Manifestation vendredi 12 mars 2010 des enfants, parents, étudiants et enseignants

 NOUS, PARENTS D’ELEVES,

 

Sommes solidaires des enseignants qui refusent la dégradation sans précédent des conditions d’exercice de leur métier.

 

Nous sommes conscients « qu’en bout de chaîne », ce sont les enfants qui font les frais :

-       De l’insuffisance croissante de la formation des enseignants

-       Des effectifs croissants dans les classes de primaire et de secondaire

-       Des modifications structurelles des dotations globales horaires, et de leur réduction en volume

-       Des dysfonctionnements du système de remplacement des enseignants absents

-       De l’accroissement des tâches administratives et/ou informatisées, qui empiètent sur le temps de préparation et soulèvent des problèmes éthiques fondamentaux sur le fichage des élèves.

 

C’est pourquoi, nous proposons de prolonger le mouvement de grève des personnels de l’Education Nationale par une descente aux flambeaux, et les invitons  à y participer.

 

Manifestation vendredi 12 mars 2010 des enfants, parents, étudiants et enseignants

 

18h è au départ du Métro Jolimont, descente aux flambeaux

 

Nous, parents d’élèves, soutenons tous les enseignants qui, d’une manière ou d’une autre, en résistant ouvertement, ou passivement, tentent d’entraver le mouvement de démantèlement de l’école publique. Nous nous opposons aux réformes qui organisent sciemment et institutionnalisent l’inégalité scolaire.

 

Organisateurs : le collectif 31 des parents et salariés de l’Education  nationale de défense de l’école publique - parents31@abri31.org

 


 



Assemblée Parisienne pour Sauver l’Education ! 6 mars.

14h au local de la FIDL

Le Front de Lutte pour l'Education constitué de 36 organisations de la maternelle à l'université en lutte pour l'éducation lance un appel à une grande Assemblée Parisienne pour organiser la reprise d'un mouvement massif pour sauver l'école !

Le FLE est à l'origine de cette Assemblée et remercie la FIDL du prêt de son local pour l'organiser [voir notre site pour y accéder]. Nous souhaitons que l'ensemble des présents organisent une reprise d'un mouvement massif et décisif pour mettre un terme à toutes les dégradations que subie l'éducation. Par décision démocratique, ils décideront des dates et de la force à donner au mouvement.

REVEILLONS NOUS !!

Le gouvernement en bradant nos écoles, nos diplômes, en massacrant nos conditions d'études mais aussi les services publiques, l'ensemble de nos acquis.. s'attaque à nous et à notre avenir ! Il convient d'y mettre un terme le plus rapidement possible, le FLE appelle tous ceux qui le souhaitent à participer à l'Assemblée Parisienne pour Sauver l'Education !

L'Education n'est PAS et ne sera JAMAIS au service du fric !

Pour toute question contactez nous à : front.education@gmail.com ou 06 62 46 98 96

www.frontdeluttepourleducation.fr



Communiqué de presse du collectif éducation relatif au film “Baiser de la Lune” et aux propos émis par Le ministre de l’Education Nationale.

CP collectif



Victoire contre les abus de l’autorité administrative

25 janvier 2010

COMMUNIQUE du Réseau des enseignants du primaire en résistance

Victoire contre les abus de l'autorité administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs écoles

Nous sommes heureux d'apprendre qu'aujourd'hui, lundi 25 janvier, nos collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils avaient été abusivement soustraits .

Le premier, suite à une décision du Tribunal Administratif de Marseille jugeant illégale sa sanction de déplacement d'office et le second, suite à un recul de L'Inspection Académique de Limoges.

Dans le premier cas, l'administration a sanctionné abusivement l'enseignant marseillais pour avoir exercé sa liberté pédagogique, dans le second cas, elle l'a relevé de la classe pour de simples déclarations d'intention de ne pas respecter à la lettre le protocole d'évaluation nationale des CM2.

Une conclusion s'impose : l'administration crispée et autoritaire de l'Education nationale n'hésite pas à se mettre hors la loi pour tenter de faire plier ceux qui contestent ses directives alors que les enseignants-désobéisseurs ont été respectueux des lois de la République et des droits des enfants.

Nous dénonçons donc l'utilisation partisane du droit, systématiquement désavouée d'ailleurs par les tribunaux administratifs, qui est faite par l'Etat contre les résistants pédagogiques et nous appelons à poursuivre cette résistance dans l'objectif toujours renouvelé de l'intérêt de nos élèves, en particulier des plus en difficulté.

www.resistancepedagogique.org

Contacts :
Sébastien Rome 06 88 56 77 24   Marie Odile Caleca : 06 89 32 39 55

COMMUNIQUE DE L'APPEL DES 200 MAITRES CONTRE LES EVALUATIONS NATIONALES

COUP D'EPONGE SUR LA BAVURE

Signataire de l'appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales, Gilles Lehmann a reçu l'ordre par son inspecteur de laisser sa classe à une remplaçante le lundi 18 janvier. Cette mesure exceptionnelle, appliquée quand des enfants sont mis en danger, se voulait être la réponse à la volonté de notre collègue de ne pas respecter à la lettre le protocole de passation des évaluations de CM2. Était invoqué comme motif (courrier de l'IA de Haute-Vienne) le fait que les élèves n'étaient pas traités à égalité ce qui faussait les résultats du dispositif d'évaluation au point de « désorganiser le service public ». Bref, du terrorisme pédagogique !

Le caractère abusif et disproportionné de cette sanction au regard des faits reprochés a suscité de nombreuses réactions populaires et médiatiques. Finalement, à l'issue de la réunion disciplinaire à l'Inspection Académique de Limoges le 22 janvier, aucune poursuite n'a été retenue contre Gilles Lehmann qui peut ainsi retrouver ses élèves. Il faut dire que le souci d'égalité invoqué aurait contraint le ministère à sortir de leur classe près du tiers des maîtres de CM2 ayant agi comme G. Lehmann l'an dernier ! Mesure rendue d'autant plus impossible que le manque de remplaçants se fait déjà durement sentir. Par ailleurs, le ministère ne pouvait prétendre vouloir garder la porte ouverte pour d'éventuelles améliorations et tolérer un zèle local peu propice à de telles négociations !

On peut d'ailleurs se demander qui désorganise le plus le service public d'éducation actuellement : disparition programmée des IUFM, suppression massive d'emplois notamment de remplaçants, diminution dramatique du temps de classe et des RASED, nouveaux programmes, fin de la carte scolaire, projet d'EPEP, jardins d'éveil… A ce jeu-là, le ministère est largement gagnant ! Rappelons que loin d'être isolés les enseignants opposés à ces évaluations ont notamment reçu le soutien de la principale fédération de parents d'élèves (FCPE) et de nombreuses personnalités du monde éducatif qui toutes, condamnent le dispositif imposé contre l'avis des professionnels.

Le ministère gagnerait donc à les écouter comme l'invitait à le faire dans une question écrite au gouvernement le député C. Sirugue (13.01.10), mais également l'universitaire Nathalie Mons pour qui « des évaluations ne servent à rien si elles ne débouchent que sur des constats chiffrés » (le Monde 20.01.10) ou encore Claude Thélot qui affirme que « le processus global de l’évaluation (outils, observations sur le terrain, analyse, etc.) doit être d’une qualité telle qu’il soit indiscutable aux yeux des observateurs et des utilisateurs » avec « des moyens quantitatifs et qualitatifs […] sans commune mesure avec ce qu’ils sont aujourd’hui ».

Nous espérons qu'une telle péripétie amènera le ministère a plus de raison en acceptant enfin d'entendre tous ceux qui souhaitent faire évoluer ces évaluations pour en faire un véritable outil au service exclusif de la réussite des élèves.

Sylvain Grandserre - Porte-parole de l'appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales - le 24.01.10 contact : 06 19 69 45 83

Communiqué d'Education-Résistance-Autoritarisme

La mascarade administrative de l'Inspection d'académie se poursuit : Erwan Redon réintègre l'école des Convalescents !

Le 21 décembre dernier, le Tribunal administratif de Marseille a donné raison à Erwan Redon, instituteur désobéisseur, et à ses défenseurs en suspendant la sanction de déplacement d'office prise par l'Inspecteur d'académie des Bouches-du-Rhône quelques mois plus tôt.

En application de la décision du juge des référés, l'IA a annulé la semaine dernière toute la procédure disciplinaire à l'encontre d'Erwan Redon depuis le printemps dernier et lui a demandé de reprendre son ancien poste à l'école élémentaire des Convalescents, à Belsunce (1er arr. de Marseille).

L'annulation de la sanction signifierait également que le conseil de discipline qui l'avait prononcée le 17 septembre 2009 ne s'est en réalité jamais tenu !!!

Dans son ordonnance, le juge des référés avait considéré que la procédure inique qui s'était déroulée devant le conseil de discipline était irrégulière, d'une part au regard de la partialité de son président, l'Inspecteur d'Académie, qui n'avait pas hésité à prendre parti publiquement, d'autre part du fait de l'irrégularité du vote des membres de la commission disciplinaire.

Informé de cette “nouvelle affectation” à la dernière minute – vendredi 23 janvier pour une reprise de poste lundi 25 - alors que le courrier de l'Inspecteur d'Académie datait du 18 janvier, Erwan Redon va donc réintégrer un établissement qu'il avait quitté le 25 septembre 2009.

Ce énième revirement témoigne une fois encore de l'absurdité de la situation. Pour Erwan Redon mais, et c'est sans doute là le plus grave, pour les enfants des deux écoles où il a été en poste cette année qui vont à nouveau devoir subir des changements difficiles, affectivement, perturbant pour leurs apprentissages.

www.education-resistance-autoritarisme.org
Erwan Redon: 06 32 70 91 89



Les réformes - EVALUATIONS NATIONALES: toujours sans nous !

Blog Resistance Pédagogique

APPEL DES 200 MAÎTRES CONTRE LES EVALUATIONS NATIONALES

(appel au format PDF ICI)

Au cours de l'année scolaire 2009, les évaluations nationales destinées aux élèves de CM2 et de CE1 - et voulues par le Ministre Xavier Darcos - sont arrivées dans les écoles comme s'il s'agissait des sujets du baccalauréat (documents secrets fournis la veille pour le lendemain). Rarement un dispositif aura provoqué autant de réactions négatives, chez les enseignants du premier degré comme chez les parents d'élèves, et pour cause. Il s'agissait en milieu d'année scolaire d'évaluer une année entière, qui plus est sur des nouveaux programmes récemment imposés. Plusieurs épreuves étaient inadaptées (niveau de difficulté, temps accordé). De plus le mode de correction qui n'admettait que 1 ou 0 pour évaluer rendait impossible l'analyse des raisons de l'échec d'un élève. Enfin, le risque d'une communication publique des résultats, et donc d'une mise en concurrence des écoles, était entier.

Malgré les protestations massives et argumentées des professionnels de l'Education et la non communication de 30 % des résultats de CM2, toutes les écoles de France retrouveront en janvier (CM2) et mai (CE1) prochains ces évaluations, dans l'état pédagogiquement irresponsable où elles étaient apparues, avec les mêmes aberrations, la même nuisance et les mêmes risques.

Par ailleurs, la passation des épreuves était récompensée par l'attribution d'une prime de 400 €, dont la répartition va à l'encontre du principe républicain d'égalité, générant ici ou là tensions et conflits (partage entre collègues sur un même poste, problème des remplaçants, enseignants ayant changé d'école). Tout cela s'appliquant à géométrie variable : ainsi quand certaines académies distribuent facilement la prime, d'autres ne le font qu'après total respect de la procédure. De même, au prétexte “d”un service de fonctionnaire non fait”, des collègues ont perdu, en plus de la prime, une journée de salaire.

C'est donc avec un mépris affiché et infantilisant que l'administration va à nouveau réclamer la passation de ces évaluations à des enseignants qui ne seraient pourtant pas opposés à de véritables outils au service des élèves et de leurs apprentissages.

Voilà pourquoi nous invitons les maîtres et maîtresses pour lesquels le ministère réduit le service à l'obéissance et à la gestion de la pénurie (suppressions massives d'emplois, semaine de 4 jours, nouveaux programmes, aide personnalisée, fichier informatique base-élèves, fin programmée des RASED et des IUFM), ainsi que les parents d'élèves, à s'opposer à ces évaluations selon les modalités de leur choix : boycott (un élève absent invalide les évaluations), simple passation des compétences déjà travaillées, notation plus intelligente, autre usage des documents… Dans tous les cas, nous demandons à nos collègues de ne transmettre aucun résultat à l'administration ou à le faire sous des formes qu'elle ne pourrait pas exploiter. Nous invitons les conseils des maîtres à soutenir publiquement ceux d'entre eux qui, au CM2 comme au CE1, seraient conduits à agir ainsi dans l'intérêt des élèves, premières victimes de cette ineptie.

Enfin, nous appelons tous ceux – enseignants, parents, syndicats, mouvements pédagogiques, associations de l'éducation populaire, fédérations de parents d'élèves - qui se reconnaîtraient dans la justesse de cette action à rejoindre cet appel et à le diffuser largement autour d'eux dans l'intérêt et le respect de nos élèves et des valeurs qui fondent l'école de la république.

Contact : Sylvain Grandserre 06 19 69 45 83 



Désobéissance pédagogique : l’appel à l’insurrection des consciences d’Alain Refalo

Article Libe.fr

Couv EN CONSCIENCE-web ÉDUCATION. Alain Refalo, 45 ans, l’instituteur de Colomiers (Haute Garonne) initiateur du mouvement de désobéissance pédagogique chez les enseignants du primaire, publie, le 14 janvier prochain, à la veille des évaluations nationales des élèves de CM2, un ouvrage consacré à cette lutte inédite dans l’Education Nationale.Malgré les sévères sanctions dont il a fait l’objet pour avoir refusé ouvertement d’appliquer les réformes de Xavier Darcos (lire libé Toulouse du 26/08/2009), il y justifie son combat en faveur de l’école publique menacée, selon lui, «par des réformes scélérates». Entretien

LibeToulouse : Votre livre s’ouvre sur un cri d’alarme sur la déprime des enseignants. Selon vous, dans quel état moral sont-ils aujourd’hui ?

Alain Refalo : Un grand désarroi règne chez les enseignants que les dernières réformes n’ont fait qu’accentuer. Ils ont le sentiment d’être méprisés, peu écoutés et en plus on ne leur fait pas confiance. La pression augmente avec la culture du résultat et de la performance qui est imposée par la hiérarchie. Alors que les difficultés auxquelles ils sont confrontés ne cessent de s’accroître, le gouvernement réduit drastiquement les moyens et supprime des dizaines de milliers de postes. Dans le primaire, l’esprit de compétition est en train de se distiller dans des dispositifs qui heurtent la conscience professionnelle de nombreux enseignants partagés entre résignation et révolte.
Le mouvement de résistance pédagogique rassemble 3 000 enseignants-désobéisseurs sur les 380 000 en poste. Est-il un épiphénomène comme le cataloguent Xavier Darcos et son successeur Luc Chatel?

Alain Refalo : 3 000 enseignants-désobéisseurs, c'est une minorité qui témoigne d'une forte résistance sur le terrain. 3 000 enseignants qui revendiquent leur désobéissance, ce sont plusieurs dizaines de milliers d'enseignants qui résistent aux réformes sans l'afficher trop ouvertement. Malgré les sanctions, ce mouvement qui a été largement soutenu par les parents de nos élèves, n’a pas faibli et se poursuit. Nous avons montré que notre détermination, motivée en conscience, était capable de déjouer une répression disproportionnée. D’autant que les tribunaux administratifs nous donnent systématiquement raison.

Dans les nouveaux programmes, vous contestez l’instruction morale et civique et notamment l’apprentissage de la Marseillaise.
Alain Refalo : Les auteurs de ces programmes avaient la nostalgie de la phrase de morale inscrite au tableau noir. Si l’amélioration du comportement des enfants tenait dans ces quelques maximes apprises par cœur, cela se saurait ! Nous préférons parler d’éducation citoyenne, d’éducation au vivre ensemble. Ce n’est pas l’étude en classe de la Marseillaise qui pose problème que d’apprendre aux élèves à la chanter comme un hymne sacré et immuable. Cela s’apparente à de l’embrigadement ! Il est essentiel de resituer ce chant dans son contexte guerrier, mais également de dénoncer tout qui dans ce chant légitime la haine et la violence. C’est faire œuvre utile pour l’avenir que d’apprendre aux élèves à faire preuve de discernement et de pensée, tant vis-à-vis des paroles de la Marseillaise que des lois de la République, comme le préconisait d’ailleurs le ministre de l’instruction publique Paul Bert, en 1882. C’est pourquoi je suggère que nous rendions un grand service à la Nation en proposant aux élèves de réécrire certaines paroles de l’hymne national pour en faire véritablement un hymne à la fraternité. Car dans ce monde malade de la violence, c’est bien de fraternité dont nous avons besoin.

Pourquoi contestez-vous les évaluations nationales et que proposez-vous ?

Alain Refalo : Les évaluations nationales, telles qu’elles sont conçues, incitent les enseignants à faire du bachotage, à préparer les élèves à passer des tests formatés et simplificateurs qui ne permettront pas de les aider dans leurs difficultés. Les résultats de ces évaluations seront publiés pour alimenter des statistiques et organiser la mise en concurrence des établissements scolaires. Faire passer ces évaluations qui portent sur l’ensemble du programme en milieu d’année est une aberration pédagogique. C’est mélanger l’évaluation bilan avec l’évaluation diagnostique. Un rapport parlementaire vient d’ailleurs de dénoncer cette inconséquence. Les évaluations doivent être au service des élèves, pour organiser des remédiations utiles et non pas pour stigmatiser et classer.

Vous épinglez l’action décevante des syndicats d’enseignants, lesquels devraient, selon vous, revisiter leur logiciel de résistance.

Alain Refalo : Ils sont en retard d'une bataille. Ils sont majoritairement restés sur le mythe de 1995 lorsque les grèves et les manifestations avaient fait reculer le gouvernement Juppé. Le pouvoir a su tirer les leçons de cet échec. Il sait faire face à des mouvements de grève et ne pas reculer. Les syndicats d’enseignants sont-ils prêts à neutraliser les réformes néfastes qui déconstruisent l’école publique ou bien vont-ils continuer à s’en accommoder tout en organisant de temps en temps des journées d’action ponctuelles et sans lendemain ? La résistance par la désobéissance apporte des pistes nouvelles d’action collective sur la manière d’organiser une pression permanente sur le pouvoir, tout en mettant en œuvre des alternatives constructives au service de tous les élèves. Ce qui rend cette action très populaire. Les syndicats devraient s'en inspirer.

Dans votre livre, vous faites l’éloge de «l’insurrection des consciences qui vient».

Alain Refalo : C’est un clin d’œil à Xavier Darcos qui nous a accusés d’être manipulés par l’ultra-gauche, précisément en pleine affaire Julien Coupat ! Depuis plusieurs années, des citoyens s’engagent dans des actions de désobéissance civile, par exemple aux côtés des sans papiers et des exclus. Ces luttes contre les injustices sociales et économiques sont porteuses d’espérance. Lorsqu’un gouvernement abuse de son autorité, malmène la démocratie et les libertés publiques, l’insoumission collective non-violente m’apparaît comme la seule voie radicale, responsable et réaliste pour sortir de la «servitude volontaire» dans laquelle le pouvoir aimerait tant maintenir le peuple d’en bas. Face à la répression et la politique de la peur, la résistance non-violente est une exigence morale tout autant que politique.

Propos recueillis par Jean-Manuel Escarnot



Illustration de l’ambiance en salle des profs à la rentrée 2010

La zizanie



Formation des enseignants : casse à tous les étages

Formation des enseignants



L’élève en difficulté scolaire : aide personnalisée ou aides spécialisées des RASED ?

Synthèse des conclusions de la recherche FNAREN/Université PARIS-DESCARTES « L’élève en difficulté scolaire : aide personnalisée ou aides spécialisées des RASED ? »
En pièce jointe à télécharger :

FNAREN



La lettre de “l’école en danger”

Quelques collectifs et personnes d'École en Danger ontconcocté cette petite feuille d'information. Les informations ici collectées témoignent du dynamisme dumouvement dans les départements,peuvent donner des idées d’actions, et apporter des informations simpleset réutilisables.

À utiliser et à diffuser sans modération!

La lettre



COMMUNIQUE ECOLE EN DANGER: RENTREE MOBILISEE

Mobilisés depuis de nombreux mois contre les réformes DARCOS & PECRESSE, les collectifs de parents et de salariés de l’éducation annoncent le lancement en ligne de la pétition nationale Ecole en DANGER sur le site : www.ecoleendanger.org . (version papier également disponible)
La coordination nationale Ecole en Danger appelle tous les parents et enseignants à poursuivre la lutte dès la journée de rentrée le 3 septembre en portant le gilet jaune et en signant et faisant signer la pétition à toutes les personnes soucieuses d’un service public d’éducation de qualité pour tous.

Liste des premiers signataires :

- Jacques ARDOINO, professeur (honoraire) des universités, sciences de l’éducation, Paris 8 (75)
- Bastien CAZALS, directeur d’école à St Jean de Védas, auteur de  Je suis prof et je désobéis (34)
- Pierre COHEN, député PS, maire de Toulouse (31)
- Keith DIXON, professeur d’études anglophones, Université Lyon 2 (69)
- Roland GORI,  professeur de psychologie et de psychopathologie cliniques à l’université Paul Valéry à Montpellier 3 (34)
- Hubert MONTAGNIER, docteur ès sciences, professeur des universités, ancien directeur de recherche à l’INSERM, ancien directeur du laboratoire de psycho-physiologie de la faculté des sciences de Besançon (25)
-  Serge QUADRUPPANI, écrivain et traducteur (75)
- Alain REFALO, professeur des écoles à Colommiers, auteur de la lettre à son inspecteur : « En conscience, je refuse d’obéir » (31)
- Thierry RENARD, poète, responsable littéraire de la Passe du vent, fondateur et coordinateur de l’espace Pandora à Vénissieux (69)
-  Marie-Pierre VIEU, Conseillère régionale, PCF  (65)

Porte-parole de la coordination nationale Ecole en Danger :

Isabelle CAMPANELLA (Lyon) isabelle.campanella@free.fr 04 72 00 84 66
Bruno EZ-ZAFIR (Villefranche) b.ez-zafir@laposte.net 06 10 59 62 88
Maïlys LE DEUN (Toulouse) ldmailys@free.fr 06 83 58 11 46
Hassénia SIRAT (Dijon) sirat.hassenia@hotmail.fr 06 61 41 20 52



Sanction suspendue pour deux profs désobéisseurs

Article Libé.fr

Erwan Redon et Christine Jousset, tous deux enseignants à Marseille, s’étaient vu retirer 32 jours de salaire sur trois mois pour service non effectué.

Deux enseignants du mouvement des «désobéisseurs» opposés aux réformes de l’Education nationale ont obtenu du tribunal de Marseille, saisi en référé, la suspension d’une mesure de retrait de salaire pour service non effectué. Erwan Redon et Christine Jousset, tous deux enseignants à l’école des Convalescents (1er arrondissement de Marseille) s’étaient vu retirer 32 jours de salaire sur trois mois pour service non effectué.

Les deux enseignants font partie du mouvement de «désobéissance» engagé cette année visant les réformes mises en place en primaire par l’ex-ministre de l’Education Xavier Darcos: les nouveaux programmes et les deux heures d’aide personnalisée par semaine. Pour les opposants à cette aide, elle alourdit pour les élèves en difficulté des journées qui sont déjà parmi les plus longues d’Europe.

«Une bonne nouvelle»

Le tribunal a jugé qu'«en l’état de l’instruction, (…) les modalités des obligations de service que devait exécuter Erwan Redon n’ont pas été précisées». Cela «est de nature à faire un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée», explique la décision du tribunal administratif qui reprend les mêmes arguments pour Christine Jousset et dont l’AFP a pu se procurer une copie.

En conséquence, le tribunal considère que l’exécution des décisions par lesquelles les deux enseignants se sont vus priver d’une partie de leur rémunération «est suspendue».

Dans un communiqué, Erwan Redon se félicite de la décision du tribunal: c’est «une bonne nouvelle pour tous les enseignants qui d’une manière ou d’une autre ont désobéi à leur hiérarchie, parfois avec leur bienveillance, en n’appliquant pas la directive de l’aide personnalisée, aberrante pour les enfants et destructrice pour les emplois d’enseignants spécialisés du réseau d’aide (Rased)».

(Source AFP)

 

La justice donne raison
à deux profs désobéisseurs

Flore Galaud (lefigaro.fr)
14/08/2009 | Mise à jour : 18:27
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Le tribunal administratif de Marseille a ordonné l'annulation des sanctions financières sur leur salaire, décidée par leur hiérarchie pour avoir refusé d'appliquer certaines réformes de l'Education nationale.

Le tribunal administratif de Marseille a donné raison jeudi à deux professeurs «désobéisseurs» de l'école des Convalescents, dans le centre-ville de Marseille (Ier), auxquels leur administration avait retiré 32 jours de salaire sur trois mois de travail, au prétexte qu'ils n'avaient pas effectué les tâches requises.

Erwan Redon et Christine Jousset s'étaient vus sanctionnés sur leur fiche de paye pour avoir refusé d'appliquer «l'aide personnalisée» pour les enfants en difficulté (2 heures par semaine), voulue par l'ancien ministre de l'Education Xavier Darcos.

Contestant les vertus pédagogiques de ce dispositif, qui alourdit les journées, les deux instituteurs avaient préféré mettre en place des «ateliers éducatifs du Midi», une initiative approuvée par le maire de la ville. Ces ateliers consistaient à des activités calmes type jeux éducatifs, lecture, ou encore ordinateur, à raison de trois fois trois quart-d'heure par semaine. Un projet qui n'empiète pas sur les heures de cours mais sur celles de la pause déjeuner. «Avec ces ateliers nous proposons une autre approche pédagogique. Cela fait du bien aux enfants et permet de les rendre plus calmes pour les cours de l'après-midi», explique au figaro.fr Christine Jousset.

1.000 euros versés à chacun

Si l'initiative a séduit la municipalité de Marseille, qui réfléchit aujourd'hui à développer le projet à plus grande échelle, l'Education nationale, en revanche, a pénalisé les deux désobéisseurs. Le tribunal admnistratif de Marseille a lui estimé que «les modalités des obligations de service que devait exécuter M. Redon n'ont pas été précisées. Cela est de nature à faire un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée». Des arguments repris pour le cas de Christine Jousset. En conséquence, l'exécution des décisions par lesquelles les deux enseignants se sont vus priver d'une partie de leur rémunération «est suspendue», a conclu le tribunal. L'Etat a par ailleurs été condamné à verser à chacun des deux professeurs la somme de 1.000 euros.

Erwan Redon s'est félicité de la décision du tribunal: c'est «une bonne nouvelle pour tous les enseignants qui d'une manière ou d'une autre ont désobéi à leur hiérarchie, parfois avec leur bienveillance, en n'appliquant pas la directive de l'aide personnalisée, aberrante pour les enfants et destructrice pour les emplois d'enseignants spécialisés du réseau d'aide (Rased)», a-t-il rappelé. Reste que ce verdict pourrait bien encourager d'autres démarches judiciaires : plusieurs professeurs à travers la France auraient en effet été récemment financièrement pénalisés pour ne pas avoir respecté les nouvelles directives de l'Education nationale.

» L'initiateur du mouvement des «désobéisseurs» sanctionné

 

 



Communiqué des parents d’élèves et des équipes enseignantes des écoles Gabriel Péri et Elsa Triolet du quartier de Bans à Givors (Rhône)

Tag UMPNos deux écoles se sont illustrées récemment avec la création de deux banderoles collectives confectionnées par les enfants.

Elles font la fierté de l'école depuis qu'elles sont accrochées sur la barrière devant la N86, avec de beaux messages comme « J'aime mon école, je veux la garder » et « Mon école c'est le monde ».

Ces messages nous paraissent positifs et en parfait accord avec l'idée que nous nous faisons de l'école.

Pourtant, dans la nuit du 30 Juin au 01 juillet, des membres du M.I.L. (Mouvement Initiatives et Libertés), groupuscule d'extrême droite, qui s'affiche depuis plusieurs mois sur la commune, n'a pu s'empêcher de dégrader cette oeuvre collective en collant ses tracts. (voir pièces jointes)

Nous, parents d'élèves et instituteurs, sommes profondément indignés et choqués par cette attaque qui vise directement notre école et sa belle diversité.

Nous affirmons que leurs intentions n'étaient pas sans raisons, notre banderole reflétait la richesse de cette école avec tous ses enfants qui avaient apposé leur signature.

Nous resterons très vigilants toute forme d'intrusion et de provocation de ce groupuscule, et n'acceptons en aucun cas qu'une attaque de ce type puisse être portée directement à l'école et à tous les enfants.

Les parents d'élèves et l'équipe enseignante des écoles Gabriel Péri et Elsa Triolet du quartier de Bans - 69700 Givors



COMMUNIQUE DE PRESSE COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER SUR LA REPRESSION

Conscient de l’importance de la mobilisation des salariés de l’éducation et des parents contre les réformes DARCOS et PECRESSE et inquiet de cette forme de résistance inédite, le gouvernement espère briser la contestation par la répression, multipliant sanctions financières et administratives, pressions et intimidations…

La coordination nationale Ecole en Danger dénonce notamment les procédures disciplinaires qui visent les enseignants désobéisseurs et appelle tous les collectifs mobilisés et, plus largement, tous ceux qui sont conscients de la gravité des attaques portées contre l’école et ceux qui osent la défendre, à soutenir les enseignants sanctionnés et particulièrement :

-   Erwan REDON, professeur des écoles à Marseille (13), syndicaliste et militant, qui a exprimé dans une tribune sur Rue 89 les raisons pour lesquelles il est réfractaire aux mesures en cours. Après avoir subi un retrait de salaire de trente-deux  jours et un refus d’organisation de classe verte, il  est convoqué à Marseille le 7 juillet à  9h devant la commission paritaire siégeant en formation disciplinaire pour « insuffisance professionnelle » et risque le licenciement. La CNEED appelle à signer et faire signer la pétition de soutien et à venir nombreux de chaque département à Marseille le 7 juillet.

Voir le blog du comité de soutien à Erwan : http://www.soutienerwanredon.org

-   Alain REFALO, instituteur à Colomiers (31), qui a initié le  mouvement de résistance pédagogique par la publication de la  lettre à son inspecteur : « En conscience, je refuse d’obéir ». Après avoir subi un retrait de quatorze jours de salaire et un refus de promotion au grand choix pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l’aide personnalisé, il est convoqué à Toulouse le jeudi 9 juillet à 15h devant la commission paritaire siégeant en formation disciplinaire pour « refus d'obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective et  attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale ».  (Les modalités de soutien seront communiquées dès que possible. Voir le blog de résistance pédagogique pour l’avenir de l’école : http://resistancepedagogique.blog4ever.com).

La coordination nationale Ecole en danger invite à mener des actions de solidarité et à dénoncer  ces mesures de répression qui ne pourront venir à bout de cette résistance collective pour un service public d'éducation de qualité pour tous.Porte-parole de la coordination nationale Ecole en Danger :

-                      Isabelle CAMPANELLA (Lyon) isabelle.campanella@free.fr 04 72 00 84 66

-                      Bruno EZ-ZAFIR (Villefranche) b.ez-zafir@laposte.net 06 10 59 62 88

-                      Maïlys LE DEUN (Toulouse) ldmailys@free.fr 06 83 58 11 46

-                      Hassénia SIRAT (Dijon) sirat.hassenia@hotmail.fr 06 61 41 20 52



COMMUNIQUÉ du Mouvement des enseignants en résistance pédagogique

Alain Refalo convoqué en conseil de discipline le jeudi 9 juillet

Un huissier de justice a apporté ce matin à l'école Jules Ferry de Colomiers une lettre recommandée de l'Inspection Académique de la Haute-Garonne signifiant à Alain Refalo, initiateur du mouvement de résistance pédagogique chez les enseignants du primaire, une convocation devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire, le jeudi 9 juillet à 15h.

Les faits reprochés sont les suivants :

- Refus d'obéissance
- Manquement au devoir de réserve
- Incitation à la désobéissance collective
- Attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale

Alors qu'il a effectué l'intégralité de son service devant les élèves, Alain Refalo a déjà été sanctionné cette année de 14 jours de retraits de salaire et d'un refus de promotion au grand choix cette année pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l'aide personnalisée avec l'accord des parents d'élèves.

Le mouvement des enseignants en résistance pédagogique s'insurge contre cet acharnement démesuré qui vise à briser un enseignant qui n'a fait qu'agir en conscience, en toute transparence et sans faux-fuyants, pour ne pas être complice des réformes destructrices du service public d'éducation. Cette décision est d'autant plus injuste que l'inspecteur d'académie avait affirmé à plusieurs reprises qu'il n'y aurait pas de sanctions disciplinaires à l'encontre d'Alain Refalo.

Nous dénonçons une entreprise politique qui vise à criminaliser la désobéissance pédagogique alors qu'elle est une action collective citoyenne qui appelle un dialogue constructif avec l'administration.

Un comité de soutien, présidé par Patrick Jimena, se réunira vendredi à 18h30 dans les locaux du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées à Colomiers. Il préparera les initiatives pour organiser la mobilisation pour soutenir Alain Refalo, dénoncer cette attaque sans précédent contre la liberté d'expression des enseignants et s'opposer à cette décision inacceptable. Une pétition intersyndicale unitaire est en cours de préparation.

contacts :

Patrick Jimena : 06 81 84 39 97

Alain Refalo : 06 61 58 10 55

Blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école (dans les liens à droite)
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html

 



134+24=158

Ce n'est pas la réponse à un item des évaluations nationales CE1,c'est le nombre de plaintes contre base-élèves qui ont été déposées ce matin à Montpellier et à Béziers.

Les retardataires auront une séance de rattrapage.
Un nouveau dépôt sur Montpellier et Béziers aura lieu le 24 juin.

Demain, une délégation parents-enseignants du collectif “Ecole en danger” sera reçue par Hélène Mandroux, maire de Montpellier.

Des précisions lui seront demandées quant à sa position sur de nombreux points telsque:
-mise en place des jardins d'éveil,
-application de base-élèves,
-mise en place des E.P.E.P.
-mise en place de l'”aide personnalisée” et accueil des enfants,
-Service minimum d'accueil…

Un point “éducation nationale” est prévu au prochain conseil municipal  de la ville de Montpellier, le 22 juin. Le collectif demandera quels seront les sujets abordés lors de ce point.
Une réunion préparatoire s'est tenue hier afin de peaufiner les interventions.Enfin le lundi 8 juin à 18h15, au local de Sud,23 rue Lakanal à Montpellier, une AG-comité de mobilisation se tiendra afin d'aborder entre autres, le problème des sanctions, financières et/ou administratives et faire un état
des mobilsations présentes et à venir.
Cette réunion est ouverte à toutes celles  et tous ceux qui n'acceptent pas et n'accepteront jamais le démantèlement de l'école publique, de la maternelle à l'université.

Le collectif Ecole En Danger de Montpellier



le 17 Mai dans le cadre de “Remettons l’école à flot” une “bande” d’irréductible est allée informer la population à SAPERLIPOPETTE ET ENFANTILLAGE à Montpellier



“EVALUATIONS CE1 : QUAND Y EN A PLUS, Y EN A ENCORE” !

“EVALUATIONS CE1 : QUAND Y EN A PLUS, Y EN A ENCORE” ! (1)
« Vous avez aimé les évaluations de CM2 ? Vous allez adorer celles de CE1 ! »

Voilà ce qu'aurait pu dire le Ministre de l'Education Nationale qui confond une fois encore la détermination dont il se prévaut avec un entêtement bien regrettable. Car aucune leçon n'a été tirée du détestable épisode de janvier dernier qui aura vu, fait historique, l'administration demander aux enseignants de mettre eux-mêmes leurs élèves en échec !

Certes, la communication (2) des résultats en mars 2009, à partir d'éléments très lacunaires (bilans incomplets et au moins 22 % de non remontée) n'a pas participé pour une fois au discours catastrophiste auquel on nous avait habitués. Mais les risques liés à ces nouvelles évaluations (3) demeurent entiers. D'abord par la difficulté de certains items (dans la logique des nouveaux programmes). Ensuite par le système d'évaluation (4) révélateur de la pensée actuelle : binaire (1 ou 0, bon ou faux) ! Enfin, par la menace persistante d'une publication qu'aucun pouvoir politique ou judiciaire ne pourra empêcher. D'ailleurs, on a déjà pu voir sur internet des classements par académie dignes d'un championnat (5) !

Par ailleurs ces évaluations vont suivre les élèves, car elles font partie du nouveau livret national unique et obligatoire qui va en plus être informatisé. Elles seront même l'essentiel de ce document, puisqu'elles vont servir de base pour l'inscription dans ce même livret des « compétences » du « socle commun » censées être acquises par les élèves. Ces évaluations vont donc (comme celles de CM2) entraîner une concurrence entre élèves, entre enseignants et, rapidement, entre écoles. Si tel devait être le cas, ce serait la fin de l'école publique que nous connaissons et défendons.

Devant tant d'incompréhension, mais aussi en raison des risques encourus par ceux qui ont affronté l'administration dans cette affaire des évaluations (jusqu'à 4 jours de retrait de salaire pour des enseignants qui ont pourtant fait classe la semaine de passation), nous appelons plus que jamais les collègues concernés, soutenus par les Conseils de Maîtres, voire les Conseil d'Ecole où siègent les Parents d'Elèves (qui peuvent inciter à ne pas mettre les élèves de CE1 une matinée dans la période d'évaluation),  à ne rien faire remonter des résultats partiels ou globaux qui pourraient être récupérés.

Et comme le dit lui-même Xavier Darcos (6)  (Ouest-France, le 6 mai 2009) : « Je serais un prof du premier degré, je serais sans doute parmi les mecs qui gueulent ». Comme on le comprend !

Sylvain Grandserre
Porte-parole de l'appel des 100 maîtres

(1) - Le site avec ce texte :
http://www.darcos-demission.org/
(2) - la communication des résultats de CM2 : http://www.vousnousils.fr/page.phpP=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20090330&key2=090330155100.5sbuwumm.xml(3) - Le cahier de l'élève : http://www.darcos-demission.org/docs/evalCE1_eleve.pdf
(4) - Le livret de l'enseignant :
http://www.darcos-demission.org/docs/evalCE1_maitre.pdf
(5) - Classement aux évaluations CM2 :
http://www.linternaute.com/actualite/education/dossier/test-des-cm2-les-resultats-par-region/niveau-des-cm2-qui-sont-les-meilleurs.shtml?f_id_newsletter=766
- (6) - la déclaration de X. Darcos :
http://www.ouest-france.fr/actu/politique_confidentiel_-Xavier-Darcos-furieux-contre-certains-universitaires_41770-923607_actu.Htm



3ème NUIT des ECOLES à GANGES (34)

Le collectif de parents d’élèves de la Communauté de communes (Ganges, Cazilhac, Brissac, Saint-Bauzille, Sumène) convie parents, enseignants, personnels Atsem, élus et tous citoyens intéressés, le vendredi 15 mai à la prochaine nuit des écoles qui se tiendra à l’école Publique de CAZILHAC cette fois-ci.
« Ou en sommes-nous, quelle école nous prépare-t-on pour demain ? », tel sera le thème de cette nouvelle soirée-débat.
Après une 1ère Nuit des écoles qui avait eu lieu le 23 janvier à Ganges, celle du 10 mars qui avait eu lien à Saint Bauzille cette nouvelle rencontre sera l’occasion de refaire le point sur les projets de réforme de M. Darcos pour la maternelle, l’élémentaire et le collège, sur les suppressions de postes envisagées dans les Réseaux d’aide spécialisée aux enfants en difficulté (Rased) et dans le corps enseignant, et sur les conséquences concrètes de tous ces changements pour les enfants du canton.
Parents et enseignants de la Communauté de communes continuent en effet d’être très inquiets pour l’avenir, et doutent fortement que les mesures décidées soient véritablement dans l’intérêt des enfants. Cette soirée sera pour tous l’occasion d’en débattre et d’échanger en toute ouverture et convivialité.
Les parents d’élèves de la communauté des communes Gangeoises restent mobilisés !!!!!



COMMUNIQUE DE PRESSE : COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER

DIMANCHE 17 MAI 2009

« Ils veulent couler l’école, Remettons-la à flot ! »

Depuis de nombreux mois, des collectifs de salariés de l’éducation et parents, mobilisés dans plus d’une cinquantaine de départements, luttent contre les réformes Darcos et Pécresse et pour un service public d’éducation de qualité pour tous.

Feignant de ne dénombrer que trois mille enseignants en résistance, qu’il assimile à « un noyau radicalisé et brutal », le gouvernement nie l’ampleur et la spécificité du mouvement de contestation (notamment sa durée et sa composition qui dépasse les préoccupations corporatistes).

Après les journées nationales d’actions du mardi 10 mars et du jeudi 2 avril, la Coordination nationale Ecole en Danger (réunie en 4° AG nationale le 18 avril à Chenôve) appelle à une nouvelle journée de mobilisation le dimanche 17 mai afin de permettre à chacun d’afficher son soutien au service public d’éducation.

Dans toute la France, seront organisés des rassemblements et pique-niques à proximité des plans d’eau, afin de montrer au gouvernement que ne nous sommes pas près de renoncer à un service d’éducation de qualité pour tous et que nous continuerons à sensibiliser la population sur la gravité des attaques portées contre l’école, de la maternelle à l’université, à travers les réformes Darcos et Pécresse.

Avec leurs réformes, Darcos et Pécresse veulent couler l’école, remettons-la à flot !

Pour plus d’informations : http://ecoleendanger.17mai.over-blog.com