd’hui. Une rentrée marquée par les suppressions de postes d’enseignants et par la réforme du lycée.

12 millions d'élèves font leur rentrée lundi 5 septembre, de la maternelle au lycée. DURAND FLORENCE/SIPA 12 millions d’élèves font leur rentrée lundi 5 septembre, de la maternelle au lycée. DURAND FLORENCE/SIPA

Plus de 12 millions d’élèves, de la maternelle au lycée, font leur retour en classe lundi 5 septembre, une rentrée marquée par quelques nouveautés et de nouvelles suppressions de postes dont les effets se font de plus en plus sentir sur les conditions d’enseignement.

Au total, 6,7 millions d’écoliers, 3,3 millions de collégiens et 2,1 millions de lycéens vont apprendre auprès d’environ 840.000 professeurs.

Réforme du lycée

L’entrée en vigueur de la réforme du lycée en classes de première, des expérimentations comme l’autonomie de recrutement d’enseignants, mais aussi la lutte contre le harcèlement ou de nouvelles sanctions contre la violence comptent parmi les innovations de cette rentrée.

Suppressions de postes

Les syndicats d’enseignants et de chefs d’établissement dénoncent eux une rentrée aux conditions de travail dégradées du fait de « la poursuite de la liquidation de la formation des enseignants » (SE-Unsa, primaire et secondaire) et des 16.000 postes supprimés par rapport à l’an dernier.

Primaire comme secondaire sont touchés: dans les écoles, avec 1.500 classes supprimées dans tout le pays, il y a « par effet mécanique, plus d’élèves par classe » (SNUipp-FSU), et en collèges et lycées la suppression de 4.800 postes intervient au moment où il y a plusieurs dizaines de milliers d’élèves de plus à accueillir (environ 80.000 selon le Snes-FSU).

L’enseignement privé est lui aussi touché (1.433 postes en moins), si bien que les syndicats du secteur ont décidé de se rejoindre à la grève unitaire lancée dans le public pour le 27 septembre.

Luc Chatel rassure les familles

Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a voulu « rassurer » les parents en indiquant que la rentrée scolaire des 12 millions d’élèves qui a lieu ce lundi « va bien se passer ».

« Je veux rassurer les parents, chaque enfant aura ce (lundi) matin un enseignant. Il y a 850.000 professeurs qui vont accueillir ce matin les 12 millions d’élèves. C’est un exercice compliqué, complexe, mais nous avons une très bonne administration à l’Education nationale qui fait bien les choses et la rentrée va bien se passer sur le plan administratif et technique », a-t-il déclaré.

Avec les 14.000 suppressions à venir en 2012, quelque 80.000 postes auront disparu au cours du quinquennat 2007-2012 dans l’Education nationale qui pèse pour 60 milliards d’euros, soit 21% du budget de l’Etat.

Le Nouvel Observateur – AFP

 

 

AFP  05/09/2011 à 17:58

Education nationale : Hollande entend arrêter « l’hémorragie » des postes

François Hollande, candidat à la primaire du PS, a affirmé lundi qu’il fallait « arrêter l’hémorragie » des postes dans l’Education nationale, proposant au contraire d’en « recréer » avec un plan « sur plusieurs années » qui commencerait dès la rentrée 2012.

 

François Hollande salue des membres du personnel lors de la visite d'une école à l'occasion de la rentrée scolaire, le 5 septembre 2011 à Tours photo : Alain Jocard, AFP

Lors d’une visite dans une école primaire de Tours le jour de la rentrée scolaire, M. Hollande a estimé, devant des parents d’élèves et enseignants, que « la responsabilité de la gauche n’est pas de faire plaisir aux enseignants comme on le dit souvent d’une manière caricaturale, mais de donner à la France toute entière des chances supplémentaires parce c’est par son école que la France arrivera à retrouver aussi confiance en elle ».

Pour cela, il faut « arrêter la suppression, l’hémorragie » de postes dans l’Education nationale, selon le député de Corrèze qui a dénoncé le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux décidé par le gouvernement, rappelant qu’un fonctionnaire sur deux est un enseignant.

 

« Il va falloir recréer des postes » avec une « programmation sur plusieurs années », a-t-il ajouté, parlant de « plan d’urgence » avec des postes en plus dès la rentrée 2012 si la gauche l’emporte, tout en appelant à « un peu de patience » car « on ne va pas recréer dès le lendemain de l’élection tous les postes qui ont été supprimés ».

Comme Martine Aubry, il souhaite aussi « répartir différemment les enseignants là où les besoins sont le plus criant ».

« On peut demander beaucoup de choses à l’école mais s’il n’y a pas les enseignants, ça devient difficile », « c’est eux qui au bout de la chaîne font la transmission du savoir », a-t-il souligné, plaidant pour un « vrai grand ministère » allant de la petite enfance à la jeunesse.

Pour les enseignants, il a aussi dit réfléchir à « une école nationale de formation ».

Quant au débat sur le décret de 1950 sur le nombre d’heures de cours hebdomadaires dans le secondaire lancé au printemps par Nicolas Sarkozy, M. Hollande a affirmé que c’était « une discussion à engager » mais on ne peut « pas commencer par dire +travailler plus+ », « il faut d’abord recréer la confiance ».

Le candidat à la primaire a également souhaité mener une « réflexion sur la professionalisation des métiers d’accompagnement » des enfants handicapés.

Interrogé sur les différences de programmes avec les autres candidats PS sur l’éducation, M. Hollande a répondu : « il y a un grand consensus parmi les socialistes, nous avons tous fait de l’école la priorité ».

 

Suppressions de postes : les établissements défavorisés sous tension

LEMONDE.FR | 05.09.11 | 17h12   •  Mis à jour le 05.09.11 | 18h38

Cette année, les collèges et lycées français doivent accueillir 40 000 élèves supplémentaires sur un total de 5,4 millions. Parallèlement 4 800 postes d’enseignants sont supprimés – ils étaient près de 350 000 l’année dernière selon l’Education nationale. Dans quelles proportions le nombre d’élèves par enseignant a-t-il évolué ? Cette équation mathématique pourrait être soumise aux élèves de collège. Mais lundi 5 septembre, ce sont tous les chefs d’établissements du secondaire qui s’attèlent à l’exercice et préparent une rentrée sous tension.

 

Au total, 16 000 postes dans le primaire et le secondaire ont été supprimés depuis l’an dernier. Avec 14 000 suppresions prévues en 2012, le quinquennat 2007-2012 enregistrera la suppression de 80 000 postes. Des restrictions budgétaires qui interviennent dans un contexte d’accroissement démographique : davantage d’élèves rentrent dans le secondaire cette année, 80 000 de plus que l’année dernière, selon le syndicat enseignant Snes-FSU. « Evaluation fantaisiste » selon le ministère de l’éducation nationale qui estime précisément à « 40 741 élèves » le nombre de nouveaux entrants dans le secondaire. L’écart de mesure est immense, mais sur le terrain le constat reste le même : il s’agit « de faire autant avec moins ».

LES ÉTABLISSEMENT AGISSENT À LA MARGE

Philippe Vincent, proviseur du lycée Freyssinet à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) fait le calcul : il accueille deux élèves en moins cette année mais dans son lycée, six postes ont été supprimés. Comme les autres chefs d’établissements, son objectif est d’assurer les enseignements obligatoires en priorité. « J’ai utilisé trois leviers », explique le proviseur, également secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN-UNSA). Le premier levier : l’augmentation des élèves par classe, une mécanique observée dans la vaste majorité des établissements. « Dans les classes de seconde nous sommes passés de 29-31 élvèves par classes à 33 voire 36 élèves, » note-t-il. Le proviseur a également regroupé  les classes de première Littéraire et Economique et Social pour certains cours, une solution rendue possible par la réforme du lycée qui prévoit un tronc commun pour les classes de première. « Enfin, j’ai dû me. sepérer de l’italien en tant que troisième langue vivante en seconde : on a fermé l’option »

Les établissements agissent ainsi à la marge : augmentation des effectifs, suppressions des heures de soutien, des ateliers ou des cours optionnels, rajout d’heures supplémentaires aux professeurs titulaires ou encore recours aux professeurs contractuels ou vacataires. Selon Philippe Vincent, l’enseignement à temps plein des professeurs stagiaires dès la première année « permet aussi d’avaler la pillule ». « J’ai l’impression d’avoir raqué les fonds de tiroirs et d’être allé au bout de ce que je pouvais sans attaquer la qualité de l’enseignement, estime ainsi le chef d’établissement. La question est maintenant la suivante : comme je gère la prochaine étape? »

LES ÉLÈVES DÉFAVORISÉS, LES PLUS TOUCHÉS

Dans l’immédiat, ces ajustements permettent d’assurer la rentrée. Mais pour les équipes pédagogiques, certains pâtiront rapidement de ces changements : les élèves les plus défavorisés. « A Henri IV, pas de problème, » résume Patrick Cambier, secrétaire permanent du SPDNEN, mais avec l’augmentation des effectifs et la suppression des heures de soutien, les professeurs auront « moins de disponibilité pour les élèves en difficulté (…) C’est laisser agir le jeu social , tout ira bien pour certains et pour les autres les inégalités iront en s’agrandissant », dénonce Patrick Cambier.

 

 

 

Les élèves défavorisés par leurs origines sociales souffriront encore plus des suppressions de postes.

Les élèves défavorisés par leurs origines sociales souffriront encore plus des suppressions de postes.AFP/ÉRIC FEFERBERG

Jérôme Ferec, professeur de Sciences de la vie et de la terre (SVT) au collège Jean Perrin, dans le 20e arrondissement de Paris, prépare ainsi « une rentrée plus difficile que les autres ». Dans ce collège parisien, au moins 90 % d’élèves viennent de milieux défavorisés. Le taux de réussite au brevet de 2011 est l’un des plus faibles de l’Académie : 51 % en contre 83 % pour l’Académie de Paris. Lundi matin, si le ministre de l’éducation nationale Luc Chatel affirmait sur France 2 que la rentrée allait « bien se passer sur le plan administratif et technique », dans le collège Jean Perrin certaines élèves découvrent un emploi du temps sans cours de SVT, d’anglais ou d’arts plastiques. En cause : la suppression de trois postes après que l’Académie de Paris a mal évalué l’afflux de 40 nouveaux élèves pour cette rentrée.

Ces lacunes devraient être comblées dans « les quinze prochains jours », espère le principal du collège, M. Caron, avec le recours notamment à des professeurs remplaçants ou vacataires. En attendant, Jérôme Ferec s’apprête à distribuer à la classe de 4e dont il est le professeur principal un emploi du temps temporaire, sans mention des salles de classe ni cours d’arts plastiques. Il anticipe l’accueil de ses élèves avec un entrain mêlé d’inquiétude : « Il faudra trouver les mots (…), les élèves ont une mauvaise image de l’éducation dans leur quartier et un sentiment d’injustice car ils savent qu’il en est autrement dans les collèges de centre-ville ». Pour ce professeur, également délégué au syndicat enseignant SNES, le recours à des remplaçants également engagés auprès d’autres établissements est particulièrement préjudiciable dans un collège où « les élèves demandent une attention énorme » : ces professeurs seront automatiqument moins disponibles, estime-t-il.

ECHEC SCOLAIRE ET VIOLENCE

Pour sa collègue de lettres modernes, Clarisse Bensaïd, c’est avant tout l’augmentation des effectifs et la suppression des ateliers et heures de soutien qui risquent de peser sur les conditions d’enseignement. « L’année dernière, j’avais huit heures en demi-groupe, cette année deux heures seulement. » Des dédoublements de classe nécessaires selon la professeure et syndiquée auprès du SNES : « Nous sommes face à un public issu de l’immigration (…), des élèves qui ne peuvent travailler à la maison et se couchent tard. Ils sont donc fatigués, dissipés, ont de fortes difficultés de concentration ». Les demi-groupes, organisés en ateliers d’écriture permettaient « de remettre sur les rails : on peut dialoguer avec l’élève ». Clarisse Bensaïd a ainsi rencontré des élèves qui, inhibés et braqués, rendaient feuille blanche en classe entière mais qui, avec davantage d’attention du professeur, « posaient les premiers mots » en demi-groupe.

Les changements induits par les suppressions de postes et l’arrivée d’élèves supplémentaires vont entraîner un accroissement de l’échec scolaire et de la violence, redoute Clarisse Bensaïd : « Quand on a pas les mots, on va à l’insulte ». « Aujourd’hui, nous sommes dans un ghetto et l’on va davantage ghettoïser l’éducation », dénonce la professeure.

C’est dans ce contexte tendu que les syndicats ont appelé à une grève unitaire, le 27 septembre. Des initiatives se multiplient déjà : des élus communistes ont appelé à des actions dans toute la France cette semaine. A Toulouse, un comité de défense de l’école s’est créé. Mais syndicats et enseignants admettent à demi-mots leurs doutes quant au succès de la mobilisation. En salle des professeurs, ils résument le sentiment des équipes pédagogiques : « la résignation ».

Flora Genoux

Une rentrée des classes très politique

Publié le 05-09-11 à 12:19    Modifié à 17:02     par Le Nouvel Observateur     5 réactions

Les ténors de l’UMP jouent aux profs donneurs de leçons. Par Véronique Radier.

Un élève écrit sur le tableau noir, dans l'une des classes de l'école Harouys à Nantes, le 05 septembre 2011, jour de la rentrée scolaire. (AFP - Frank Perry) Un élève écrit sur le tableau noir, dans l’une des classes de l’école Harouys à Nantes, le 05 septembre 2011, jour de la rentrée scolaire. (AFP – Frank Perry)

Jamais rentrée des classes n’aura à ce point autant passionné nos politiques. Année électorale oblige. Il faut dire que déjà, lors de la présidentielle de 2007, l’école avait été au centre des débats. En 2012 le sujet sera plus brûlant encore… car il préoccupe de plus en plus les Français, classes moyennes en tête.

Rhétorique parfaitement huilée

Les ténors de l’UMP jouent aux profs donneurs de leçons : « j’ai l’impression que le PS découvre l’Education Nationale » a ainsi ironisé Luc Chatel, le ministre de l’Education, lors de sa conférence de presse de rentrée.

Fort habile, il connaît, c’est vrai, ses dossiers sur le bout des doigts et a mis au point une rhétorique parfaitement huilée que reprennent à leur compte les leaders de la majorité, comme Jean-François Copé ce matin sur France Inter.

Pour justifier, par exemple, les 80 000 suppressions de postes en cinq ans, la disparition de l’année de formation en alternance des enseignants, ils répliquent qu’ »il ne faut pas tout ramener à ‘la question des moyens‘ ». Jolie pirouette pour esquiver le débat.

Suppressions de postes et de moyens

Mais derrière les effets d’annonces incessants, pas une semaine où Luc Chatel ne lance une « nouveauté « , le tableau de l’école en 2011 est plus noir que rose…

Deux exemples : les suppressions de postes et de moyens pèsent d’avantage encore sur les établissements défavorisés et les nouveaux enseignants, cuvée 2012, ne sont guère mieux préparés à leur job que ceux de l’an passé.

Bref, on cherche en vain « l’école sur mesure pour chaque élève » que le gouvernement prétend mettre sur pied.

Véronique Radier – Le Nouvel Observateur

 

 

Education: qui propose quoi à la primaire socialiste

4 commentaires Par LIBÉRATION.FR

 dans Revue de presse

(ajari/Flickr)

Quel est le programme du parti socialiste sur l’éducation ? Les candidats à la primaire se démarquent-ils sur ces questions? Fiche pratique pour y voir plus clair.

Le tronc commun

«Nous proposons un nouveau pacte éducatif à la nation», lit-on en préambule. Voici les propositions, dans l’ordre:

Les tout-petits

Lancer un plan de création de places en crèches.
Permettre la scolarisation dès deux ans pour les parents qui le souhaitent (et non seulement en fonction du nombre de places disponibles).
Rendre la scolarisation obligatoire dès trois ans (contre six ans aujourd’hui).

> A lire: scolarisation des tout-petits (décryptage).

Le primaire

Objectif: «L’école primaire souffre d’un sous-investissement (…) Nous lui donnerons les moyens de garantir à tous les élèves l’acquisition d’un socle de compétences (lire, écrire, compter, cliquer)»

Refonte des rythmes scolaires «pour alléger les journées de travail et mieux les répartir dans l’année». 

> A lire: «Raccourcir les vacances d’été?», ici
«Maires des grandes villes contre maires des montagnes» ici

Personnalisation des réponses éducatives avec des pédagogies différenciées.

Nouvelle sectorisation «qui prendra en compte un indice de mixité sociale». Référence ici à la carte scolaire, que Nicolas Sarkozy avait promis de supprimer.

> A lire: «La nouvelle carte scolaire des inégalités» ici
et «La carte scolaire a la peau dure» (papier datant de juillet 2010) ici

Le secondaire (collège, lycée)

Pas grand chose. Si ce n’est: «maintenir un champ très large de disciplines et de compétences indispensables à la réussite.»

L’enseignement supérieur

Rétablir l’enseignement pluridisciplinaire en début de cycle et améliorer l’encadrement pédagogique pour «empêcher les échecs trop importants».

Développer l’offre de formation technique et professionnelle.

Mettre en place des aides financières: une allocation d’études sous conditions de ressources pour les étudiants. Et un dispositif «nouvelle chance» pour les jeunes sortis tôt du système éducatif et souhaitant reprendre une formation.

Le statut et la formation des enseignants

Objectif: «élaborer une réforme qui devra être prête pour la rentrée scolaire 2013»

Revalorisation du métier d’enseignant.
Rétablir une véritable formation initiale.
Décharger les enseignants des missions qu’ils n’ont pas à remplir (en les confiant à des psychologues, des assistantes sociales, etc.).
«Au delà des mesures d’urgence, une réforme devra être prête pour la rentrée 2013».

> Source: le projet PS version longue (en pdf, ici)
Version courte (en pdf, ici)

Les propositions des candidats

Sur l’éducation, comme sur les autres sujets, les six candidats (Aubry, Baylet, Hollande, Montebourg, Royal et Valls) ont évidemment des positions communes. Dans leurs déclarations et feuilles de route, ils reprennent largement les mesures inscrites dans le projet socialiste commun. Mais certains vont plus loin dans leurs engagements et propositions. Inventaire des différences.

Ségolène Royal

La candidate se targue d’avoir une meilleur connaissance du sujet que ses concurrents en tant qu’ancienne ministre déléguée à l’Enseignement scolaire (1997-2000).

• Mettre «deux adultes dans les classes, là où c’est nécessaire». L’idée est de mettre en place des binômes dans les zones les plus difficiles en envoyant au côté de l’enseignant en poste un stagiaire en formation. L’année de formation professionnelle serait en effet rétablie.

Organiser un soutien scolaire gratuit coordonné par des associations et dispensé par les étudiants, qui en contrepartie, verraient leur cursus revalorisé.

Lutte contre la violence scolaire: Royal propose de créer «un nouveau métier d’éducateur accompagnateur des enseignants», sorte de «surveillant bien formé qui pourrait s’intégrer dans l’équipe éducative».

Moratoire immédiat sur les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2012 (14.000, ndlr), et rétablissement de l’année initiale de formation des enseignants. Mais la candidate ne se risque pas à chiffrer des rétablissements de postes.

Avance sur calendrier: il faut dès 2012, «des solutions efficaces, concrètes, justes et immédiates.»

Précision: sur le temps de travail des profs, elle ne souhaite pas reprendre sa proposition de 2006 préconisant que les enseignants restent 35 heures sur leur lieu de travail, qui selon elle «prête à confusion» «La charge de travail des enseignants» devra être «définie avec eux et par bassin scolaire» en fonction des difficultés des établissements.

> Source: conférence de presse du mercredi 30 août.

François Hollande

Sur la scolarisation des tout-petits, il avance un objectif chiffré: «Je veux ouvrir 500.000 places pour accueillir les jeunes enfants.» Et la création d’un droit prioritaire de garde: «Pour les 2,7 millions d’élèves les plus démunis, il faut aussi donner à leur famille un droit prioritaire pour la garde de leurs enfants.»

Orientation: «Je veux mettre en place un référent dans les écoles, qui suivra l’élève tout au long de ses choix.» «Plus aucun jeune ne doit sortir du système scolaire sans une vraie qualification.»

Etudiants: Hollande reprend l’idée d’un «contrat d’autonomie», «qui leur assure des conditions de vie dignes, à travers des systèmes d’allocations d’étude ou de prêt pour financer leurs études.» Cette idée de prêt n’est pas exprimée en tant que telle dans le projet commun.

A lire aussi: «Hollande propose un plan d’urgence pour la rentrée 2012»

> Source: le site de campagne de François Hollande, ici

Martine Aubry

Secondaire: alors le programme commun est très bref sur le secondaire, Aubry souhaite une «mobilisation massive contre l’échec au collège». Ses leviers: «personnalisation des parcours scolaires et des pédagogies, valorisation des matières technologiques et professionnelles», «meilleure orientation.» Son engagement : «100 % des lycéens doivent sortir du secondaire avec une formation générale, technologique ou professionnelle.»

Sécurité dans les écoles: Aubry souhaite «rétablir la sécurité dans les établissements scolaires», sujet absent du programme commun. «J’accorderai un nombre suffisant de professionnels formés là où il y en a besoin. Ils seront accompagnés par des emplois d’avenir pour encadrer les élèves. Je créerai un nouveau métier de l’éducation dédié à la surveillance dans l’enceinte scolaire et à ses abords.»

Sur les choix budgétaires, «Je donnerai plus à ceux qui ont moins (établissements classés prioritaires, ndlr). Les moyens accordés à l’éducation nationale seront mieux répartis entre les territoires et les établissements.»

Calendrier resserré: comme Ségolène Royal, Martine Aubry souhaite une réforme applicable dès septembre 2012, alors que le programme PS parle de 2013. Aubry souhaite engager une «large concertation avec les enseignants», au lendemain de la primaire «pour être prêts, dès la rentrée 2012».

> Source: le site de campagne de Martine Aubry, ici.

Arnaud Montebourg

Il est le candidat qui a le plus développé ses propositions sur l’école: 137 pages, à lire ici (pdf).
En accéléré, ça donne:

Créer, à terme, une «école commune»: rassembler primaire et collège en un établissement unique, «ou les rapprocher au maximum».

Repenser la journée à l’école, partagée en trois temps inégaux: l’enseignement des disciplines du socle commun, l’enseignement de disciplines plus culturelles le latin, qui retrouvera ainsi une place, comme fondement de notre société»). Mais aussi de l’artisanat et du patrimoine, en passant par l’apprentissage d’une autre langue, le théâtre et les autres arts ou les projets européens. Le troisième temps sera celui de l’étude obligatoire, assurée par des étudiants encadrés par des professeurs. Du primaire à la terminale.

Rythme scolaire: «Les journées seront allégées, les semaines dureront cinq jours et l’année scolaire sera allongée de deux semaines.»

Pédagogie. Un accroissement sans précédent du nombre d’heures en petits groupes. Former les enseignants à de nouvelles pratiques pédagogiques, notamment coopératives.

Des classes hétérogènes. Avec la disparition des «classes à profil» (classes européennes, classes bi-langues, classes homogènes et élitistes composées des élèves «allemand première langue et latin» et toutes les autres classes qui tendent à l’homogénéité…).

Un nouvelle carte scolaire. «Les familles émettraient des vœux classant plusieurs établissements d’un secteur géographique donné; charge aux autorités académiques de s’efforcer d’assurer une mixité scolaire entre les établissements.»

Vers «un lycée polyvalent», regroupant l’enseignement général et technologique et professionnel. Donner un contenu commun aux filières du lycée: entre autres, sciences économiques et sociales et philosophie pour tous.

Sur les suppressions de postes: «Nous inverserons la tendance.» Grâce à une approche «différenciée» de la pédagogie, «la fin de l’échec scolaire» et un redoublement «réduit à des situations exceptionnelles» permettront de «dégager 13.000 postes d’enseignants (8.300 au collège et 5.500 au primaire)».

La formation des enseignants: elle se fera «en deux temps et en deux ans». La réforme de la masterisation est aménagée avec le concours ramené à la fin de la première année de master. Pendant les deux ans, «le stagiaire sera en alternance enseignement/formation et accompagné pour la gestion de classe et la didactique de sa (ses) discipline(s)». Enfin, «des enseignants formateurs professionnalisés feront leur apparition pour appuyer les nouveaux  professeurs.»

Manuel Valls

Financement: «Sans dépenser un euro de plus, le produit fiscal des heures supplémentaires pourra ainsi être réaffecté à l’éducation de nos enfants. Ce choix les préparera mieux à l’avenir que 300.000 emplois précaires de cinq ans

Réaffecter les moyens sur les zones scolaires les plus difficiles. Pour ces écoles et ces collèges, l’augmentation de 25% des financements devra permettre de tenir deux objectifs. D’une part, les professeurs expérimentés seront incités à y rester par une majoration sensible de leurs salaires. D’autre part, des professeurs nouveaux y seront recrutés pour réduire le nombre d’élèves par classe et personnaliser les réponses éducatives. Autre engagement: dans les ZEP, en CP et CE1, le nombre d’élèves par classe ne doit pas excéder 17.

Rythme scolaire. «Comme en Finlande, le temps scolaire des écoliers s’étalera sur 188 jours.»

• Renforcer les passerelles entre primaire et secondaire en généralisant «les échanges de professeurs entre CM2 et 6e».

Expérimenter des pistes nouvelles. Entre autres : mettre en place un «véritable service public de l’orientation», «faire de l’alternance une voie d’excellence».

Enseignement supérieur. Indispensable autonomie des universités (conçue comme la capacité de s’administrer elle-même et de définir ses orientations stratégiques, dans le cadre des politiques publiques nationales et locales). Valls est également favorable aux investissements privés dans les universités tout en étant vigilant: «les financements publics doivent rester majoritaires

> Sources: son livre L’énergie du changement, l’abécédaire optimiste, à paraître au Cherche-Midi le 8 septembre prochain (extraits à lire ici). Et le livre «Pouvoirs», publié en 2010 aux éditions Stock (extraits à lire ici).

Jean-Michel Baylet (parti radical de gauche)

Pour les tout-petits: plutôt que la scolarisation dès deux ans (inscrite dans le programme PS), le PRG veut développer des jardins d’éveil pour les 2-3 ans dans le cadre d’un «service public de la petite enfance».

Mettre le paquet sur la formation professionnelle: accompagner les lycées professionnels pour qu’ils soient tous labellisés «lycée des métiers» dans cinq ans.
Développer l’apprentissage sous statut scolaire afin d’améliorer la formation générale de ces filières. Créer une voie des métiers, du Bac Pro en trois ans aux formations supérieures.

Formation et statut des enseignants: Maintenir le principe des concours nationaux de recrutement et des programmes nationaux. Tout en mettant en place un système de pré-recrutement des enseignants au niveau licence afin de faciliter la transition vers la masterisation par une formation en alternance de deux ans. Et revoir le système de notation des professeurs afin d’éviter que les plus inexpérimentés ne commencent systématiquement leur carrière en ZEP.

> Source: le site Internet du parti radical de gauche, ici

 

 

humanitefr le 5 Septembre 2011

Une rentrée scolaire de « pénurie et de dérégulation »

Mots clés : Education,

Nouvelle année de diète pour le monde éducatif. Alors que plus de 12 millions d’élèves, de la maternelle au lycée, ont fait leur retour en classe lundi matin, cette rentrée est une nouvelle fois marquée par des suppressions de postes et une série de mesures dont les effets se font de plus en plus sentir sur les conditions d’enseignement. Une journée de mobilisation unitaire est prévue le 27 septembre.

L’entrée en vigueur de la réforme du lycée en classes de première, des expérimentations comme l’autonomie de recrutement d’enseignants, la mise en place d’une évaluation en classe de 5e et une pré-orientation vers la voie professionnelle à partie de la 3e mais aussi la lutte contre le harcèlement ou de nouvelles sanctions contre la violence comptent parmi les innovations de cette rentrée. Pour la FSU, « c’est une école à plusieurs vitesses qui organise le tri entre élèves méritants et les autres« . Jeudi, le ministre Luc Chatel avait dressé un bilan des réformes depuis 2007 en louant le « plus beau métier du monde », tout en « assumant » les dizaines de milliers de postes d’enseignants supprimés…

Syndicats d’enseignants et chefs d’établissement dénoncent une rentrée aux conditions de travail dégradées du fait de « la poursuite de la liquidation de la formation des enseignants » (SE-Unsa, primaire et secondaire) et des 16.000 postes supprimés par rapport à l’an dernier. Le primaire comme le secondaire sont touchés.

Dans les écoles, avec 1.500 classes supprimées dans tout le pays, il y a « par effet mécanique plus d’élèves par classe », selon le SNUipp-FSU, principal syndicat du secteur. Et d’année en année, les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire (Rased), les postes de conseillers pédagogiques et d’intervenants en langues étrangères font les frais des coupes budgétaires.

En collèges et lycées, la suppression de 4.800 postes intervient au moment où il y a plusieurs dizaines de milliers d’élèves de plus à accueillir: environ 40.000 élèves selon Luc Chatel, le double selon le Snes-FSU.

L’enseignement privé est lui aussi touché (1.433 postes en moins), si bien que les syndicats du secteur ont décidé de se joindre à l’appel à la grève unitaire lancé dans le public pour le 27 septembre.

Avant cela, les élus communistes ont appelé à une semaine d’actions à travers la France de lundi à vendredi, et un comité de défense de l’école vient d’être créé à Toulouse réunissant élus, enseignants et parents d’élèves.

Avec les 14.000 suppressions à venir en 2012, quelque 80.000 postes auront disparu au cours du quinquennat 2007-2012 dans l’Education nationale, qui pèse pour 60 milliards d’euros, soit 21% du budget de l’Etat.

 

Article : Le Figaro.fr
Éducation : les enjeux pour la présidentielle

Mots clés : , , ,

Par Marie-Estelle Pech Publié le 04/09/2011 à 21:15 Réactions (136)

Selon un sondage CSA, l'éducation est la deuxième préoccupation des Français après la question de l'emploi.
Selon un sondage CSA, l’éducation est la deuxième préoccupation des Français après la question de l’emploi. Crédits photo : DENIS CHARLET/AFP

 

PS et UMP s’affrontent sur le statut des enseignants, les rythmes scolaires et les parcours individualisés.

coeur-En ce jour de rentrée scolaire, l’éducation s’impose comme l’un des sujets majeurs de la campagne présidentielle à venir. Dans un sondage réalisé le mois dernier par l’institut CSA, le thème arrive en seconde position, juste après l’emploi, dans la liste des préoccupations des Français. La classe politique l’a bien compris : Luc Chatel, Arnaud Montebourg, François Bayrou viennent d’écrire des livres sur le sujet. Des ballons d’essai ont été lancés lors des universités d’été avant même la rentrée scolaire. Et l’UMP comme le PS s’appuient sur des think-tanks comme l’Institut Montaigne, la Fondation politique ou Terra Nova pour avancer leurs pions. Quatre sujets font déjà débat.

flechegrise2 Le statut des enseignants 

Ce dossier délicat a été rouvert par Nicolas Sarkozy en juin dernier. «Nous serons amenés à réfléchir dans les mois à venir aux conditions d’exercice du métier d’enseignant», avait-il déclaré lors d’un déplacement. L’idée que les enseignants devraient passer plus de temps dans les établissements scolaires fait son chemin à droite. Ces questions ne sont pas totalement restées en friche pendant le quinquennat. Une réforme de leur formation, notamment, a été entamée et le traitement des jeunes enseignants a été revalorisé pendant leur première année d’exercice. Pour le reste, il y a tout à faire. Depuis 1950, date à laquelle les décrets régissant le métier ont été pris, rien n’a changé : un titulaire du concours du Capes «doit» dix-huit heures de cours hebdomadaires quand un agrégé en effectue quinze. Tous ceux qui ont essayé de faire bouger les lignes ont échoué. Dernier en date : Gilles de Robien en 2007, dont la réforme fut abandonnée. Une fois élu, Nicolas Sarkozy avait préféré lancer une concertation globale sur le métier. Mais le rapport Pochard qui en avait découlé en 2008 est resté en jachère, le sujet étant jugé trop explosif. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy affiche la volonté d’en faire un sujet de campagne, même si, comme Luc Chatel l’a rappelé dans Le Parisien, le thème «reste sensible comme les retraites : tout le monde est d’accord pour qu’on s’en occupe, mais quand il faut que chacun fasse un effort, plus personne n’est là !». La gauche est quant à elle gênée. Elle ne tient pas à braquer son électorat échaudé par l’expérience Allègre et ses «petites phrases» peu amènes sur le monde enseignant. Certes, Ségolène Royal avait abordé le sujet de front en 2007, affirmant que les enseignants devraient pouvoir rester 35 heures dans les établissements. Les candidats à l’investiture du Parti socialiste estiment tous nécessaire de redéfinir les missions des enseignants mais si Arnaud Montebourg et Manuel Valls l’affirment franchement, Martine Aubry et François Hollande restent prudents.

flechegrise2 Les rythmes scolaires 

C’est un «beau sujet de campagne présidentielle», affirme-t-on dans l’entourage de Luc Chatel. Les heures de cours sont trop concentrées, des dizaines de rapports l’ont démontré depuis trente ans. Dans sa «Lettre aux Français», Martine Aubry affirme aussi qu’il faut «repenser les rythmes scolaires avec les familles et les collectivités locales» et propose l’organisation d’une semaine de cinq jours. Un rapport remis à Luc Chatel au printemps propose un raccourcissement des vacances d’été et un retour à la semaine de quatre jours et demi. Ces projets divisent car il est difficile de séduire tout le monde, parents, enseignants, industrie du tourisme et collectivités locales. La diminution des vacances d’été ne peut être envisagée qu’accompagnée d’une modification du temps de travail des enseignants. Un «zonage» rendrait compliquée l’organisation du bac qu’il faudrait donc revoir… Quant au retour à une semaine de quatre jours et demi, elle est complexe. Localement, dans les conseils d’école, parents et professeurs préfèrent conserver la semaine de quatre jours. Si cette dernière est néfaste pour les enfants, selon les spécialistes, les adultes sont satisfaits de ce nouveau rythme…

flechegrise2 Les suppressions de postes 

Sur ce point, l’UMP et le PS diffèrent radicalement. «Ceux qui vous disent aujourd’hui dans le cadre d’une course à l’échalote qu’ils recréeront des postes dans l’Éducation nationale en 2012 mentent», a affirmé Luc Chatel. Ségolène Royal s’est prononcée pour un «moratoire sur les suppressions de postes». Martine Aubry, elle, a affirmé qu’elle «mettr(ait) fin immédiatement aux suppressions massives de postes».

flechegrise2 L’individualisation des parcours 

La «personnalisation» des enseignements, l’une des promesses du candidat Sarkozy en 2007, a été l’un des grands chantiers du quinquennat : les deux heures d’accompagnement personnalisé hebdomadaires au lycée en témoignent. De même, les élèves d’école primaire bénéficient de deux heures de soutien par semaine. Enfin, des stages de remise à niveau sont désormais organisés pendant les vacances. Les internats d’excellence ou les établissements de réinsertion scolaire vont aussi dans ce sens de parcours personnalisés et l’UMP entend poursuivre dans cette direction. «La vraie question aujourd’hui, c’est le sur-mesure», affirme Luc Chatel. Pour lutter contre l’échec scolaire, Martine Aubry invoque aussi «la personnalisation des parcours scolaires et des pédagogies». Une annonce raillée par le ministre de l’Éducation la semaine dernière : «Avant, le Parti socialiste avançait des recettes du passé, maintenant, il décrit le présent. J’ai envie de leur dire : “N’hésitez pas à venir voir ce qui est mis en œuvre dans les écoles.”»

 

 

 

 

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°37

n° 37.10.11
du 20/05/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Collège JL Trintignant

·         Une Comédie Musicale qui a du DRAC !
Le samedi 21 mai à 16h00 et à 21h00, Salle Polyvalente d’Uzès, les chorales du Collège JL Trintignant d’Uzès et du Collège Voltaire de Remoulins, une classe de CM2 de l’École Primaire Jean Macé d’Uzès et l’École Municipale de Musique d’Uzès mettent en musique, en théâtre et en danse la légende des Dracs.
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre du festival académique du chant choral.
·         Réunion Principale-Parents d’Élèves :
Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Madame la Principale le mercredi 18 mai. Les points suivants ont été abordés :
o         Accueil des élèves de CM2 les 19, 24, 30, 31mai et 06 juin 2011, avec une date supplémentaire le 26 mai, un nombre d’élèves rentrant en 6ème plus important que prévu étant attendu. La commission harmonisation d’entrée en 6ème se réunira le 26 mai, en présence de Mme L’inspectrice de L’Education Nationale, Mme Texier, ainsi que de deux professeurs de français et de mathématiques, du Conseiller Principal d’Education et les directeurs des écoles primaires.
o         Le Forum Santé aura lieu le 23 mai pour les élèves de 5ème de 10h00 à 15h30 (les élèves de 4ème et 3ème auront des interventions plus ponctuelles). Des ateliers seront animés par des professionnels autour de thèmes tels que l’addiction (tabac, alcool, informatique…), l’alimentation etc.
o         Récolte des pommes de terre par les 6e3 le 19 juin 2011, après les avoir eux-mêmes plantées dans le courant de cette année. Concours prévu sur le thème de la purée de pomme de terre.
o         Inauguration du mur de mains réalisé par tous les élèves du Collège en Arts Plastiques, très certainement le 23 juin.
o         La Fête pédagogique du Collège aura lieu le 24 juin.
o         L’épreuve d’Histoire des Arts, obligatoire depuis cette année au Diplôme National du Brevet, aura lieu les 26 et 27 juin. Les élèves se sont entraînés à cette épreuve sur des éléments de dossiers et ont tous étudié le même thème. Chacun a ensuite choisi un thème plus particulier, complété par les enseignants en fonction de leur discipline. L’objectif principal de cette épreuve est de pouvoir maîtriser la pluridisciplinarité, autrement dit de savoir à un instant T de l’histoire ce qui pouvait se passer dans le domaine des arts, à mettre en parallèle avec les lettres, les sciences, l’histoire etc. Cette épreuve compte coefficient 2 pour le Brevet des Collèges.
o         Une salle multimédia en plus sera disponible à la rentrée 2011, avec un poste pour deux élèves.
o         Des cartes de priorité à la ½pension ont été établies, à l’initiative d’un élève, pour les enfants participant à un atelier durant le temps méridien.
o         Mme la Principale rappelle qu’une tenue décente est exigée au sein du Collège.
o         Problèmes de ½pension impayée, liés au plus grand nombre de familles en difficulté.
La FCPE propose qu’il soit régulièrement rappelé aux familles qu’une assistante sociale est présente au Collège. Cette information sera communiquée, à chaque milieu de trimestre, dans les carnets de liaison des enfants, soulignant également toutes les structures présentes dans l’Etablissement (infirmière…).
o         Le site du Collège (http://www.clg-trintignant-uzes.ac-montpellier.fr) évolue : il s’améliore de jour en jour.
o         Concernant les voyages,
- au vu de la difficulté à réunir tous les papiers d’identité nécessaires auprès des parents pour un des voyages organisé au cours de cette année, dorénavant, un élève ne sera inscrit qu’à la condition d’avoir fait parvenir à la fois ses règlements ET ses papiers d’identité valides (carte d’identité, passeport, autorisation de sortie de territoire).
- Les voyages en Angleterre et en Allemagne se sont très bien passés.
- Le voyage en Italie a eu quelques soucis : des dégradations (hôtel, bus) ont été constatées, et le Collège a du régler la réparation d’un marche pied du bus pour une somme de 200€.
- À l’heure où le Collège essaie de faire des économies en tirant le prix des voyages au plus bas, notamment pour les familles, il est dommage de devoir pallier l’attitude parfois légère voire irresponsable de certains élèves… Il est également demandé aux parents de soutenir l’équipe pédagogique lorsque des sanctions sont prises à l’encontre des élèves responsables.

Points supplémentaires abordés par la FCPE :
o         Il serait nécessaire que la formation aux premiers secours (PSC1) pour les élèves de 4e soit gratuite, dans un souci d’égalité pour tous les collégiens d’Uzès et dans le respect du principe de gratuité des écoles publiques, comme c’est d’ailleurs le cas au Collège Lou Redounet. Ce dernier complète sur ses fonds de réserve les différentes subventions obtenues (SISU, FSE…). Mme la Principale rappelle que le Collège J.L Trintignant ne dispose pas des mêmes fonds de réserve et qu’il n’est donc pas possible de procéder de la même manière. Mme la Principale est tout à fait consciente de cette « injustice ».
Le PSC1 est obligatoire mais l’Education Nationale ne participe financièrement en rien à cette formation. Une demande de 10€ est donc faite aux familles. Néanmoins, pour les familles les plus en difficulté et qui ne peuvent s’acquitter de cette somme, l’établissement effectue cette prise en charge.
Inutile de dire que la FCPE ne se satisfait pas de cette réponse !
o         Les résultats du brevet blanc sont assez homogènes. Des difficultés ont eu lieu dans la même matière pour chaque classe, s’expliquant très certainement par des « impasses » de la part des élèves. L’épreuve de mathématiques a été repassée.
o         Livret Personnel de Compétences : une réunion afin de faire le point est prévue entre les membres de l’équipe éducative le 26 mai, notamment pour la validation des compétences des élèves de 3e (dévolue au chef d’Etablissement).
La validation du LPC est obligatoire pour obtenir le Brevet des Collèges ; les 7 compétences doivent être validées, aucune n’est compensable, autrement dit, une seule compétence non validée suffit à faire échouer l’élève au Brevet… Cependant à l’issue des épreuves écrites du Brevet, un jury se réunit et « rattrape » l’élève si nécessaire, au regard notamment des résultats obtenus tout au long de l’année. Selon Mme la Principale, « si le LPC ne devait servir qu’à une chose, ce serait essentiellement à nous apprendre à travailler autrement », à savoir sans la sanction seule de la note, en valorisation de l’élève au travers de compétences qu’il peut néanmoins acquérir malgré des difficultés scolaires éventuelles. La FCPE fait remarquer que malgré tout, le LPC est par lui-même une sanction puisque pouvant faire échouer un élève au Brevet des Collèges…
o         Sécurité aux abords du Collège : situation au point mort : Mme la Principale va relancer le dossier auprès de la mairie afin de voir si les solutions envisagées ont été validées.
o         Poids des cartables : selon Mme la Principale, il est difficile de faire mieux, les enseignants ne voulant pas de classeur. Les choses ont déjà été améliorées (un livre pour deux en classe par exemple); la solution viendra certainement dans l’avenir de l’informatisation en développement dans les écoles (livres numériques par exemple)…
o         Sans entrer dans les détails, les problèmes liés au professeur de français ont été abordés et Madame la Principale assure prendre les dispositions nécessaires à leur remédiation.

Collège Lou Redounet

Informée du planning prévisionnel des Conseils de Classe du 3ème trimestre, la FCPE a du faire remarquer par courrier à l’Administration du Collège que :
·          Les horaires de 40% des conseils ne sont pas conformes à l’organisation prévue en début d’année (début des conseils à 17h00) et clairement stipulée dans la circulaire 2006-137 du 25 août 2006 !
·          Les trois jours ouvrables de réflexion accordés aux parents avant les commissions d’appel ne sont pas toujours respectés !
·          La reconquête du mois de juin prônée pas le Ministère est mise à mal dans la mesure, entre autres, où ces conseils ne doivent commencer que le 14 juin et qu’un certain nombre d’entre eux a lieu sur les horaires de classe !

Les représentants de parents d’élèves PEEP et FCPE ont été reçus par Monsieur le Principal le mardi 17 mai.
Il en est ressorti que ce dernier reconnaît qu’il n’est pas en mesure de respecter les textes officiels mais accepte de revoir le planning.
·          Conseils de Classe : nouvelle mouture

Conseils de classes

La FCPE enregistre les quelques changements mais déplore encore que les horaires d’un nombre important de conseils empêchent la présence des parents.
Le droit des parents à disposer de trois jours ouvrables de réflexion avant les commissions d’appel n’étant pas toujours respecté, la FCPE interpellera l’Inspecteur d’Académie à ce sujet.
·         Planning de fin d’année : en PJ
La FCPE déplore une nouvelle fois que les réunions, pré-conseils, conseils d’enseignement,… aient lieu sur les heures de classe sans prise en charge des élèves prévue actuellement !

Commission d’Appel

Les décisions d’orientation arrêtées par les chefs d’établissements en fin de 6ème, de 4ème, de 3ème et de 2nde sont susceptibles d’appel, dans un délai de trois jours ouvrables à compter de la réception de la notification de ces décisions par la famille ou l’élève majeur.

L’appel ne peut porter que sur les décisions non conformes aux demandes de la famille.

Les avis du conseil de classe, relatifs aux spécialités professionnelles et aux enseignements optionnels, ne font pas l’objet d’un appel.
Le redoublement est un droit des familles à tous les niveaux. Il n’est donc pas l’objet d’une demande d’appel.

Les parents de l’élève ou l’élève majeur qui le souhaitent et qui en ont fait la demande écrite auprès du président de la commission d’appel dont les coordonnées sont fournies par le Chef d’Établissement, peuvent être entendus par celle-ci.
Appel

Dates et lieu des commissions d’appel :

- Fin de 6ème – mardi 21 juin 2011 à partir de 8h 15, Collège Via Domitia à Manduel

- Fin de 4ème – mardi 21 juin 2011 à partir de 8h 15, Collège Diderot à Nîmes

- Fin de 3ème – jeudi 23 juin 2011 à partir de 8h 15, Collège Bigot à Nîmes

- Fin de 2nde – jeudi 23 juin 2011 à partir de 8h 15, Collège Mont Duplan à Nîmes

Diplôme National du Brevet

Rappels :
·         Contenus :
voir le Flash Info n°19 du 11 décembre 2010
·         Dates des Épreuves écrites:
o         Français : mardi 28 juin 2011 de 09h00 à 12h15
o         Mathématiques : mardi 28 juin 2011 de 14h30 à 16h30
o         Histoire-Géographie-Éducation civique : mercredi 29 juin 2011 de 09h00 à 11h00

Lycée Charles Gide

·         Enseignements d’Exploration et/ou Facultatifs :
Lors du précédent Flash Info, nous avons omis de communiquer les textes officiels qui encadrent les Enseignements d’Exploration et/ou Facultatifs de seconde. Les voici :
o         Langues et Cultures de l’Antiquité : BO n°30 du 26 août 2010
o         Arts : BO spécial n°4 du 29 avril 2010
o         Langues Vivantes : BO spécial n°4 du 29 avril 2010  (LV3 Italien en pages 7 et 8)
·         Conseils de Classe :
Sauf modifications, les conseils de classe du 3ème trimestre auront lieu du 06 au 16 juin suivant le calendrier :

Lundi 06/06
T S1
1ère ES2
T L
1ère ES1
Mardi 07/06
1ère S4 (15h30)
Mardi 07/06
1ère S3
T S2
1ère L1
T ES
Mercredi 08/06
T STG CFE-MKT (14h00)
1ère STG Gestion (15h30)
Mercredi 08/06
T STG CGRH
1ère L2
1ère STG Com
Jeudi 09/06
T L-ES
1ère S1
1ère S2
T S3
Mardi 14/06
2nde 3
2nde 8
2nde 6
2nde 9
Mercredi 15/06
2nde 10
2nde 7
2nde 4
2nde 1
Jeudi 16/06
2nde 2
2nde 11
2nde 5

·         Demande d’audience au Conseiller Régional :
Comme annoncé dans le précédent Flash Info, la FCPE a sollicité Monsieur Verdier, Conseiller Régional et Membre du Conseil d’Administration, pour faire le point sur le projet de l’ancienne gendarmerie et sur l’implantation des structures mobiles supplémentaires, prévues pour la rentrée 2011.
La FCPE n’a pas de réponse à ce jour…

Carte scolaire 2012

L’agence de presse spécialisée dans le domaine de l’éducation (AEF) vient de publier une information sur les hypothèses de répartition des 16 000 suppressions de postes encore prévues pour la rentrée 2012 dans l’Éducation Nationale.

Les informations recueillies par l’AEF font état d’une première hypothèse avec la répartition suivante : suppression de
8200 postes dans le premier degré,
4800 dans le second degré,
600 chez les personnels administratifs,
2400 dans l’enseignement privé.

parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemble
pour être informés régulièrement
REJOIGNEZ la fcpe
(bulletin d’adhésion en PJ)

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

FCPE de l’Uzège : Flash Info n°36

n° 36.10.11
du 13/05/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Collège JL Trintignant

Une information concernant des problèmes avec une enseignante de Français a été communiquée au Conseil Local. Cette question sera abordée lors de l’entrevue des Associations de Parents d’Élèves avec Madame la Principale par les représentants FCPE.
Toutefois, la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès propose aux parents concernés d’écrire au Chef d’Établissement avec copie à la FCPE.

Lycée Charles Gide

Le Conseil d’Administration a eu lieu le 10 mai.
Quelques points importants en résumé :
·          Voyages :
o        Biennale de Venise : du 17 au 21 octobre 2011 pour 45 élèves de 1ère L et Terminale L.
Participation des familles : 316€
La FCPE a rappelé son attachement à la règle, à savoir : le coût d’un voyage ne doit pas dépasser 250€.
Malgré notre opposition le voyage a été acté.
La FCPE a demandé qu’une information sur les aides possibles soit faite en direction des familles qui ne pourraient pas supporter une telle dépense.
o        Cadaquès, Musée Dali, Musée du Cinéma : les 06 et 07 juin 2011 pour 61 élèves de 2nde3 et 2nde5.
Participation des familles : 75€
Le voyage a été acté.
·          Proposition de répartition des moyens :
Monsieur le Proviseur et Madame la Proviseure-Adjointe ont présenté un Tableau de Répartition des Moyens par Discipline (TRMD) dans l’enveloppe des 1132h obtenues à ce jour.
Sans entrer dans le détail, l’attachement de la FCPE à l’équité de traitement de tous les élèves, quels que soient leur série et leur niveau de classe, n’a pas été complètement pris en compte. Il lui paraît incontournable de respecter les heures obligatoires d’enseignement pour tous les niveaux ainsi que le respect de l’effectif maximum de 32 élèves par classe qui ne peut être dépassé au Lycée Charles Gide. Le Conseil Local, réuni le 11 mai, a décidé d’écrire à Monsieur le Proviseur pour lui faire part de son mécontentement (courrier en PJ).
Par ailleurs, dans la perspective d’une dotation supplémentaire de 36h prévue par le Rectorat après constat des effectifs, le TRMD présenté est incomplet pour ne pas dire faux.
Pour ces raisons, la FCPE a voté « contre » ce TRMD qui a cependant été adopté par la voie prépondérante du Chef d’Établissement.
Question diverse déposée par les élèves :
·         Pourquoi n’y a-t-il pas de 2ème Bac Blanc ?
Des devoirs sur table de type bac sont organisés pour les élèves de Terminale. Pour montrer leur opposition aux moyens insuffisants alloués au lycée, les enseignants ont choisi de ne pas faire passer un 2ème Bac Blanc.
Questions diverses déposées par la FCPE :
·         Des séances de préparation au bac auront-elles lieu le samedi matin comme les années précédentes ?
Oui à priori mais il est demandé aux élèves de prendre contact avec les professeurs concernés.
·         Quels sont les différents contenus de ces Enseignements d’Exploration dont la connaissance est nécessaire au choix des futurs élèves de seconde ?
Les Enseignements d’Exploration seront les mêmes que cette année. Malgré notre insistance, il n’a pas été possible d’obtenir leurs contenus. Aussi, nous renvoyons les parents concernés aux textes officiels :
o         Littérature et Société : BO spécial n°4 du 29 avril 2010
o         Méthodes et Pratiques Scientifiques : BO spécial n°4 du 29 avril 2010
o         Principes Fondamentaux de l’Économie et de la Gestion : BO spécial n°4 du 29 avril 2010
o         Sciences de l’Ingénieur : BO spécial n°4 du 29 avril 2010
o         Sciences Économiques et Sociales : BO spécial n°4 du 29 avril 2010
·         Demande d’informations sur l’état des travaux de l’internat par la commune :
Un ballon d’eau chaude de 500l a été installé. Les autres travaux sont programmés dans un futur proche ! Les élus rencontreraient des difficultés à faire réaliser rapidement les travaux par les employés municipaux ! Dans ce contexte, le Conseil d’Administration a confirmé le gel du paiement du loyer annuel tant que la mairie n’aura pas tenu ses engagements.
·         Demande d’informations sur le projet « ancienne gendarmerie » :
Une réunion a eu lieu entre Monsieur le Maire, Monsieur Verdier Conseiller Régional et l’Architecte des bâtiments de France. Le bâtiment entier et l’espace avant donnant sur la rue du collège doivent être conservés.
La situation semble bloquée et Monsieur Verdier propose une nouvelle réunion avant fin juin à laquelle seront conviés les Proviseurs des deux lycées.
La FCPE se propose, pour sa part, de demander audience à Monsieur Verdier !
·         Demande d’informations sur les aménagements des abords du Lycée par la commune :
Cette réalisation est inscrite au budget 2011 qui doit être voté fin mai. Il semblerait que Monsieur le Maire n’y soit pas favorable.
·         Demande d’informations sur l’implantation des structures mobiles par le Conseil Régional :
Trois structures mobiles supplémentaires sont bien prévues.
·         Postes « berceau » :
Monsieur le Proviseur informe que trois postes de Professeur-Stagiaire (poste berceau) sont prévus à la rentrée 2011. À la lumière de l’expérience de cette année, la FCPE a rappelé sa totale opposition à l’implantation de tels postes tant que l’organisation de la formation des enseignants sera préjudiciable aux élèves et a présenté la motion ci-dessous. Cette motion a été adoptée par le CA.
Conformément à la circulaire n° 2010-037 du 25-2-2010 publiée au BO n°13 du 01 avril 2010 concernant les enseignants stagiaires, qui stipule que le volume de formation et d’accompagnement dispensé sera équivalent à un tiers de l’obligation réglementaire de service du corps auquel appartient le stagiaire,  le Conseil d’Administration accepte l’implantation des postes « berceau » prévus à la rentrée 2011 au Lycée Gide d’Uzès que si les enseignants stagiaires bénéficient à minima d’un tiers de décharge hebdomadaire et d’une formation professionnelle à l’IUFM.
Cette position est la conséquence des préjudices que les élèves ont supportés durant l’année scolaire 2010-2011.

Bulletin Officiel

BO n°18 du 05 mai 2011 :
·            Préparation de la rentrée 2011 : (lire)
Quelques remarques :
o         Pour la première fois, il est fait explicitement référence à l’École du socle commun dont la maîtrise est l’objectif premier de l’école obligatoire. Le socle commun ne constitue donc plus une base mais une finalité, ce qui est significatif d’un formidable recul des exigences de la société envers son école. Dans ce cadre, que deviendront les disciplines non représentées explicitement dans le socle commun ? Est-ce à dire qu’il y aura fusion de l’École Primaire et du Collège ? Est-ce la fin programmée du collège unique qui a, malgré tout, permis une élévation du niveau de formation de TOUS les élèves ?
o         L’année scolaire 2011-2012 verra la généralisation de la version informatisée du livret personnel de compétences à l’école primaire, déjà en usage au collège. Pour rappel, la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès s’oppose fermement au fichage des élèves quel qu’en soit l’objectif au travers de l’application numérique « LPC ». Ceci est d’ailleurs à rapprocher de l’évaluation nationale expérimentale en classe de 5ème, de la création d’une 3ème prépa-pro et de la mise en œuvre des dispositifs d’initiation aux métiers par alternance (Dima) pour les élèves de 15 ans dans les Centres de Formation d’Apprentis (CFA). N’y a-t-il pas là volonté à sélectionner les élèves au travers de « LPC » et à orienter vers l’apprentissage hors champ de l’Éducation Nationale afin de pouvoir encore supprimer des postes d’enseignants.
o         L’Accompagnement Personnalisé (AP) est introduit en classe de 6ème, se substituant à l’Accompagnement au Travail Personnel (ATP). Il y a de quoi être dubitatif quant à la pertinence de l’AP au regard de son introduction en classe de seconde ! Comment va faire le Collège JLTrintignant qui a supprimé les heures d’ATP dans une Dotation Horaire Globale contrainte ?
o         L’information sur les objectifs et les contenus des enseignements d’exploration doit être renforcée en amont de l’entrée en seconde auprès des principaux, des professeurs, des élèves et de leurs parents. Comme expliqué précédemment, nous n’avons pas obtenu de réponse satisfaisante de la part de l’Administration du Lycée Gide !
o         Au lycée, l’orientation de l’enseignement des langues par groupes de compétences engagée dès la classe de seconde se poursuit. Pas au Lycée Gide !

Information

Dans une dépêche de presse de l’AEF, agence d’informations spécialisées, du 19 avril, Luc Chatel déclare : « Si j’appliquais à la lettre la répartition 80% pour le public et 20% pour le privé, il y aurait 3200 suppressions de postes dans l’enseignement catholique et pas 1533 ». Sans commentaire !

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Collèges et Lycées d’Uzès
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FCPE de l’Uzège : Flash Info n°24

n° 24.10.11
du 21/01/11

Collèges et Lycées d’Uzès
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Budget 2011

Rappel :
À l’appel des 25 organisations, membres du collectif « L’éducation est notre avenir »
MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE
10h30 à Nîmes, de la Maison Carrée à la Préfecture
Extrait de l’appel :
Ensemble, refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d’ambition du plan Licence à l’université, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes… Exigeons une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les écarts entre élèves vont continuer à se creuser !
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse.

Lycée Charles Gide

Les associations de parents d’élèves ont été reçues mercredi 19 janvier par Monsieur le Proviseur et Madame la Proviseure-Adjointe. Une nouvelle fois, seule la FCPE était présente !

·          Structure Pédagogique :
La Dotation Horaire Globale allouée à l’établissement est de 1114 heures pour l’année scolaire 2011-2012.
Nous avons fait remarquer que les effectifs augmentaient de 50 à 100 élèves selon les sources et que dans le même temps, les moyens diminuaient… conséquence immédiate du budget 2011 !

DHG prévue R2011 : 1114 heures

DHG prévue R2010 : 1134 heures soit écart – 20 heures

DHG actuelle 2010-11 : 1163 heures soit écart
- 49 heures

Les Proviseurs n’ont pas encore travaillé sur la ventilation de ces moyens mais étudieront, dans le cadre de la Réforme, les besoins réels. Nous y voilà ! La réforme sert-elle à améliorer les conditions et les contenus des études des élèves ou sert-elle à récupérer des heures d’enseignement ?
·          Infrastructure :
o         L’implantation, derrière le CDI, de quatre Modulobases est prévue pour la Rentrée 2011. Une réunion de concertation aura lieu le 25 janvier entre le Chef d’Établissement et l’Entreprise.
o         Suite à la conférence de presse du Président de Région, nous nous sommes procuré le document du budget mis au vote le 28 janvier. Dans le Plan Pluriannuel d’Investissement 2, il apparaît bien les 16 M€ concernant l’extension des Lycées Gide et Guynemer mais nulle trace des 17 M€ concernant la réhabilitation des anciens bâtiments !
Par ailleurs, il est à noter qu’à la réunion du 07 décembre 2007, le coût du projet « extension-ancienne gendarmerie » avait été estimé à 19 millions d’euros !
·          Classes de Seconde :
Après la synthèse FCPE des Conseils de Classe, nous avons pu remarquer que la confection des classes à partir des Enseignements d’Exploration a créé des classes à « profil » sans hétérogénéité globale du niveau Seconde. Le constat est identique pour l’Administration.
Pour la Rentrée 2011 ce ne sera donc pas ce critère qui sera reconduit.
·          Devoirs Communs :
o         Il n’y aura pas de devoirs communs en classe de Seconde.
o         Le Bac Blanc de février relève plutôt d’épreuves communes : les cours par ½journée sont maintenus car trop d’entre eux n’ont pas eu lieu, notamment en philosophie ; l’enchaînement des épreuves n’est pas celui du bac.

Installations Sportives Municipales

Lors de la rencontre du 18 janvier avec les Chefs d’Établissement, Monsieur le Maire a annoncé :
·          Sur le complexe Rancel :
o         la réfection immédiate du toit du Dojo ;
o         l’étude concernant la défectuosité de deux des trois chaudières ;
o         la fixation des tôles en plexiglas du gymnase ;
o         la réfection sommaire avec drainage de la piste… en attendant une hypothétique nouvelle structure dont le coût est estimé à 260 000€.
·          Sur le gymnase Pautex :
o         changement du chauffage pour un coût de 36 000€ ;
o         la remise en service, par temps froid, de l’équipement soufflant installé lors du repas des anciens. Le gardien a confirmé qu’il lui était demandé de téléphoner à l’entreprise de location dans ce cas là.

Orientation

Rappel :
Séance d’information conjointe aux Collèges JL Trintignant et Lou Redounet, à la salle polyvalente d’Uzès le jeudi 27 janvier à 17h30 : Lycées Généraux et Technologiques – Lycées Professionnels
Réunion à l’intention des parents des élèves de 3ème en présence des proviseurs ou de leurs représentants, des équipes de direction des collèges, des COP et des professeurs principaux de 3ème.

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Collèges et Lycées d’Uzès
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La mobilisation des lycées et des étudiants contre la réforme des retraites semble prendre de l’ampleur et pourrait bien constituer un tournant du mouvement social.

Dans son édition du 6 octobre, le Canard Enchaîné rapportait l’inquiétude de Nicolas Sarkozy de voir s’étendre le mouvement de contestation, liée à la réforme des retraites,à la jeunesse. « Mon problème c’est de faire passer la réforme des retraites sans qu’il y ait trop de bordel, sans grèves dures, sans que les jeunes se joignent à la contestation, tant que les jeunes ne s’en mêlent pas, je maîtrise », aurait-il dit.

Un vœu qui ne semble pas s’exaucer, bien au contraire… Des centaines de lycéens ont manifesté jeudi 7 octobre en Basse-Normandie, en particulier à Caen et Cherbourg, où ils étaient 500 selon la police, et Lisieux (300 à 400 selon la police).
A Cherbourg, des dégradations ont été constatées au lycée Millet, où des extincteurs ont été vidés et une porte abîmée, a indiqué le proviseur à un correspondant de l’AFP.
A Lisieux, 300 à 400 lycéens ont organisé des barrages filtrants à la sortie d’un établissement, selon la police.
Selon la police et les gendarmes, des manifestations de moindre ampleur (avec parfois des rassemblements d’une trentaine de jeunes selon les gendarmes) ont également eu lieu à Dives-sur-Mer, Vire ou Falaise.
A Ruelle, dans l’agglomération d’Angoulême (Charente), des incidents ont émaillé une manifestation de lycéens, qui étaient entre 70 et 80, selon la police. Les forces de l’ordre ont été la cible de « jets de projectiles », a-t-on indiqué de source policière, une information démentie par les lycéens.

« Pourquoi pas à 69 tant qu’à se faire baiser »

pourquoi pas 69
A Rodez , quelque 1.500 lycéens, selon la police, ont parcouru jeudi matin le centre-ville, et 250 autres ont bloqué une avenue devant leur établissement à Toulouse.
A Rodez, les manifestants voulaient exprimer « leur désaccord avec la réforme des retraites et leur ras-le-bol du gouvernement », ont-ils dit en défilant dans la bonne humeur. Aucune banderole n’était visible. Ils ont annoncé qu’ils participeraient aux manifestations prévues le 12 octobre par les syndicats.
A Toulouse, plus de 200 élèves du lycée d’enseignement professionnel Galliéni ont pour leur part bloqué une partie de la matinée l’avenue menant à leur établissement, avec des palettes et des poubelles.
Ils ont établi un barrage filtrant à l’entrée du lycée, sous l’oeil de policiers et de CRS et ont accroché sur les grilles de l’établissement une banderole indiquant : « La retraite à 67 ans. Pourquoi pas à 69 tant qu’à se faire baiser ».

« La mobilisation est ascendante »
La mobilisation des lycéens contre la réforme des retraites « ne fera que grossir » dans les semaines qui viennent, avait prévenu vendredi 1er octobre l’Union nationale lycéenne (UNL), première organisation de lycéens, lors de sa conférence de presse de rentrée.
« La mobilisation est ascendante. Elle commence et ne fera que grossir dans les jours et semaines qui viennent », avait déclaré son président, Antoine Evennou, affirmant que des lycées avaient déjà été bloqués cette semaine à Alès (Gard), Chauny (Aisne), La Seyne-sur-Mer (Var) ou Nantes.
« Il y a eu des assemblées générales cette semaine, il y en aura la semaine prochaine. Si le gouvernement tente de casser la mobilisation des jeunes par du tout répressif, il se trompe », avait-il ajouté.

« Les premières victimes »
« On estime que les jeunes vont être les premières victimes de cette réforme. Ce choix libéral, les jeunes le refusent », a poursuivi Victor Colombani, qui devrait succéder à Antoine Evennou à la présidence de l’UNL ce week-end, à l’occasion du conseil national de l’organisation.
Sur les retraites, le tract de l’UNL prévu pour les manifestations dit: « 1er vrai taf à 30 ans + retraite à 67 ans. Pour moi c’est non! ».
Cette année, l’organisation européenne des syndicats lycéens, l’Obessu, était invitée à la conférence. Son secrétaire général, Jonathan Favereau, a dénoncé l’austérité budgétaire des pays européens en matière d’éducation.
« Croire en l’avenir, c’est investir dans l’éducation et ne pas créer des classes à 35 élèves. Quand on compare les coupes budgétaires dans l’éducation avec l’argent qu’on a miraculeusement trouvé pendant la crise financière, c’est inacceptable », a-t-il déclaré.
La mobilisation des lycées et étudiants, si elle continuait à prendre de l’ampleur pourrait marquer un tournant dans le rapport de forces.

Débrouille et inégalités, la rentrée scolaire est aussi pire que prévue

Article Rue89

Un crayon à mine (Audrey Cerdan/Rue89).

Soucieux sans doute de ne pas être à la traîne, c’est à la veille de la rentrée scolaire du 2 septembre que les médias publièrent enquêtes et chroniques, annonçant les périls qui pesaient sur celle-ci. Qu’en est-il réellement, plus de dix jours après la date fatidique ?

D’abord, on aurait dû être alerté par cette protestation du syndicat SIEN-UNSA des inspecteurs de l’Education nationale (IEN) dans l’enseignement primaire.

Ceux-là pestaient contre le rôle de chevaliers blancs que le ministère tenait à leur faire jouer à la rentrée : tout devait paraître nickel… alors qu’eux, justement, pointaient « le mécontentement et l’incertitude » qui pesaient sur les écoles.

Rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale.Puis, plus accablant encore, il y eut ce rapport alarmant de l’Inspection générale, révélé sur le tard, et dénonçant les choix budgétaires qui « préparent assez peu l’avenir » :

  • le problème des jeunes enseignants stagiaires sans formation pédagogique préalable,
  • les disparités dans la prise en charge des jeunes profs,
  • les incohérences dans la gestion des personnels…

Avec à la clef, des menaces très graves de tensions à attendre au cours de l’année scolaire 2010/2011. (Télécharger le rapport de l’Inspection générale)

Quand on sait avec quel habituel zèle empressé les corps d’inspection élaborent les programmes -l’Inspection générale- ou se chargent de faire appliquer sur le terrain les instructions venues d’en haut, on peut raisonnablement déduire de leurs « révoltes » que le feu couvait vraiment à la maison. De fait, la réalité du terrain confirme grandement leurs craintes.

La réforme de la seconde dans la tourmente

Le cas le plus spectaculaire de ces départs d’incendie concerne la réforme des classes de seconde. De mauvaises langues murmurent qu’elle fut précipitée et bâclée pour permettre au plus vite un maximum de suppressions de postes et de classes :

  • étude de l’histoire géographie supprimée en terminales,
  • sciences économiques et sociales réduites à la portion congrue d’une simple option même plus prise en compte dans les évaluations…

Ces urgentissimes « réformes » ne furent publiées au Journal officiel que fin avril, et ne laissèrent plus aux éditeurs scolaires que quelques semaines pour bricoler à la hâte les manuels adéquats. Lesquels parvinrent ric-rac dans les lycées, à la veille de la rentrée.

Certains établissements choisirent à la va-vite dans le paquet des spécimens qui engorgeaient les casiers des profs. D’autres se donnèrent un peu de temps pour éviter la sélection précipitée d’un éventuel nanar qui les liait pour quelque cinq années. Et beaucoup à ce jour ne se sont toujours pas décidés.

Certains enfin préférèrent reporter leur choix d’un an, « aidés » par les fédérations de parents d’élèves qui rechignaient au surcroît de dépenses que cette réforme aurait induit. Mais privant ainsi les élèves d’un outil adapté aux sacro-saints nouveaux programmes.

Les finances publiques aux abonnés évaporés

Pire, deux régions au moins, ayant choisi le principe d’une gestion des achats de manuels en lycée par le financement public, n’ont toujours pas débloqué à ce jour les fonds pour le renouvellement des ouvrages de seconde : les régions Bourgogne et Ile-de-France.

Après moult tergiversations, Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France (25% des effectifs nationaux à elle toute seule) a annoncé que les lycéens de sa région ne sauraient être pénalisés, mais que euh, euh, la somme de 20 millions que cet investissement nécessitait, n’avait pas été budgétée.

La réunion fut fixée au 30 septembre pour voir comment on pouvait récupérer ces maudits fifrelins… soit plus d’un mois après la mise en applications des pressants nouveaux programmes ! Une récente information émanant de la région rajoutait à la confusion en indiquant qu’une partie seulement de ces 20 millions pourrait être débloquée courant octobre. Et qu’on étudierait le versement du solde nécessaire… début janvier 2011 !

En attendant, débrouille dans les lycées et grosses inégalités selon les régions ! La réforme des lycées s’annonce d’ores et déjà compromise sur une bonne part du territoire -elle doit en principe se poursuivre l’an prochain dans les classes de premières ! De leur côté, les corps d’inspection peuvent continuer à s’arracher ce qui leur reste de cheveux.

Photo : un crayon à mine (Audrey Cerdan/Rue89).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

Suite aux événements climatiques, la manifestation départementale prévue à 15h à Nîmes est annulée.

Logo SNES
Les taux de grévistes étaient très difficiles à évaluer aujourd’hui. Les quelques retours montrent cependant une mobilisation exceptionnelle dans le Gard (entre 60% et 70% de grévistes).
Vous trouverez en PJ le communiqué du Snes Académique.

                                                          Montpellier le 7 septembre  2010

Enclos des Lys B, 585 rue de l’Aiguelongue,

34090 Montpellier. Contact : 06 88 74 80 45

                                                                   

Communiqué de presse

 

60,2 % des personnels * des collèges et des lycées de notre Région sont en grève aujourd’hui (62,4% en collège et 57,4 % en lycée).  De nombreux enseignants du 2nd degré ont ainsi rejoint tous ceux qui s’étaient déjà mis en grève hier, avec un taux de grève qui a presque doublé.

L’importance de la participation à ces 2 journées de grève dès la rentrée – une première depuis plus de 40 ans – est un message particulièrement puissant que le gouvernement ne peut pas ignorer.

Elle montre à la fois une opposition toujours plus importante à la politique de démantèlement du Service Public d’Éducation menée par ce gouvernement, l’exigence de plus en plus forte d’une autre politique éducative, et une forte détermination à défendre nos retraites, à exiger une autre politique pour l’emploi, les salaires, la Fonction Publique et les Services Publics.  

 

Dans le 2nd degré, les suppressions massives et répétées de postes qui asphyxient le système éducatif (16000 à cette rentrée 17000 au prochain budget, soit un total de 70000 suppressions de postes en 5 ans) ont des conséquences dévastatrices pour les élèves et pour la qualité du Service Public d’Éducation : conditions d’enseignement dégradées, classes de plus en plus surchargées, horaires d’enseignement réduits, options et dédoublements supprimés, offre de formation appauvrie, précarité accrue, formation des stagiaires réduite à un vague compagnonnage, destruction du service public d’orientation, réforme des lycées dont le seul but est de supprimer des milliers de postes, abandon du collège aux conséquences du socle commun et du livret de compétences, autonomie des établissements qui met en danger les programmes nationaux et le baccalauréat… Le nouveau dispositif de « formation » des professeurs stagiaires, qui doivent assurer un service complet – 35 à 40000 élèves de notre académie verront ainsi se succéder au moins 3 enseignants, dont un stagiaire et un étudiant qui n’ont jamais enseigné – résume à lui seul la nature de la politique éducative du gouvernement.

 

Sur les retraites, notre profession rejette de plus en plus massivement  une « réforme » qui se traduit par des dégradations sans précédent, avec de très lourdes conséquences sur un chômage qui explose, veut faire payer près de 90% de la facture par les salariés, et dans laquelle les fonctionnaires sont particulièrement visés.

 

Les personnels de l’Éducation Nationale sont déterminés à poursuivre et à renforcer si nécessaire leur mobilisation. Il est plus que temps que le gouvernement ouvre de réelles négociations, sur les retraites, dans l’Éducation Nationale et dans la fonction publique.

 

* Notre estimation porte sur un échantillon représentatif de 26 établissements (17 collèges et 9 lycées) : 555 grévistes sur 922 personnels attendus (323 grévistes sur 518 personnels attendus dans les collèges et 232 grévistes sur 404 personnels attendus dans les lycées). Il n’y a pas de chiffre pour le département du Gard, dans lequel il n’y a pas de cours aujourd’hui du fait de l’alerte  météorologique.

Elle a été faite en rapportant le nombre de personnels en grève par rapport au nombre de personnels en service effectif, le calcul des taux de grève n’ayant de sens que si on le fait porter sur les personnels attendus, c’est-à-dire qui ont cours au moment du pointage : en effet, personne, pas même le ministère, n’est en mesure de présumer si les personnels qui n’ont pas cours lors du pointage ou qui sont en congé maladie ou maternité, sont ou non grévistes.

Cela ne l’empêche pas de faire son décompte par rapport à la totalité des personnels, ce qui revient à compter comme non grévistes les personnels qui n’ont pas cours ou qui sont en congé maladie ou maternité… et ainsi à diviser le taux réel de grévistes par 2 ou 3 ! Une manipulation dont plus personne n’est dupe.


 

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